Annale BIA 2018 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2018 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

L'atmosphère est composée majoritairement :

  1. A.de dioxyde de carbone (CO2)
  2. B.de dioxygène (O2)
  3. C.de diazote (N2)
  4. D.d'argon (Ar)

Bonne réponse : C — de diazote (N2)

L'air sec contient environ 78 % de diazote, 21 % de dioxygène et 1 % d'autres gaz (argon, CO2...). Le dioxygène, indispensable à la vie, n'est donc pas majoritaire.

La couche de l'atmosphère où se concentre la très grande majorité des phénomènes météorologiques est la :

  1. A.stratosphère
  2. B.troposphère
  3. C.mésosphère
  4. D.thermosphère

Bonne réponse : B — troposphère

La troposphère, de la surface jusqu'à la tropopause (environ 11 km sous nos latitudes), contient l'essentiel de la masse d'air et de la vapeur d'eau. C'est là que se forment les nuages, les précipitations et la plupart des phénomènes météorologiques.

À la latitude de Paris, l'altitude et la température moyennes de la tropopause (atmosphère standard) sont :

  1. A.7 km d'altitude et -45 °C
  2. B.11 km d'altitude et -56 °C
  3. C.17 km d'altitude et -45 °C
  4. D.11 km d'altitude et -80 °C

Bonne réponse : B — 11 km d'altitude et -56 °C

En atmosphère standard, la température part de 15 °C au niveau de la mer et décroît de 6,5 °C par km jusqu'à 11 km : 15 - 6,5 × 11 ≈ -56,5 °C. Les 17 km et -80 °C correspondent plutôt à la tropopause équatoriale.

Le moyen le plus courant de mesure de la vitesse et de la direction du vent en altitude est :

  1. A.la girouette
  2. B.la manche à air
  3. C.l'anémomètre
  4. D.le ballon sonde

Bonne réponse : D — le ballon sonde

Girouette, manche à air et anémomètre mesurent le vent près du sol. En altitude, on suit la dérive d'un ballon sonde (radiosondage, aujourd'hui par GPS) pour en déduire la direction et la force du vent à chaque niveau.

L'unité utilisée pour exprimer la vitesse du vent dans les messages et cartes météorologiques destinés à l'aéronautique (dossiers de vol) est :

  1. A.le nœud
  2. B.le kilomètre par heure
  3. C.le mètre par seconde
  4. D.le pied par minute

Bonne réponse : A — le nœud

En aéronautique, la vitesse du vent est donnée en nœuds (kt), comme les vitesses des aéronefs : 1 kt = 1 NM/h ≈ 1,852 km/h. C'est l'unité utilisée dans les METAR, TAF et cartes de vents en altitude.

Le phénomène de transformation de l'eau de l'état liquide à l'état gazeux est la :

  1. A.sublimation
  2. B.condensation
  3. C.vaporisation
  4. D.fusion

Bonne réponse : C — vaporisation

Le passage liquide → gaz est la vaporisation (ou évaporation). La condensation est le passage inverse, la fusion le passage solide → liquide et la sublimation le passage direct solide → gaz.

La Terre reçoit l'énergie solaire émise par :

  1. A.rayonnement
  2. B.conduction
  3. C.convection
  4. D.advection

Bonne réponse : A — rayonnement

L'énergie du Soleil traverse le vide spatial sous forme de rayonnement électromagnétique. Conduction, convection et advection nécessitent un milieu matériel et interviennent ensuite dans les échanges entre le sol et l'air.

Le phénomène de convection est le plus intense :

  1. A.l'hiver, pendant l'après-midi
  2. B.l'hiver, pendant la nuit et tôt le matin
  3. C.l'été, pendant l'après-midi
  4. D.l'été, pendant la nuit et tôt le matin

Bonne réponse : C — l'été, pendant l'après-midi

La convection naît du réchauffement du sol par le soleil, qui chauffe les basses couches et rend l'air instable. Ce réchauffement est maximal en été et culmine en début d'après-midi : c'est le moment des meilleures thermiques et des orages de chaleur.

Une vaste région où la pression est inférieure à 1015 hPa, et dont la pression minimale est située au centre, s'appelle :

  1. A.une dorsale
  2. B.une dépression
  3. C.un thalweg
  4. D.un anticyclone

Bonne réponse : B — une dépression

Une dépression est une zone de basses pressions dont le minimum est au centre, entourée d'isobares fermées. Le thalweg est un prolongement allongé de basses pressions, la dorsale et l'anticyclone correspondent aux hautes pressions.

Sur la carte des champs de pression ci-contre, la pression atmosphérique la plus élevée règne sur la ligne isobare :

  1. A.1
  2. B.2
  3. C.3
  4. D.4

Bonne réponse : B — 2

L'isobare 2 entoure l'anticyclone (A) situé à l'ouest, sur l'Atlantique : c'est la plus proche du centre de hautes pressions. Les isobares 1 et 3 sont proches des dépressions (D) et l'isobare 4 se situe dans un marais barométrique au sud de l'Europe.

Le mouvement relatif de deux masses d'air autour d'un front froid est :

  1. A.l'air froid contourne l'air chaud par les côtés
  2. B.l'air chaud repousse et soulève l'air froid
  3. C.l'air froid repousse et soulève l'air chaud
  4. D.l'air chaud repousse l'air froid et passe par-dessus

Bonne réponse : C — l'air froid repousse et soulève l'air chaud

Au front froid, l'air froid, plus dense, avance en coin sous l'air chaud et le soulève brutalement, d'où des nuages cumuliformes et des averses. Le cas où l'air chaud glisse par-dessus l'air froid décrit le front chaud.

Les cirrus, les cirrostratus, les altostratus et les stratus sont tous :

  1. A.des nuages que l'on trouve dans l'étage supérieur de l'atmosphère
  2. B.constitués exclusivement de glace
  3. C.des nuages cumuliformes
  4. D.des nuages stables

Bonne réponse : D — des nuages stables

Ces quatre nuages sont stratiformes ou fibreux et se forment dans de l'air stable, par soulèvement lent et étendu. Ils appartiennent à des étages différents (le stratus est bas, l'altostratus moyen) et le stratus est fait de gouttelettes, ce qui élimine les autres propositions.

Sur le schéma ci-contre représentant une perturbation, l'occlusion est repérée par le chiffre :

  1. A.1
  2. B.2
  3. C.3
  4. D.4

Bonne réponse : B — 2

Le front occlus est symbolisé par une ligne portant alternativement des triangles et des demi-cercles du même côté : c'est la portion repérée 2. Le repère 1 est sur le front chaud (demi-cercles), le 4 sur le front froid (triangles) et le 3 dans le secteur chaud.

Sur la photo ci-contre, prise à Paris-Orly au lever du jour après une nuit fraîche, sans nuages et sans vent, on observe un brouillard :

  1. A.d'advection
  2. B.de rayonnement
  3. C.d'évaporation
  4. D.de convection

Bonne réponse : B — de rayonnement

Par nuit claire et sans vent, le sol perd sa chaleur par rayonnement et refroidit l'air à son contact jusqu'à saturation : c'est le brouillard de rayonnement, maximal au lever du jour. Le brouillard d'advection, lui, résulte du déplacement d'air humide sur une surface froide, donc avec du vent.

L'ordre de grandeur de l'extension verticale des cumulonimbus est :

  1. A.100 mètres
  2. B.1000 mètres
  3. C.10 000 mètres
  4. D.100 kilomètres

Bonne réponse : C — 10 000 mètres

Le cumulonimbus est un nuage à grand développement vertical : sa base est vers 500 à 1500 m et son sommet peut atteindre la tropopause, soit 10 à 12 km sous nos latitudes. Son extension verticale est donc de l'ordre de 10 000 m.

La circulation du vent autour des centres de pression s'opère de façon à ce qu'il souffle des :

  1. A.hautes pressions vers les basses pressions (perpendiculaire aux isobares)
  2. B.basses pressions vers les hautes pressions (perpendiculaire aux isobares)
  3. C.basses pressions vers les hautes pressions, dévié vers la gauche dans l'hémisphère nord par la force de Coriolis (tangent aux isobares)
  4. D.hautes pressions vers les basses pressions, dévié vers la droite dans l'hémisphère nord par la force de Coriolis (tangent aux isobares)

Bonne réponse : D — hautes pressions vers les basses pressions, dévié vers la droite dans l'hémisphère nord par la force de Coriolis (tangent aux isobares)

L'air est poussé des hautes vers les basses pressions par la force de pression, mais la force de Coriolis le dévie vers la droite dans l'hémisphère nord. En altitude, le vent finit par souffler parallèlement aux isobares (vent géostrophique), en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour des anticyclones.

La Tramontane est :

  1. A.un vent qui souffle du secteur nord-ouest, entre les Pyrénées et le Massif Central
  2. B.l'assèchement de la masse d'air sous le vent d'un massif montagneux
  3. C.un vent qui souffle du nord vers le sud dans la vallée du Rhône
  4. D.une onde générée par la déviation d'un vent fort soufflant perpendiculairement à une chaîne montagneuse

Bonne réponse : A — un vent qui souffle du secteur nord-ouest, entre les Pyrénées et le Massif Central

La Tramontane est un vent fort de nord-ouest canalisé entre les Pyrénées et le Massif Central, vers le Roussillon. Le vent du nord de la vallée du Rhône est le Mistral, et l'assèchement sous le vent d'un relief est l'effet de foehn.

La brise de mer :

  1. A.s'établit parallèlement aux côtes
  2. B.s'établit en milieu de matinée et cesse en fin d'après-midi
  3. C.a une intensité qui ne peut pas dépasser les 5 kt
  4. D.pénètre sur le continent sur une étendue de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres

Bonne réponse : B — s'établit en milieu de matinée et cesse en fin d'après-midi

La brise de mer naît quand la terre devient plus chaude que la mer : elle s'établit en milieu de matinée, souffle de la mer vers la terre (perpendiculairement à la côte) et cesse en fin d'après-midi. Elle peut dépasser 10 à 15 kt et pénétrer de plusieurs dizaines de kilomètres dans les terres.

Le type de nuage qui peut indiquer la présence de turbulences sévères est :

  1. A.l'altocumulus lenticularis (lenticulaires)
  2. B.le stratus
  3. C.le cirrus
  4. D.l'altostratus

Bonne réponse : A — l'altocumulus lenticularis (lenticulaires)

Les altocumulus lenticulaires se forment aux crêtes des ondes de relief, quand un vent fort franchit une montagne. Ils signalent la présence d'ondes et, sous elles, de rotors très turbulents.

Pour un aéronef en vol, le seul phénomène pouvant être la cause de tous ces dangers (réduction de visibilité, cisaillement de vent, dégâts à la structure, altération du profil aérodynamique, givrage) est :

  1. A.l'onde
  2. B.la turbulence
  3. C.les précipitations
  4. D.le brouillard

Bonne réponse : C — les précipitations

Les précipitations réduisent la visibilité, s'accompagnent de rafales et de cisaillements (averses, microrafales), peuvent endommager la structure (grêle), dégrader le profil (pluie forte) et provoquer du givrage (pluie verglaçante). Les autres phénomènes ne cumulent pas tous ces effets.

La vitesse de l'écoulement autour d'une aile :

  1. A.augmente sur l'extrados et diminue sur l'intrados
  2. B.diminue sur l'extrados et diminue sur l'intrados
  3. C.diminue sur l'extrados et augmente sur l'intrados
  4. D.augmente sur l'extrados et augmente sur l'intrados

Bonne réponse : A — augmente sur l'extrados et diminue sur l'intrados

Sur l'extrados bombé, les filets d'air sont accélérés, alors qu'ils sont ralentis sous l'intrados. D'après Bernoulli, cela crée une dépression sur l'extrados et une surpression sur l'intrados, à l'origine de la portance.

Au sein d'un écoulement fluide autour d'une aile, lorsque la vitesse de cet écoulement augmente, la pression statique :

  1. A.augmente
  2. B.diminue
  3. C.est constante quelle que soit la variation de vitesse
  4. D.n'augmente que si la température augmente

Bonne réponse : B — diminue

D'après le théorème de Bernoulli, la pression totale (statique + dynamique) reste constante le long d'un filet d'air. Si la vitesse, donc la pression dynamique, augmente, la pression statique diminue.

L'origine de la sustentation résulte de l'apparition :

  1. A.d'une surpression à l'extrados et d'une dépression à l'intrados
  2. B.d'une surpression à l'intrados et d'une dépression à l'extrados
  3. C.d'une dépression à l'extrados et à l'intrados
  4. D.d'une surpression à l'extrados et à l'intrados

Bonne réponse : B — d'une surpression à l'intrados et d'une dépression à l'extrados

L'air accéléré sur l'extrados y crée une dépression qui « aspire » l'aile, tandis que l'air ralenti sous l'intrados crée une surpression qui la « pousse ». La dépression d'extrados fournit environ les deux tiers de la portance.

La portance est :

  1. A.la force générée par le moteur
  2. B.toujours égale et de direction opposée au poids de l'avion
  3. C.la composante de la force aérodynamique qui est perpendiculaire à la direction du vent relatif
  4. D.la composante de la force aérodynamique qui est parallèle à la direction du vent relatif

Bonne réponse : C — la composante de la force aérodynamique qui est perpendiculaire à la direction du vent relatif

La résultante aérodynamique se décompose en portance, perpendiculaire au vent relatif, et en traînée, parallèle au vent relatif. La portance n'équilibre exactement le poids qu'en vol horizontal rectiligne, pas en montée ni en virage.

L'angle d'incidence d'un profil est l'angle formé entre :

  1. A.la corde du profil et l'horizontale
  2. B.l'axe longitudinal de l'avion et la direction du vent relatif
  3. C.la direction du vent relatif et l'horizontale
  4. D.la corde du profil et la direction du vent relatif

Bonne réponse : D — la corde du profil et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde de profil et la direction du vent relatif. Il ne faut pas la confondre avec l'assiette (axe longitudinal/horizontale) ni avec la pente (trajectoire/horizontale).

À vitesse constante, si on augmente l'incidence du profil :

  1. A.la portance et la traînée augmentent
  2. B.la traînée diminue et la portance augmente
  3. C.la portance diminue
  4. D.la portance augmente et la traînée diminue

Bonne réponse : A — la portance et la traînée augmentent

Tant qu'on reste avant l'incidence de décrochage, augmenter l'incidence augmente le Cz, donc la portance, mais aussi le Cx (traînée induite notamment). À vitesse constante, portance et traînée augmentent donc ensemble.

Un planeur vole en air calme à 144 km/h, son variomètre indique 0,8 m/s. Sa finesse est de :

  1. A.50
  2. B.180
  3. C.10
  4. D.0,02

Bonne réponse : A — 50

En air calme, la finesse est le rapport vitesse horizontale / vitesse de chute (dans les mêmes unités). 144 km/h = 144 / 3,6 = 40 m/s, donc f = 40 / 0,8 = 50. Le piège consiste à oublier de convertir les km/h en m/s (on obtiendrait 180).

La vitesse de décrochage d'un avion augmente quand :

  1. A.la quantité de carburant dans les réservoirs diminue
  2. B.le facteur de charge diminue
  3. C.la masse de l'avion diminue
  4. D.le facteur de charge augmente

Bonne réponse : D — le facteur de charge augmente

La vitesse de décrochage est proportionnelle à la racine carrée du facteur de charge : Vs(n) = Vs × √n. En virage ou en ressource, n augmente et la vitesse de décrochage aussi ; à l'inverse, un avion plus léger décroche plus lentement.

Lors d'une ressource, le facteur de charge :

  1. A.augmente
  2. B.diminue et la vitesse de décrochage augmente
  3. C.reste constant
  4. D.diminue ainsi que la vitesse de décrochage

Bonne réponse : A — augmente

Pendant une ressource, la trajectoire est courbée vers le haut : la portance doit à la fois équilibrer le poids et fournir la force centripète. Elle devient supérieure au poids, donc le facteur de charge n = Fz/P dépasse 1 (et la vitesse de décrochage augmente).

L'allongement d'une aile est :

  1. A.le rapport envergure sur corde moyenne
  2. B.le rapport corde moyenne sur envergure
  3. C.fonction de l'épaisseur du profil
  4. D.faible sur les planeurs

Bonne réponse : A — le rapport envergure sur corde moyenne

L'allongement est le rapport envergure / corde moyenne (ou envergure² / surface). Il est grand sur les planeurs (20 à 40), ce qui réduit la traînée induite et améliore la finesse.

La sortie des volets de bord de fuite provoque :

  1. A.l'augmentation du coefficient de portance et du coefficient de traînée
  2. B.l'augmentation du coefficient de portance et la diminution du coefficient de traînée
  3. C.la diminution du coefficient de portance et la diminution du coefficient de traînée
  4. D.la diminution du coefficient de portance et l'augmentation du coefficient de traînée

Bonne réponse : A — l'augmentation du coefficient de portance et du coefficient de traînée

Les volets augmentent la courbure du profil (et parfois la surface) : le Cz max augmente, ce qui permet de voler plus lentement. En contrepartie, le Cx augmente aussi, ce qui est utile pour accentuer la pente d'approche.

La position du centre de gravité d'un avion a un effet important sur la stabilité et la maniabilité de l'avion. Un centrage arrière rend l'avion :

  1. A.peu maniable mais stable autour de l'axe de tangage
  2. B.instable autour de l'axe de lacet
  3. C.instable autour de l'axe de roulis
  4. D.maniable mais moins stable autour de l'axe de tangage

Bonne réponse : D — maniable mais moins stable autour de l'axe de tangage

Plus le centre de gravité recule, plus il se rapproche du foyer : la stabilité en tangage diminue et l'avion devient plus maniable (efforts plus faibles à la profondeur). Au-delà de la limite arrière, l'avion devient instable et dangereux.

Le volume de l'enveloppe d'une montgolfière est de 10 000 m³, la masse volumique de l'air extérieur est de 1,225 kg/m³ et la masse volumique de l'air chaud de 1,100 kg/m³. La masse totale maximale de la montgolfière est de :

  1. A.1250 kg
  2. B.12250 kg
  3. C.11000 kg
  4. D.1100 kg

Bonne réponse : A — 1250 kg

La force ascensionnelle correspond à la différence de masse entre l'air extérieur déplacé et l'air chaud contenu : 10 000 × (1,225 - 1,100) = 10 000 × 0,125 = 1250 kg. C'est la masse maximale que peuvent avoir l'enveloppe, la nacelle, le matériel et les passagers.

Pendant un vol en montée rectiligne à vitesse constante :

  1. A.la portance équilibre le poids
  2. B.la portance est supérieure au poids
  3. C.la portance est inférieure au poids
  4. D.le facteur de charge est supérieur à 1

Bonne réponse : C — la portance est inférieure au poids

En montée stabilisée, le poids se décompose en une composante perpendiculaire à la trajectoire (P × cos pente), équilibrée par la portance, et une composante opposée au mouvement, compensée par la traction. La portance vaut donc P × cos pente, inférieure au poids, et le facteur de charge est légèrement inférieur à 1.

Un ULM pendulaire est piloté :

  1. A.en roulis et en tangage, par traction sur les suspentes
  2. B.en roulis seulement, par déplacement du centre de gravité
  3. C.en tangage seulement, par déplacement du centre de gravité
  4. D.en roulis et en tangage, par déplacement du centre de gravité

Bonne réponse : D — en roulis et en tangage, par déplacement du centre de gravité

Le pendulaire n'a pas de gouvernes : le pilote agit sur la barre de contrôle pour déplacer son poids (donc le centre de gravité) par rapport à l'aile. Il commande ainsi le roulis (déplacement latéral) et le tangage (pousser ou tirer la barre).

En virage en palier, le facteur de charge augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.l'inclinaison
  3. C.la masse de l'avion
  4. D.la vitesse

Bonne réponse : B — l'inclinaison

En virage en palier, le facteur de charge ne dépend que de l'inclinaison : n = 1 / cos φ. Par exemple, n = 2 à 60° d'inclinaison, quelles que soient la vitesse, la masse ou l'altitude.

En montée, un avion subit un vent arrière qui aura pour conséquence :

  1. A.une augmentation du taux de montée
  2. B.une diminution de la pente sol
  3. C.une augmentation de la pente sol
  4. D.une réduction du temps de montée

Bonne réponse : B — une diminution de la pente sol

Le vent ne change ni la vitesse verticale (taux de montée) ni le temps pour atteindre une altitude. En revanche, le vent arrière augmente la vitesse sol : pour une même vitesse verticale, l'avion parcourt plus de distance au sol, donc sa pente par rapport au sol diminue.

Le but principal des spoilers est de diminuer :

  1. A.la traînée
  2. B.la vitesse d'atterrissage
  3. C.la portance de l'aile
  4. D.la portance et la traînée

Bonne réponse : C — la portance de l'aile

Les spoilers sont des volets d'extrados qui, une fois sortis, perturbent l'écoulement et détruisent une partie de la portance (dispositifs hyposustentateurs). Ils augmentent au passage la traînée, mais leur rôle principal est de diminuer la portance (descente, plaquage au sol, aide au roulis).

Sur un hélicoptère, le vrillage d'une pale a pour but de tendre à :

  1. A.augmenter la portance de la pale
  2. B.uniformiser la portance sur toute la longueur de la pale
  3. C.diminuer la traînée
  4. D.déplacer le centre de gravité de la pale

Bonne réponse : B — uniformiser la portance sur toute la longueur de la pale

La vitesse de l'air sur une pale de rotor augmente du pied vers l'extrémité. En diminuant le calage (vrillage) vers l'extrémité, on rend la portance plus uniforme le long de la pale, ce qui améliore le rendement et soulage la structure.

La base de lancement spatial de Kourou est située proche de l'équateur pour profiter :

  1. A.d'une plus grande vitesse de rotation de la Terre
  2. B.d'un climat tempéré
  3. C.d'une pression atmosphérique faible
  4. D.d'un espace aérien réservé à cet usage

Bonne réponse : A — d'une plus grande vitesse de rotation de la Terre

À l'équateur, la vitesse due à la rotation de la Terre est maximale (environ 465 m/s). Un lanceur tiré vers l'est en bénéficie gratuitement, ce qui économise du carburant et augmente la masse satellisable, notamment pour l'orbite géostationnaire.

Sur un avion, l'indicateur de virage présente la configuration ci-dessous. L'avion se trouve :

  1. A.en virage à gauche
  2. B.en virage à droite asymétrique
  3. C.en virage à gauche symétrique au taux standard
  4. D.en virage à droite

Bonne réponse : A — en virage à gauche

L'aiguille de l'indicateur de virage est inclinée vers la gauche : l'avion tourne à gauche. La bille n'est pas centrée, le virage n'est donc pas symétrique, ce qui élimine le virage « symétrique au taux standard ».

La description correcte pour l'avion représenté est :

  1. A.aile basse à dièdre positif et empennage papillon
  2. B.aile médiane à dièdre négatif et dérive surélevée
  3. C.aile médiane à dièdre positif et empennage cruciforme
  4. D.aile basse à flèche positive et empennage en T

Bonne réponse : C — aile médiane à dièdre positif et empennage cruciforme

Vu de face, l'aile est fixée à mi-hauteur du fuselage (aile médiane) et ses extrémités remontent (dièdre positif). Le plan horizontal est fixé à mi-hauteur de la dérive, formant une croix : c'est un empennage cruciforme.

L'hélice à pas variable :

  1. A.s'utilise avec grand pas au décollage et petit pas en croisière
  2. B.diminue la vitesse de décrochage lorsque le moteur est réduit
  3. C.ne peut s'utiliser que sur des avions multimoteurs
  4. D.permet de raccourcir la distance de décollage

Bonne réponse : D — permet de raccourcir la distance de décollage

L'hélice à pas variable permet d'adapter le calage des pales à la vitesse : petit pas au décollage pour une traction maximale (distance de décollage raccourcie), grand pas en croisière pour un meilleur rendement. Elle équipe aussi bien des monomoteurs que des multimoteurs.

L'horizon artificiel indique la configuration ci-dessous ; on en conclut que l'avion a :

  1. A.une assiette à piquer et vire à droite
  2. B.une assiette à piquer et vire à gauche
  3. C.une assiette à cabrer et vire à droite
  4. D.une assiette à cabrer et vire à gauche

Bonne réponse : A — une assiette à piquer et vire à droite

La maquette se trouve sous la ligne d'horizon, dans la partie sombre (sol) : l'assiette est à piquer. La ligne d'horizon est relevée du côté droit, ce qui traduit une inclinaison à droite, donc un virage à droite.

Quelle est la mauvaise classification ?

  1. A.aérodynes non motorisés : deltaplanes, planeurs
  2. B.aérostat : parachutes, ballons, dirigeables
  3. C.engins aérospatiaux : lanceurs, fusées
  4. D.engins spatiaux : satellites, sondes

Bonne réponse : B — aérostat : parachutes, ballons, dirigeables

Les aérostats (ballons, dirigeables) sont plus légers que l'air et tiennent grâce à la poussée d'Archimède. Le parachute n'en fait pas partie : il est plus lourd que l'air et freine sa chute grâce à une force aérodynamique.

Le variomètre est un instrument de bord qui mesure :

  1. A.la vitesse verticale de l'avion
  2. B.la vitesse propre de l'avion
  3. C.l'altitude
  4. D.la consommation de carburant

Bonne réponse : A — la vitesse verticale de l'avion

Le variomètre mesure la variation de la pression statique dans le temps et l'affiche sous forme de vitesse verticale (en ft/min ou m/s). La vitesse propre est donnée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

La grandeur d'entrée de l'altimètre est :

  1. A.la pression statique
  2. B.la pression totale
  3. C.la pression dynamique
  4. D.la différence entre pression statique et dynamique

Bonne réponse : A — la pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde relié à la seule prise statique : la pression statique diminuant avec l'altitude, il la traduit en altitude. L'anémomètre, lui, utilise la différence entre pression totale et pression statique.

Les ULM pendulaires sont pilotés en tangage et en roulis par :

  1. A.le volant
  2. B.le manche
  3. C.le palonnier
  4. D.la barre

Bonne réponse : D — la barre

Le pilote de pendulaire tient la barre de contrôle, solidaire de l'aile. En la poussant, la tirant ou en la déplaçant latéralement, il déplace son poids par rapport à l'aile et commande le tangage et le roulis.

Un saumon d'aile est :

  1. A.la jonction entre l'aile et le fuselage
  2. B.une pièce en forme de poisson qui sert à équilibrer l'aileron
  3. C.l'extrémité de l'aile, appelée aussi bord marginal
  4. D.une pièce renforcée de l'aile qui sert de marchepied

Bonne réponse : C — l'extrémité de l'aile, appelée aussi bord marginal

Le saumon est la pièce qui termine l'aile à son extrémité (bord marginal). La jonction aile-fuselage s'appelle l'emplanture.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.roulis induit
  3. C.lacet induit
  4. D.lacet inverse

Bonne réponse : D — lacet inverse

L'aileron baissé augmente la portance mais aussi la traînée de son aile : l'avion part en lacet du côté opposé au virage souhaité. C'est le lacet inverse, que le pilote corrige au palonnier. Le roulis induit est l'effet secondaire de la gouverne de direction.

L'instrument du tableau de bord n'utilisant pas un gyroscope est :

  1. A.l'indicateur de virage
  2. B.le compas magnétique
  3. C.le conservateur de cap
  4. D.l'horizon artificiel

Bonne réponse : B — le compas magnétique

Le compas magnétique est une simple boussole : un aimant s'oriente dans le champ magnétique terrestre. L'indicateur de virage, le conservateur de cap et l'horizon artificiel utilisent tous un gyroscope.

Identifier les éléments 1, 2, 3 et 4 de la structure d'avion représentée ci-dessous :

  1. A.1 = cockpit ; 2 = réacteur ; 3 = longeron ; 4 = aileron
  2. B.1 = fuselage ; 2 = saumon d'aile ; 3 = emplanture ; 4 = aileron
  3. C.1 = cockpit ; 2 = les ailes ; 3 = fuselage ; 4 = empennage
  4. D.1 = fuselage ; 2 = volets ; 3 = poutre de queue ; 4 = dérive

Bonne réponse : C — 1 = cockpit ; 2 = les ailes ; 3 = fuselage ; 4 = empennage

La flèche 1 désigne l'avant du fuselage où se trouve le poste de pilotage (cockpit), l'accolade 2 couvre la voilure (les ailes), la flèche 3 pointe le fuselage et la flèche 4 l'empennage arrière.

Un train d'atterrissage dit « tricycle » comprend :

  1. A.deux atterrisseurs principaux et une roulette de queue
  2. B.deux atterrisseurs principaux et un patin
  3. C.deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez
  4. D.un atterrisseur principal et deux balancines

Bonne réponse : C — deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez

Le train tricycle comporte deux atterrisseurs principaux derrière le centre de gravité et une roulette de nez à l'avant. Le train classique (« train à roulette de queue ») a sa troisième roue à l'arrière.

L'élément fléché correspond à :

  1. A.l'emplanture
  2. B.un aileron basse vitesse
  3. C.un volet
  4. D.un winglet

Bonne réponse : D — un winglet

La flèche désigne l'ailette relevée en bout d'aile : c'est un winglet. Il réduit les tourbillons marginaux, donc la traînée induite et la consommation.

Quand le pilote agit sur le manche (ou le volant) à gauche :

  1. A.la gouverne de direction se braque à gauche
  2. B.l'aileron gauche se lève
  3. C.la gouverne de profondeur se braque vers le haut
  4. D.l'aileron gauche s'abaisse

Bonne réponse : B — l'aileron gauche se lève

Manche à gauche : l'aileron gauche se lève (moins de portance sur l'aile gauche) et l'aileron droit s'abaisse, ce qui incline l'avion à gauche. La gouverne de direction est commandée par le palonnier et la profondeur par le mouvement avant-arrière du manche.

Un horizon artificiel donne des informations :

  1. A.de tangage et d'incidence
  2. B.de tangage et de cap magnétique
  3. C.de roulis et d'incidence
  4. D.d'assiette et d'inclinaison

Bonne réponse : D — d'assiette et d'inclinaison

L'horizon artificiel matérialise la position de l'avion par rapport à l'horizon : assiette (tangage) et inclinaison (roulis). Il ne donne ni l'incidence, qui dépend du vent relatif, ni le cap.

Durant un cycle de fonctionnement d'un moteur à pistons, le seul temps qui produit de l'énergie mécanique utile pour la propulsion est :

  1. A.l'admission
  2. B.l'explosion-détente
  3. C.l'échappement
  4. D.la compression

Bonne réponse : B — l'explosion-détente

Sur les quatre temps (admission, compression, explosion-détente, échappement), seul le temps moteur, la combustion suivie de la détente des gaz, pousse le piston et fournit du travail. Les trois autres temps consomment de l'énergie, fournie par l'inertie du vilebrequin.

Le dirigeable fait partie de la famille des :

  1. A.aérodynes
  2. B.engins spatiaux
  3. C.aérostats
  4. D.engins aérospatiaux

Bonne réponse : C — aérostats

Le dirigeable est un aéronef plus léger que l'air, sustenté par un gaz léger grâce à la poussée d'Archimède : c'est un aérostat, comme le ballon. Les aérodynes sont plus lourds que l'air et se sustentent grâce à une force aérodynamique.

Pour garantir la symétrie du virage d'un aéronef, on utilise :

  1. A.le manche
  2. B.le palonnier
  3. C.le volant
  4. D.le compensateur

Bonne réponse : B — le palonnier

Le palonnier commande la gouverne de direction, qui permet de contrer le lacet inverse et de centrer la bille : le virage est alors symétrique. Le manche et le volant servent à incliner et à régler l'assiette.

L'arc jaune indiqué sur un anémomètre indique :

  1. A.la vitesse à ne jamais dépasser
  2. B.la plage de vitesse à ne pas utiliser en atmosphère turbulente
  3. C.la plage de vitesse où l'utilisation des volets est possible
  4. D.la vitesse maximale avec le train d'atterrissage sorti

Bonne réponse : B — la plage de vitesse à ne pas utiliser en atmosphère turbulente

L'arc jaune s'étend de VNO à VNE : c'est la plage de vitesses à n'utiliser qu'en air calme, et à éviter en atmosphère turbulente. L'arc blanc correspond aux volets et le trait rouge à la VNE.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D1 : extrait de carte OACI au 1/500 000. Après avoir identifié sur le document D1 le point central des aérodromes de départ et d'arrivée, calculer la distance réelle séparant ces deux aérodromes ; vous obtenez :

  1. A.93 km
  2. B.46 km
  3. C.9,3 km
  4. D.46 NM

Bonne réponse : B — 46 km

Sur la carte au 1/500 000, 1 cm représente 500 000 cm, soit 5 km. Les deux aérodromes sont séparés d'environ 9,3 cm sur la carte d'origine, soit 9,3 × 5 ≈ 46 km (environ 25 NM). Le piège est de confondre km et NM.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D1 : extrait de carte OACI au 1/500 000. Les aérodromes de Péronne et d'Amiens ont la même latitude ; vous en déduisez que la route vraie de Péronne à Amiens est :

  1. A.120°
  2. B.90°
  3. C.250°
  4. D.270°

Bonne réponse : D — 270°

Les deux aérodromes étant sur le même parallèle et Amiens se trouvant à l'ouest de Péronne (à gauche sur la carte), la route vraie est plein ouest, soit 270°.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). La route vraie Péronne-Amiens est de 270°. Votre instructeur vous indique que la déclinaison magnétique est de 1° ouest ; pour obtenir votre route magnétique, vous devez :

  1. A.soustraire cette déclinaison à la valeur de la route vraie
  2. B.additionner cette déclinaison à la valeur de la route vraie
  3. C.ignorer cette indication car la route vraie est toujours identique à la route magnétique
  4. D.multiplier cette valeur par le facteur d'échelle de la carte

Bonne réponse : A — soustraire cette déclinaison à la valeur de la route vraie

La relation est Rv = Rm + Dm, d'où Rm = Rv - Dm : on soustrait algébriquement la déclinaison. Une déclinaison ouest étant comptée négativement (Dm = -1°), on obtient Rm = 270 - (-1) = 271°. Attention : numériquement, une déclinaison ouest s'ajoute à la route vraie.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). La route magnétique est d'environ 271° (vers l'ouest). À partir des toutes dernières informations météorologiques, votre instructeur vous indique qu'en vol il vous faudra suivre un cap magnétique inférieur à la route magnétique ; vous en déduisez que :

  1. A.le vent est traversier et vient du sud
  2. B.le vent est traversier et vient du nord
  3. C.le vent souffle en provenance de l'est
  4. D.le vent souffle en provenance de l'ouest

Bonne réponse : A — le vent est traversier et vient du sud

Un cap inférieur à la route signifie qu'on corrige la dérive vers la gauche, donc que le vent vient de la gauche de la trajectoire. En volant vers l'ouest, la gauche correspond au sud : le vent est traversier et vient du sud. Un vent de face ou arrière (ouest ou est) ne nécessiterait pas de correction de cap.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Les prévisions météorologiques indiquent une visibilité horizontale de 7000 m et une couverture nuageuse faible à partir de 12 000 ft. Pour votre vol prévu à l'altitude de 2000 ft, cela implique que :

  1. A.les conditions de vol à vue ne sont pas suffisantes, le vol doit être reporté
  2. B.les conditions de vol correspondent au vol aux instruments
  3. C.les conditions de vol à vue ne sont pas suffisantes mais vous tentez quand même le vol
  4. D.les conditions de vol à vue sont respectées

Bonne réponse : D — les conditions de vol à vue sont respectées

À 2000 ft, les minimums VMC exigent notamment une visibilité d'au moins 5 km et de rester hors des nuages avec le sol en vue. Avec 7 km de visibilité et des nuages épars à 12 000 ft, ces conditions sont largement remplies.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D1 : extrait de carte OACI au 1/500 000. En vol, la météo peut toujours se dégrader ; votre instructeur vous demande de prévoir un déroutement. Il vous faut donc repérer sur la carte (document D1) :

  1. A.un raccourci
  2. B.les autoroutes qui constituent de très belles pistes d'atterrissage
  3. C.l'aérodrome de St-Quentin car situé à proximité de votre point de départ
  4. D.l'aérodrome d'Albert car situé environ à mi-chemin

Bonne réponse : D — l'aérodrome d'Albert car situé environ à mi-chemin

Un aérodrome de dégagement doit être accessible facilement en route : Albert (LFAQ) se trouve environ à mi-chemin entre Péronne et Amiens. Saint-Quentin est à proximité du départ, où il suffirait de revenir, et une autoroute n'est jamais une piste de déroutement.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D1 : extrait de carte OACI au 1/500 000. Votre aérodrome de départ étant situé à moins de 10 km de la CTA CREIL 2 (plancher FL 055, fréquence 119.85 MHz) :

  1. A.vous demandez une clairance radio sur la fréquence 119.85 MHz
  2. B.vous contactez la CTA de Creil pour obtenir l'autorisation de décollage
  3. C.vous ne prévoyez pas de traverser cette zone, vous n'êtes pas obligé de la contacter
  4. D.vous déposez obligatoirement un plan de vol

Bonne réponse : C — vous ne prévoyez pas de traverser cette zone, vous n'êtes pas obligé de la contacter

Le vol vers Amiens s'éloigne de la CTA Creil 2 et se déroule sous son plancher : il n'y a pas à y pénétrer, donc aucune clairance n'est nécessaire. La proximité d'un espace contrôlé n'impose ni contact radio ni plan de vol tant qu'on n'y entre pas.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). L'heure du décollage est prévue à 14 h ; votre instructeur vous demande de déterminer la quantité de carburant minimale à prévoir. Vous devez prévoir, en plus du carburant nécessaire, une marge minimale de :

  1. A.30 minutes de vol au régime de croisière
  2. B.20 minutes de vol au régime de croisière
  3. C.45 minutes de vol au régime de croisière
  4. D.60 minutes de vol au régime de croisière

Bonne réponse : A — 30 minutes de vol au régime de croisière

Pour un vol VFR de jour qui ne reste pas en vue de l'aérodrome de départ, la réglementation européenne (Part-NCO) impose une réserve finale d'au moins 30 minutes au régime de croisière normal. La réserve de 45 minutes concerne notamment le vol de nuit ou IFR.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Pour ce vol d'instruction, vous allez prendre un avion ayant déjà été utilisé par trois autres pilotes dans la matinée :

  1. A.la visite pré-vol est donc inutile
  2. B.la visite pré-vol doit être réalisée obligatoirement par le chef mécanicien qui n'est pas votre instructeur
  3. C.la visite pré-vol doit être réalisée par votre instructeur
  4. D.en tant qu'élève pilote, vous êtes le seul responsable de la visite pré-vol

Bonne réponse : C — la visite pré-vol doit être réalisée par votre instructeur

La visite prévol est obligatoire avant chaque vol, même si l'avion a déjà volé. Elle relève du commandant de bord : lors d'un vol d'instruction en double commande, c'est l'instructeur, même s'il la fait souvent réaliser par l'élève sous sa supervision.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Au décollage de Péronne, votre instructeur vous demande d'être vigilant vis-à-vis des aéromodèles évoluant à proximité de l'aérodrome. En France, la fédération qui gère les aéromodèles est la :

  1. A.FFAM
  2. B.FFA
  3. C.FFVV
  4. D.FFVL

Bonne réponse : A — FFAM

La FFAM est la Fédération française d'aéromodélisme. La FFA regroupe les aéroclubs d'aviation légère, la FFVV le vol à voile (planeurs) et la FFVL le vol libre (parapente, deltaplane).

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Après avoir pris le cap à destination d'Amiens, votre instructeur vous parle du cheminement. Cette méthode consiste à :

  1. A.suivre uniquement les autoroutes
  2. B.suivre les indications du GPS
  3. C.suivre le chemin communiqué par le contrôle aérien
  4. D.suivre des repères sol caractéristiques

Bonne réponse : D — suivre des repères sol caractéristiques

Le cheminement consiste à naviguer à vue en suivant une succession de repères au sol bien identifiables (routes, voies ferrées, rivières, villes). Il complète la navigation à l'estime fondée sur le cap et le temps.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). À mi-chemin, vous apercevez une montgolfière devant vous, légèrement sur votre gauche et à la même altitude ; sa trajectoire converge avec la vôtre :

  1. A.la priorité à droite impose à la montgolfière de changer son altitude de vol
  2. B.vous utilisez votre phare d'atterrissage pour prévenir la montgolfière de votre arrivée
  3. C.la montgolfière est prioritaire et vous devez modifier votre trajectoire pour l'éviter
  4. D.vous êtes réglementairement prioritaire et vous maintenez votre trajectoire

Bonne réponse : C — la montgolfière est prioritaire et vous devez modifier votre trajectoire pour l'éviter

Les règles de priorité donnent l'avantage à l'aéronef le moins manœuvrant : les ballons sont prioritaires sur tous les autres aéronefs. L'avion, beaucoup plus manœuvrant, doit s'écarter, la règle de priorité à droite ne s'appliquant qu'entre aéronefs de même catégorie.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). En vol, si la météo devait se dégrader fortement devant vous, votre instructeur pourrait vous conseiller de :

  1. A.faire demi-tour
  2. B.maintenir votre trajectoire en espérant que cette dégradation n'est que passagère
  3. C.descendre rapidement pour voir le sol
  4. D.maintenir votre trajectoire en découvrant les bases du vol aux instruments

Bonne réponse : A — faire demi-tour

Face à une dégradation météorologique, la décision la plus sûre est le demi-tour vers une zone de bonnes conditions connues. Poursuivre en espérant une amélioration ou descendre sous les nuages près du relief et des obstacles sont des causes classiques d'accidents en VFR.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Au bout de 10 minutes de vol, vous ressentez des nausées ; votre instructeur vous tend un sac à vomi que vous ne tardez pas à utiliser. Vous êtes victime :

  1. A.d'un conflit vestibulo-visuel
  2. B.d'une otite barotraumatique
  3. C.d'une hypoxie
  4. D.d'une embolie pulmonaire

Bonne réponse : A — d'un conflit vestibulo-visuel

Le mal de l'air provient d'un désaccord entre les informations de l'oreille interne (système vestibulaire), qui perçoit les accélérations, et celles de la vue. Ce conflit vestibulo-visuel provoque nausées et vomissements.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). À proximité d'Amiens, vous apercevez la ville de Villers-Bretonneux :

  1. A.vous pouvez la survoler à moins de 150 m pour saluer les habitants
  2. B.vous pouvez la survoler en vous maintenant exactement à 150 m au-dessus des habitations
  3. C.vous devez obligatoirement éviter de la survoler
  4. D.vous pouvez la survoler mais à une altitude minimale dépendant de l'étendue de la ville

Bonne réponse : D — vous pouvez la survoler mais à une altitude minimale dépendant de l'étendue de la ville

Le survol des agglomérations est autorisé, mais à une hauteur minimale qui dépend de leur largeur (par exemple 500 m, 1000 m ou 1500 m selon la taille de la ville en France). Les 150 m ne s'appliquent qu'en dehors des zones habitées.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D2 : extrait de la carte VAC de l'aérodrome d'Amiens (LFAY). La carte VAC indique deux valeurs pour le tour de piste situé au nord de l'aérodrome : 1200 ft et (1000 ft) :

  1. A.1200 ft et 1000 ft pour le même calage QNH
  2. B.1200 ft et 1000 ft pour le même calage QFE
  3. C.1200 ft pour un calage QFE et 1000 ft pour un calage QNH
  4. D.1200 ft pour un calage QNH et 1000 ft pour un calage QFE

Bonne réponse : D — 1200 ft pour un calage QNH et 1000 ft pour un calage QFE

Sur les cartes VAC, la valeur sans parenthèses est une altitude (calage QNH) et la valeur entre parenthèses une hauteur au-dessus de l'aérodrome (calage QFE). L'aérodrome étant à 208 ft, 1200 ft QNH correspondent à environ 1000 ft QFE.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Avant d'intégrer le tour de piste, vous effectuez un survol de l'aérodrome pour observer la manche à air, qui indique :

  1. A.le numéro de la piste en service
  2. B.le sens et la vitesse du vent
  3. C.le sens d'atterrissage, dos au vent
  4. D.la température de l'air

Bonne réponse : B — le sens et la vitesse du vent

La manche à air s'oriente dans le lit du vent (son ouverture face au vent) et se gonfle plus ou moins selon sa force. Elle permet de déterminer la direction et la vitesse approximative du vent, donc de choisir une piste face au vent.

Préparation d'une navigation de l'aérodrome de Péronne (LFAG) vers l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Document D2 : extrait de la carte VAC de l'aérodrome d'Amiens (LFAY). Vous allez vous poser sur la piste 12 ; les caps à suivre dans le tour de piste situé au nord de l'aérodrome sont successivement :

  1. A.030° puis 300° puis 210° et enfin 120°
  2. B.030° puis 120° puis 210° et enfin 300°
  3. C.300° puis 210° puis 120° et enfin 030°
  4. D.120° puis 210° puis 300° et enfin 030°

Bonne réponse : A — 030° puis 300° puis 210° et enfin 120°

Pour la piste 12, l'axe de piste est orienté au 120°. Un tour de piste au nord est un tour à gauche : vent traversier au 030°, vent arrière au 300° (opposé à la piste), étape de base au 210° et finale au 120°.

Dans le tour de piste, lorsque vous vous trouvez parallèle à l'axe de la piste et en sens inverse de l'atterrissage, votre position est :

  1. A.étape de base
  2. B.vent debout
  3. C.vent arrière
  4. D.vent de travers

Bonne réponse : C — vent arrière

La branche vent arrière est parallèle à la piste, parcourue en sens inverse de l'atterrissage, donc avec le vent dans le dos. L'étape de base est perpendiculaire à la piste et précède la finale.

Votre instructeur vous annonce que vous allez bientôt pouvoir obtenir votre licence de pilote privé, mais vous devrez toutefois attendre d'avoir :

  1. A.15 ans
  2. B.16 ans
  3. C.17 ans
  4. D.18 ans

Bonne réponse : C — 17 ans

La licence de pilote privé avion (PPL) peut être délivrée à partir de 17 ans. Le premier vol solo est possible dès 16 ans, et la licence de pilote de planeur (SPL) dès 16 ans.

Parmi ces inventeurs, qui ne s'est pas inspiré des oiseaux ?

  1. A.Léonard de Vinci
  2. B.Jean-Marie Le Bris
  3. C.Les frères Montgolfier
  4. D.Clément Ader

Bonne réponse : C — Les frères Montgolfier

Les frères Montgolfier ont inventé le ballon à air chaud, un aérostat plus léger que l'air qui ne doit rien au vol des oiseaux. Léonard de Vinci, Le Bris (inspiré par l'albatros) et Ader (inspiré par les chauves-souris et les oiseaux) ont au contraire étudié le vol animal.

Les personnes qui ont effectué en 1783 la première ascension en ballon à air chaud sont :

  1. A.les frères Montgolfier
  2. B.Dédale et son fils Icare
  3. C.Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes
  4. D.Otto Lilienthal et Octave Chanute

Bonne réponse : C — Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes réalisent le premier vol humain libre à bord d'une montgolfière, au départ du château de la Muette à Paris. Les frères Montgolfier avaient conçu le ballon mais ne sont pas montés à bord.

Le premier vol du Flyer des frères Wright s'est déroulé :

  1. A.au-dessus de la Manche en 1909
  2. B.aux États-Unis en 1903
  3. C.au-dessus de la Somme en 1914
  4. D.en Angleterre en 1908

Bonne réponse : B — aux États-Unis en 1903

Le 17 décembre 1903, à Kitty Hawk (Caroline du Nord, États-Unis), Orville Wright réalise le premier vol motorisé et contrôlé du Flyer. La traversée de la Manche en 1909 est l'œuvre de Louis Blériot.

L'aviation s'est considérablement développée au cours de la Première Guerre mondiale. Ses toutes premières missions étaient :

  1. A.l'observation de l'ennemi
  2. B.le ravitaillement
  3. C.le transport du courrier
  4. D.le bombardement à haute altitude

Bonne réponse : A — l'observation de l'ennemi

Au début de la guerre, en 1914, les avions servent d'abord à la reconnaissance et à l'observation des mouvements ennemis et au réglage de l'artillerie. La chasse et le bombardement se développent ensuite pour contrer ou compléter ces missions.

L'avion ayant combattu pendant la Seconde Guerre mondiale est le :

  1. A.Spad XIII
  2. B.Nieuport 11
  3. C.Dewoitine D520
  4. D.Fokker D.VII

Bonne réponse : C — Dewoitine D520

Le Dewoitine D.520 est le meilleur chasseur français de la campagne de 1940. Les Spad XIII, Nieuport 11 et Fokker D.VII sont des chasseurs de la Première Guerre mondiale.

Parmi ces pilotes, celui ayant trouvé la mort au cours de la Première Guerre mondiale est :

  1. A.Manfred von Richthofen, dit le Baron rouge
  2. B.Antoine de Saint-Exupéry
  3. C.Charles Nungesser
  4. D.Adolf Galland

Bonne réponse : A — Manfred von Richthofen, dit le Baron rouge

Manfred von Richthofen, as allemand aux 80 victoires, est abattu le 21 avril 1918. Nungesser a survécu à la guerre et a disparu en 1927 en tentant de traverser l'Atlantique, Saint-Exupéry est mort en 1944 et Galland, as de la Seconde Guerre mondiale, en 1996.

Lindbergh a traversé l'Atlantique nord :

  1. A.d'est en ouest en 1925 à bord du Point d'Interrogation
  2. B.d'ouest en est en 1927 à bord du Spirit of Saint Louis
  3. C.d'est en ouest en 1927 à bord d'un Ryan
  4. D.d'ouest en est en 1933 à bord du Spirit of New York

Bonne réponse : B — d'ouest en est en 1927 à bord du Spirit of Saint Louis

Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh relie seul et sans escale New York à Paris (d'ouest en est) en 33 h 30 à bord du Ryan « Spirit of Saint Louis ». Le Point d'Interrogation est l'avion de Costes et Bellonte qui ont réussi la traversée d'est en ouest en 1930.

Un avion de transport surnommé « Dakota » a fait son apparition dans l'entre-deux-guerres. Il s'agit du :

  1. A.Lockheed Constellation
  2. B.Boeing 707
  3. C.DC-3
  4. D.Tupolev 144

Bonne réponse : C — DC-3

Le Douglas DC-3, premier vol en 1935, est le grand avion de ligne de l'entre-deux-guerres ; sa version militaire C-47 a été surnommée « Dakota » par les Britanniques. Le Constellation, le Boeing 707 et le Tu-144 sont plus tardifs.

Plusieurs femmes se sont rendues célèbres pour des exploits aériens durant l'entre-deux-guerres. Parmi elles, on peut citer :

  1. A.Adrienne Bolland et Amelia Earhart
  2. B.Claudie André-Deshays et Maryse Bastié
  3. C.Valentina Terechkova et Hélène Boucher
  4. D.Hélène Boucher et Jacqueline Auriol

Bonne réponse : A — Adrienne Bolland et Amelia Earhart

Adrienne Bolland traverse la cordillère des Andes en 1921 et Amelia Earhart traverse l'Atlantique en solitaire en 1932 : toutes deux appartiennent à l'entre-deux-guerres. Claudie André-Deshays et Valentina Terechkova sont des spationautes, et Jacqueline Auriol s'est illustrée après 1945.

Le Me 262 est :

  1. A.le premier chasseur à réaction à avoir été engagé en combat aérien
  2. B.un bombardier américain
  3. C.l'avion qui a largué la première bombe atomique
  4. D.un prototype d'avion à décollage vertical

Bonne réponse : A — le premier chasseur à réaction à avoir été engagé en combat aérien

Le Messerschmitt Me 262 allemand est le premier chasseur à réaction engagé au combat, à partir de 1944. La première bombe atomique a été larguée par le B-29 américain Enola Gay.

Les avions qui se sont affrontés pendant la Seconde Guerre mondiale sont :

  1. A.Spad XIII et Fokker
  2. B.Spitfire et Me 109
  3. C.Hurricane et Rafale
  4. D.MiG-21 et F-14

Bonne réponse : B — Spitfire et Me 109

Le Supermarine Spitfire britannique et le Messerschmitt Bf 109 allemand se sont notamment affrontés pendant la bataille d'Angleterre en 1940. Le Spad XIII date de 1914-1918, le Rafale est contemporain et les MiG-21 et F-14 appartiennent à la guerre froide.

Normandie-Niemen est une escadrille :

  1. A.de la RAF ayant participé au débarquement de Normandie
  2. B.de volontaires polonais se battant sur le front de l'Est
  3. C.d'Américains engagés le jour J
  4. D.de Français libres ayant combattu avec les forces soviétiques

Bonne réponse : D — de Français libres ayant combattu avec les forces soviétiques

Le groupe de chasse Normandie-Niemen, créé en 1942, réunit des pilotes de la France libre qui ont combattu sur le front de l'Est aux côtés des Soviétiques, sur Yak. Le nom « Niemen » leur a été attribué par Staline après les combats sur ce fleuve.

Le premier exploit du lanceur Soyouz a été :

  1. A.d'envoyer dans l'espace le premier homme, Youri Gagarine
  2. B.de rencontrer le vaisseau américain Apollo
  3. C.de contribuer à la mise en place de l'ISS
  4. D.de mettre sur orbite le satellite Spoutnik

Bonne réponse : D — de mettre sur orbite le satellite Spoutnik

Le lanceur Soyouz descend de la fusée R-7 « Semiorka » de Korolev, qui a placé Spoutnik 1 en orbite le 4 octobre 1957, premier satellite artificiel. Cette même famille de lanceurs a ensuite envoyé Gagarine dans l'espace en 1961 (version Vostok).

Parmi ces avions à réacteurs, celui ayant initié le transport de masse en nombre de passagers est :

  1. A.le Boeing 747
  2. B.le Concorde
  3. C.l'Airbus Beluga
  4. D.l'Airbus A380

Bonne réponse : A — le Boeing 747

Le Boeing 747, premier « gros porteur » mis en service en 1970, pouvait transporter plus de 400 passagers et a fait baisser le coût du siège : il a ouvert l'ère du transport aérien de masse. Concorde n'emportait qu'une centaine de passagers et le Beluga est un avion cargo.

Parmi ces avions, celui qui est à décollage vertical est :

  1. A.le F-117
  2. B.le Harrier
  3. C.le Rafale
  4. D.le Tornado

Bonne réponse : B — le Harrier

Le Harrier britannique, mis en service en 1969, est un avion de combat à décollage et atterrissage verticaux (ADAV) grâce aux tuyères orientables de son réacteur Pegasus. Le F-117 est un avion furtif, le Rafale et le Tornado décollent de façon classique.

Le Tigre est un hélicoptère :

  1. A.américain, complémentaire de l'Apache
  2. B.soviétique, symbole de la guerre froide
  3. C.européen, de transport de troupes
  4. D.franco-allemand, capable d'effectuer un looping

Bonne réponse : D — franco-allemand, capable d'effectuer un looping

Le Tigre est un hélicoptère de combat franco-allemand développé par Eurocopter (aujourd'hui Airbus Helicopters). Très manœuvrant grâce à son rotor rigide, il est capable d'effectuer un looping ; ce n'est pas un appareil de transport de troupes.

Parmi les propositions ci-dessous, celle qui est dans le bon ordre chronologique est :

  1. A.Spoutnik – premier homme dans l'espace – Neil Armstrong sur la Lune – station orbitale internationale
  2. B.Neil Armstrong sur la Lune – station orbitale internationale – Spoutnik – premier homme dans l'espace
  3. C.Station orbitale internationale – Spoutnik – premier homme dans l'espace – Neil Armstrong sur la Lune
  4. D.Premier homme dans l'espace – Spoutnik – station orbitale internationale – Neil Armstrong sur la Lune

Bonne réponse : A — Spoutnik – premier homme dans l'espace – Neil Armstrong sur la Lune – station orbitale internationale

Spoutnik est lancé en 1957, Gagarine devient le premier homme dans l'espace en 1961, Neil Armstrong marche sur la Lune en 1969 et l'assemblage de la Station spatiale internationale commence en 1998.

Le système GPS est devenu une technologie grand public après avoir été le système :

  1. A.de guidage des missiles de croisière américains
  2. B.de navigation des fusées Apollo
  3. C.de pilotage des fusées allemandes V2
  4. D.radar des intercepteurs furtifs F-117

Bonne réponse : A — de guidage des missiles de croisière américains

Le GPS (Navstar) a été développé par le département de la Défense américain à partir des années 1970 pour la navigation et le guidage militaires, dont celui des missiles de croisière. Il a été ouvert aux civils, puis sa précision dégradée a été supprimée en 2000.

La fusée Ariane :

  1. A.a mis sur orbite le satellite français Astérix
  2. B.a amené Armstrong sur la Lune
  3. C.est un lanceur européen basé à Kourou
  4. D.est liée au programme Apollo

Bonne réponse : C — est un lanceur européen basé à Kourou

Ariane est le lanceur de l'Agence spatiale européenne, tiré depuis le Centre spatial guyanais de Kourou depuis 1979. Le satellite Astérix (1965) a été lancé par la fusée française Diamant et Armstrong est allé sur la Lune avec la Saturn V américaine.

En novembre 2016, le dixième spationaute français a rejoint la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission de six mois. Il est d'ailleurs, en 2018, le parrain des 50 ans du BIA. Il s'agit de :

  1. A.Patrick Baudry
  2. B.Jean-Loup Chrétien
  3. C.Thomas Pesquet
  4. D.Claudine Haigneré

Bonne réponse : C — Thomas Pesquet

Thomas Pesquet, astronaute de l'ESA, a décollé en novembre 2016 pour la mission Proxima de six mois à bord de l'ISS. Jean-Loup Chrétien (1982), Patrick Baudry (1985) et Claudie Haigneré (1996) sont des spationautes français plus anciens.

The purpose of a trim tab is :

  1. A.to roll the aircraft
  2. B.to set the landing gear down
  3. C.to reduce the force needed to move a control surface
  4. D.to communicate with the control tower

Bonne réponse : C — to reduce the force needed to move a control surface

Un « trim tab » est un compensateur : un petit volet au bord de fuite d'une gouverne qui annule ou réduit l'effort que le pilote doit exercer sur les commandes.

En anglais, les becs de bord d'attaque sont appelés :

  1. A.flaps
  2. B.spoilers
  3. C.nats
  4. D.slats

Bonne réponse : D — slats

Les becs de bord d'attaque se disent « slats » en anglais. Les « flaps » sont les volets de bord de fuite et les « spoilers » les déporteurs.

The flight control which yaws an aircraft is :

  1. A.the rudder
  2. B.the elevator
  3. C.the yoke
  4. D.the speed brakes

Bonne réponse : A — the rudder

Le mouvement de lacet (yaw) est commandé par la gouverne de direction, « rudder » en anglais. L'« elevator » est la gouverne de profondeur et le « yoke » le volant de commande.

L'expression anglaise « Lack of awareness » signifie :

  1. A.un lac autorisé aux hydravions
  2. B.une instruction de check-list
  3. C.une perte de connaissance liée à un manque d'oxygène
  4. D.l'absence de conscience d'une situation donnée

Bonne réponse : D — l'absence de conscience d'une situation donnée

« Lack » signifie manque et « awareness » conscience : il s'agit d'un défaut de conscience de la situation (situational awareness), notion clé en facteurs humains. Le faux ami « lack/lac » est le piège de la question.

What factors must be present for a thunderstorm to form :

  1. A.stable air
  2. B.unstable air
  3. C.fog
  4. D.rain

Bonne réponse : B — unstable air

Un orage (thunderstorm) se forme dans une masse d'air instable (unstable air) et humide, avec un mécanisme de soulèvement. L'air stable empêche le développement vertical des cumulonimbus.

L'expression « Airworthiness Certificate » signifie :

  1. A.licence radio
  2. B.certificat de navigabilité
  3. C.l'avion n'est pas en état de vol
  4. D.certificat de performances

Bonne réponse : B — certificat de navigabilité

« Airworthiness » désigne l'aptitude au vol d'un aéronef : l'« Airworthiness Certificate » est le certificat de navigabilité, document obligatoire à bord.

La couverture nuageuse correspondant au terme anglais « Overcast » est :

  1. A.ciel clair
  2. B.ciel partiellement couvert
  3. C.ciel totalement couvert
  4. D.visibilité réduite

Bonne réponse : C — ciel totalement couvert

« Overcast » (OVC dans les METAR) signifie ciel entièrement couvert, soit 8 octas. Les autres codes sont FEW, SCT et BKN pour des couvertures partielles.

A piston is a technical term which refers to :

  1. A.a turbine engine component
  2. B.an electrical device
  3. C.a navigational instrument
  4. D.a reciprocating engine component

Bonne réponse : D — a reciprocating engine component

Le piston est une pièce du moteur à pistons, appelé « reciprocating engine » en anglais (moteur alternatif), où il effectue un mouvement de va-et-vient dans le cylindre.

L'expression « Hold short runway 27 » signifie :

  1. A.autorisation de traverser la piste 27
  2. B.remontez la piste 27
  3. C.maintenez position au point d'arrêt piste 27
  4. D.retournez au point de parking 27

Bonne réponse : C — maintenez position au point d'arrêt piste 27

« Hold short » demande de s'arrêter avant la piste, au point d'arrêt, sans y pénétrer. C'est une instruction de sécurité qui doit être collationnée.

En anglais, la gouverne de direction est appelée :

  1. A.elevator
  2. B.rudder
  3. C.blubber
  4. D.flaps

Bonne réponse : B — rudder

La gouverne de direction se dit « rudder ». L'« elevator » est la gouverne de profondeur et les « flaps » sont les volets.

Le terme anglais « Ramp » désigne :

  1. A.la piste de décollage
  2. B.les cales de l'avion
  3. C.la piste d'atterrissage
  4. D.l'aire de trafic

Bonne réponse : D — l'aire de trafic

« Ramp » (ou « apron ») désigne l'aire de trafic où les avions stationnent, embarquent et sont avitaillés. La piste se dit « runway » et les cales « chocks ».

Un deltaplane est appelé en anglais :

  1. A.hang-glider
  2. B.glider
  3. C.paraglider
  4. D.glider-plane

Bonne réponse : A — hang-glider

Le deltaplane se dit « hang-glider » (le pilote est suspendu sous l'aile). « Glider » désigne un planeur et « paraglider » un parapente.

Le variomètre est appelé en anglais :

  1. A.airspeed indicator
  2. B.turn and bank indicator
  3. C.vertical speed indicator
  4. D.attitude indicator

Bonne réponse : C — vertical speed indicator

Le variomètre indique la vitesse verticale : c'est le « vertical speed indicator » (VSI). L'« airspeed indicator » est l'anémomètre et l'« attitude indicator » l'horizon artificiel.

Les tourbillons marginaux sont réduits par l'utilisation de :

  1. A.tailets
  2. B.winglets
  3. C.slats
  4. D.stabilons

Bonne réponse : B — winglets

Les « winglets » sont des ailettes placées en bout d'aile qui réduisent les tourbillons marginaux, donc la traînée induite. Les « slats » sont les becs de bord d'attaque.

What would be the best definition for the space shuttle ?

  1. A.A manned spacecraft that can glide to a landing
  2. B.An unmanned spacecraft that can be operated several times
  3. C.A spaceship that can take off like a conventional airplane
  4. D.An air carrier designed by the USA

Bonne réponse : A — A manned spacecraft that can glide to a landing

La navette spatiale américaine était un véhicule habité (manned) qui revenait sur Terre en vol plané pour atterrir sur une piste. Elle décollait verticalement comme une fusée, et non comme un avion.

Le terme « steerable nose wheel » désigne :

  1. A.une roulette de nez fixe
  2. B.une roulette de queue orientable
  3. C.une roulette de nez orientable
  4. D.le pneu avant orientable

Bonne réponse : C — une roulette de nez orientable

« Nose wheel » est la roulette de nez et « steerable » signifie orientable (dirigeable) : il s'agit de la roulette de nez orientable, commandée en général par le palonnier.

The red navigation light is located :

  1. A.on the right wing
  2. B.on the left wing
  3. C.on the lower part of the fuselage
  4. D.on the engine cowling

Bonne réponse : B — on the left wing

Le feu de navigation rouge est placé en bout d'aile gauche (left wing), le vert en bout d'aile droite et le blanc à l'arrière.

A « sweptback wing aircraft » désigne un avion :

  1. A.à ailes hautes
  2. B.à ailes basses
  3. C.équipé d'un plan canard
  4. D.à ailes en flèche

Bonne réponse : D — à ailes en flèche

« Swept back » signifie balayé vers l'arrière : un « sweptback wing aircraft » est un avion à ailes en flèche, comme la plupart des avions de ligne à réaction.

Le terme anglais « pitch » concernant une hélice fait référence à :

  1. A.sa longueur
  2. B.son pas
  3. C.son mode de fixation au moyeu
  4. D.sa corde

Bonne réponse : B — son pas

Pour une hélice, « pitch » désigne le pas (d'où « variable pitch propeller », hélice à pas variable). Appliqué à l'avion, « pitch » désigne aussi le tangage.

Pendant un essai radio, la tour de contrôle vous répond : « Loud and clear ». Cela signifie que :

  1. A.le volume de votre radio est trop élevé
  2. B.la tour de contrôle vous reçoit cinq sur cinq
  3. C.votre émission radio est hachée
  4. D.il est clair que votre radio ne fonctionne pas

Bonne réponse : B — la tour de contrôle vous reçoit cinq sur cinq

« Loud and clear » (fort et clair) signifie que la réception est parfaite, c'est-à-dire « cinq sur cinq » en phraséologie française.