Annale BIA 2010 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2010 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 2010 en conditions réelles (2 h 30)
120 questions

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de traînée minimum :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : A — le point A

Le point de traînée minimum est le point de la polaire situé le plus à gauche, c'est-à-dire celui dont le Cx est le plus faible. Sur la figure, c'est le point A. Le point C, où la droite issue de l'origine est tangente à la courbe, correspond à la finesse maximale, et le point D, le plus haut, au Cz maximal (décrochage).

La corde d'un profil est le segment qui joint :

  1. A.l'emplanture à l'extrémité de l'aile
  2. B.les deux extrémités d'une aile
  3. C.le bord de fuite au bord d'attaque
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : C — le bord de fuite au bord d'attaque

La corde de profil est le segment de droite qui relie le bord d'attaque au bord de fuite d'un profil. Le segment qui joint les deux extrémités de l'aile correspond à l'envergure, à ne pas confondre.

Un corps se déplace à la vitesse de 100 km/h ; en passant à la vitesse de 300 km/h, sa résistance aérodynamique :

  1. A.ne change pas
  2. B.est multipliée par 9
  3. C.est multipliée par 3
  4. D.diminue légèrement

Bonne réponse : B — est multipliée par 9

La résistance aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse (R = 1/2 ρ S V² C). La vitesse est multipliée par 3, la résistance est donc multipliée par 3² = 9. Le piège est de croire à une proportionnalité simple.

La traînée induite d'une aile :

  1. A.augmente avec l'allongement
  2. B.diminue quand la portance augmente
  3. C.est une des conséquences de la présence de moucherons collés sur le bord d'attaque
  4. D.est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

Bonne réponse : D — est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

La surpression d'intrados et la dépression d'extrados provoquent un contournement de l'air en bout d'aile, d'où les tourbillons marginaux responsables de la traînée induite. Elle diminue quand l'allongement augmente et croît avec la portance (fort Cz, basse vitesse).

L'angle de calage de l'aile est l'angle compris entre :

  1. A.la trajectoire et l'axe longitudinal de l'avion
  2. B.la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion
  3. C.la trajectoire et l'horizontale
  4. D.la corde de profil et l'horizontale

Bonne réponse : B — la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion

Le calage est un angle fixe, construit, entre la corde de profil de l'aile et l'axe longitudinal du fuselage. L'angle entre la corde et la trajectoire est l'incidence, et celui entre la trajectoire et l'horizontale est la pente.

La portance est :

  1. A.proportionnelle à la masse volumique de l'air
  2. B.proportionnelle au carré de la vitesse
  3. C.proportionnelle au carré de la surface alaire
  4. D.les réponses a et b sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses a et b sont exactes

D'après la formule Fz = 1/2 ρ S V² Cz, la portance est proportionnelle à la masse volumique de l'air et au carré de la vitesse. Elle est proportionnelle à la surface alaire, et non à son carré.

Tous les facteurs énoncés ci-dessous influencent la force aérodynamique sauf un (indiquer lequel) :

  1. A.la température de l'air du jour
  2. B.la propreté de l'aile
  3. C.le poids de l'aile
  4. D.la surface alaire

Bonne réponse : C — le poids de l'aile

La force aérodynamique dépend de la masse volumique de l'air (donc de sa température), de la surface, de la vitesse et du coefficient aérodynamique, lequel dépend de l'état de surface de l'aile. Le poids de l'aile n'intervient pas dans la formule de la résultante aérodynamique.

Le foyer d'un profil est :

  1. A.confondu avec le centre de poussée
  2. B.situé au bord d'attaque
  3. C.situé environ à 25 % de la corde à partir du bord d'attaque
  4. D.situé environ à 25 % de la corde à partir du bord de fuite

Bonne réponse : C — situé environ à 25 % de la corde à partir du bord d'attaque

Le foyer est le point où s'appliquent les variations de portance quand l'incidence varie ; pour un profil classique il se situe vers le quart avant de la corde, mesuré depuis le bord d'attaque. Il ne se confond pas avec le centre de poussée, qui se déplace avec l'incidence.

Le compensateur de profondeur d'un avion sert à :

  1. A.compenser les effets d'une accélération brutale consécutive à un décrochage
  2. B.compenser la pression à exercer sur l'un des palonniers
  3. C.éviter que la bille tombe à l'intérieur du virage
  4. D.réduire les efforts à fournir sur le manche

Bonne réponse : D — réduire les efforts à fournir sur le manche

Le compensateur (ou tab) de profondeur permet d'annuler l'effort que le pilote doit maintenir sur le manche pour tenir une assiette donnée. Il ne concerne ni les palonniers ni la symétrie du vol.

Les turbulences de sillage d'un avion sont fonction :

  1. A.de sa vitesse
  2. B.de son envergure
  3. C.de sa masse
  4. D.toutes les réponses précédentes sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les réponses précédentes sont exactes

Les tourbillons de sillage naissent en bout d'aile et leur intensité croît avec la masse de l'avion (portance à produire), diminue avec la vitesse et dépend de l'envergure. Les trois paramètres interviennent : un avion lourd, lent et à faible envergure génère le sillage le plus dangereux.

L'effet ne dépendant pas du sens de rotation du moteur est :

  1. A.le lacet inverse
  2. B.le couple gyroscopique
  3. C.le couple de renversement
  4. D.le souffle hélicoïdal

Bonne réponse : A — le lacet inverse

Le couple de renversement, le souffle hélicoïdal et l'effet gyroscopique sont des effets moteur-hélice dont le sens dépend du sens de rotation de l'hélice. Le lacet inverse est un effet secondaire du braquage des ailerons (différence de traînée entre les deux ailes) : il n'a rien à voir avec le moteur.

Lorsqu'un avion est centré avant :

  1. A.sa stabilité augmente
  2. B.sa stabilité diminue et sa maniabilité augmente
  3. C.sa maniabilité augmente
  4. D.sa maniabilité et sa stabilité diminuent

Bonne réponse : A — sa stabilité augmente

Plus le centre de gravité est en avant du foyer, plus la marge statique est grande : l'avion est plus stable mais moins maniable. Un centrage arrière produit l'effet inverse.

Le décrochage se produit toujours :

  1. A.à la même vitesse
  2. B.à la même incidence
  3. C.à la même inclinaison
  4. D.avec la même assiette

Bonne réponse : B — à la même incidence

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique, valeur fixe pour une aile dans une configuration donnée. La vitesse de décrochage varie avec la masse, l'inclinaison (facteur de charge) et la configuration, et l'assiette au décrochage peut être quelconque.

La commande permettant de gérer la symétrie du vol d'un avion est :

  1. A.le manche par un déplacement latéral
  2. B.la commande de pression d'admission
  3. C.les palonniers
  4. D.la commande de sortie des hypersustentateurs de bord de fuite

Bonne réponse : C — les palonniers

Les palonniers agissent sur la gouverne de direction, autour de l'axe de lacet ; ils permettent de centrer la bille et donc de maintenir un vol symétrique. Le déplacement latéral du manche commande le roulis par les ailerons.

Un planeur de finesse 40 vole en air calme, sa vitesse-air est de 108 km/h. Sa vitesse verticale est donc :

  1. A.0,75 m/s
  2. B.1,08 m/s
  3. C.1,33 m/s
  4. D.40 km/h

Bonne réponse : A — 0,75 m/s

En vol plané, la finesse est égale au rapport vitesse sur trajectoire / vitesse verticale. 108 km/h = 30 m/s, donc Vz = 30 / 40 = 0,75 m/s.

En montée rectiligne uniforme, la portance :

  1. A.est inférieure au poids
  2. B.est supérieure au poids
  3. C.est égale au poids
  4. D.est égale à la traînée

Bonne réponse : A — est inférieure au poids

En montée stabilisée, le poids se décompose selon la trajectoire : la portance n'équilibre que sa composante perpendiculaire, P × cos(pente). Elle est donc légèrement inférieure au poids ; c'est la traction qui équilibre la traînée et la composante du poids le long de la trajectoire.

En montée rectiligne uniforme, la traction de l'hélice :

  1. A.est supérieure à la traînée
  2. B.est inférieure à la traînée
  3. C.est égale à la traînée
  4. D.équilibre le poids

Bonne réponse : A — est supérieure à la traînée

En montée stabilisée, la traction doit équilibrer la traînée et en plus la composante du poids dirigée vers l'arrière de la trajectoire (P × sin(pente)). Elle est donc supérieure à la traînée ; en palier, elle lui serait égale.

Un avion est en virage symétrique, à altitude et vitesse constantes. Le facteur de charge est égal au rapport :

  1. A.portance / poids réel
  2. B.1 / cos (inclinaison)
  3. C.poids apparent / poids réel
  4. D.toutes les propositions précédentes sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions précédentes sont exactes

Le facteur de charge se définit comme le rapport portance / poids, qui est aussi le rapport poids apparent / poids réel. En virage en palier, la composante verticale de la portance équilibre le poids, Fz × cos(inclinaison) = P, d'où n = 1 / cos(inclinaison). Les trois expressions sont équivalentes.

Sur piste horizontale, la longueur du roulage nécessaire au décollage augmente :

  1. A.avec l'altitude pression
  2. B.avec la température de l'air
  3. C.avec la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

Une altitude pression élevée et une température élevée diminuent la masse volumique de l'air, ce qui réduit la portance et la puissance du moteur : il faut une vitesse sol et une distance plus grandes. Le vent arrière augmente la vitesse sol nécessaire pour atteindre la vitesse air de décollage. Les trois facteurs allongent le roulage.

Par la manœuvre de quelle commande est gérée la symétrie du vol de l'avion :

  1. A.le déplacement latéral du manche
  2. B.le réglage de la puissance du moteur
  3. C.les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction
  4. D.le déplacement d'avant en arrière du manche

Bonne réponse : C — les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction

La symétrie du vol (bille au centre) se contrôle autour de l'axe de lacet, grâce aux palonniers qui braquent la gouverne de direction. Le manche agit sur le roulis (latéralement) et sur le tangage (d'avant en arrière).

La gouverne de direction est une surface :

  1. A.fixe et horizontale placée à l'arrière de l'avion
  2. B.mobile et verticale placée à l'arrière de l'avion
  3. C.mobile et située à l'extrémité de chaque demi-aile
  4. D.fixe et verticale placée à l'arrière de l'avion

Bonne réponse : B — mobile et verticale placée à l'arrière de l'avion

La gouverne de direction est la partie mobile de l'empennage vertical, articulée sur la dérive (partie fixe). Les surfaces mobiles en bout d'aile sont les ailerons, et la surface fixe horizontale est le plan fixe de l'empennage horizontal.

Identifier les éléments 1, 2 et 3 de la structure représentée :

  1. A.1 = nervure, 2 = couple, 3 = lisse
  2. B.1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise
  3. C.1 = poutre, 2 = traverse, 3 = semelle
  4. D.1 = couple, 2 = entretoise, 3 = traverse

Bonne réponse : B — 1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise

Dans une aile, le longeron est la poutre principale disposée dans le sens de l'envergure, les nervures donnent la forme du profil, et les entretoises relient les longerons entre eux. Les couples et les lisses sont des éléments du fuselage.

Pour déterminer l'envergure de cet avion, vous effectuez la somme des longueurs suivantes :

  1. A.A + A
  2. B.B + B
  3. C.A + C + A
  4. D.B + C + B

Bonne réponse : D — B + C + B

L'envergure est la distance entre les deux extrémités d'aile, mesurée perpendiculairement à l'axe longitudinal. Elle vaut la largeur du fuselage (C) plus les deux projections horizontales de chaque demi-aile (B). Le piège est la longueur A, mesurée le long du bord d'attaque en flèche, qui est plus longue que B.

Une aile rectangulaire a les caractéristiques suivantes : envergure 10 mètres, longueur de la corde 1 mètre. Son allongement est :

  1. A.50
  2. B.5
  3. C.10
  4. D.100

Bonne réponse : C — 10

L'allongement est le rapport envergure / corde moyenne, ou envergure² / surface. Ici 10 / 1 = 10 (ou 100 m² / 10 m² = 10).

Un avion qualifié de « canard » est caractérisé par :

  1. A.la présence de becs de bord d'attaque, ayant la forme d'un bec de canard
  2. B.son train d'atterrissage mixte (flotteurs avec roues déployables) permettant de se poser sur la terre ou sur l'eau
  3. C.la nature de son revêtement d'aile comportant des micro-stries imitant celles des plumes d'un canard
  4. D.une gouverne de profondeur placée en avant de l'aile

Bonne réponse : D — une gouverne de profondeur placée en avant de l'aile

Une formule canard place le plan horizontal (et la gouverne de profondeur) à l'avant de l'aile principale, comme le Rafale ou le Flyer des frères Wright. Le nom ne fait référence ni aux becs, ni au train amphibie, ni au revêtement.

La description correcte de l'avion représenté est :

  1. A.aile basse à dièdre positif et dérive surélevée
  2. B.aile médiane à dièdre positif et empennage papillon
  3. C.aile basse à flèche positive et empennage cruciforme
  4. D.aile médiane à dièdre positif et empennage en « T »

Bonne réponse : B — aile médiane à dièdre positif et empennage papillon

L'avion vu de face montre une aile attachée à mi-hauteur du fuselage dont les extrémités remontent (dièdre positif), et un empennage formé de deux surfaces inclinées en V : c'est un empennage papillon.

Par rapport au train d'atterrissage classique, le train d'atterrissage tricycle a pour avantage :

  1. A.une meilleure visibilité au roulage
  2. B.une traînée plus faible en vol
  3. C.une meilleure stabilité au roulage
  4. D.les propositions a et c sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions a et c sont exactes

Avec un train tricycle, l'avion roule à plat : le pilote voit devant lui, et le centre de gravité placé en avant du train principal rend l'avion stable en direction (pas de tendance au cheval de bois). La roulette avant ajoute plutôt de la traînée.

À bord des avions légers, on rencontre souvent une alimentation électrique en :

  1. A.220 volts
  2. B.110 volts
  3. C.12 volts
  4. D.50 Hz

Bonne réponse : C — 12 volts

Les avions légers utilisent un réseau électrique en courant continu de 12 V (parfois 24 V), alimenté par une batterie et un alternateur. Le 50 Hz est la fréquence du courant alternatif domestique.

La pompe électrique de gavage est utilisée :

  1. A.pour la mise en route du moteur
  2. B.pour prévenir une panne de la pompe principale au décollage ou à l'atterrissage
  3. C.pour lutter contre la formation de « vapor lock »
  4. D.pour tous les cas ci-dessus

Bonne réponse : D — pour tous les cas ci-dessus

La pompe électrique auxiliaire alimente le moteur au démarrage, sert de secours à la pompe mécanique lors des phases critiques (décollage, atterrissage) et maintient le carburant sous pression, ce qui limite la formation de bouchons de vapeur (vapor lock).

La richesse du mélange :

  1. A.augmente avec l'altitude
  2. B.diminue avec l'altitude
  3. C.reste constante quelle que soit l'altitude
  4. D.varie avec la pression d'admission

Bonne réponse : A — augmente avec l'altitude

Quand l'altitude augmente, l'air devient moins dense alors que le carburateur débite toujours la même quantité d'essence : le mélange s'enrichit. Le pilote doit donc l'appauvrir avec la commande de mélange.

Un avion « Push Pull » est un avion qui est équipé :

  1. A.d'un système de marche arrière permettant des manœuvres aisées au sol
  2. B.d'une motorisation à deux positions (tout ou rien)
  3. C.de deux moteurs alignés sur l'axe longitudinal, fonctionnant l'un en traction l'autre en propulsion
  4. D.d'un pilotage automatique par GPS, enclenché par une simple pression sur un bouton situé sur le manche (push) et libéré en tirant sur ce même bouton (pull)

Bonne réponse : C — de deux moteurs alignés sur l'axe longitudinal, fonctionnant l'un en traction l'autre en propulsion

Un bimoteur push-pull (comme le Cessna 337 Skymaster) a un moteur à l'avant qui tire (pull, traction) et un moteur à l'arrière qui pousse (push, propulsion), tous deux sur l'axe du fuselage. En cas de panne d'un moteur, il n'y a pas de dissymétrie de traction.

Un des matériaux ci-dessous n'est pas utilisé pour la réalisation d'une hélice d'avion léger ou ULM. Indiquez lequel :

  1. A.un alliage tungstène-céramique
  2. B.le bois
  3. C.un alliage d'aluminium
  4. D.un composite à fibres de carbone

Bonne réponse : A — un alliage tungstène-céramique

Les hélices d'avions légers et d'ULM sont en bois, en alliage d'aluminium ou en composite (fibres de carbone ou de verre). Un alliage tungstène-céramique serait beaucoup trop lourd et fragile ; il n'existe pas pour cet usage.

Mettre une hélice en drapeau consiste à amener les pales dans une position telle que :

  1. A.l'angle de calage soit nul
  2. B.l'angle d'incidence soit maximum
  3. C.le pas soit nul
  4. D.l'angle de calage soit voisin de 90°

Bonne réponse : D — l'angle de calage soit voisin de 90°

En drapeau, les pales sont orientées dans le lit du vent, avec un calage proche de 90° : elles offrent alors une traînée minimale et l'hélice d'un moteur en panne cesse de tourner en moulinet. Un calage nul (petit pas extrême) produirait au contraire une forte traînée.

Dans un turboréacteur, l'air suit le trajet suivant :

  1. A.tuyère, turbine, chambre de combustion, compresseur
  2. B.compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère
  3. C.turbine, compresseur, chambre de combustion, tuyère
  4. D.compresseur, tuyère, chambre de combustion, turbine

Bonne réponse : B — compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère

L'air est d'abord comprimé par le compresseur, puis chauffé par la combustion dans la chambre ; les gaz chauds se détendent dans la turbine, qui entraîne le compresseur, et enfin dans la tuyère, qui les accélère pour produire la poussée.

La plupart des moteurs d'avions légers sont équipés d'un système de double allumage qui a pour principal avantage :

  1. A.d'améliorer la combustion et d'augmenter la sécurité en vol
  2. B.de diminuer l'usure des bougies
  3. C.de réduire la consommation de carburant
  4. D.de réguler la consommation électrique

Bonne réponse : A — d'améliorer la combustion et d'augmenter la sécurité en vol

Chaque cylindre a deux bougies alimentées par deux magnétos indépendantes. La combustion est plus rapide et plus complète, et surtout la panne d'un circuit n'arrête pas le moteur : c'est un gain de sécurité.

Dans un moteur à pistons, le vilebrequin :

  1. A.sert à limiter la course du cylindre
  2. B.transmet le mouvement des soupapes aux bielles
  3. C.transmet le mouvement des pistons aux cylindres
  4. D.transmet le mouvement des pistons à l'arbre de l'hélice

Bonne réponse : D — transmet le mouvement des pistons à l'arbre de l'hélice

Les bielles transmettent au vilebrequin le mouvement alternatif des pistons, que celui-ci transforme en mouvement de rotation pour entraîner l'hélice. Les soupapes sont commandées par l'arbre à cames.

Sur le cadran de l'anémomètre, la vitesse de décrochage en configuration atterrissage Vs0 est représentée par :

  1. A.le début de l'arc vert
  2. B.le début de l'arc blanc
  3. C.le début de l'arc jaune
  4. D.un trait rouge

Bonne réponse : B — le début de l'arc blanc

L'arc blanc est la plage d'utilisation des volets : son début correspond à Vs0 (décrochage volets sortis, train sorti, masse maximale) et sa fin à VFE. Le début de l'arc vert correspond à Vs1, décrochage en configuration lisse.

Un variomètre permet de mesurer :

  1. A.la vitesse propre de l'avion
  2. B.l'altitude de l'avion
  3. C.la vitesse verticale de l'avion
  4. D.l'orientation de la trajectoire de l'avion

Bonne réponse : C — la vitesse verticale de l'avion

Le variomètre mesure la vitesse de variation de la pression statique, c'est-à-dire la vitesse verticale de montée ou de descente, en ft/min ou m/s. La vitesse propre est donnée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

Parmi ces instruments, indiquez lequel n'a pas besoin d'être réglé par le pilote avant décollage :

  1. A.l'altimètre
  2. B.l'indicateur de virage
  3. C.le conservateur de cap (ou directionnel)
  4. D.aucune des propositions n'est exacte

Bonne réponse : B — l'indicateur de virage

L'altimètre doit être calé (QNH ou QFE) et le conservateur de cap recalé sur le compas avant le départ. L'indicateur de virage n'a aucun réglage : on se contente de vérifier son fonctionnement au roulage.

L'avion est en vol horizontal stabilisé. Le compas magnétique dont la déviation est négligeable indique 010° tandis que le conservateur de cap indique 050°. Pour suivre le cap magnétique 030, le pilote doit :

  1. A.recaler son conservateur de cap et effectuer un virage de 20° vers la droite
  2. B.ne pas toucher à son conservateur de cap et effectuer un virage de 20° vers la gauche
  3. C.continuer sa route sans virer car la valeur moyenne de son cap est 030°
  4. D.on ne peut pas répondre à la question sans connaître la déclinaison locale

Bonne réponse : A — recaler son conservateur de cap et effectuer un virage de 20° vers la droite

En vol stabilisé, le compas donne le cap magnétique exact (010°) ; le conservateur a dérivé et doit être recalé sur 010°. Pour passer de 010° à 030°, il faut ensuite virer de 20° vers la droite. La déclinaison n'intervient pas puisqu'on raisonne en cap magnétique.

Le degré hygrométrique est :

  1. A.le degré de température utilisé dans l'échelle de mesure Kelvin
  2. B.le degré de température utilisé dans l'échelle de mesure Celsius
  3. C.le rapport entre la masse de vapeur d'eau contenue effectivement dans l'air et celle que cet air peut contenir au maximum
  4. D.la différence de température entre les deux thermomètres d'un hygromètre

Bonne réponse : C — le rapport entre la masse de vapeur d'eau contenue effectivement dans l'air et celle que cet air peut contenir au maximum

Le degré hygrométrique, ou humidité relative, est le rapport entre la quantité de vapeur d'eau présente dans l'air et la quantité maximale qu'il pourrait contenir à la même température, exprimé en pourcentage. À 100 %, l'air est saturé.

Sur une carte météorologique, une ligne festonnée de triangles indique la présence :

  1. A.d'un front froid
  2. B.d'un front chaud
  3. C.d'une dorsale barométrique
  4. D.d'une dépression

Bonne réponse : A — d'un front froid

Par convention, le front froid est représenté par une ligne garnie de triangles (en bleu), le front chaud par des demi-cercles (en rouge) et l'occlusion par une alternance de triangles et de demi-cercles.

L'appareil servant à indiquer la direction du vent s'appelle :

  1. A.une rose des vents
  2. B.un anémomètre
  3. C.une girouette
  4. D.un directionnel

Bonne réponse : C — une girouette

La girouette (ou la manche à air sur un aérodrome) indique la direction d'où vient le vent. L'anémomètre en mesure la vitesse, et le directionnel est un instrument de bord gyroscopique.

L'unité de pression utilisée dans le système international et en aéronautique est :

  1. A.le pascal
  2. B.le newton
  3. C.le millimètre de mercure
  4. D.l'isobare

Bonne réponse : A — le pascal

L'unité SI de pression est le pascal (1 Pa = 1 N/m²) ; en aéronautique on utilise son multiple l'hectopascal (hPa). Le newton est une unité de force et l'isobare une ligne d'égale pression.

Vers 11 000 m d'altitude aux latitudes tempérées, on observe une surface de séparation entre deux couches de l'atmosphère. Elle est appelée :

  1. A.troposphère
  2. B.tropopause
  3. C.stratosphère
  4. D.mésosphère

Bonne réponse : B — tropopause

La tropopause sépare la troposphère, où la température décroît avec l'altitude, de la stratosphère, où elle se stabilise. Aux latitudes tempérées, elle se situe vers 11 km (36 000 ft dans l'atmosphère standard). Les autres termes désignent des couches, pas des surfaces de séparation.

Selon l'atmosphère standard, le gradient de température en s'élevant en altitude dans les basses couches est de :

  1. A.+ 2 °C par 1 000 pieds
  2. B.+ 2 °C par 1 000 mètres
  3. C.- 2 °C par 1 000 pieds
  4. D.- 2 °C par 1 000 mètres

Bonne réponse : C — - 2 °C par 1 000 pieds

Dans l'atmosphère standard, la température diminue de 6,5 °C par 1 000 m dans la troposphère, soit environ 2 °C par 1 000 ft. Il s'agit bien d'une baisse ; le piège est de confondre pieds et mètres.

La pression atmosphérique provient :

  1. A.du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air
  2. B.du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation
  3. C.du vent
  4. D.de l'échauffement de l'air par le soleil

Bonne réponse : B — du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation

La pression atmosphérique en un point est le poids de la colonne d'air qui le surmonte, rapporté à une unité de surface. C'est pourquoi elle diminue lorsqu'on s'élève : il reste moins d'air au-dessus.

La pollution atmosphérique liée aux activités humaines :

  1. A.a pour effet d'élever la température de la surface terrestre
  2. B.appauvrit la stratosphère en ozone qui nous protège des rayons ultraviolets
  3. C.entraîne des mutations importantes de la faune et de la flore
  4. D.toutes ces affirmations sont exactes

Bonne réponse : D — toutes ces affirmations sont exactes

Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines renforcent l'effet de serre et réchauffent la surface ; certains composés (CFC) détruisent l'ozone stratosphérique qui filtre les ultraviolets ; ces changements perturbent les écosystèmes. Les trois effets sont cités par la doctrine du BIA.

Dans la troposphère, aux latitudes tempérées, les nuages de l'étage moyen sont situés entre :

  1. A.2 000 et 6 000 pieds
  2. B.2 000 et 6 000 mètres
  3. C.10 000 et 20 000 pieds
  4. D.6 000 et 12 000 mètres

Bonne réponse : B — 2 000 et 6 000 mètres

Aux latitudes tempérées, l'étage moyen (altostratus, altocumulus) s'étend d'environ 2 000 m à 6 000-7 000 m. L'étage inférieur va du sol à 2 000 m et l'étage supérieur se situe au-dessus de 6 000 m environ. Attention à l'unité : 2 000 à 6 000 pieds correspond à l'étage inférieur.

La brume sèche :

  1. A.est constituée de particules solides (sable, poussières, impuretés) en suspension dans l'air non saturé d'humidité
  2. B.est due en grande partie à l'activité industrielle qui se développe sur la planète
  3. C.se forme fréquemment en période de beau temps
  4. D.toutes ces affirmations sont exactes

Bonne réponse : D — toutes ces affirmations sont exactes

La brume sèche est formée de fines particules solides (poussières, sable, fumées) en suspension dans un air non saturé ; une grande part provient des rejets industriels et urbains. Elle s'accumule par temps anticyclonique, stable et sans vent, donc en période de beau temps.

Au sommet de la troposphère, on peut rencontrer un vent très fort, qui peut atteindre 300 km/h. Un tel vent est appelé :

  1. A.alizé
  2. B.Gulf Stream
  3. C.courant-jet
  4. D.tramontane

Bonne réponse : C — courant-jet

Le courant-jet (jet stream) est un étroit couloir de vent très fort situé près de la tropopause, où la vitesse peut dépasser 300 km/h. Les alizés sont des vents de basses couches, la tramontane un vent local, et le Gulf Stream un courant marin.

Les stratus sont des nuages :

  1. A.dangereux à cause des turbulences et précipitations qui leur sont associées
  2. B.dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.résultant d'ascendances qui permettent le vol à voile
  4. D.de grande étendue verticale

Bonne réponse : B — dangereux par la faible hauteur de leur base

Le stratus est un nuage stable, en couche grise uniforme, dont la base est très basse, parfois proche du sol. Son danger pour le vol à vue tient au plafond bas et à la faible visibilité, non à la turbulence ni aux ascendances.

Indiquez lequel de ces groupes de nuages ne contient que des nuages stables :

  1. A.stratus, cumulonimbus, altocumulus, cirrus
  2. B.altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus
  3. C.cumulus, cirrocumulus, stratocumulus, altocumulus
  4. D.nimbostratus, cumulonimbus, cirrus, altocumulus

Bonne réponse : B — altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus

Les nuages en couche (stratus, altostratus, cirrostratus) et les cirrus se forment dans un air stable. Les groupes qui contiennent des cumulonimbus, des cumulus ou des nuages à caractère cumuliforme (-cumulus) traduisent de l'instabilité.

L'orage est caractéristique :

  1. A.du nimbostratus
  2. B.du stratus
  3. C.du cumulonimbus
  4. D.de l'altostratus

Bonne réponse : C — du cumulonimbus

L'orage, avec éclairs, tonnerre, fortes averses, grêle et turbulence violente, est associé au cumulonimbus, nuage d'instabilité à très grand développement vertical. Le nimbostratus donne des pluies continues mais pas d'orage.

L'occlusion est une zone :

  1. A.généralement peu active
  2. B.avec orages fréquents mais toutefois avec une visibilité correcte
  3. C.toujours sans nuage
  4. D.nuageuse, pluvieuse, avec le plus souvent des plafonds bas

Bonne réponse : D — nuageuse, pluvieuse, avec le plus souvent des plafonds bas

L'occlusion naît quand le front froid rattrape le front chaud ; elle combine leurs systèmes nuageux. Elle s'accompagne d'une couche nuageuse épaisse, de précipitations et de plafonds bas, ce qui la rend pénalisante pour le vol à vue.

La cause la plus fréquente de formation des nuages dans l'atmosphère est :

  1. A.un soulèvement d'un ensemble de particules d'air humide
  2. B.un affaissement d'un ensemble de particules d'air humide
  3. C.un réchauffement de l'air en altitude
  4. D.une montée rapide des températures

Bonne réponse : A — un soulèvement d'un ensemble de particules d'air humide

En s'élevant, l'air humide se détend et se refroidit jusqu'à saturation : la vapeur d'eau se condense et forme le nuage. Ce soulèvement peut être dû à la convection, au relief ou à un front. L'affaissement, au contraire, réchauffe l'air et dissipe les nuages.

Les nuages qui peuvent donner des averses sont :

  1. A.le cumulus congestus et le cumulonimbus
  2. B.le nimbus et le nimbostratus
  3. C.le stratus et le stratocumulus
  4. D.le cirrus et le cirrocumulus

Bonne réponse : A — le cumulus congestus et le cumulonimbus

Les averses sont des précipitations brèves et intenses issues de nuages convectifs, donc cumuliformes : cumulus congestus et cumulonimbus. Le nimbostratus donne des précipitations continues, le stratus de la bruine.

Dans le dossier météorologique du pilote, le TAF est un message :

  1. A.de prévision du temps à un endroit donné
  2. B.d'observation du temps en un lieu donné
  3. C.de prévision du temps sous forme d'une carte
  4. D.d'observation du temps sous forme d'une carte

Bonne réponse : A — de prévision du temps à un endroit donné

Le TAF est une prévision d'aérodrome, valable pour un lieu donné sur une période de 9 à 30 heures. Le METAR est l'observation d'aérodrome et la carte TEMSI une prévision sous forme de carte.

La lecture sur une carte de prévision du symbole suivant (un chevron simple « ^ » tracé sur une ligne horizontale) signifie :

  1. A.givrage fort
  2. B.averses de pluie
  3. C.grêle
  4. D.turbulence modérée

Bonne réponse : D — turbulence modérée

Sur les cartes TEMSI, la turbulence est représentée par un chevron : un seul chevron indique une turbulence modérée, deux chevrons superposés une turbulence forte. Le givrage se symbolise par un arc traversé de traits verticaux, la grêle par un triangle.

En France, un aéronef se dirige vers une dépression. Le pilote peut s'attendre à :

  1. A.une dérive gauche
  2. B.une dérive droite
  3. C.une dérive nulle
  4. D.une dérive tantôt gauche tantôt droite

Bonne réponse : B — une dérive droite

Dans l'hémisphère Nord, le vent tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Selon la loi de Buys-Ballot, dos au vent on a la dépression sur sa gauche : en faisant face à la dépression, le vent vient donc de la gauche et pousse l'avion vers la droite. La dérive est droite.

En France, un pilote d'aéronef doit posséder un certificat médical d'aptitude physique et mentale :

  1. A.dans tous les cas. De plus, ce certificat doit être délivré par un médecin agréé par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile)
  2. B.ce certificat est toujours facultatif
  3. C.aucun certificat n'est exigible quel que soit le type d'aéronef
  4. D.les conditions médicales dépendent du type d'aéronef à piloter

Bonne réponse : A — dans tous les cas. De plus, ce certificat doit être délivré par un médecin agréé par la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile)

Tout pilote doit être titulaire d'un certificat médical en état de validité, délivré par un médecin examinateur agréé par l'autorité (la DGAC en France). Le niveau d'exigence varie selon la licence, mais le certificat est obligatoire dans tous les cas.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

La visite prévol est de la responsabilité du commandant de bord, qui doit l'effectuer avant chaque vol, selon la check-list du manuel de vol. Elle ne se délègue pas au mécanicien et ne se limite pas au premier vol de la journée.

En France métropolitaine, en un lieu déterminé, la nuit aéronautique :

  1. A.commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil
  2. B.commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  3. C.commence 30 minutes avant le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil
  4. D.commence 2 heures après le coucher du soleil

Bonne réponse : B — commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil

En France métropolitaine, la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant son lever. Elle est donc plus courte que la nuit astronomique entre coucher et lever.

En vol à voile, lorsque deux planeurs arrivent face à face, dont un avec la montagne sur sa droite :

  1. A.le planeur ayant la montagne à sa droite a la priorité, il poursuit sa trajectoire
  2. B.chacun doit dégager sur sa droite
  3. C.le planeur ayant la montagne à sa gauche doit dégager sur sa droite
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses a et c sont exactes

En vol de pente, le planeur qui a le relief à sa droite ne peut pas s'écarter vers la droite : il a la priorité et poursuit sa route. L'autre, qui a la pente à sa gauche, dégage par sa droite, donc en s'éloignant du relief. Les deux affirmations décrivent la même règle.

La piste en service est la 21. Quels caps successifs devra prendre le pilote pour effectuer un tour de piste main gauche ? (vent traversier, vent arrière, étape de base, finale)

  1. A.300° - 30° - 120° - 210°
  2. B.30° - 120° - 300° - 210°
  3. C.120° - 30° - 300° - 210°
  4. D.210° - 120° - 300° - 30°

Bonne réponse : C — 120° - 30° - 300° - 210°

La piste 21 a un QFU de 210°. En tour de piste main gauche, chaque virage se fait de 90° vers la gauche : vent traversier 210 - 90 = 120°, vent arrière 030°, étape de base 300°, finale 210°.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.la pression au niveau de la mer
  3. C.la pression standard 1013 hPa
  4. D.la pression au sol (QFE)

Bonne réponse : C — la pression standard 1013 hPa

Un niveau de vol est une altitude pression lue avec l'altimètre calé sur la pression standard 1013,25 hPa, exprimée en centaines de pieds. Le calage QNH donne une altitude et le QFE une hauteur au-dessus de l'aérodrome.

Un aéronef doit changer d'espace aérien ; le contact radio :

  1. A.est inutile car aucune formalité n'est requise
  2. B.est inutile en vol à vue (VFR) et obligatoire en vol aux instruments (IR)
  3. C.est toujours obligatoire
  4. D.est obligatoire ou non selon les espaces concernés

Bonne réponse : D — est obligatoire ou non selon les espaces concernés

L'obligation de contact radio dépend de la classe et du type d'espace : elle s'impose par exemple pour pénétrer dans un espace contrôlé de classe D ou dans une zone réglementée, mais pas pour voler en espace G. Il faut donc consulter la carte pour chaque espace traversé.

Un pilote effectuant un vol à vue (VFR) sur une route magnétique 200° peut adopter le niveau de vol :

  1. A.FL 40
  2. B.FL 50
  3. C.FL 45
  4. D.FL 55

Bonne réponse : C — FL 45

Selon la règle semi-circulaire en VFR, pour une route magnétique comprise entre 180° et 359°, on vole aux niveaux pairs + 500 ft : FL 45, 65, 85... Pour 000° à 179°, ce seraient les niveaux impairs + 500 ft (FL 35, 55...). Les niveaux ronds (FL 40, 50) sont réservés aux IFR.

Sur une carte de radionavigation dont l'échelle est de 1/1 000 000e, 1 cm représente :

  1. A.10 km
  2. B.1 km
  3. C.100 m
  4. D.10 m

Bonne réponse : A — 10 km

À l'échelle 1/1 000 000, 1 cm sur la carte représente 1 000 000 cm sur le terrain, soit 10 000 m, c'est-à-dire 10 km.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 minute correspond à une distance de :

  1. A.1 mile terrestre
  2. B.1 mille nautique
  3. C.60 milles nautiques
  4. D.60 kilomètres

Bonne réponse : B — 1 mille nautique

Le mille nautique est défini comme la longueur d'un arc de 1 minute de méridien (ou de grand cercle), soit 1 852 m. Un degré de méridien vaut donc 60 NM.

La différence d'heure de coucher du soleil sur deux aérodromes séparés de 7° 30' en longitude est :

  1. A.1 heure
  2. B.15 min
  3. C.30 min
  4. D.il n'y a pas de différence

Bonne réponse : C — 30 min

La Terre tourne de 360° en 24 h, soit 15° par heure ou 1° toutes les 4 minutes. Pour 7,5° d'écart en longitude : 7,5 × 4 = 30 minutes.

On détermine la position d'un point sur la surface de la Terre par sa latitude et sa longitude. Les latitudes varient de :

  1. A.0° à 180° et les longitudes de 0 à 90°
  2. B.0° à 90° et les longitudes de 0 à 360°
  3. C.0° à 90° et les longitudes de 0 à 180°
  4. D.0° à 180° et les longitudes de 0 à 360°

Bonne réponse : C — 0° à 90° et les longitudes de 0 à 180°

La latitude se compte de 0° à l'équateur à 90° aux pôles, Nord ou Sud. La longitude se compte de 0° au méridien de Greenwich à 180°, Est ou Ouest.

La dérive :

  1. A.est l'angle entre une route et un cap
  2. B.dépend de l'orientation et de la force du vent
  3. C.est fonction de la vitesse de l'aéronef
  4. D.toutes les propositions sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes

La dérive est l'angle entre le cap suivi et la route réellement parcourue. Elle dépend de la force du vent et de sa direction par rapport à la route, et diminue quand la vitesse propre augmente (dérive maximale ≈ 60 × Vw / Vp).

Le cheminement consiste :

  1. A.à suivre des lignes naturelles ou artificielles du sol facilement reconnaissables
  2. B.à suivre les indications du compas
  3. C.à suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR
  4. D.à demander son chemin par radio VHF

Bonne réponse : A — à suivre des lignes naturelles ou artificielles du sol facilement reconnaissables

Le cheminement est une méthode de navigation à vue qui consiste à suivre des repères linéaires au sol : routes, voies ferrées, rivières, côtes, lignes à haute tension. Suivre un cap au compas relève de la navigation à l'estime.

Un avion a une vitesse sol de 120 kt, donc un facteur de base = 60/120 = 0,5. Pour parcourir une distance de 50 NM, il mettra :

  1. A.2 min 30 s
  2. B.5 min
  3. C.25 min
  4. D.50 min

Bonne réponse : C — 25 min

Le facteur de base est le nombre de minutes pour parcourir 1 NM : 0,5 min/NM. Le temps vaut donc 50 × 0,5 = 25 minutes (vérification : 120 kt = 2 NM/min, 50 / 2 = 25 min).

Lors d'un vol de nuit, vous apercevez un aéronef. Vous voyez ses feux de navigation, vert à votre gauche et rouge à votre droite. Cet aéronef :

  1. A.suit la même route que vous
  2. B.vient face à vous
  3. C.vient de votre droite
  4. D.vient de votre gauche

Bonne réponse : B — vient face à vous

Le feu rouge est sur l'aile gauche d'un aéronef et le feu vert sur son aile droite. Si vous voyez le rouge à votre droite et le vert à votre gauche, sa gauche est en face de votre droite : il vient face à vous, risque de collision frontale.

Vous volez à bord d'un avion d'une ville A qui se trouve située par 45°N 5°W vers une ville B située par 45°N 5°E. Le soleil se couchera à la ville B :

  1. A.plus tôt qu'à la ville A
  2. B.plus tard qu'à la ville A
  3. C.à la même heure qu'à la ville A
  4. D.cela dépend de la saison

Bonne réponse : A — plus tôt qu'à la ville A

Le soleil se déplace apparemment d'Est en Ouest. La ville B, située 10° plus à l'Est à la même latitude, voit le soleil se coucher avant la ville A, de 10 × 4 = 40 minutes.

Pour l'utilisation d'un GPS en vol VFR, il est conseillé :

  1. A.de s'assurer que l'appareil est homologué pour les conditions du vol projeté
  2. B.d'avoir une connaissance suffisante de l'équipement utilisé
  3. C.de mettre régulièrement à jour la base de données
  4. D.toutes les propositions sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes

Le GPS est une aide précieuse mais il faut savoir ce qu'il est autorisé à faire, bien maîtriser son fonctionnement pour éviter les erreurs de manipulation, et disposer d'une base de données à jour (espaces, fréquences, points). Il ne dispense jamais de la préparation et de la navigation à vue.

Le pilote peut se situer dans l'espace grâce aux informations fournies par :

  1. A.la vision
  2. B.l'oreille interne
  3. C.les muscles
  4. D.les 3 propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les 3 propositions ci-dessus sont exactes

L'orientation spatiale repose sur la vision (de loin la plus fiable), le système vestibulaire de l'oreille interne et les capteurs proprioceptifs des muscles et articulations. Sans références visuelles, les deux derniers peuvent tromper et provoquer la désorientation.

Les boissons déconseillées ou interdites avant d'entreprendre un vol sont :

  1. A.les jus de fruits non gazeux
  2. B.les boissons gazeuses
  3. C.le vin de table ou les apéritifs légers
  4. D.les propositions b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions b et c sont exactes

L'alcool, même en faible quantité, altère les réflexes et le jugement : il est interdit avant le vol. Les boissons gazeuses sont déconseillées car les gaz se dilatent en altitude avec la baisse de pression et provoquent des douleurs abdominales.

Le physicien Jacques CHARLES conçoit et essaye le ballon à hydrogène sur le Champ de Mars en l'année :

  1. A.1783
  2. B.1797
  3. C.1890
  4. D.1903

Bonne réponse : A — 1783

Le 27 août 1783, le ballon à hydrogène du physicien Charles, construit avec les frères Robert, s'élève du Champ de Mars, quelques semaines après la montgolfière d'Annonay. Le 1er décembre 1783, Charles et Robert effectuent le premier vol habité en ballon à gaz.

En 1910 est créée l'Inspection de l'aéronautique militaire, avec pour chef :

  1. A.le Général PÉTAIN
  2. B.le Général JOFFRE
  3. C.le Général ROQUES
  4. D.le Général NIVELLE

Bonne réponse : C — le Général ROQUES

En 1910, le général Pierre Roques prend la tête de l'Inspection permanente de l'aéronautique militaire, acte de naissance de l'aviation militaire française. Il est considéré comme le père de l'Armée de l'air.

L'aile de l'ÉOLE de Clément ADER avait la forme d'une aile de :

  1. A.chauve-souris
  2. B.aigle
  3. C.pigeon
  4. D.vautour

Bonne réponse : A — chauve-souris

Clément Ader s'inspira de la chauve-souris pour dessiner les ailes membraneuses et articulées de l'Éole, avec lequel il décolla brièvement le 9 octobre 1890. Ses appareils suivants (Avion III) reprirent la même forme.

L'un de ces événements aéronautiques a été réalisé en 1908. Indiquez lequel :

  1. A.le vol de Santos-Dumont sur son « XIV bis »
  2. B.le kilomètre en circuit fermé, par Henry Farman
  3. C.la traversée de la Manche par Louis Blériot
  4. D.le décollage d'un hydravion, par Henri Fabre

Bonne réponse : B — le kilomètre en circuit fermé, par Henry Farman

Le 13 janvier 1908, Henry Farman boucle le premier kilomètre en circuit fermé à Issy-les-Moulineaux. Santos-Dumont a volé sur le 14 bis en 1906, Blériot a traversé la Manche en 1909 et Fabre a fait décoller le premier hydravion en 1910.

La première traversée réussie de la Manche en avion a été réalisée par :

  1. A.Hubert LATHAM
  2. B.Eugène ELY
  3. C.Adolphe PÉGOUD
  4. D.Louis BLÉRIOT

Bonne réponse : D — Louis BLÉRIOT

Louis Blériot traverse la Manche le 25 juillet 1909 à bord du Blériot XI, de Calais à Douvres. Hubert Latham avait échoué quelques jours plus tôt, son moteur tombant en panne au-dessus de la mer.

Durant la première guerre mondiale, le pilote surnommé Le Baron Rouge était :

  1. A.Georges GUYNEMER
  2. B.René FONCK
  3. C.Manfred von RICHTHOFEN
  4. D.Pierre CLOSTERMANN

Bonne réponse : C — Manfred von RICHTHOFEN

Manfred von Richthofen, as allemand aux 80 victoires, devait son surnom de Baron Rouge à la couleur de ses avions, notamment son triplan Fokker Dr.I. Guynemer et Fonck sont des as français de 14-18, Clostermann un as de la Seconde Guerre mondiale.

L'avion de légende, sur lequel Georges GUYNEMER s'est rendu célèbre, est un :

  1. A.Fokker D-7
  2. B.Mustang P-51
  3. C.SPAD-XIII
  4. D.Bréguet XIV

Bonne réponse : C — SPAD-XIII

Guynemer, as aux 53 victoires de l'escadrille des Cigognes, s'illustra sur les chasseurs SPAD (SPAD VII puis SPAD XIII). Le Fokker D.VII est allemand, le Bréguet XIV un bombardier et le P-51 un chasseur américain de 1939-1945.

L'« Arc-en-Ciel », un des premiers avions commerciaux de la compagnie Air France, fut un avion :

  1. A.trimoteur
  2. B.conçu par René COUZINET
  3. C.piloté par Jean MERMOZ
  4. D.les 3 propositions sont exactes

Bonne réponse : D — les 3 propositions sont exactes

Le Couzinet 70 Arc-en-Ciel, trimoteur dessiné par René Couzinet, réalisa avec Jean Mermoz la traversée de l'Atlantique Sud en 1933 pour la ligne postale vers l'Amérique du Sud. Les trois affirmations sont exactes.

En juin 1929, l'avion transatlantique l'« Oiseau Canari » a été contraint de se dérouter vers l'Espagne alors que sa destination initiale était Paris à cause :

  1. A.d'une erreur de navigation
  2. B.d'une tempête sur l'aéroport du Bourget
  3. C.d'une défaillance des moteurs
  4. D.de la surcharge résultant d'un passager clandestin

Bonne réponse : D — de la surcharge résultant d'un passager clandestin

En juin 1929, l'Oiseau Canari d'Assollant, Lefèvre et Lotti décolle des États-Unis avec un passager clandestin, Arthur Schreiber. La surcharge augmente la consommation et l'équipage doit se poser en Espagne, près de Comillas, faute de carburant pour rejoindre Paris.

La première traversée de l'Atlantique Nord dans le sens Est-Ouest fut effectuée par :

  1. A.Charles LINDBERGH
  2. B.John ALCOCK et Arthur BROWN
  3. C.Dieudonné COSTES et Maurice BELLONTE
  4. D.Henri GUILLAUMET

Bonne réponse : C — Dieudonné COSTES et Maurice BELLONTE

Le sens Est-Ouest est le plus difficile à cause des vents d'Ouest dominants. Costes et Bellonte le réussissent les premiers les 1er et 2 septembre 1930, de Paris à New York sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation ». Alcock et Brown (1919) et Lindbergh (1927) avaient traversé d'Ouest en Est.

En 1932, l'américaine Amelia Earhart a été la première femme à réaliser une traversée aérienne océanique en solitaire. Ce fut :

  1. A.l'océan Indien
  2. B.l'Atlantique Nord
  3. C.l'Atlantique Sud
  4. D.le Pacifique

Bonne réponse : B — l'Atlantique Nord

En mai 1932, Amelia Earhart traverse seule l'Atlantique Nord sur un Lockheed Vega, de Terre-Neuve à l'Irlande, cinq ans après Lindbergh. Elle disparaîtra en 1937 au-dessus du Pacifique lors d'une tentative de tour du monde.

En 1944, l'OACI fut créée. Le sigle O.A.C.I. signifie :

  1. A.organisation aéronautique de la circulation internationale
  2. B.organisation de l'aviation civile internationale
  3. C.organisation de l'aéronautique commerciale internationale
  4. D.organisation aéronautique de construction industrielle

Bonne réponse : B — organisation de l'aviation civile internationale

L'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO en anglais) est née de la convention de Chicago de décembre 1944. Elle établit les normes et règles communes du transport aérien international.

Le premier avion à réaction au monde engagé en combat aérien a été le :

  1. A.Gloster Meteor
  2. B.Messerschmitt Me-262
  3. C.Lockheed P-80 Shooting Star
  4. D.MiG-15

Bonne réponse : B — Messerschmitt Me-262

Le Messerschmitt Me 262 allemand est le premier chasseur à réaction engagé au combat, à partir de l'été 1944. Le Gloster Meteor britannique entra en service à la même époque mais fut surtout utilisé contre les V1 ; le P-80 et le MiG-15 sont postérieurs.

L'avion de combat français Mirage III était équipé d'un réacteur produit par la firme :

  1. A.Rolls-Royce
  2. B.S.N.E.C.M.A.
  3. C.General Electric
  4. D.Pratt et Whitney

Bonne réponse : B — S.N.E.C.M.A.

Le Mirage III de Dassault était propulsé par un réacteur Atar, conçu et produit par la SNECMA, motoriste français. Rolls-Royce, General Electric et Pratt & Whitney sont des motoristes britannique et américains.

Le premier avion à avoir dépassé le mur du son est :

  1. A.le Bell X-1
  2. B.le Dassault Mystère IV
  3. C.le De Havilland Vampire
  4. D.le MiG-15

Bonne réponse : A — le Bell X-1

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit le premier le mur du son en vol en palier à bord de l'avion-fusée Bell X-1, largué d'un B-29. Les autres appareils sont des chasseurs à réaction plus tardifs ou subsoniques.

Le succès de la Caravelle, à la fin des années 1950, s'explique principalement par :

  1. A.le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage
  2. B.la grande élégance de ses lignes
  3. C.son équipement en commandes de vol électriques
  4. D.ses exceptionnelles capacités de long-courrier transocéanique

Bonne réponse : A — le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage

La Caravelle de Sud-Aviation, premier biréacteur moyen-courrier, innove en plaçant ses réacteurs à l'arrière du fuselage : la cabine devient nettement plus silencieuse et l'aile est dégagée. Ce n'était pas un long-courrier et elle n'avait pas de commandes électriques.

L'Airbus A-380 a effectué son vol initial en :

  1. A.2005
  2. B.2006
  3. C.2007
  4. D.2008

Bonne réponse : A — 2005

Le premier vol de l'Airbus A380 a eu lieu le 27 avril 2005 à Toulouse. La mise en service commerciale, avec Singapore Airlines, n'est intervenue qu'en octobre 2007.

Une grande figure féminine de l'aéronautique est allée dans l'espace. Il s'agit de :

  1. A.Valentina TERECHKOVA
  2. B.Jacqueline AURIOL
  3. C.Jacqueline COCHRANE
  4. D.Catherine BAUDRY

Bonne réponse : A — Valentina TERECHKOVA

La Soviétique Valentina Terechkova est la première femme dans l'espace, à bord de Vostok 6 en juin 1963. Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochran sont des aviatrices pilotes d'essai, détentrices de records de vitesse, mais ne sont jamais allées dans l'espace.

Le premier satellite français a été lancé en 1965 par une fusée française appelée :

  1. A.Émeraude
  2. B.Titan
  3. C.Diamant
  4. D.Topaze

Bonne réponse : C — Diamant

Le 26 novembre 1965, la fusée Diamant place en orbite le satellite Astérix depuis Hammaguir en Algérie : la France devient la troisième puissance spatiale. Émeraude et Topaze sont des étages d'essai du programme des « pierres précieuses » ; Titan est un lanceur américain.

Le premier lancement d'une fusée balistique stratosphérique appelée « V2 » a été effectué :

  1. A.en 1926 par Robert GODDARD
  2. B.en 1917 par Constantin TSIOLKOVSKI
  3. C.en 1921 par Sergueï KOROLEV
  4. D.en 1942 par Wernher VON BRAUN

Bonne réponse : D — en 1942 par Wernher VON BRAUN

Le premier tir réussi du V2 (A4), conçu par l'équipe de Wernher von Braun, a lieu le 3 octobre 1942 à Peenemünde. Goddard a lancé la première fusée à ergols liquides en 1926, et Tsiolkovski fut un théoricien.

Sur un modèle d'avion à train tricycle, le train principal doit se situer, par rapport au centre de gravité de l'appareil :

  1. A.en avant
  2. B.au même niveau
  3. C.un peu en arrière
  4. D.au bord de fuite de l'aile

Bonne réponse : C — un peu en arrière

Sur un train tricycle, le train principal doit être placé légèrement en arrière du centre de gravité pour que le modèle repose sur sa roulette avant et reste stable au roulage. Trop en arrière, la rotation au décollage deviendrait difficile ; en avant, le modèle basculerait sur la queue.

Pour obtenir le durcissement d'une résine, on lui ajoute :

  1. A.de l'acétone
  2. B.du catalyseur
  3. C.de la résine
  4. D.du carbone

Bonne réponse : B — du catalyseur

Les résines époxy ou polyester durcissent par réaction chimique après ajout d'un durcisseur ou catalyseur, dans des proportions précises. L'acétone sert au nettoyage et le carbone est un renfort, pas un agent de durcissement.

La masse volumique du balsa est d'environ :

  1. A.1,5 kg/m³
  2. B.15 kg/m³
  3. C.150 kg/m³
  4. D.1 500 kg/m³

Bonne réponse : C — 150 kg/m³

Le balsa est un bois très léger dont la masse volumique se situe le plus souvent entre 100 et 200 kg/m³, soit environ 150 kg/m³ en moyenne. 1,5 kg/m³ serait proche de l'air (1,2 kg/m³) et 1 500 kg/m³ plus dense que l'eau.

Sur un avion de débutant, le moteur est installé incliné :

  1. A.vers le haut pour faciliter la montée de l'avion
  2. B.vers le bas pour dégager les empennages du souffle de l'hélice
  3. C.vers le haut ou vers le bas selon que l'on utilise un moteur à 2 ou à 4 temps
  4. D.vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer quand on met pleins gaz

Bonne réponse : D — vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer quand on met pleins gaz

On donne au moteur un léger piqueur (axe de traction incliné vers le bas) pour compenser la tendance du modèle à cabrer lorsque la puissance augmente. L'avion garde ainsi une trajectoire à peu près constante quelle que soit la position des gaz, ce qui facilite le pilotage.

La fréquence d'un émetteur de radiocommande est déterminée par :

  1. A.la longueur de son antenne
  2. B.la fréquence de vibration de son quartz
  3. C.le réglage du potentiomètre utilisé
  4. D.le voltage de la pile qui l'alimente

Bonne réponse : B — la fréquence de vibration de son quartz

Sur les radiocommandes en bande MHz utilisées en 2010, la fréquence d'émission était fixée par un quartz, que l'on changeait pour changer de canal ; le récepteur avait un quartz correspondant. L'antenne, la tension et les potentiomètres n'imposent pas la fréquence.

On achète une hélice qui porte l'indication 8 x 4. Cela veut dire que :

  1. A.son diamètre est de 8 pouces et son pas de 4 pouces
  2. B.son diamètre est de 4 pouces et son pas de 8
  3. C.l'épaisseur de la pale varie de 4 à 8 mm
  4. D.elle convient pour un moteur entre 4 et 8 cm³ de cylindrée

Bonne réponse : A — son diamètre est de 8 pouces et son pas de 4 pouces

Les hélices de modèles réduits sont désignées par deux nombres en pouces : d'abord le diamètre, puis le pas. Une 8 x 4 a donc un diamètre de 8 pouces (environ 20 cm) et un pas de 4 pouces (environ 10 cm).

Le moteur de 8 cm³ d'un modèle réduit tourne à 13 000 tr/min ; il entraîne une hélice de 24 cm de diamètre, au pas réel de 22 cm. On peut en déduire qu'il vole à une vitesse de :

  1. A.172 km/h
  2. B.82 m/s
  3. C.59 m/s
  4. D.18 m/s

Bonne réponse : A — 172 km/h

Le pas réel est la distance dont avance l'hélice en un tour. V = 0,22 m × 13 000 tr/min = 2 860 m/min, soit 2 860 / 60 ≈ 47,7 m/s, c'est-à-dire 47,7 × 3,6 ≈ 172 km/h. Le diamètre et la cylindrée sont des données inutiles.

Les moteurs « brushless » :

  1. A.sont des moteurs à courant continu puisqu'on les utilise avec une batterie
  2. B.sont des moteurs électriques sans les traditionnels charbons
  3. C.sont des moteurs triphasés à courant continu
  4. D.sont des moteurs dont les charbons sont remplacés par des frotteurs (brush)

Bonne réponse : B — sont des moteurs électriques sans les traditionnels charbons

« Brushless » signifie sans balais : la commutation n'est plus assurée par des charbons frottant sur un collecteur mais par un contrôleur électronique, qui alimente le moteur en courant triphasé à partir de la batterie. Ce ne sont donc pas des moteurs à courant continu au sens classique.

Pour construire un modèle, on peut utiliser l'EPP, qui est :

  1. A.un élastomère de particules en poudre
  2. B.un enrobé de plastique polystyrène
  3. C.une mousse de polypropylène expansé
  4. D.un composite d'éléments à polymérisation progressive

Bonne réponse : C — une mousse de polypropylène expansé

L'EPP (Expanded PolyPropylene) est une mousse de polypropylène expansé, souple et très résistante aux chocs. Elle est très utilisée pour les modèles d'initiation, d'intérieur ou de combat.

Sur un modèle de vol circulaire, les deux câbles commandent :

  1. A.la gouverne de direction
  2. B.le gauchissement des ailes
  3. C.la profondeur
  4. D.le débit et la richesse du mélange carburé

Bonne réponse : C — la profondeur

En vol circulaire, le modèle tourne autour du pilote, retenu par deux câbles reliés à une poignée. En inclinant la poignée, le pilote fait varier la tension relative des câbles, ce qui actionne un guignol et braque la gouverne de profondeur : on commande ainsi la montée et la descente.

Si on veut pratiquer l'aéromodélisme au sein d'un club fédéré sans participer à des compétitions :

  1. A.la licence n'est pas obligatoire
  2. B.il faut une licence délivrée par le président du club
  3. C.il faut une licence délivrée par la fédération
  4. D.il faut une licence délivrée par l'Aviation Civile

Bonne réponse : C — il faut une licence délivrée par la fédération

Tout membre d'un club affilié à une fédération (FFAM en France) doit être titulaire de la licence fédérale, même sans faire de compétition ; elle comporte notamment l'assurance en responsabilité civile. Elle est délivrée par la fédération, par l'intermédiaire du club.

Le vol libre est une discipline dans laquelle :

  1. A.chaque modéliste fait ce qu'il veut
  2. B.le modèle n'est pas guidé à distance
  3. C.l'hélice est entraînée par un écheveau de caoutchouc
  4. D.on peut voler n'importe où

Bonne réponse : B — le modèle n'est pas guidé à distance

En vol libre, le modèle vole sans aucune liaison avec le modéliste, ni câble ni radiocommande : sa trajectoire dépend uniquement de ses réglages. Il peut s'agir de planeurs, de modèles à moteur caoutchouc ou thermique ; le caoutchouc n'est qu'une des motorisations possibles.

En présence de public, un pilote d'aéromodèle doit faire évoluer son engin en se tenant :

  1. A.face au public
  2. B.dos au public
  3. C.en position latérale
  4. D.il n'y a pas de règle

Bonne réponse : B — dos au public

Le pilote se place dos au public, entre les spectateurs et la zone de vol : le modèle évolue ainsi devant lui, du côté opposé aux spectateurs, et ne survole jamais le public. C'est une règle de sécurité de base.

La catégorie « cacahuètes » regroupe :

  1. A.des avions ultra-légers de vol circulaire
  2. B.des avions ultra-légers à moteur thermique
  3. C.des avions très légers d'envergure 33,1 cm à moteur caoutchouc
  4. D.des planeurs ultra-légers

Bonne réponse : C — des avions très légers d'envergure 33,1 cm à moteur caoutchouc

Les « cacahuètes » (peanut scale) sont des maquettes volantes d'intérieur très légères, d'envergure limitée à 13 pouces (33 cm environ), propulsées par un écheveau de caoutchouc. Elles volent en vol libre.

Parmi ces bandes de fréquences radio, une est réservée exclusivement à l'aéromodélisme :

  1. A.de 72,000 à 72,250 MHz
  2. B.de 35,000 à 35,999 MHz
  3. C.de 41,000 à 42,000 MHz
  4. D.de 41,100 à 41,200 MHz

Bonne réponse : B — de 35,000 à 35,999 MHz

La bande des 35 MHz est, en Europe, attribuée aux seuls modèles volants, alors que les bandes 26, 41 (partie 41,100-41,200 MHz) et 72 MHz sont partagées par tous les types de modèles réduits (bateaux, voitures, avions). Ces bandes MHz sont aujourd'hui largement remplacées par le 2,4 GHz.

Sur les cartes d'approche à vue des aérodromes (VAC), l'activité d'aéromodélisme est signalée par :

  1. A.un cercle rouge
  2. B.le sigle AM
  3. C.le sigle AÉM
  4. D.un A entouré d'un cercle bleu

Bonne réponse : C — le sigle AÉM

Sur les cartes VAC, les zones d'aéromodélisme sont représentées en rouge et identifiées par l'abréviation AEM, qui indique aux pilotes la présence possible de modèles réduits à proximité de l'aérodrome.

On lance un planeur par vent faible ; il s'élève fortement puis pique vers le sol :

  1. A.l'angle de calage de l'aile est trop faible : il faut rajouter une cale
  2. B.l'empennage est placé trop loin de l'aile : il faut le rapprocher
  3. C.l'aile a trop de dièdre : il faut enlever les cales de dièdre
  4. D.le centre de gravité est trop en arrière : il faut lester le nez

Bonne réponse : D — le centre de gravité est trop en arrière : il faut lester le nez

Un modèle qui cabre fortement puis décroche et pique (vol en feston) manque de stabilité longitudinale : son centre de gravité est trop en arrière. On corrige en ajoutant du lest dans le nez. Ajouter du calage aggraverait la tendance à cabrer.

On pratique le vol de pente avec un planeur par vent assez fort. Dans ce cas :

  1. A.il vaut mieux effectuer les virages en s'éloignant de la pente
  2. B.il vaut mieux effectuer les virages en venant vers la pente
  3. C.il faut effectuer des virages à faible inclinaison
  4. D.le sens et l'inclinaison du virage n'ont pas d'importance

Bonne réponse : A — il vaut mieux effectuer les virages en s'éloignant de la pente

En vol de pente, le vent pousse le planeur vers le relief. On vire donc toujours face au vent, en s'éloignant de la pente : virer vers la pente, vent dans le dos, ferait dériver le modèle contre le relief. C'est la même règle que pour les planeurs grandeur.

Pour faciliter l'atterrissage d'un modèle à train tricycle :

  1. A.on pose en premier la roulette de nez
  2. B.on relève le nez du modèle pour poser en premier le train principal
  3. C.on actionne le dispositif « crocodile » si le modèle en est pourvu
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses b et c sont exactes

Comme sur un avion grandeur, on arrondit pour poser d'abord le train principal ; poser la roulette avant en premier provoque rebonds et risque de casse. Le mixage « crocodile » (ailerons relevés et volets baissés) sert d'aérofrein et ralentit le modèle en approche, ce qui facilite aussi l'atterrissage.

Alphonse PÉNAUD est resté dans l'Histoire pour avoir en 1870 :

  1. A.inventé la propulsion par élastique pour les modèles réduits
  2. B.mis au point un micro-moteur à combustion interne convenant pour les modèles réduits
  3. C.réussi à faire voler un modèle réduit décaplan
  4. D.réalisé un système primitif de radiocommande

Bonne réponse : A — inventé la propulsion par élastique pour les modèles réduits

Alphonse Pénaud invente la propulsion par écheveau de caoutchouc torsadé et fait voler en 1871 son « planophore », premier modèle réduit d'avion stable. Il est considéré comme le père de l'aéromodélisme.