Annale BIA 2001 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2001 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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121 questions

La corde d'un profil est :

  1. A.la ligne d'épaisseur moyenne
  2. B.l'envergure de l'aile
  3. C.un fil de laine
  4. D.le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

Bonne réponse : D — le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

La corde de profil est le segment de droite reliant le bord d'attaque au bord de fuite. Elle sert de référence pour mesurer l'incidence et l'épaisseur relative. La ligne d'épaisseur moyenne (ligne moyenne) est une courbe différente, et l'envergure concerne l'aile entière.

La traînée d'une aile est la somme :

  1. A.d'une traînée parasite et d'une traînée induite
  2. B.d'une traînée et d'une portance
  3. C.d'une traînée et d'un moment
  4. D.d'une portance et d'un moment

Bonne réponse : A — d'une traînée parasite et d'une traînée induite

La traînée totale d'une aile se décompose en traînée parasite (frottement et forme) et en traînée induite, liée à la production de portance et aux tourbillons marginaux. La portance est une autre composante de la résultante aérodynamique, perpendiculaire à la traînée.

La traînée d'une aile est :

  1. A.forte aux grands angles d'incidence
  2. B.faible aux grands angles d'incidence
  3. C.nulle en vol dos
  4. D.forte sur les planeurs, faible sur les avions

Bonne réponse : A — forte aux grands angles d'incidence

Le coefficient de traînée Cx augmente avec l'incidence : aux grands angles, la traînée induite (liée au Cz élevé) et la traînée de forme deviennent importantes, jusqu'au décrochage où elle croît brutalement. Une traînée n'est jamais nulle.

On considère l'aile trapézoïdale dont les dimensions sont données par le plan ci-dessous (envergure 2 × 7,5 m, corde de 3 m à l'emplanture et de 2 m aux saumons). Quel est son allongement λ ?

  1. A.λ = 5
  2. B.λ = 7,5
  3. C.λ = 8
  4. D.λ = 6

Bonne réponse : D — λ = 6

L'allongement vaut λ = b²/S. Envergure b = 15 m ; surface S = 2 × [(3 + 2)/2 × 7,5] = 37,5 m². Donc λ = 225 / 37,5 = 6. Le piège est de diviser l'envergure par une seule corde.

Le volet Fowler est représenté ci-dessous en :

  1. A.a)
  2. B.b)
  3. C.c)
  4. D.d)

Bonne réponse : D — d)

Le volet Fowler recule vers l'arrière en se braquant, ce qui augmente à la fois la courbure et la surface de l'aile, en ménageant une fente entre l'aile et le volet. C'est le dessin où le volet est nettement sorti et décalé derrière le bord de fuite. Les autres dessins montrent un bec de bord d'attaque ou un volet d'intrados.

L'angle d'incidence de l'aile est l'angle compris entre :

  1. A.la trajectoire et l'axe longitudinal de l'avion
  2. B.la trajectoire et l'horizontale
  3. C.la corde de profil et l'horizontale
  4. D.la corde de profil et la trajectoire

Bonne réponse : D — la corde de profil et la trajectoire

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif, c'est-à-dire la trajectoire. L'angle entre trajectoire et horizontale est la pente, et celui entre l'axe longitudinal et l'horizontale est l'assiette.

Les ailes d'avion :

  1. A.assurent l'équilibre longitudinal de l'avion
  2. B.assurent la sustentation aérodynamique
  3. C.commandent la rotation de l'avion autour de l'axe de roulis
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : B — assurent la sustentation aérodynamique

Le rôle de l'aile est de créer la portance qui sustente l'avion. L'équilibre longitudinal est assuré par l'empennage horizontal, et la rotation en roulis par les ailerons (gouvernes portées par l'aile, mais ce n'est pas la fonction de l'aile elle-même).

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m², et on prend une masse volumique d'air ρ = 1,2 kg/m³. On rappelle la formule : Portance = 1/2 ρ V² S Cz. Si l'avion vole (en palier) à 100 m/s, son Cz vaut :

  1. A.0,1
  2. B.0,2
  3. C.0,4
  4. D.0,8

Bonne réponse : B — 0,2

En palier, la portance égale le poids : Cz = P / (1/2 ρ V² S) = 24 000 / (0,5 × 1,2 × 100² × 20) = 24 000 / 120 000 = 0,2.

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de finesse maximale :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : C — le point C

La finesse Cz/Cx est maximale au point de la polaire où la droite issue de l'origine est tangente à la courbe : c'est là que le rapport Cz/Cx est le plus grand. Sur la figure, la tangente touche la polaire au point C ; le point D correspond au Cz maximal (proche du décrochage).

Parmi les compensateurs désignés ci-dessous, quels sont ceux qui sont des compensateurs d'évolution (compensateurs aérodynamiques réduisant les efforts aux commandes) ?

  1. A.le P.H.R., le trim et le tab automatique
  2. B.le trim, les gouvernes à axe déporté, le tab automatique
  3. C.les gouvernes à axe déporté, le tab automatique, les gouvernes à bec débordant
  4. D.le tab automatique, les gouvernes à bec débordant, le trim

Bonne réponse : C — les gouvernes à axe déporté, le tab automatique, les gouvernes à bec débordant

Les compensateurs d'évolution réduisent les efforts du pilote pendant les manœuvres : gouvernes à axe déporté, à bec débordant et tab automatique (tab d'asservissement). Le trim et le plan horizontal réglable sont des compensateurs de régime, qui annulent l'effort en vol stabilisé.

Un planeur a une finesse de 40 (en air calme) à la vitesse de 108 km/h. Sa vitesse verticale de chute est de :

  1. A.40 km/h
  2. B.40 m/s
  3. C.1,08 m/s
  4. D.0,75 m/s

Bonne réponse : D — 0,75 m/s

108 km/h = 30 m/s. La finesse est le rapport vitesse horizontale / vitesse verticale (aux petites pentes), donc Vz = 30 / 40 = 0,75 m/s.

Le lacet inverse est dû à :

  1. A.une traînée plus importante de la demi-aile située à l'intérieur du virage
  2. B.une augmentation de traînée plus importante du côté de l'aileron abaissé que du côté de l'aileron levé
  3. C.la nervosité ou l'émotivité du pilote
  4. D.la position « vol dos »

Bonne réponse : B — une augmentation de traînée plus importante du côté de l'aileron abaissé que du côté de l'aileron levé

L'aileron abaissé augmente la portance et donc la traînée induite de sa demi-aile, qui est freinée : le nez part du côté opposé au virage souhaité. C'est le lacet inverse, corrigé au palonnier ou par des ailerons différentiels.

La gouverne de profondeur est une partie mobile :

  1. A.de l'empennage horizontal qui permet de contrôler l'équilibre longitudinal de l'avion
  2. B.de l'aile qui fait partie des systèmes hypersustentateurs
  3. C.de l'empennage vertical qui permet la stabilisation latérale automatique
  4. D.commandée par le palonnier lors des virages ou pour « décraber » à l'atterrissage

Bonne réponse : A — de l'empennage horizontal qui permet de contrôler l'équilibre longitudinal de l'avion

La gouverne de profondeur, articulée à l'arrière du plan horizontal, commande le tangage et donc l'équilibre longitudinal (incidence, assiette). Le palonnier commande la gouverne de direction sur l'empennage vertical.

Parmi les éléments ci-dessous, quels sont ceux qui améliorent la stabilité ?

  1. A.la dérive de l'avion et le radôme conique
  2. B.la dérive de l'avion et le dièdre positif de l'aile
  3. C.le dièdre négatif, la flèche de l'aile
  4. D.la dérive et le dièdre négatif de l'aile

Bonne réponse : B — la dérive de l'avion et le dièdre positif de l'aile

La dérive assure la stabilité de route (effet girouette) et le dièdre positif la stabilité latérale : en glissade, la demi-aile basse prend plus d'incidence et redresse l'avion. Le dièdre négatif est au contraire déstabilisant en roulis.

Classer les avions ci-dessous (vus de dessus) dans l'ordre du plus stable au moins stable :

  1. A.1, 2, 3, 4
  2. B.3, 1, 4, 2
  3. C.1, 3, 4, 2
  4. D.3, 4, 2, 1

Bonne réponse : C — 1, 3, 4, 2

La flèche positive (ailes en arrière) est stabilisante en lacet et en roulis : l'avion 1 est le plus stable. Viennent ensuite les ailes droites, elliptique (3) puis rectangulaire (4), selon le corrigé. La flèche négative (ailes en avant, avion 2) est déstabilisante : c'est le moins stable.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.lacet inverse
  3. C.roulis induit
  4. D.lacet induit

Bonne réponse : B — lacet inverse

En braquant les ailerons, la demi-aile dont l'aileron est abaissé subit plus de traînée : l'avion part en lacet du côté opposé au virage, c'est le lacet inverse. Le roulis induit est l'effet secondaire de la gouverne de direction.

On appelle tourbillons marginaux ou turbulence de sillage :

  1. A.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à l'hélice
  2. B.les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite
  3. C.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à sa pénétration dans l'air
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite

La différence de pression entre intrados et extrados fait contourner l'air autour des saumons : il se forme des tourbillons marginaux, directement liés à la portance. Ils inclinent l'écoulement et sont à l'origine de la traînée induite ; ils constituent la turbulence de sillage dangereuse derrière les gros avions.

En vol rectiligne stabilisé en montée, le facteur de charge est :

  1. A.égal à 1
  2. B.négatif
  3. C.supérieur à 1
  4. D.compris entre 0 et 1

Bonne réponse : D — compris entre 0 et 1

En montée stabilisée, la portance n'équilibre que la composante du poids perpendiculaire à la trajectoire : Fz = P cos(pente). Le facteur de charge n = cos(pente) est donc légèrement inférieur à 1, mais positif. En pratique, aux faibles pentes, il reste très proche de 1.

Si un avion décroche à 100 km/h au facteur de charge n = 1, alors au facteur de charge n = 4, il décroche à :

  1. A.100 km/h
  2. B.141 km/h
  3. C.200 km/h
  4. D.400 km/h

Bonne réponse : C — 200 km/h

La vitesse de décrochage augmente comme la racine carrée du facteur de charge : Vs(n) = Vs × √n = 100 × √4 = 200 km/h. Le piège est de multiplier directement par n.

Un planeur en virage stabilisé à 60° d'inclinaison subit un facteur de charge n de :

  1. A.n = -2
  2. B.n = -1
  3. C.n = +1
  4. D.n = +2

Bonne réponse : D — n = +2

En virage en palier (ou stabilisé), n = 1 / cos(inclinaison). Pour 60°, cos 60° = 0,5 donc n = +2 : les ailes portent deux fois le poids.

La résistance mécanique des bois utilisés en construction aéronautique est plus importante, dans le sens axial des fibres, en :

  1. A.flexion
  2. B.traction
  3. C.cisaillement
  4. D.compression

Bonne réponse : B — traction

Le bois est un matériau anisotrope : ses fibres résistent remarquablement à la traction dans leur axe, bien mieux qu'en compression (flambage des fibres) ou en cisaillement. C'est pourquoi on oriente les fibres dans le sens des efforts principaux.

Quels sont les bois utilisés en construction aéronautique ?

  1. A.le sapin, le pin d'Oregon et le pin d'épice
  2. B.le sapin, le « fêt néant », l'épicéa
  3. C.le bouleau, le hêtre et le sapin
  4. D.le balsa, l'okoumé et le frêne

Bonne réponse : C — le bouleau, le hêtre et le sapin

Le corrigé officiel retient le bouleau (contreplaqués), le hêtre (pièces dures, contreplaqué) et le sapin (longerons, baguettes). La proposition « fêt néant » est une plaisanterie (fainéant) et le balsa est un bois d'aéromodélisme, pas de construction grandeur.

L'emplanture d'une aile est :

  1. A.la partie assurant la jonction aile-fuselage
  2. B.l'extrémité de l'aile également appelée « saumon »
  3. C.le dessous de l'aile
  4. D.le logement des aérofreins

Bonne réponse : A — la partie assurant la jonction aile-fuselage

L'emplanture est la racine de l'aile, là où elle se fixe au fuselage ; c'est la zone la plus sollicitée en flexion. L'extrémité opposée est le saumon, et le dessous de l'aile est l'intrados.

Dans une structure de fuselage dite « caisson », les couples (ou cadres) :

  1. A.sont les systèmes d'accouplement rapide entre ailes et fuselage
  2. B.donnent la forme de la section du fuselage et encaissent certains efforts
  3. C.sont des lisses accouplées par deux afin de supporter, sans déformation, les efforts longitudinaux du fuselage
  4. D.aucune des affirmations ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — donnent la forme de la section du fuselage et encaissent certains efforts

Les couples sont les cadres transversaux du fuselage : ils lui donnent sa forme de section et reprennent des efforts locaux (fixations d'aile, de train, de moteur). Les lisses, elles, sont les éléments longitudinaux.

Un train d'atterrissage dit « classique » comprend :

  1. A.deux atterrisseurs principaux et une roulette de queue
  2. B.deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez
  3. C.deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez non orientable
  4. D.un atterrisseur principal et deux balancines

Bonne réponse : A — deux atterrisseurs principaux et une roulette de queue

Le train classique (ou conventionnel) associe deux atterrisseurs principaux placés en avant du centre de gravité et une roulette (ou béquille) de queue. Le train avec roulette de nez est le train tricycle.

L'angle de garde d'un train d'atterrissage :

  1. A.assure la stabilité au roulage
  2. B.évite la mise en pylône d'un avion à train tricycle
  3. C.s'appelle également angle de déport
  4. D.est un angle dont le sommet est le centre de gravité de l'avion

Bonne réponse : D — est un angle dont le sommet est le centre de gravité de l'avion

L'angle de garde est mesuré au centre de gravité, entre la verticale passant par celui-ci et la droite qui le joint au point de contact des roues principales. Il conditionne le risque de basculement (mise en pylône sur un train classique ou basculement sur la queue sur un tricycle).

Quand le pilote braque le manche (ou le volant) à gauche :

  1. A.la gouverne de direction se braque à gauche
  2. B.la gouverne de profondeur se braque vers le haut
  3. C.l'aileron gauche se lève
  4. D.l'aileron gauche s'abaisse

Bonne réponse : C — l'aileron gauche se lève

Manche à gauche, l'aileron gauche se lève (moins de portance, l'aile gauche descend) et l'aileron droit s'abaisse : l'avion s'incline à gauche. La direction est commandée par le palonnier et la profondeur par le mouvement avant-arrière du manche.

La pompe électrique de gavage est utilisée :

  1. A.pour la mise en route du moteur
  2. B.pour prévenir une panne de la pompe principale au décollage ou à l'atterrissage
  3. C.pour lutter contre la formation de « vapor lock »
  4. D.pour tous les cas ci-dessus

Bonne réponse : D — pour tous les cas ci-dessus

La pompe électrique auxiliaire (gavage) alimente le circuit lors de la mise en route, sert de secours à la pompe mécanique dans les phases critiques (décollage, atterrissage) et, en maintenant la pression, limite la formation de bouchons de vapeur.

Sur une hélice à pas variable, le « plein petit pas » est utilisé pour le :

  1. A.vol en croisière
  2. B.vol à haute altitude
  3. C.décollage
  4. D.vol à grande vitesse

Bonne réponse : C — décollage

Au décollage, la vitesse est faible : le petit pas permet au moteur de tourner à son régime maximal et de délivrer toute sa puissance, avec une bonne traction. Le grand pas est réservé à la croisière et aux vitesses élevées.

Le rendement d'une hélice est :

  1. A.nul lorsque le moteur tourne à plein régime et que l'avion est immobilisé
  2. B.maximal lorsque l'avion effectue un « piqué » et que le moteur est au ralenti
  3. C.maximal lorsque l'avion effectue un « piqué » et que le moteur tourne à plein régime
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : A — nul lorsque le moteur tourne à plein régime et que l'avion est immobilisé

Le rendement de l'hélice est le rapport puissance utile (traction × vitesse) / puissance absorbée. Avion immobilisé, la vitesse est nulle donc la puissance utile est nulle : le rendement est nul, même si l'hélice exerce une traction.

Le calage (ou angle de calage) d'une hélice est :

  1. A.l'angle formé entre les pales (180° pour une bipale, 120° pour une tripale, etc.)
  2. B.le diamètre de l'hélice multiplié par le coefficient de plénitude
  3. C.l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice
  4. D.la position occupée par l'une des pales lorsque le moteur est arrêté, mesurée en degrés par rapport à la verticale

Bonne réponse : C — l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice

Le calage est l'angle entre la corde du profil de la pale, à une station donnée, et le plan de rotation. Il diminue du moyeu vers l'extrémité (vrillage) et détermine le pas de l'hélice.

La manette de richesse d'un avion à moteur à pistons sert :

  1. A.à ajuster la richesse en fonction des variations de température et de pression statique
  2. B.à augmenter la richesse quand la pression statique diminue
  3. C.à diminuer la richesse lorsque la température diminue
  4. D.les réponses a et b sont exactes

Bonne réponse : A — à ajuster la richesse en fonction des variations de température et de pression statique

La masse volumique de l'air dépend de la pression et de la température : la manette de richesse permet d'adapter le débit d'essence à la masse d'air réellement admise. En altitude (pression plus faible), il faut appauvrir, pas enrichir, donc la proposition b est fausse.

Parmi les indices ci-dessous, quel est celui qui représente l'indice de performance d'un carburant pour motopropulseur ?

  1. A.80/87
  2. B.100/130
  3. C.les deux propositions ci-dessus sont exactes
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — 100/130

Le second nombre d'un indice d'essence aviation est l'indice de performance en mélange riche (supérieur à 100, d'où le nom d'indice de performance), le premier étant l'indice d'octane en mélange pauvre. Le carburant 100/130 a un indice de performance au sens strict, ce qui n'est pas le cas du 80/87 dont les valeurs restent inférieures à 100.

La pompe de gavage du circuit carburant d'un avion à moteur à pistons :

  1. A.injecte l'essence dans les cylindres du moteur
  2. B.fonctionne électriquement
  3. C.fonctionne mécaniquement
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : B — fonctionne électriquement

La pompe de gavage (ou pompe auxiliaire) est une pompe électrique, qui double la pompe mécanique entraînée par le moteur. Elle n'injecte pas l'essence dans les cylindres : elle alimente le carburateur ou l'injection.

Le réchauffage carburateur doit être utilisé :

  1. A.aux forts régimes du moteur si la température de l'air se situe entre -5 °C et +5 °C
  2. B.aux faibles régimes du moteur jusqu'à une température de l'air pouvant atteindre +25 °C
  3. C.toujours lorsque la température de l'air est négative
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — aux faibles régimes du moteur jusqu'à une température de l'air pouvant atteindre +25 °C

Le givrage carburateur, dû à la détente et à l'évaporation de l'essence, peut survenir par air humide jusqu'à +25 °C environ, surtout aux faibles régimes (papillon presque fermé). On utilise donc le réchauffage en descente et au ralenti, même par temps doux.

Un turbopropulseur est :

  1. A.un moteur à pistons équipé d'un turbo
  2. B.un réacteur accouplé à une fusée pour le décollage
  3. C.une turbomachine couplée à une hélice
  4. D.un turboréacteur à double entrée

Bonne réponse : C — une turbomachine couplée à une hélice

Dans un turbopropulseur, une turbine à gaz entraîne une hélice par l'intermédiaire d'un réducteur ; l'essentiel de la propulsion vient de l'hélice. Un moteur à pistons suralimenté par turbocompresseur n'est pas un turbopropulseur.

Un horizon artificiel donne des informations de :

  1. A.tangage et roulis
  2. B.tangage et incidence
  3. C.tangage et cap magnétique
  4. D.roulis et incidence

Bonne réponse : A — tangage et roulis

L'horizon artificiel, instrument gyroscopique, indique l'assiette (tangage) et l'inclinaison (roulis) de l'avion par rapport à l'horizon. Il ne mesure ni l'incidence ni le cap.

Sur un anémomètre, l'extrémité supérieure de l'arc blanc correspond à :

  1. A.la vitesse à ne jamais dépasser VNE
  2. B.la vitesse nominale opérationnelle VNO
  3. C.la vitesse maximum avec les hypersustentateurs sortis VFE
  4. D.la vitesse de décrochage VSO

Bonne réponse : C — la vitesse maximum avec les hypersustentateurs sortis VFE

L'arc blanc est la plage d'utilisation des volets : il commence à VSO (décrochage en configuration atterrissage) et se termine à VFE, vitesse maximale volets sortis. VNE est le trait rouge et VNO la fin de l'arc vert.

Pour mesurer la vitesse de l'avion, l'anémomètre utilise :

  1. A.la pression totale et la pression d'impact
  2. B.uniquement la pression totale
  3. C.la pression dynamique et la pression statique
  4. D.la pression totale et la pression statique

Bonne réponse : D — la pression totale et la pression statique

L'anémomètre reçoit la pression totale (tube de Pitot) et la pression statique (prises statiques) ; leur différence est la pression dynamique 1/2 ρV², qui donne la vitesse. Il ne reçoit pas directement la pression dynamique.

Sur les avions équipés d'un indicateur bille-aiguille, en virage dérapé à droite :

  1. A.la bille est à droite et l'aiguille à droite
  2. B.la bille est à gauche et l'aiguille à droite
  3. C.la bille est à gauche et l'aiguille à gauche
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — la bille est à gauche et l'aiguille à droite

L'aiguille indique le sens du virage : à droite. En dérapage, l'avion est trop peu incliné pour son taux de virage, la force centrifuge l'emporte et la bille part vers l'extérieur du virage, à gauche. On corrige selon la règle « pied du côté de la bille », ici en mettant du pied à gauche (en réduisant le pied droit).

Le symbole ci-contre, sur une carte de météorologie, signifie :

  1. A.un front froid
  2. B.un front chaud
  3. C.l'absence de vent
  4. D.une courbe isobare

Bonne réponse : B — un front chaud

Sur les cartes météorologiques, un front chaud est représenté par une ligne portant des demi-cercles pleins, tournés vers la direction de déplacement. Le front froid est figuré par des triangles.

Quelle est la bonne description du vent représenté ainsi sur une carte TEMSI ?

  1. A.vent du 315° de 31 nœuds
  2. B.vent du 135° de 61 km/h
  3. C.vent du nord-est de 35 m/s
  4. D.vent du 135° de 65 nœuds

Bonne réponse : D — vent du 135° de 65 nœuds

La hampe est orientée vers la direction d'où vient le vent : ici le sud-est, soit 135°. Le fanion vaut 50 kt, chaque grande barbe 10 kt et la demi-barbe 5 kt : 50 + 10 + 5 = 65 kt.

L'unité de pression utilisée dans le système international et en aéronautique est :

  1. A.le pascal
  2. B.le newton
  3. C.le millimètre de mercure
  4. D.l'isobare

Bonne réponse : A — le pascal

L'unité SI de pression est le pascal (1 Pa = 1 N/m²) ; en aéronautique, on utilise son multiple l'hectopascal (hPa). Le newton est une unité de force et l'isobare une ligne d'égale pression.

L'élément sensible d'un hygromètre est :

  1. A.une capsule anéroïde
  2. B.deux thermomètres, l'un humide et l'autre sec
  3. C.un cheveu
  4. D.une éponge

Bonne réponse : C — un cheveu

L'hygromètre à cheveu utilise l'allongement d'un cheveu qui varie avec l'humidité relative. Deux thermomètres sec et mouillé constituent un psychromètre, et la capsule anéroïde équipe le baromètre.

Le service météorologique annonce une température de 27 °C. La température absolue en kelvins est de :

  1. A.246
  2. B.300
  3. C.77
  4. D.57

Bonne réponse : B — 300

T(K) = T(°C) + 273 = 27 + 273 = 300 K.

À 5 000 ft d'altitude selon l'atmosphère standard :

  1. A.la température est de +15 °C
  2. B.la température est de -17,5 °C
  3. C.la température est de +5 °C
  4. D.la température est de +25 °C

Bonne réponse : C — la température est de +5 °C

En atmosphère standard, la température vaut 15 °C au niveau de la mer et décroît d'environ 2 °C par 1 000 ft. À 5 000 ft : 15 - 5 × 2 = +5 °C.

Aux latitudes moyennes et en conditions moyennes, on trouve la tropopause à une altitude d'environ :

  1. A.8 000 m
  2. B.11 000 m
  3. C.17 000 m
  4. D.20 000 m

Bonne réponse : B — 11 000 m

Aux latitudes moyennes, la tropopause se situe vers 11 km (valeur de l'atmosphère standard). Elle est plus basse aux pôles (environ 8 km) et plus haute à l'équateur (environ 16-17 km).

Au voisinage du niveau de la mer, la pression atmosphérique :

  1. A.augmente d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft
  2. B.diminue de 28 hPa quand on s'élève de 1 ft
  3. C.augmente d'environ 28 hPa quand on s'élève de 1 ft
  4. D.diminue de 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

Bonne réponse : D — diminue de 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 28 ft (environ 8,5 m). La pression diminue toujours avec l'altitude.

Au sol, l'altimètre est calé de manière à ce qu'il indique zéro. Dans la fenêtre des pressions, on peut lire :

  1. A.760
  2. B.1013
  3. C.le QNH
  4. D.le QFE

Bonne réponse : D — le QFE

Le QFE est la pression au niveau de l'aérodrome : calé au QFE, l'altimètre indique zéro au sol et donne ensuite la hauteur. Calé au QNH, il indiquerait l'altitude du terrain.

Les vents dominants en France sont :

  1. A.le mistral qui est un vent du sud et le vent d'autan qui est un vent d'ouest
  2. B.la tramontane qui est un vent du nord-ouest et le vent d'autan qui est un vent du nord
  3. C.le mistral qui est un vent du sud, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et le vent d'autan qui est un vent du sud-est
  4. D.le mistral qui est un vent du nord, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et le vent d'autan qui est un vent du sud-est

Bonne réponse : D — le mistral qui est un vent du nord, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et le vent d'autan qui est un vent du sud-est

Le mistral souffle du nord dans la vallée du Rhône, la tramontane du nord-ouest en Languedoc-Roussillon, et l'autan du sud-est dans le Toulousain. Ce sont des vents locaux canalisés par le relief.

Dans l'hémisphère Nord, on constate que les vents associés à une dépression :

  1. A.se déplacent de l'ouest vers l'est
  2. B.se déplacent de l'est vers l'ouest
  3. C.tournent dans le sens horaire autour du centre de cette dépression
  4. D.tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Bonne réponse : D — tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Sous l'effet de la force de Coriolis, dans l'hémisphère Nord, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression, et dans le sens horaire autour d'un anticyclone.

Qu'est-ce qu'un front ?

  1. A.une étroite zone de transition entre une dépression et un anticyclone
  2. B.une ligne d'orages
  3. C.une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes
  4. D.une large zone de pression atmosphérique uniforme

Bonne réponse : C — une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes

Un front est la surface (zone étroite) de séparation entre deux masses d'air de caractéristiques différentes, notamment de température et d'humidité. Une ligne d'orages (ligne de grains) peut précéder un front froid mais n'en est pas la définition.

On appelle « dorsale » :

  1. A.une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone
  2. B.une vallée de basses pressions prolongeant un anticyclone
  3. C.le centre d'un anticyclone
  4. D.une région dépourvue de nuages

Bonne réponse : A — une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone

Une dorsale est une avancée de hautes pressions qui prolonge un anticyclone, comme une crête en relief. L'inverse, une avancée de basses pressions prolongeant une dépression, est un talweg.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol est appelé :

  1. A.conduction
  2. B.coalescence
  3. C.subsidence
  4. D.convection

Bonne réponse : D — convection

La convection désigne les mouvements verticaux de l'air provoqués par le réchauffement du sol : les bulles d'air chaud s'élèvent (thermiques) et l'air plus frais redescend autour. La subsidence est une descente lente d'air à grande échelle, par exemple dans un anticyclone.

On appelle « traîne » une zone :

  1. A.s'étendant à l'avant d'un front froid et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  2. B.de perturbations avec fortes averses et située entre un front froid et un front chaud
  3. C.calme située à l'arrière d'un cumulonimbus et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  4. D.s'étendant à l'arrière d'un front froid

Bonne réponse : D — s'étendant à l'arrière d'un front froid

La traîne est la partie de la perturbation située à l'arrière du front froid, dans l'air froid instable : ciel de cumulus et cumulonimbus, averses et belles éclaircies. La zone entre front chaud et front froid est le secteur chaud.

L'occlusion est une zone :

  1. A.généralement peu active
  2. B.avec orages fréquents mais toutefois avec une visibilité correcte
  3. C.avec orages fréquents et mauvaise visibilité
  4. D.nuageuse, pluvieuse et avec risque de plafond bas

Bonne réponse : D — nuageuse, pluvieuse et avec risque de plafond bas

L'occlusion se forme quand le front froid rattrape le front chaud et soulève l'air du secteur chaud. Elle s'accompagne de nuages étendus, de pluies durables et de plafonds bas, comme un front chaud actif.

Les nuages instables sont :

  1. A.cumulonimbus, cumulus, nimbostratus
  2. B.altostratus, cumulus, nimbostratus
  3. C.cumulonimbus, cumulus, stratocumulus
  4. D.cumulonimbus, stratus, cirrus

Bonne réponse : C — cumulonimbus, cumulus, stratocumulus

Les nuages à développement vertical (cumulus, cumulonimbus) traduisent l'instabilité ; le stratocumulus est un nuage bas en éléments souvent d'origine convective. Les nuages en couches comme le nimbostratus, l'altostratus ou le stratus sont des nuages d'air stable.

Après le coucher du soleil, dans la plupart des cas, les très basses couches de l'atmosphère sont :

  1. A.très stables
  2. B.en instabilité absolue
  3. C.avec un gradient thermique vertical proche de l'atmosphère standard
  4. D.en instabilité conditionnelle

Bonne réponse : A — très stables

La nuit, le sol se refroidit par rayonnement et refroidit l'air à son contact : il se forme une inversion de température près du sol. Les très basses couches deviennent alors très stables, ce qui favorise brumes et brouillards.

À l'approche de la nuit, en l'absence de tout gradient de vent (pas de vent), on peut s'attendre en bord de mer à rencontrer :

  1. A.une brise de mer
  2. B.une brise de terre
  3. C.une brise montante
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — une brise de terre

La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer : l'air au-dessus de la terre devient plus froid et plus dense et s'écoule vers la mer, c'est la brise de terre. Le jour, c'est l'inverse (brise de mer).

Vous observez le nuage ci-dessous ; un groupe de personnes situées au point « A » peut s'attendre dans un proche avenir à recevoir :

  1. A.une averse de grêle ou une averse de pluie
  2. B.de la pluie surfondue
  3. C.une petite pluie fine pouvant durer toute la journée sans interruption
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : A — une averse de grêle ou une averse de pluie

Le nuage représenté est un cumulonimbus à enclume, poussé par le vent vers le point A. Les cumulonimbus donnent des précipitations sous forme d'averses, de pluie ou de grêle, brèves et violentes. La pluie fine et continue est associée aux nuages stables en couches.

Le survol de l'eau, du sol, ou de tout autre obstacle artificiel, se fait au minimum :

  1. A.à 1 000 ft au-dessus de l'obstacle le plus élevé dans un rayon de 600 mètres
  2. B.à 150 mètres au-dessus de l'obstacle artificiel le plus haut
  3. C.assez haut pour planer tout en évitant l'obstacle en cas de panne
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — à 150 mètres au-dessus de l'obstacle artificiel le plus haut

Selon le corrigé de l'époque, hors agglomération, la hauteur minimale de survol est de 150 m (500 ft) au-dessus du sol, de l'eau ou de tout obstacle artificiel. La règle des 1 000 ft dans un rayon de 600 m s'applique au survol des agglomérations.

Un avion s'apprête à doubler un autre aéronef. Pour effectuer cette manœuvre :

  1. A.il doit doubler par la droite
  2. B.il doit doubler par la gauche
  3. C.les deux appareils étant en tour de piste, il double en passant par-dessus pour ne pas s'écarter du tour de piste
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : A — il doit doubler par la droite

Selon les règles de l'air, l'aéronef qui en rattrape un autre doit le dépasser par la droite, en s'en écartant suffisamment. Passer par-dessus un avion en tour de piste est dangereux (perte de vue).

Un avion vole au cap magnétique 150 en VFR. Quels sont les niveaux de vol qu'il peut adopter ?

  1. A.FL 35, FL 40 et FL 45
  2. B.FL 45, FL 55 et FL 65
  3. C.FL 45, FL 65 et FL 85
  4. D.FL 55, FL 75 et FL 95

Bonne réponse : D — FL 55, FL 75 et FL 95

En VFR, pour une route magnétique comprise entre 000° et 179°, on vole aux niveaux impairs + 500 ft : FL 35, 55, 75, 95… Les niveaux pairs + 500 ft (FL 45, 65, 85) sont réservés aux routes de 180° à 359°.

Dans un espace de classe G, le pilote VFR :

  1. A.doit contacter le service compétent dont la fréquence est indiquée sur la carte
  2. B.reçoit de la part des services une séparation
  3. C.n'a aucune obligation de contact radio
  4. D.n'a pas à pénétrer, cette classe étant interdite aux vols VFR

Bonne réponse : C — n'a aucune obligation de contact radio

La classe G est un espace non contrôlé : les vols VFR y sont autorisés sans clairance ni contact radio obligatoire. Aucun service de séparation n'y est fourni ; seuls l'information de vol et l'alerte sont disponibles.

Une manche à air renseigne le pilote sur :

  1. A.la présence de planeurs
  2. B.le sens d'atterrissage, face au vent
  3. C.le sens d'atterrissage, dos au vent
  4. D.l'existence d'une activité parachutiste

Bonne réponse : B — le sens d'atterrissage, face au vent

La manche à air indique la direction et approximativement la force du vent ; on décolle et on atterrit face au vent, c'est-à-dire en se dirigeant vers le gros bout de la manche (du côté d'où vient le vent).

Un aérodrome est doté d'un « AFIS ». Cela signifie :

  1. A.que l'aérodrome est un aérodrome contrôlé
  2. B.que le service rendu par le personnel au sol est un service d'information et non de contrôle de la circulation dans l'espace de cet aérodrome
  3. C.que l'aérodrome est équipé d'un répondeur automatique d'informations enregistrées toutes les heures
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : B — que le service rendu par le personnel au sol est un service d'information et non de contrôle de la circulation dans l'espace de cet aérodrome

L'AFIS (Aerodrome Flight Information Service) fournit l'information de vol et l'alerte sur un aérodrome non contrôlé : l'agent ne donne pas de clairance. Le répondeur automatique est l'ATIS.

Le port du parachute en planeur non équipé d'un motopropulseur est :

  1. A.facultatif
  2. B.obligatoire
  3. C.dépendant du type de planeur
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : B — obligatoire

Selon la réglementation française de l'époque, le port du parachute est obligatoire à bord des planeurs (non motorisés). Cette règle n'existe pas pour les avions de tourisme.

Quels sont les documents qui doivent obligatoirement être à bord lors de tout vol (pour un avion et pour un ULM) ?

  1. A.Avion : brevet et licence du pilote, carnet de route… ; ULM : brevet et licence du pilote, manuel de vol, carnet de vol…
  2. B.Avion : licence du pilote, carnet de route, carnet de vol… ; ULM : brevet et licence du pilote, manuel de vol, carnet de route
  3. C.Avion : brevet et licence du pilote, certificat d'immatriculation… ; ULM : brevet et licence du pilote, certificat d'immatriculation…
  4. D.Avion : licence de pilote, manuel de vol… ; ULM : brevet et licence du pilote, certificat d'immatriculation…

Bonne réponse : D — Avion : licence de pilote, manuel de vol… ; ULM : brevet et licence du pilote, certificat d'immatriculation…

À bord d'un avion, on doit notamment avoir la licence du pilote et le manuel de vol (avec certificat d'immatriculation, certificat de navigabilité, carnet de route…). Pour un ULM, on doit avoir le brevet et la licence du pilote et la carte d'identification (immatriculation). Le carnet de vol est un document personnel qui reste au sol.

La licence de pilote :

  1. A.est un document permettant à son titulaire de piloter un aéronef. Elle est donnée à vie
  2. B.atteste de la capacité du pilote à exercer ses fonctions. La licence d'un pilote d'avion se renouvelle périodiquement sous certaines conditions
  3. C.est obligatoire pour toutes les activités, y compris pour la pratique de l'aéromodélisme
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — atteste de la capacité du pilote à exercer ses fonctions. La licence d'un pilote d'avion se renouvelle périodiquement sous certaines conditions

Le brevet sanctionne une formation et est acquis à vie, tandis que la licence atteste que le pilote est apte à exercer ses privilèges : sa validité est limitée et elle doit être renouvelée (aptitude médicale, expérience récente). L'aéromodélisme n'exigeait pas de licence de pilote.

Sur une carte OACI au 1/500 000, on mesure entre deux aérodromes 28 cm. La distance qui les sépare sur le terrain est :

  1. A.56 km
  2. B.28 NM
  3. C.140 km
  4. D.280 km

Bonne réponse : C — 140 km

À l'échelle 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 500 000 cm, soit 5 km. Donc 28 cm × 5 km = 140 km.

La déclinaison est :

  1. A.l'angle entre route vraie et route magnétique
  2. B.le décalage entre le compas et le conservateur de cap
  3. C.la différence entre le cap compas et le cap magnétique
  4. D.plus forte aux latitudes basses

Bonne réponse : A — l'angle entre route vraie et route magnétique

La déclinaison magnétique est l'angle entre le nord géographique et le nord magnétique ; c'est donc l'écart entre une route vraie et la route magnétique correspondante. La différence entre cap compas et cap magnétique est la déviation.

Le canevas d'une carte au 1/500 000 est de type :

  1. A.stéréographique
  2. B.Lambert
  3. C.Mercator
  4. D.Expansor

Bonne réponse : B — Lambert

La carte aéronautique OACI au 1/500 000 utilise la projection conique conforme de Lambert : les angles sont conservés et une ligne droite est très proche d'un arc de grand cercle (orthodromie).

Une altitude de 3 000 pieds (ft) équivaut approximativement à :

  1. A.1 100 m
  2. B.900 m
  3. C.3 000 m
  4. D.90 m

Bonne réponse : B — 900 m

1 ft = 0,3048 m, donc 3 000 ft ≈ 914 m, soit environ 900 m. Calcul mental : diviser par 10 puis multiplier par 3.

Un avion vole à la Vp de 180 km/h, cap au nord-est, avec un vent du 045° pour 10 km/h. Sa vitesse sol est :

  1. A.170 km/h
  2. B.190 km/h
  3. C.198 km/h
  4. D.180 km/h

Bonne réponse : A — 170 km/h

Cap au nord-est = 045° et vent du 045° : le vent est exactement de face. Il n'y a pas de dérive et la vitesse sol vaut Vp - Vw = 180 - 10 = 170 km/h.

Un avion vole vers un aérodrome situé au 040° vrai. La déclinaison est de 4° ouest, l'avion subit une dérive gauche de 6°, et le compas accuse une déviation positive de 2°. Quel est le cap compas ?

  1. A.52°
  2. B.48°
  3. C.40°
  4. D.32°

Bonne réponse : B — 48°

Route magnétique = route vraie + déclinaison ouest = 040 + 4 = 044°. Avec une dérive gauche de 6°, il faut prendre un cap 6° à droite : Cm = 044 + 6 = 050°. Avec une déviation de +2° (Cm = Cc + d), Cc = 050 - 2 = 048°.

Un avion de Vp 150 kt doit relier deux points distants de 92 km, en suivant une route au 190°, avec un vent du 100° pour 6 kt. Quel sera le temps nécessaire ?

  1. A.17 min
  2. B.20 min
  3. C.23 min
  4. D.40 min

Bonne réponse : B — 20 min

Le vent du 100° est perpendiculaire à la route 190° : il ne donne pratiquement que de la dérive, et la vitesse sol reste ≈ 150 kt ≈ 278 km/h. Temps = 92 / 278 h ≈ 0,33 h ≈ 20 min.

Quel cap magnétique (Cm) devrez-vous adopter pour suivre le QDM 090 d'un VOR, sachant qu'un vent du nord vous donne 15° de dérive et que le compas accuse une déviation de 5° ?

  1. A.075°
  2. B.090°
  3. C.105°
  4. D.110°

Bonne réponse : A — 075°

Route 090° avec un vent du nord : le vent pousse l'avion vers le sud, à droite de la route. Il faut corriger en tournant le nez vers le vent, à gauche : Cm = 090 - 15 = 075°. La déviation du compas n'intervient que pour le cap compas, pas pour le cap magnétique demandé.

Un VOR est un équipement :

  1. A.pneumatique
  2. B.électronique fonctionnant avec un radar
  3. C.jouant le même rôle qu'un transpondeur
  4. D.de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Bonne réponse : D — de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Le VOR est une balise de radionavigation VHF au sol ; le récepteur de bord indique au pilote le radial sur lequel il se trouve par rapport à la balise. Il ne fait appel ni au radar ni au transpondeur.

Pour évaluer son orientation, l'homme dispose de différents sens naturels. Parmi ces modes d'évaluation, on peut citer les évaluations :

  1. A.vestibulaires
  2. B.proprioceptives
  3. C.visuelles
  4. D.toutes les réponses ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les réponses ci-dessus sont exactes

L'orientation spatiale repose sur la vue (la plus fiable), l'oreille interne ou système vestibulaire (accélérations, rotations) et la proprioception (sensations de pression et de position du corps). Sans références visuelles, les deux derniers peuvent tromper le pilote.

On appelle « hypoxie » :

  1. A.l'anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation dû à l'altitude
  2. B.l'insuffisance respiratoire de certains sujets sensibles aux accélérations
  3. C.la « suffocation » d'un sujet stressé
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : A — l'anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation dû à l'altitude

L'hypoxie est le manque d'oxygène des tissus ; en altitude, la baisse de pression partielle d'oxygène en est la cause. Elle est insidieuse : euphorie, baisse du jugement puis perte de conscience.

Le 24 septembre 1852, un appareil volant piloté par Henri Giffard effectue une première. Il s'agit :

  1. A.du premier vol plané
  2. B.du premier vol plané avec augmentation d'altitude en cours de vol
  3. C.du premier tour de Paris en ballon
  4. D.du premier vol d'un dirigeable

Bonne réponse : D — du premier vol d'un dirigeable

Le 24 septembre 1852, Henri Giffard relie Paris à Trappes à bord d'un ballon allongé propulsé par une machine à vapeur entraînant une hélice : c'est le premier vol d'un dirigeable.

Clément Ader est un précurseur de l'aviation. Il invente le mot « avion ». Cependant il reste célèbre pour un autre fait. Lequel ?

  1. A.il a inventé et réalisé un cerf-volant cellulaire qui servira de modèle aux frères Wright lors de leurs premiers vols planés mais surtout pour le premier vol motorisé
  2. B.il est le premier homme à avoir effectué des vols planés
  3. C.il réalise un aéroplane en forme de chauve-souris avec lequel il effectuera un vol qualifié de saut de puce
  4. D.il a inventé et réalisé le premier hélicoptère qui ne s'est élevé que d'une cinquantaine de centimètres sans personne à bord

Bonne réponse : C — il réalise un aéroplane en forme de chauve-souris avec lequel il effectuera un vol qualifié de saut de puce

Le 9 octobre 1890, Clément Ader décolle à bord de l'Éole, appareil aux ailes inspirées de la chauve-souris et propulsé par une machine à vapeur, sur une cinquantaine de mètres à faible hauteur : un « saut de puce » non contrôlé.

Le Russe Constantin Tsiolkovski est un précurseur :

  1. A.des ballons
  2. B.de l'astronautique
  3. C.des hélicoptères
  4. D.des planeurs

Bonne réponse : B — de l'astronautique

Constantin Tsiolkovski (1857-1935) a posé les bases théoriques de l'astronautique : équation de la fusée, propulsion par réaction, fusées à plusieurs étages et ergols liquides.

Roland Garros s'est rendu célèbre pour avoir :

  1. A.effectué la première traversée de la Méditerranée en avion et gagné la 1re coupe du monde de tennis
  2. B.effectué le premier looping et gagné la 1re coupe du monde de tennis la même année
  3. C.effectué la première traversée de la Méditerranée en avion et réalisé le premier tir à travers l'hélice blindée avec une mitrailleuse en combat aérien
  4. D.effectué le premier tir à travers l'hélice blindée avec une mitrailleuse en combat aérien et réalisé le premier looping la même année

Bonne réponse : C — effectué la première traversée de la Méditerranée en avion et réalisé le premier tir à travers l'hélice blindée avec une mitrailleuse en combat aérien

Le 23 septembre 1913, Roland Garros traverse la Méditerranée de Fréjus à Bizerte. En 1915, il abat des avions ennemis grâce à une mitrailleuse tirant à travers l'hélice protégée par des déflecteurs blindés. Le premier looping est l'œuvre d'Adolphe Pégoud.

Qui a traversé la Manche pour la première fois en avion ?

  1. A.Louis Blériot
  2. B.René Fonck
  3. C.Henri Guillaumet
  4. D.Adrienne Bolland

Bonne réponse : A — Louis Blériot

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot traverse la Manche de Calais à Douvres sur son Blériot XI en 37 minutes. René Fonck est un as de 1914-1918, Guillaumet un pilote de l'Aéropostale et Adrienne Bolland a franchi la cordillère des Andes.

Georges Guynemer s'est rendu célèbre pour avoir :

  1. A.inventé le manche à balai
  2. B.effectué le premier kilomètre en vol en circuit fermé
  3. C.traversé l'Atlantique Nord seul à bord dans le sens New York / Paris
  4. D.remporté 53 victoires en combat aérien

Bonne réponse : D — remporté 53 victoires en combat aérien

Georges Guynemer, as de l'escadrille des Cigognes, a remporté 53 victoires homologuées avant de disparaître en 1917. Le premier kilomètre en circuit fermé est d'Henri Farman (1908) et la traversée New York-Paris de Lindbergh (1927).

En 1932, l'Américaine Amelia Earhart a été la première femme à réaliser une traversée aérienne en solitaire. Laquelle ?

  1. A.la Méditerranée
  2. B.l'Atlantique Nord
  3. C.l'Atlantique Sud
  4. D.l'Australie

Bonne réponse : B — l'Atlantique Nord

En mai 1932, Amelia Earhart traverse seule l'Atlantique Nord, de Terre-Neuve à l'Irlande, cinq ans après Lindbergh. Elle disparaît en 1937 au-dessus du Pacifique lors d'un tour du monde.

Parmi les appareils suivants, quel est celui qui a volé le premier ?

  1. A.le bombardier furtif F-117
  2. B.le biréacteur Rafale
  3. C.l'Airbus A320
  4. D.l'Airbus A310

Bonne réponse : A — le bombardier furtif F-117

Le F-117 a effectué son premier vol en juin 1981, avant l'Airbus A310 (avril 1982), le démonstrateur Rafale A (juillet 1986) et l'A320 (février 1987).

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a été créée en :

  1. A.1944
  2. B.1945
  3. C.1947
  4. D.1948

Bonne réponse : A — 1944

L'OACI a été créée par la convention de Chicago, signée le 7 décembre 1944 ; elle est devenue pleinement opérationnelle en 1947 après ratification, ce qui constitue le piège de la question.

Le premier hélicoptère qui s'est élevé avec un homme à bord est une invention de :

  1. A.Paul Cornu
  2. B.Louis Breguet
  3. C.Marcel Dassault
  4. D.Roland Garros

Bonne réponse : A — Paul Cornu

Le 13 novembre 1907, près de Lisieux, Paul Cornu s'élève de quelques dizaines de centimètres en vol libre à bord de son hélicoptère à deux rotors. Le gyroplane des frères Breguet avait décollé peu avant, mais maintenu par des aides au sol.

L'avion Lockheed « Constellation » a été mis en service au sein de la compagnie Air France en :

  1. A.1937
  2. B.1946
  3. C.1970
  4. D.n'a jamais été utilisé par la compagnie Air France

Bonne réponse : B — 1946

Air France met en service le Lockheed Constellation en 1946, notamment sur la ligne Paris-New York. L'avion n'existait pas encore en 1937 et il était retiré des grandes lignes bien avant 1970.

Qui a traversé sans escale, en équipage, l'Atlantique Nord dans le sens Amérique / Europe pour la première fois ?

  1. A.Jean Mermoz
  2. B.Charles Lindbergh
  3. C.Alfred Hitchcock et James Brown
  4. D.John Alcock et Arthur Brown

Bonne réponse : D — John Alcock et Arthur Brown

Les 14 et 15 juin 1919, les Britanniques John Alcock et Arthur Whitten Brown relient Terre-Neuve à l'Irlande sans escale sur un bombardier Vickers Vimy. Lindbergh fera en 1927 la première traversée en solitaire.

Le premier homme à avoir officiellement franchi le mur du son s'appelle :

  1. A.Jean Carpentier
  2. B.Chuck Yeager
  3. C.Kostia Rozanoff
  4. D.Marion Davis

Bonne réponse : B — Chuck Yeager

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit officiellement le mur du son aux commandes de l'avion-fusée Bell X-1. Kostia Rozanoff est un pilote d'essai français (Mystère).

Depuis 1963, le record d'altitude est détenu par l'avion-fusée North American X-15. Quelle est l'altitude atteinte ?

  1. A.56 900 mètres
  2. B.65 730 mètres
  3. C.90 120 mètres
  4. D.107 960 mètres

Bonne réponse : D — 107 960 mètres

Le 22 août 1963, Joseph Walker porte le X-15 à 107 960 m (354 200 ft), au-delà de la limite de l'espace fixée à 100 km.

Le premier lancement d'une fusée balistique stratosphérique appelée « V2 » a été effectué :

  1. A.en 1926 par Goddard
  2. B.en 1917 par Tsiolkovski
  3. C.en 1921 par Korolev
  4. D.en 1942 par von Braun

Bonne réponse : D — en 1942 par von Braun

Le premier lancement réussi du V2 (A4) développé par l'équipe de Wernher von Braun a lieu le 3 octobre 1942 à Peenemünde. Goddard a lancé la première fusée à ergols liquides en 1926, mais il ne s'agissait pas du V2.

Le premier vol orbital humain a été effectué par :

  1. A.Youri Gagarine
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Valentina Terechkova
  4. D.Frank Borman

Bonne réponse : A — Youri Gagarine

Le 12 avril 1961, Youri Gagarine fait le tour de la Terre à bord de Vostok 1 en 108 minutes. Alan Shepard a effectué en mai 1961 un vol suborbital, et Valentina Terechkova a été la première femme dans l'espace (1963).

Le premier satellite français a été lancé en 1965 par une fusée française appelée :

  1. A.Véronique
  2. B.Topaze
  3. C.Diamant
  4. D.Rubis

Bonne réponse : C — Diamant

Le 26 novembre 1965, la fusée Diamant place en orbite le satellite Astérix depuis Hammaguir : la France devient la troisième puissance spatiale. Véronique, Topaze et Rubis sont des fusées-sondes ou des étages d'essai du programme des « Pierres précieuses ».

Quel est le premier cosmonaute français à être allé dans l'espace ?

  1. A.Jean-Loup Chrétien
  2. B.Patrick Baudry
  3. C.André Turcat
  4. D.Claudie André-Deshays

Bonne réponse : A — Jean-Loup Chrétien

Jean-Loup Chrétien vole en juin 1982 à bord de Soyouz T-6 vers la station Saliout 7. Patrick Baudry suit en 1985 sur la navette, et André Turcat est le pilote d'essai de Concorde.

Le premier astronaute américain à avoir tourné autour de la Terre s'appelle :

  1. A.Scott Carpenter
  2. B.Virgil Grissom
  3. C.Gus Shephard
  4. D.John Glenn

Bonne réponse : D — John Glenn

Le 20 février 1962, John Glenn effectue trois tours de la Terre à bord de la capsule Mercury Friendship 7. Shepard et Grissom n'avaient fait que des vols suborbitaux.

Le premier programme spatial habité américain s'appelle :

  1. A.Mercury
  2. B.Gemini
  3. C.Redstone
  4. D.Apollo

Bonne réponse : A — Mercury

Mercury (1958-1963) est le premier programme spatial habité américain, avec des capsules monoplaces. Il est suivi de Gemini (biplaces) puis d'Apollo (Lune). Redstone est le nom d'un lanceur utilisé pour les premiers vols Mercury.

La fréquence d'un récepteur de radiocommande est déterminée :

  1. A.par la longueur de son antenne
  2. B.par la fréquence de vibration de son quartz
  3. C.par le bouton du potentiomètre utilisé pendant le vol
  4. D.par la tension de la pile au lithium

Bonne réponse : B — par la fréquence de vibration de son quartz

Sur les radiocommandes de l'époque, la fréquence d'émission et de réception était fixée par un quartz interchangeable, qui vibre à une fréquence précise. L'antenne doit être adaptée mais ne fixe pas la fréquence.

Vous achetez une hélice, vous lisez 8 x 4. Cela veut dire que :

  1. A.le diamètre est de 8 pouces, le pas est de 4 pouces
  2. B.le diamètre est de 4 pouces, le pas est de 8 pouces
  3. C.l'épaisseur est de 8 mm au moyeu et de 4 mm en bout de pale
  4. D.vous pouvez l'équiper avec un moteur de 8 cm³ ou de 4 cm³

Bonne réponse : A — le diamètre est de 8 pouces, le pas est de 4 pouces

Les hélices de modèles réduits sont désignées par diamètre × pas, en pouces : 8 x 4 signifie 8 pouces de diamètre et 4 pouces de pas (avance théorique par tour).

Un modèle réduit a un moteur de 8 cm³ qui tourne à 13 000 tours/minute. Son hélice de diamètre 24 cm a un pas de 22 cm. Il vole à environ :

  1. A.172 km/h
  2. B.82 m/s
  3. C.60 cm/s
  4. D.0,5 m/s

Bonne réponse : A — 172 km/h

La vitesse théorique est égale au pas × la vitesse de rotation : 0,22 m × 13 000 / 60 tr/s ≈ 47,7 m/s, soit environ 172 km/h. Le diamètre de l'hélice n'intervient pas dans ce calcul.

Pour décoller, vous placez le modèle :

  1. A.vent de travers
  2. B.face au soleil
  3. C.face à vous
  4. D.face au vent

Bonne réponse : D — face au vent

Comme un avion grandeur, le modèle décolle face au vent : la vitesse par rapport à l'air est atteinte avec une vitesse sol plus faible, ce qui raccourcit le roulage et améliore le contrôle.

Le contreplaqué « 3 plis » :

  1. A.doit être plié 3 fois pour être collé, ce qui augmente sa résistance mécanique
  2. B.est formé de 3 couches de bois contrecollées
  3. C.n'est pas utilisé en aéromodélisme car trop dense
  4. D.s'utilise uniquement pour les bâtis moteurs et les clés d'ailes

Bonne réponse : B — est formé de 3 couches de bois contrecollées

Un contreplaqué est constitué de feuilles de bois (plis) collées avec des fibres croisées ; le « 3 plis » en comporte trois. Il est très utilisé en aéromodélisme pour les pièces solides (couples, bâtis, clés d'aile…).

Un empennage en T a l'avantage sur un empennage classique :

  1. A.d'être plus robuste
  2. B.d'être plus porteur
  3. C.de ne pas être perturbé par le flux d'air de l'aile (déflexion)
  4. D.d'être plus lourd

Bonne réponse : C — de ne pas être perturbé par le flux d'air de l'aile (déflexion)

Placé en haut de la dérive, le stabilisateur d'un empennage en T est hors du sillage et de la déflexion de l'aile (et du souffle de l'hélice) : il reste plus efficace. En contrepartie, la dérive doit être renforcée, ce qui l'alourdit.

Pour un avion d'architecture classique, le centrage se situe entre :

  1. A.0 et 15 % de la corde
  2. B.20 et 40 % de la corde
  3. C.50 et 60 % de la corde
  4. D.60 et 80 % de la corde

Bonne réponse : B — 20 et 40 % de la corde

Pour un avion classique, le centre de gravité se place en général entre 20 et 40 % de la corde moyenne à partir du bord d'attaque, autour du foyer de l'aile ou légèrement en avant, pour assurer la stabilité longitudinale.

Alphonse Pénaud a été le premier à :

  1. A.réaliser un moteur à explosion pour modèle réduit
  2. B.utiliser l'élastique comme moyen de propulsion pour modèle réduit
  3. C.effectuer un looping avec un hélicoptère modèle réduit
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — utiliser l'élastique comme moyen de propulsion pour modèle réduit

En 1871, Alphonse Pénaud fait voler son « planophore », un modèle réduit stable propulsé par un écheveau de caoutchouc torsadé entraînant une hélice. Le moteur caoutchouc est toujours utilisé en vol libre.

Pour qu'un modèle réduit soit classé en catégorie 1, il doit répondre aux caractéristiques suivantes :

  1. A.masse < 12 kg et cylindrée moteur < 50 cm³
  2. B.envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³
  3. C.masse < 12 kg et envergure < 3 mètres
  4. D.masse < 12 kg, envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³

Bonne réponse : A — masse < 12 kg et cylindrée moteur < 50 cm³

Selon la réglementation française en vigueur en 2001, un aéromodèle de catégorie 1 avait une masse inférieure à 12 kg et une cylindrée inférieure à 50 cm³ ; l'envergure n'était pas un critère. Cette réglementation a depuis été remplacée par celle des aéronefs télépilotés.

En vol radiocommandé, pour contrôler un hélicoptère autour de l'axe de lacet, on se sert :

  1. A.de la commande d'anticouple
  2. B.du manche cyclique longitudinal
  3. C.du manche cyclique latéral
  4. D.de b et c conjugués

Bonne réponse : A — de la commande d'anticouple

Le lacet d'un hélicoptère est contrôlé par le rotor anticouple (rotor de queue) dont on fait varier le pas. Le cyclique commande les inclinaisons en tangage et en roulis.

Sur un avion à train d'atterrissage tricycle, le train principal doit se situer :

  1. A.en avant du centre de gravité de l'appareil
  2. B.au même niveau que le centre de gravité de l'appareil
  3. C.légèrement en arrière du centre de gravité de l'appareil
  4. D.au niveau du bord de fuite de l'aile

Bonne réponse : C — légèrement en arrière du centre de gravité de l'appareil

Sur un train tricycle, le centre de gravité doit être entre la roulette de nez et le train principal : le train principal est donc placé légèrement en arrière du centre de gravité. Trop en arrière, la rotation au décollage devient difficile ; en avant, l'avion bascule sur la queue.

La figure ci-dessous représente la structure d'une aile d'avion. L'élément numéro 1 est :

  1. A.le saumon d'aile
  2. B.l'emplanture de l'aile
  3. C.le bord d'attaque
  4. D.le bord de fuite

Bonne réponse : C — le bord d'attaque

L'élément 1 désigne l'avant du profil, la partie de l'aile qui attaque l'air : le bord d'attaque. Le bord de fuite est à l'arrière, le saumon à l'extrémité et l'emplanture à la racine de l'aile.

La figure ci-dessous représente la structure d'une aile d'avion. L'élément numéro 2 est :

  1. A.un longeron
  2. B.une nervure
  3. C.un coffrage
  4. D.un couple

Bonne réponse : B — une nervure

L'élément 2 est une pièce transversale qui donne sa forme au profil : c'est une nervure. Le longeron est la poutre principale dans le sens de l'envergure, et le couple est un élément du fuselage.

Lors du vol d'essai d'un nouvel appareil, vous effectuez un essai de décrochage en altitude. Pour cela, les ailerons et la dérive restant au neutre, vous mettez le moteur au ralenti et maintenez cabrée la gouverne de profondeur. Si l'avion est convenablement centré, il doit :

  1. A.ne pas décrocher et perdre de l'altitude régulièrement en restant bien à plat
  2. B.décrocher en partant sur une aile (départ en vrille)
  3. C.décrocher et passer sur le dos
  4. D.décrocher le nez vers le ciel, puis piquer, se rétablir en vol horizontal, puis à nouveau nez vers le ciel décrocher, etc., effectuant ainsi des oscillations dans le plan vertical

Bonne réponse : D — décrocher le nez vers le ciel, puis piquer, se rétablir en vol horizontal, puis à nouveau nez vers le ciel décrocher, etc., effectuant ainsi des oscillations dans le plan vertical

Un modèle correctement centré décroche franchement puis abaisse le nez de lui-même, reprend de la vitesse et recommence : il effectue des oscillations dans le plan vertical (abattées). Un départ sur une aile ou l'absence de décrochage signalent un centrage ou des réglages à revoir.

Sur un avion de début de vol circulaire, la poignée de commande et les câbles qui la relient à l'avion permettent d'agir sur :

  1. A.les ailerons
  2. B.la dérive
  3. C.la profondeur
  4. D.le moteur

Bonne réponse : C — la profondeur

En vol circulaire commandé, les deux câbles reliés à la poignée actionnent un guignol qui commande la profondeur : le pilote fait monter ou descendre le modèle qui tourne autour de lui.

Le dièdre d'un avion « deux axes » (sans ailerons) est généralement voisin de :

  1. A.-2° à -4°
  2. B.autour de 0°
  3. C.+6° à +8°
  4. D.+16° à +20°

Bonne réponse : C — +6° à +8°

Un modèle « deux axes » (direction et profondeur) n'a pas d'ailerons : il vire grâce au roulis induit par la dérive, ce qui nécessite un dièdre marqué, de l'ordre de +6° à +8°.

Parmi les constituants suivants, lequel n'intervient pas dans la composition du carburant des moteurs à bougie incandescente ?

  1. A.méthanol
  2. B.nitroglycérine
  3. C.lubrifiant de synthèse ou huile de ricin
  4. D.nitrométhane

Bonne réponse : B — nitroglycérine

Le carburant des moteurs glow contient du méthanol, un lubrifiant (huile de synthèse ou de ricin) et souvent du nitrométhane pour augmenter la puissance. La nitroglycérine est un explosif, jamais utilisé.

Les bougies à incandescence utilisées sur les micromoteurs sont alimentées électriquement lors du démarrage par une pile ou une batterie de :

  1. A.1,2 volt
  2. B.2,4 volts
  3. C.4,8 volts
  4. D.12 volts

Bonne réponse : A — 1,2 volt

Le filament d'une bougie glow est porté au rouge au démarrage par un accumulateur d'un seul élément, environ 1,2 à 1,5 V. Une fois le moteur lancé, la chaleur de combustion suffit à maintenir l'incandescence ; une tension plus élevée grillerait le filament.

Sur votre site de vol, une manche à air est installée pour vous indiquer la direction du vent. Lors du décollage et de l'atterrissage, vous placez votre modèle réduit de préférence :

  1. A.perpendiculairement à la manche à air
  2. B.parallèlement à la manche à air, dans le sens allant du « gros bout » vers le « petit bout »
  3. C.parallèlement à la manche à air, dans le sens allant du « petit bout » vers le « gros bout »
  4. D.le vent n'a pas d'influence sur la direction de décollage et d'atterrissage

Bonne réponse : C — parallèlement à la manche à air, dans le sens allant du « petit bout » vers le « gros bout »

Le vent entre par le gros bout de la manche et ressort par le petit bout. Pour décoller et atterrir face au vent, le modèle doit donc se déplacer du petit bout vers le gros bout.

Trois facteurs favorisent la stabilité d'un avion. Lequel ne convient pas ?

  1. A.dièdre nul
  2. B.flèche positive
  3. C.dièdre positif
  4. D.dérive

Bonne réponse : A — dièdre nul

Le dièdre positif et la flèche positive apportent de la stabilité latérale, et la dérive la stabilité de route. Un dièdre nul n'apporte aucun effet stabilisant en roulis.

Vous souhaitez réaliser une boucle (looping) avec votre planeur ; pour cela vous utilisez comme commande :

  1. A.les ailerons
  2. B.la dérive
  3. C.la profondeur
  4. D.les volets de courbure

Bonne réponse : C — la profondeur

La boucle est une rotation dans le plan vertical, autour de l'axe de tangage : on l'obtient en tirant sur la profondeur, après avoir pris de la vitesse.