Annale BIA 2012 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2012 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

Le croquis associé à la légende correcte (voir les quatre profils dessinés) :

  1. A.Profil avec volet braqué
  2. B.Profil en lisse
  3. C.Profil avec bec sorti
  4. D.Profil avec volet Fowler sorti

Bonne réponse : B — Profil en lisse

Le profil b) est bien un profil lisse : aucun dispositif hypersustentateur n'est sorti. Les autres légendes sont fausses : le croquis a) montre en réalité un bec sorti au bord d'attaque, le croquis c) un volet de bord de fuite sorti et reculé (type Fowler) et le croquis d) ne montre aucun volet sorti.

En phase d'atterrissage, le pilote sort les volets hypersustentateurs. Les effets seront :

  1. A.Diminution de la vitesse
  2. B.Augmentation de la traînée
  3. C.Augmentation instantanée du taux de descente
  4. D.Les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

Bonne réponse : D — Les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

Les volets augmentent le Cz (on peut voler plus lentement) mais aussi le Cx : la traînée augmente et, à puissance constante, la vitesse diminue. Les deux effets sont donc exacts ; il n'y a pas d'augmentation instantanée du taux de descente, la portance augmentant au contraire sur le moment (effet de « ballonnement »).

En soufflerie, si on multiplie par 3 la vitesse du vent relatif, la force aérodynamique est :

  1. A.Multipliée par 2
  2. B.Multipliée par 3
  3. C.Multipliée par 4
  4. D.Multipliée par 9

Bonne réponse : D — Multipliée par 9

La résultante aérodynamique vaut F = ½ ρ S V² C : elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Multiplier V par 3 multiplie donc la force par 3² = 9.

L'angle d'incidence d'un profil :

  1. A.Dépend du dièdre de l'aile
  2. B.Est l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.Correspond à l'assiette de l'avion
  4. D.Correspond au calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — Est l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde de référence du profil et la direction du vent relatif. Il ne faut pas la confondre avec l'assiette (angle entre l'axe de l'avion et l'horizontale) ni avec le calage (angle fixe entre la corde de l'aile et l'axe du fuselage).

La corde de profil d'une aile quelconque est :

  1. A.La ligne d'épaisseur moyenne
  2. B.L'envergure de l'aile
  3. C.La ligne d'égale distance entre l'intrados et l'extrados
  4. D.Le segment de droite qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

Bonne réponse : D — Le segment de droite qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

La corde est le segment de droite qui relie le bord d'attaque au bord de fuite. La ligne à égale distance de l'intrados et de l'extrados est la ligne moyenne (squelette) du profil, qui est courbe sur un profil cambré.

Les winglets servent à :

  1. A.Augmenter la traînée de l'aile
  2. B.Diminuer la stabilité en lacet
  3. C.Rendre tourbillonnaire l'écoulement de l'air sur les ailes
  4. D.Diminuer la traînée induite due aux tourbillons marginaux

Bonne réponse : D — Diminuer la traînée induite due aux tourbillons marginaux

Les winglets, ailettes placées en bout d'aile, gênent le contournement de l'air de l'intrados (surpression) vers l'extrados (dépression). Les tourbillons marginaux sont affaiblis et la traînée induite diminue, ce qui réduit la consommation.

La gouverne de profondeur est une partie mobile :

  1. A.De l'empennage horizontal qui permet de contrôler l'équilibre longitudinal de l'avion
  2. B.De l'aile qui fait partie des systèmes hypersustentateurs
  3. C.De l'empennage vertical qui permet la stabilisation latérale automatique
  4. D.Commandée par le palonnier lors des virages ou pour « décraber » à l'atterrissage

Bonne réponse : A — De l'empennage horizontal qui permet de contrôler l'équilibre longitudinal de l'avion

La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal ; commandée par le manche en avant/arrière, elle agit sur le tangage et donc sur l'équilibre longitudinal. Le palonnier commande la gouverne de direction, sur l'empennage vertical.

Un ULM de 14 m² de surface alaire vole en palier stabilisé à la vitesse de 20 m/s. Son coefficient de portance (Cz) est de 1,25, la masse volumique ρ de l'air est 1,2 kg/m³. Le poids de cet ULM est :

  1. A.4200 kg
  2. B.4200 N
  3. C.3600 kg
  4. D.3600 N

Bonne réponse : B — 4200 N

En palier, la portance équilibre le poids : P = Fz = ½ ρ S V² Cz = 0,5 × 1,2 × 14 × 20² × 1,25 = 4200 N. Un poids est une force et s'exprime en newtons, pas en kilogrammes (cela correspond à une masse d'environ 420 kg).

Le compensateur de profondeur d'un avion sert à :

  1. A.Compenser les effets d'une accélération brutale consécutive à un décrochage
  2. B.Compenser la pression à exercer sur l'un des palonniers
  3. C.Éviter que la bille tombe à l'intérieur du virage
  4. D.Réduire les efforts à fournir sur le manche

Bonne réponse : D — Réduire les efforts à fournir sur le manche

Le compensateur (trim) de profondeur est un petit volet réglable qui maintient la gouverne de profondeur dans la position voulue : le pilote n'a plus à tenir d'effort permanent sur le manche pour garder l'assiette choisie.

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.Toujours à la même vitesse
  2. B.Quand l'angle d'incidence devient très faible
  3. C.Toujours en cas de panne moteur
  4. D.Toujours au même angle d'incidence

Bonne réponse : D — Toujours au même angle d'incidence

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique (environ 15 à 18° pour un profil classique), quelle que soit la vitesse. La vitesse de décrochage, elle, varie avec la masse, le facteur de charge et la configuration.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.Lacet inverse
  2. B.Roulis inverse
  3. C.Lacet induit
  4. D.Traînée induite

Bonne réponse : A — Lacet inverse

L'aileron baissé augmente la portance mais aussi la traînée de son aile, tandis que l'aileron levé en diminue la traînée : le nez part d'abord du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, que le pilote contre au palonnier. Le roulis induit, lui, est l'effet secondaire de la gouverne de direction.

Lorsque le centre de gravité d'un avion se déplace vers l'avant, cet avion devient :

  1. A.Plus stable et plus maniable
  2. B.Plus stable et moins maniable
  3. C.Moins stable et plus maniable
  4. D.Moins stable et moins maniable

Bonne réponse : B — Plus stable et moins maniable

Plus le centre de gravité est en avant du foyer, plus le couple de rappel est grand : l'avion est plus stable en tangage, mais il faut davantage braquer la profondeur pour le faire changer d'assiette, il est donc moins maniable. Stabilité et maniabilité varient en sens inverse.

La commande permettant de gérer la symétrie du vol de l'avion est :

  1. A.Le manche par déplacement longitudinal
  2. B.La manette de réglage de la puissance du moteur
  3. C.Les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction
  4. D.La commande du compensateur de profondeur

Bonne réponse : C — Les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction

La symétrie du vol (bille au centre, pas de dérapage) se contrôle au palonnier, qui braque la gouverne de direction et agit sur le lacet. Le manche en longitudinal commande le tangage.

Lorsque le facteur de charge augmente :

  1. A.L'incidence de décrochage ne varie pas
  2. B.L'incidence de décrochage augmente
  3. C.L'incidence de décrochage diminue
  4. D.L'incidence de décrochage augmente si la masse de l'avion est plus faible

Bonne réponse : A — L'incidence de décrochage ne varie pas

L'incidence de décrochage est une caractéristique du profil : elle ne change pas avec le facteur de charge. C'est la vitesse de décrochage qui augmente, proportionnellement à la racine carrée du facteur de charge.

En montée rectiligne uniforme, la portance est :

  1. A.Inférieure au poids
  2. B.Supérieure au poids
  3. C.Égale au poids
  4. D.Égale à la traînée

Bonne réponse : A — Inférieure au poids

En montée, le poids se décompose : une composante P·cos(pente) est équilibrée par la portance, l'autre P·sin(pente) s'ajoute à la traînée et est vaincue par la traction. La portance vaut donc P·cos(pente), légèrement inférieure au poids.

Le décollage d'un avion se fait face au vent pour :

  1. A.Éviter de dépasser la VNE
  2. B.Avoir une meilleure portance et une plus faible traînée
  3. C.Décoller sur une distance plus courte
  4. D.Avoir un taux de montée inférieur

Bonne réponse : C — Décoller sur une distance plus courte

La portance dépend de la vitesse par rapport à l'air. Face au vent, l'avion atteint sa vitesse de décollage avec une vitesse sol plus faible : la distance de roulement est raccourcie (et la pente de montée par rapport au sol améliorée).

Un avion, en air calme à 10 000 m d'altitude, rejoint en plané en finesse max un aérodrome en bord de mer situé à 200 km. Sa finesse max est :

  1. A.2
  2. B.10
  3. C.20
  4. D.40

Bonne réponse : C — 20

En plané en air calme, la finesse est égale au rapport distance parcourue / hauteur perdue : f = 200 km / 10 km = 20.

Les turbulences de sillage d'un avion (appelées « vortex ») sont :

  1. A.Provoquées par l'hélice
  2. B.Provoquées par les turboréacteurs
  3. C.Provoquées par la différence de pression entre l'intrados et l'extrados de l'aile
  4. D.Plus dangereuses dans le cas d'un hélicoptère que dans celui d'un Boeing 747

Bonne réponse : C — Provoquées par la différence de pression entre l'intrados et l'extrados de l'aile

L'air en surpression sous l'intrados contourne le bout d'aile vers l'extrados en dépression, ce qui crée deux tourbillons marginaux qui se prolongent derrière l'avion. Ils sont d'autant plus forts que l'avion est lourd et lent : ceux d'un gros porteur sont bien plus dangereux que ceux d'un hélicoptère léger.

La vitesse de décrochage en virage, en palier et à 60° d'inclinaison est :

  1. A.Supérieure à la vitesse de décrochage en vol rectiligne
  2. B.Deux fois la vitesse de décrochage en vol rectiligne
  3. C.Inférieure à la vitesse de décrochage en vol rectiligne
  4. D.Égale à la vitesse de décrochage en vol rectiligne

Bonne réponse : A — Supérieure à la vitesse de décrochage en vol rectiligne

À 60° d'inclinaison en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos 60° = 2. La vitesse de décrochage est multipliée par √n = √2 ≈ 1,41 : elle est supérieure à celle du vol rectiligne, mais pas doublée (piège).

Les facteurs suivants contribuent à améliorer les performances aérodynamiques d'un planeur, sauf :

  1. A.Une faible surface alaire
  2. B.Un grand allongement
  3. C.Une aile propre sans poussière ni insectes collés
  4. D.Un train rentrant (escamotable)

Bonne réponse : A — Une faible surface alaire

Un grand allongement réduit la traînée induite, une aile propre préserve l'écoulement et un train escamotable réduit la traînée de forme : tous améliorent la finesse. Une faible surface alaire n'améliore pas en soi les performances d'un planeur : elle augmente la charge alaire et la vitesse minimale de vol.

Un Karman est :

  1. A.Un célèbre appareil de compétition utilisé dans les courses de vitesse aux USA (courses de pylônes)
  2. B.Un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air
  3. C.Un chariot de déplacement d'aéronef lourd sur les aires de parking des aéroports
  4. D.Un dirigeable gonflé au sulfure d'hydrogène

Bonne réponse : B — Un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air

Le karman (du nom de l'aérodynamicien Theodore von Kármán) est le carénage qui raccorde l'aile au fuselage à l'emplanture. Il adoucit la jonction et limite la traînée d'interférence.

Un ballast d'eau (water ballast) :

  1. A.Est une poche d'eau, placée dans la cloison pare-feu des petits avions de tourisme pour limiter la progression d'un début d'incendie
  2. B.Est un équipement de toilettes compact spécialement destiné à l'aviation légère
  3. C.Est un réservoir permettant d'emporter de l'eau sur certains planeurs afin d'augmenter leur vitesse dans certaines phases de vol
  4. D.Est un système de délestage des flotteurs améliorant le décollage des hydravions

Bonne réponse : C — Est un réservoir permettant d'emporter de l'eau sur certains planeurs afin d'augmenter leur vitesse dans certaines phases de vol

Les planeurs de performance emportent de l'eau dans des réservoirs d'aile. La masse plus élevée augmente la vitesse sur trajectoire à finesse égale, ce qui est utile par bonnes conditions ; l'eau est vidangée avant l'atterrissage ou quand les ascendances faiblissent.

Le pilote d'un avion braque le manche (ou le volant) à droite :

  1. A.La gouverne de direction se braque à droite
  2. B.L'aileron droit s'abaisse
  3. C.La gouverne de profondeur se braque vers le haut
  4. D.L'aileron droit se lève

Bonne réponse : D — L'aileron droit se lève

Manche à droite : l'aileron droit se lève (moins de portance à droite) et l'aileron gauche s'abaisse (plus de portance à gauche), l'avion s'incline à droite. La gouverne de direction est commandée par le palonnier, pas par le manche.

Un empennage monobloc comporte :

  1. A.Une partie fixe et une partie mobile
  2. B.Trois parties
  3. C.Une seule partie entièrement mobile
  4. D.Deux parties

Bonne réponse : C — Une seule partie entièrement mobile

Un empennage horizontal monobloc (ou plan horizontal pivotant) est une surface d'une seule pièce entièrement mobile autour d'un axe, au lieu de l'ensemble classique plan fixe + gouverne de profondeur.

En vol, la structure de l'aile d'un avion doit être capable de subir :

  1. A.Une compression à l'extrados et une traction à l'intrados
  2. B.Une traction à l'extrados et une compression à l'intrados
  3. C.Une traction à l'extrados et à l'intrados
  4. D.Une compression à l'intrados et à l'extrados

Bonne réponse : A — Une compression à l'extrados et une traction à l'intrados

En vol, la portance fléchit l'aile vers le haut : comme une poutre encastrée au fuselage, sa partie supérieure (extrados) est comprimée et sa partie inférieure (intrados) est tendue.

L'emplanture d'une aile est :

  1. A.Le logement des aérofreins
  2. B.L'extrémité de l'aile
  3. C.Le dessous de l'aile
  4. D.La partie assurant la jonction aile-fuselage

Bonne réponse : D — La partie assurant la jonction aile-fuselage

L'emplanture est la racine de l'aile, là où elle s'attache au fuselage ; c'est la zone la plus sollicitée en flexion. L'extrémité opposée est le saumon.

La gouverne de profondeur est une surface :

  1. A.Fixe et verticale à l'arrière de l'avion
  2. B.Mobile située à l'arrière de l'avion
  3. C.Fixe et horizontale à l'arrière de l'avion
  4. D.Mobile située au bord de fuite de part et d'autre du fuselage

Bonne réponse : B — Mobile située à l'arrière de l'avion

La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal, à l'arrière de l'avion. La surface fixe horizontale est le plan fixe (stabilisateur) ; les surfaces mobiles au bord de fuite des ailes sont les ailerons et les volets.

Les dispositifs hypersustentateurs utilisés sur les avions augmentent :

  1. A.La portance et la traînée
  2. B.La vitesse d'approche, donc la sécurité
  3. C.L'efficacité des gouvernes
  4. D.Les trois propositions précédentes sont fausses

Bonne réponse : A — La portance et la traînée

Volets et becs augmentent le coefficient de portance maximal, mais aussi la traînée. Ils permettent ainsi de réduire (et non d'augmenter) la vitesse d'approche et d'atterrissage.

Dans une aile d'avion, les efforts principaux de flexion sont encaissés par :

  1. A.La poutre longitudinale
  2. B.Le longeron d'aile
  3. C.Les nervures
  4. D.Les couples transversaux

Bonne réponse : B — Le longeron d'aile

Le longeron, poutre principale qui court de l'emplanture vers le saumon, reprend l'essentiel des efforts de flexion. Les nervures donnent sa forme au profil et les couples sont des éléments du fuselage.

Lors de la visite prévol, il faut purger les réservoirs d'essence afin :

  1. A.D'éliminer les bulles d'air du circuit carburant
  2. B.D'éliminer les impuretés piégées dans les filtres des pompes à carburant
  3. C.D'empêcher le phénomène de « vapor lock » en cas de surchauffe de la cellule
  4. D.D'évacuer l'eau venant de l'humidité de l'air qui s'est condensée au fond du réservoir

Bonne réponse : D — D'évacuer l'eau venant de l'humidité de l'air qui s'est condensée au fond du réservoir

L'eau, plus dense que l'essence, s'accumule au point bas du réservoir, notamment par condensation de l'humidité de l'air. La purge permet de la détecter et de l'éliminer avant qu'elle n'arrive au moteur et ne provoque un arrêt.

L'action du réchauffage carburateur se traduit par une :

  1. A.Augmentation de la puissance
  2. B.Diminution de la puissance
  3. C.Réduction du débit carburant
  4. D.Réduction de la pression essence

Bonne réponse : B — Diminution de la puissance

Le réchauffage carburateur fait aspirer de l'air chaud, moins dense : la masse d'air admise diminue et le mélange s'enrichit, d'où une baisse de puissance (chute de régime) à l'enclenchement. C'est le prix à payer pour éliminer ou prévenir le givrage carburateur.

Sur une hélice à pas variable, le « plein petit pas » est utilisé pour le :

  1. A.Vol en croisière
  2. B.Vol à haute altitude
  3. C.Décollage
  4. D.Vol à grande vitesse

Bonne réponse : C — Décollage

Au décollage, la vitesse est faible : un petit pas donne une incidence correcte aux pales et permet au moteur de tourner à son régime maximal, donc de fournir toute sa puissance. Le grand pas est réservé à la croisière rapide.

Un groupe turbopropulseur est conçu pour être alimenté en carburant de type :

  1. A.Kérosène
  2. B.Super 98
  3. C.100LL
  4. D.Propergol

Bonne réponse : A — Kérosène

Comme toutes les turbomachines, le turbopropulseur brûle du kérosène (Jet A-1). L'essence aviation 100LL alimente les moteurs à pistons et le propergol est le carburant des moteurs-fusées.

Un turboréacteur possède entre autres :

  1. A.Une tuyère et un vilebrequin
  2. B.Une hélice quadripale
  3. C.Un compresseur et une tuyère
  4. D.Une turbomachine couplée à une hélice

Bonne réponse : C — Un compresseur et une tuyère

Un turboréacteur comprend une entrée d'air, un compresseur, une chambre de combustion, une turbine et une tuyère d'éjection. Le vilebrequin appartient au moteur à pistons et la turbomachine couplée à une hélice décrit un turbopropulseur.

Parmi les systèmes suivants, le seul qui n'est pas utilisé pour freiner l'avion à l'atterrissage est :

  1. A.Les freins de roue
  2. B.L'inversion de pas d'hélice si ce système existe
  3. C.Le freinage aérodynamique en sortant les aérofreins s'ils existent
  4. D.L'inversion du sens de rotation du moteur

Bonne réponse : D — L'inversion du sens de rotation du moteur

On freine avec les freins de roue, les aérofreins/spoilers et, sur certains appareils, l'inversion de pas de l'hélice ou les inverseurs de poussée. Le moteur continue toujours de tourner dans le même sens : on n'inverse jamais son sens de rotation.

Une capsule de Vidie est une capsule anéroïde qui :

  1. A.Permet de préserver les derniers paramètres du vol en cas de crash
  2. B.Est une cabine étanche et pressurisée suspendue à un ballon stratosphérique
  3. C.Est un capteur de pression dont la déflexion permet d'évaluer l'intensité de cette pression
  4. D.Est une référence de cap destinée au conservateur de cap inventé par Monsieur Vidie

Bonne réponse : C — Est un capteur de pression dont la déflexion permet d'évaluer l'intensité de cette pression

La capsule de Vidie est une capsule métallique déformable dans laquelle on a fait le vide : elle se dilate ou se contracte selon la pression extérieure. Cette déformation, amplifiée mécaniquement, est à la base de l'altimètre et du baromètre anéroïde.

L'horizon artificiel représenté ci-contre indique que l'avion est incliné :

  1. A.À gauche avec une assiette à cabrer
  2. B.À gauche avec une assiette à piquer
  3. C.À droite avec une assiette à cabrer
  4. D.À droite avec une assiette à piquer

Bonne réponse : A — À gauche avec une assiette à cabrer

La maquette fixe représente l'avion. Elle se trouve au-dessus de la ligne d'horizon : l'assiette est à cabrer. La ligne d'horizon descend vers la droite de l'instrument, ce qui correspond à une inclinaison à gauche (en virage à gauche, l'horizon tourne en sens inverse de l'avion).

La VNE signifie :

  1. A.La vitesse à ne jamais dépasser
  2. B.La vitesse normale d'exploitation
  3. C.La vitesse en nœuds
  4. D.La vitesse maximale volets sortis

Bonne réponse : A — La vitesse à ne jamais dépasser

VNE vient de « Velocity Never Exceed » : vitesse à ne jamais dépasser, marquée par un trait rouge sur l'anémomètre. La vitesse maximale volets sortis est la VFE, haut de l'arc blanc.

Parmi ces instruments, lequel n'a pas besoin d'être réglé par le pilote avant décollage :

  1. A.L'altimètre
  2. B.Le conservateur de cap (ou directionnel)
  3. C.L'indicateur de virage
  4. D.Aucune des propositions n'est exacte

Bonne réponse : C — L'indicateur de virage

Avant le décollage, on cale l'altimètre (QNH ou QFE) et on recale le conservateur de cap sur le compas magnétique. L'indicateur de virage (aiguille et bille) n'a aucun réglage.

L'antenne anémométrique communément connue sous le nom de « tube de Pitot » est une sonde :

  1. A.Qui permet aussi de déclencher l'avertisseur de décrochage
  2. B.Exclusivement destinée à évaluer la pression statique
  3. C.Destinée à alimenter un instrument gyroscopique pneumatique
  4. D.Qui permet d'évaluer la pression totale

Bonne réponse : D — Qui permet d'évaluer la pression totale

Le tube de Pitot, orienté face au vent relatif, capte la pression totale (pression statique + pression dynamique). L'anémomètre compare cette pression totale à la pression statique prise par les prises statiques pour en déduire la vitesse.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.Une girouette
  2. B.Un machmètre
  3. C.Un tachymètre
  4. D.Un anémomètre

Bonne réponse : D — Un anémomètre

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (souvent à coupelles), placé à 10 m au-dessus du sol. La girouette donne la direction du vent, le machmètre est un instrument de bord et le tachymètre mesure un régime de rotation.

À 2800 ft d'altitude, en atmosphère standard, on mesure une pression de l'ordre de :

  1. A.1013 hPa
  2. B.913 hPa
  3. C.280 hPa
  4. D.500 hPa

Bonne réponse : B — 913 hPa

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 28 ft (8,5 m). 2800 ft / 28 = 100 hPa, d'où 1013 − 100 ≈ 913 hPa.

Sur les cartes météorologiques, une isotherme est une ligne qui relie les points :

  1. A.D'égale pression
  2. B.D'égale déclinaison
  3. C.D'égale humidité
  4. D.D'égale température

Bonne réponse : D — D'égale température

Iso (égal) + therme (chaleur) : l'isotherme relie les points de même température. Les points d'égale pression sont reliés par les isobares, ceux d'égale déclinaison magnétique par les isogones.

L'unité de pression utilisée dans le système international et en aéronautique est :

  1. A.Le Pascal
  2. B.Le Newton
  3. C.Le millimètre de mercure
  4. D.L'isobare

Bonne réponse : A — Le Pascal

L'unité SI de pression est le pascal (1 Pa = 1 N/m²) ; en aéronautique et en météorologie on utilise son multiple, l'hectopascal (1 hPa = 100 Pa). Le newton est une unité de force.

Sur une carte des « vents et températures », les lignes qui relient les points d'égale pression sont très proches les unes des autres. Vous en déduisez que :

  1. A.Les vents sont forts et qu'il va pleuvoir
  2. B.Les vents sont faibles et qu'il va pleuvoir
  3. C.Les vents sont forts
  4. D.La température va augmenter durant les prochaines heures

Bonne réponse : C — Les vents sont forts

Des isobares serrées traduisent un fort gradient horizontal de pression, donc un vent fort. Cela ne permet en revanche de rien conclure sur les précipitations ou l'évolution de la température.

L'atmosphère est composée de plusieurs couches atmosphériques. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.Troposphère
  2. B.Stratosphère
  3. C.Tropopause
  4. D.Mésosphère

Bonne réponse : A — Troposphère

La troposphère, couche la plus basse (environ 11 km d'épaisseur aux latitudes moyennes), contient l'essentiel de la vapeur d'eau et de la masse de l'atmosphère : c'est là que se forment nuages, précipitations et perturbations.

La température au sol est de 15 °C et le gradient de température est standard. La température à l'altitude de 6000 ft sera de :

  1. A.−10 °C
  2. B.0 °C
  3. C.3 °C
  4. D.−17 °C

Bonne réponse : C — 3 °C

Le gradient standard est de −2 °C par 1000 ft (6,5 °C/km). Sur 6000 ft, la température baisse de 6 × 2 = 12 °C : 15 − 12 = 3 °C.

La transformation de l'état de l'eau lorsqu'elle passe de l'état gazeux à l'état liquide s'appelle :

  1. A.Sublimation
  2. B.Condensation
  3. C.Évaporation
  4. D.Fusion

Bonne réponse : B — Condensation

Le passage de la vapeur (gaz) à l'eau liquide est la condensation ; c'est ce qui forme les gouttelettes des nuages. L'évaporation est le passage inverse, la fusion le passage du solide au liquide.

Le « courant-jet » également appelé « jet-stream » est un :

  1. A.Nuage formé à partir d'un courant chaud venant des tropiques et d'un courant froid venant des pôles
  2. B.Vent venant de la mer Méditerranée
  3. C.Courant d'air à grande vitesse se trouvant à des altitudes comprises entre 6 et 15 km
  4. D.Vent au sol

Bonne réponse : C — Courant d'air à grande vitesse se trouvant à des altitudes comprises entre 6 et 15 km

Le courant-jet est un tube de vent très fort (souvent plus de 100 kt) situé en haute altitude, près de la tropopause, entre 6 et 15 km environ. Il est lié aux forts contrastes de température entre masses d'air.

La pression atmosphérique standard au niveau de la mer est :

  1. A.1013,25 hPa
  2. B.Recalculée périodiquement par Météo France pour chaque pays
  3. C.1000 hPa par convention internationale (pour faciliter les calculs)
  4. D.Impossible à déterminer en raison du réchauffement climatique

Bonne réponse : A — 1013,25 hPa

L'atmosphère standard (OACI) fixe au niveau de la mer une pression de 1013,25 hPa et une température de 15 °C. C'est aussi le calage altimétrique utilisé pour voler en niveaux de vol.

Dans l'hémisphère nord, on constate que les vents associés à une dépression :

  1. A.Se déplacent de l'ouest vers l'est
  2. B.Se déplacent de l'est vers l'ouest
  3. C.Tournent dans le sens horaire autour du centre de cette dépression
  4. D.Tournent dans le sens antihoraire autour du centre de cette dépression

Bonne réponse : D — Tournent dans le sens antihoraire autour du centre de cette dépression

Sous l'effet de la force de Coriolis, le vent tourne autour des dépressions dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord, et dans le sens horaire autour des anticyclones. C'est l'inverse dans l'hémisphère sud.

Les nuages sont classés en deux grandes catégories qui sont les :

  1. A.Stratiformes et cumuliformes
  2. B.Boulimiques et filiformes
  3. C.Bourgeonnants et laminaires
  4. D.Positifs et négatifs

Bonne réponse : A — Stratiformes et cumuliformes

On distingue les nuages stratiformes, en couches étendues, formés dans un air stable, et les nuages cumuliformes, à développement vertical, formés par convection dans un air instable.

Les stratus sont des nuages :

  1. A.Dangereux à cause des turbulences et précipitations qui lui sont associées
  2. B.Dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.Permettent le vol à voile grâce aux ascendances qui leur donnent naissance
  4. D.De grande étendue verticale

Bonne réponse : B — Dangereux par la faible hauteur de leur base

Le stratus est un nuage bas, en couche grise uniforme, dont la base peut être à quelques dizaines de mètres du sol. Pour le vol à vue, son danger vient du plafond bas qui masque le relief. Il se forme en air stable, sans ascendances ni grande extension verticale.

L'orage est associé au type de nuage suivant :

  1. A.Nimbostratus
  2. B.Cumulonimbus
  3. C.Stratus
  4. D.Altostratus

Bonne réponse : B — Cumulonimbus

Le cumulonimbus, nuage de très grande extension verticale, est le seul nuage orageux : éclairs, tonnerre, grêle, fortes turbulences et rafales lui sont associés.

Voler dans un nuage peut provoquer :

  1. A.Une perte de visibilité
  2. B.Une exposition à une forte humidité
  3. C.Un risque de collision avec un autre aéronef
  4. D.Toutes les réponses sont bonnes

Bonne réponse : D — Toutes les réponses sont bonnes

Dans un nuage on perd toute référence visuelle extérieure, on traverse un air saturé d'humidité (avec risque de givrage) et on ne peut plus voir les autres aéronefs. C'est pourquoi le vol VFR impose de rester hors des nuages.

Un front est :

  1. A.Une étroite zone de transition entre une dépression et un anticyclone
  2. B.Une ligne d'orages
  3. C.Une ligne de transition entre deux masses d'air de températures différentes
  4. D.Une large zone de pression atmosphérique uniforme

Bonne réponse : C — Une ligne de transition entre deux masses d'air de températures différentes

Un front est la surface de séparation entre deux masses d'air de caractéristiques différentes (température, humidité) ; sur une carte, on représente sa trace au sol par une ligne.

Le trou de fœhn est :

  1. A.Une zone d'air sec sous le vent d'une chaîne de montagnes
  2. B.Une zone de grand vent
  3. C.Une zone neigeuse
  4. D.Une zone pluvieuse sous le vent d'une chaîne de montagnes

Bonne réponse : A — Une zone d'air sec sous le vent d'une chaîne de montagnes

L'air qui franchit un relief se décharge de son humidité sur le versant au vent ; en redescendant sous le vent, il se réchauffe et s'assèche. Les nuages s'y dissipent : c'est le trou de fœhn, zone de ciel dégagé et d'air sec.

Le brouillard de rayonnement est un phénomène apparaissant :

  1. A.Uniquement après une averse
  2. B.Par vent fort
  3. C.En milieu de journée
  4. D.Par ciel clair, sans nuages

Bonne réponse : D — Par ciel clair, sans nuages

Le brouillard de rayonnement se forme la nuit ou au petit matin, par ciel clair et vent faible : le sol perd sa chaleur par rayonnement et refroidit l'air à son contact jusqu'à saturation. Un vent fort ou une couche nuageuse empêchent sa formation.

L'été, la brise de mer s'installe :

  1. A.Dans l'après-midi
  2. B.Au lever du soleil
  3. C.La nuit
  4. D.Le soir

Bonne réponse : A — Dans l'après-midi

Dans la journée, la terre s'échauffe plus vite que la mer ; l'air chaud monte au-dessus des terres et l'air plus frais de la mer vient le remplacer. La brise de mer est donc bien établie en milieu et fin de journée, l'après-midi ; la nuit, c'est la brise de terre.

On appelle « anticyclone » une zone :

  1. A.De basses pressions
  2. B.D'égales pressions
  3. C.De vent faible
  4. D.De hautes pressions

Bonne réponse : D — De hautes pressions

Un anticyclone est une zone de hautes pressions, généralement associée à un temps calme et stable ; une dépression est une zone de basses pressions.

Un avion dispose des feux de navigation suivants, depuis la place pilote :

  1. A.Feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière
  2. B.Feu blanc vers l'avant, rouge vers l'arrière
  3. C.Feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière, tous clignotants
  4. D.Feu rouge à droite, vert à gauche, blanc derrière

Bonne réponse : A — Feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière

Les feux de position sont fixes : rouge en bout d'aile gauche, vert en bout d'aile droite et blanc à l'arrière. Les feux clignotants sont les feux anticollision (strobes), distincts des feux de navigation.

En VFR, un plan de vol est :

  1. A.Facultatif quelles que soient les conditions de vol
  2. B.Toujours inutile
  3. C.Obligatoire pour tout vol supérieur à 1 heure
  4. D.Obligatoire pour franchir une frontière

Bonne réponse : D — Obligatoire pour franchir une frontière

En VFR, le dépôt d'un plan de vol est notamment obligatoire pour franchir une frontière (et pour certains vols particuliers, comme le VFR de nuit ou le survol maritime). Il n'y a pas d'obligation liée à la seule durée du vol.

Piloter un hydravion nécessite :

  1. A.Un brevet de base marine
  2. B.Une licence de pilote d'avion
  3. C.Une licence de pilote avion valide et un permis côtier
  4. D.Une licence de pilote avion valide et une qualification de classe

Bonne réponse : D — Une licence de pilote avion valide et une qualification de classe

L'hydravion est un avion : il faut une licence de pilote d'avion valide, complétée par la qualification de classe correspondante (monomoteur à pistons « mer »). Le permis bateau n'a aucune valeur aéronautique.

Le tour de piste s'effectue dans l'ordre suivant :

  1. A.Étape de base - vent arrière - dernier virage - finale
  2. B.Étape de base - finale - vent arrière - dernier virage
  3. C.Vent arrière - étape de base - dernier virage - finale
  4. D.Vent arrière - finale - dernier virage - étape de base

Bonne réponse : C — Vent arrière - étape de base - dernier virage - finale

Après la montée initiale et la branche vent traversier, l'avion suit la branche vent arrière, parallèle à la piste, puis l'étape de base, perpendiculaire ; il effectue enfin le dernier virage pour s'aligner en finale.

En vol, lorsque deux avions arrivent face à face :

  1. A.Le plus manœuvrant dégage
  2. B.Ils doivent faire demi-tour
  3. C.Chacun doit dégager sur sa droite
  4. D.Le moins rapide passe en dessous

Bonne réponse : C — Chacun doit dégager sur sa droite

Règle de l'air : lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face, chacun oblique vers sa droite.

Pour pénétrer dans un espace de classe D, le pilote VFR :

  1. A.Doit obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace
  2. B.Reçoit de la part des services une séparation dont la fréquence est indiquée sur la carte
  3. C.N'a aucune obligation de contact radio
  4. D.N'a pas à y pénétrer, cette classe étant interdite aux vols VFR

Bonne réponse : A — Doit obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace

L'espace de classe D est un espace contrôlé ouvert au VFR, mais l'entrée est soumise à clairance et le contact radio est obligatoire. Les vols VFR n'y sont pas séparés entre eux : ils reçoivent seulement l'information de trafic.

Un « taxiway » :

  1. A.Peut servir à atterrir et à décoller
  2. B.Peut servir à l'atterrissage et au décollage, auquel cas cela sera spécifié sur la carte d'aérodrome
  3. C.Ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef
  4. D.Est un service de taxi sur certains aéroports

Bonne réponse : C — Ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef

Le taxiway (voie de circulation) est réservé au roulage des aéronefs entre la piste et les aires de stationnement. On ne décolle ni n'atterrit sur un taxiway.

Une zone à statut particulier identifiée par la lettre « P » est :

  1. A.Réglementée
  2. B.Restreinte
  3. C.Dangereuse
  4. D.Interdite

Bonne réponse : D — Interdite

« P » vient de « Prohibited » : zone interdite, dont le survol est interdit (centrales nucléaires, sites sensibles). Les zones réglementées sont notées R et les zones dangereuses D.

La déclinaison magnétique est la différence angulaire entre :

  1. A.Le Nord Vrai et le Nord Compas
  2. B.Le Nord Géographique et le Nord Vrai
  3. C.Le Nord Vrai et le Nord Magnétique
  4. D.Le Nord Compas et le Nord Magnétique

Bonne réponse : C — Le Nord Vrai et le Nord Magnétique

La déclinaison est l'angle entre le Nord vrai (géographique) et le Nord magnétique en un lieu donné. L'angle entre le Nord magnétique et le Nord compas est la déviation, propre à chaque avion.

Le mille nautique vaut :

  1. A.1 609 m
  2. B.1 km
  3. C.1 852 m
  4. D.1 000 m

Bonne réponse : C — 1 852 m

Le mille nautique (NM) correspond à une minute d'arc de latitude, soit 1 852 m. Le mille terrestre (statute mile) vaut 1 609 m.

L'unité de mesure d'altitude du relief sur une carte aéronautique au 1/500 000 est :

  1. A.Le mètre
  2. B.Le pied
  3. C.L'hectopascal
  4. D.Le pied/minute

Bonne réponse : B — Le pied

Sur la carte OACI au 1/500 000, les altitudes du relief et des obstacles sont données en pieds, l'unité utilisée par les altimètres. Le pied par minute est une unité de vitesse verticale.

Sur une carte OACI au 1/500 000, on mesure entre deux aérodromes 28 cm. La distance qui les sépare sur le terrain est :

  1. A.56 km
  2. B.28 NM
  3. C.140 km
  4. D.280 km

Bonne réponse : C — 140 km

Au 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 500 000 cm, soit 5 km. 28 cm × 5 km = 140 km (environ 76 NM).

Un avion a une vitesse sol de 120 kt, donc un facteur de base de 0,5 (60/120 = 0,5). Pour parcourir une distance de 50 NM, il mettra :

  1. A.2 minutes 30 secondes
  2. B.5 minutes
  3. C.25 minutes
  4. D.50 minutes

Bonne réponse : C — 25 minutes

Le facteur de base est le nombre de minutes pour parcourir 1 NM : temps = distance × Fb = 50 × 0,5 = 25 minutes. Vérification : à 120 kt on fait 2 NM par minute.

Vous mesurez sur votre carte une route vraie 050°. La déclinaison est de 6° W, la route magnétique est donc :

  1. A.050°
  2. B.044°
  3. C.056°
  4. D.230°

Bonne réponse : C — 056°

Rm = Rv − Dm, avec une déclinaison Ouest comptée négativement : Rm = 050 − (−6) = 056°. Moyen mnémotechnique : déclinaison Ouest, on ajoute ; déclinaison Est, on retranche.

L'heure du coucher du soleil dans la ville A (46° N, 7° E) est 17h00. Quelle est l'heure du coucher du soleil dans la ville B (46° N, 1° E) ?

  1. A.16 h 36
  2. B.16 h 46
  3. C.17 h 06
  4. D.17 h 24

Bonne réponse : D — 17 h 24

Les deux villes sont à la même latitude ; B est 6° plus à l'ouest. Le soleil met 4 minutes pour parcourir 1° de longitude : il se couche à B 6 × 4 = 24 minutes plus tard, soit à 17 h 24.

Le cheminement consiste :

  1. A.À suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.À suivre les indications du compas
  3. C.À suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR
  4. D.À demander son chemin par radio VHF

Bonne réponse : A — À suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol

Naviguer par cheminement, c'est suivre des repères linéaires bien visibles au sol (côte, rivière, autoroute, voie ferrée) ; c'est une méthode de navigation à vue simple mais souvent plus longue que la ligne droite.

Un VOR est un équipement :

  1. A.Pneumatique
  2. B.Électronique fonctionnant avec un radar
  3. C.Jouant le même rôle qu'un transpondeur
  4. D.De radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Bonne réponse : D — De radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Le VOR est une balise VHF au sol ; le récepteur de bord indique le radial sur lequel se trouve l'avion, c'est-à-dire sa position angulaire par rapport à la balise. Il ne fait appel ni au radar ni au transpondeur.

Pour un aéronef à la verticale d'une balise, un DME indique :

  1. A.Une altitude
  2. B.Une inclinaison
  3. C.Une hauteur
  4. D.Une pression

Bonne réponse : C — Une hauteur

Le DME mesure la distance oblique entre l'avion et la balise. À la verticale de celle-ci, cette distance est égale à la hauteur de l'avion au-dessus de la balise (en NM).

Un barotraumatisme :

  1. A.Détériore la mesure de pression statique
  2. B.A un effet dangereux sur l'oreille interne
  3. C.Peut se produire lors d'une descente rapide
  4. D.Les réponses « effet dangereux sur l'oreille » et « descente rapide » sont exactes

Bonne réponse : D — Les réponses « effet dangereux sur l'oreille » et « descente rapide » sont exactes

Le barotraumatisme est une lésion provoquée par une variation rapide de pression que les cavités du corps (oreille, sinus) n'arrivent pas à équilibrer. Il survient surtout en descente rapide, quand la trompe d'Eustache s'ouvre mal, et peut endommager l'oreille. Il n'a rien à voir avec les instruments.

L'orientation spatiale du pilote s'effectue grâce aux informations fournies par :

  1. A.Les yeux
  2. B.L'oreille interne
  3. C.Les muscles
  4. D.Les 3 propositions sont exactes

Bonne réponse : D — Les 3 propositions sont exactes

Le cerveau construit l'orientation spatiale en combinant la vision (principale référence), le système vestibulaire de l'oreille interne et les capteurs proprioceptifs des muscles et articulations. Sans référence visuelle, les deux derniers peuvent tromper le pilote (désorientation spatiale).

Le ballon qui transporta pour la 1re fois des êtres humains en 1783 était gonflé :

  1. A.Au gaz de ville
  2. B.À l'hydrogène
  3. C.À l'air chaud
  4. D.À l'hélium

Bonne réponse : C — À l'air chaud

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes effectuent le premier vol humain à bord d'une montgolfière, ballon à air chaud des frères Montgolfier. Le premier vol en ballon à hydrogène (Charles et Robert) n'a lieu que dix jours plus tard.

Le grand inspirateur des frères Wright a été :

  1. A.Octave Chanute
  2. B.Clément Ader
  3. C.Gabriel Voisin
  4. D.Charles Lindbergh

Bonne réponse : A — Octave Chanute

Octave Chanute, ingénieur franco-américain, avait rassemblé les travaux des pionniers du vol plané (Lilienthal notamment) et construit ses propres planeurs. Il correspond avec les frères Wright et les conseille dès 1900.

L'Éole de Clément Ader était équipé d'un moteur :

  1. A.Électrique
  2. B.À essence
  3. C.À vapeur
  4. D.À gaz

Bonne réponse : C — À vapeur

L'Éole, qui fit un bond d'environ 50 m le 9 octobre 1890 à Armainvilliers, était propulsé par une machine à vapeur très légère conçue par Ader lui-même, entraînant une hélice.

Qui a traversé la Manche pour la 1re fois en avion ?

  1. A.Louis Blériot
  2. B.René Fonck
  3. C.Henri Guillaumet
  4. D.Adrienne Bolland

Bonne réponse : A — Louis Blériot

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot traverse la Manche de Calais à Douvres en 37 minutes sur son monoplan Blériot XI.

André-Jacques Garnerin, connu pour avoir inventé le parachute :

  1. A.Était pilote d'hélicoptère
  2. B.A remporté des concours de vol à voile
  3. C.Était aérostier
  4. D.A participé à la mise au point des premiers moteurs fusée

Bonne réponse : C — Était aérostier

Garnerin était aérostier : le 22 octobre 1797, il saute d'un ballon au-dessus du parc Monceau à Paris avec un parachute de son invention, réalisant la première descente en parachute.

L'Aéropostale a été créée par :

  1. A.Louis Blériot
  2. B.Didier Daurat
  3. C.Jean Mermoz
  4. D.Pierre-Georges Latécoère

Bonne réponse : D — Pierre-Georges Latécoère

L'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère fonde en 1918 les Lignes aériennes Latécoère, qui deviendront l'Aéropostale en 1927 après leur rachat par Marcel Bouilloux-Lafont. Didier Daurat en était le chef d'exploitation et Mermoz l'un des pilotes.

En 1921, la Française Adrienne Bolland franchit :

  1. A.Les Alpes
  2. B.Les Pyrénées
  3. C.La Méditerranée
  4. D.Les Andes

Bonne réponse : D — Les Andes

Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland traverse la cordillère des Andes entre l'Argentine et le Chili sur un Caudron G.3, exploit remarquable pour l'époque.

Paris – New-York est effectué en avion pour la 1re fois en 1930 par :

  1. A.Dieudonné Costes et Maurice Bellonte
  2. B.Dieudonné Costes et Joseph Le Brix
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry et Maurice Bellonte
  4. D.Geoffrey de Havilland et Glenn Curtiss

Bonne réponse : A — Dieudonné Costes et Maurice Bellonte

Les 1er et 2 septembre 1930, Costes et Bellonte relient Paris à New York sans escale en 37 h 18 min sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation », réussissant la traversée de l'Atlantique Nord d'est en ouest, contre les vents dominants.

L'attaque japonaise contre Pearl Harbor, en 1941, a été effectuée par :

  1. A.L'aéronautique navale japonaise
  2. B.L'armée de l'air japonaise
  3. C.Des sous-marins japonais
  4. D.Des dirigeables japonais

Bonne réponse : A — L'aéronautique navale japonaise

Le 7 décembre 1941, les avions embarqués sur six porte-avions de la marine impériale japonaise attaquent la flotte américaine à Pearl Harbor : c'est l'aéronautique navale qui frappe. Le Japon n'avait d'ailleurs pas d'armée de l'air indépendante.

La ville qui fut la première victime d'un bombardement aérien massif par la Légion Condor de l'aviation allemande est :

  1. A.Hambourg
  2. B.Pearl Harbor
  3. C.Guernica
  4. D.Londres

Bonne réponse : C — Guernica

Le 26 avril 1937, pendant la guerre d'Espagne, la Légion Condor allemande bombarde la ville basque de Guernica. Ce bombardement de terreur sur une population civile a inspiré le célèbre tableau de Picasso.

L'as des as des pilotes de chasse français de la Seconde Guerre mondiale est :

  1. A.René Mouchotte
  2. B.Antoine de Saint-Exupéry
  3. C.Kostia Rozanoff
  4. D.Pierre Clostermann

Bonne réponse : D — Pierre Clostermann

Pierre Clostermann, pilote des Forces aériennes françaises libres engagé dans la RAF, est crédité de 33 victoires homologuées : il est l'as des as français de la Seconde Guerre mondiale.

Le nom des premiers avions d'affaires de la Société Dassault est suivi d'un numéro. Ce nom est :

  1. A.Mystère puis Falcon
  2. B.Challenger
  3. C.Airbus
  4. D.Cougar

Bonne réponse : A — Mystère puis Falcon

Le premier avion d'affaires de Dassault vole en 1963 sous le nom de Mystère 20, rebaptisé ensuite Falcon 20 ; la gamme Falcon s'est poursuivie jusqu'au Falcon 7X. Le Challenger est un avion d'affaires de Bombardier (Canada).

Le « Concorde » a eu un rival qui s'appelait :

  1. A.Le C5 Galaxy
  2. B.L'Antonov 22
  3. C.Le MiG 25 « Blackjack »
  4. D.Le Tupolev 144

Bonne réponse : D — Le Tupolev 144

Le Tupolev Tu-144 soviétique, surnommé « Concordski », a volé pour la première fois le 31 décembre 1968, deux mois avant Concorde. Il n'a eu qu'une très courte carrière commerciale.

Le 1er avion à réaction au monde à avoir été mis en service dans les compagnies aériennes est :

  1. A.Le De Havilland « Comet »
  2. B.Le Boeing 707
  3. C.Le Sud Aviation SE-210 « Caravelle »
  4. D.Le Tupolev 104

Bonne réponse : A — Le De Havilland « Comet »

Le De Havilland DH.106 Comet britannique entre en service commercial chez BOAC en mai 1952. Le Tupolev 104 (1956), le Boeing 707 (1958) et la Caravelle (1959) suivent quelques années plus tard.

Ces dernières années, les constructeurs européens ont conçu et créé plusieurs avions, sauf :

  1. A.Airbus A380
  2. B.Falcon 7X
  3. C.Airbus A400M
  4. D.Lockheed F-35 Lightning II

Bonne réponse : D — Lockheed F-35 Lightning II

L'A380, l'A400M (Airbus) et le Falcon 7X (Dassault) sont européens. Le F-35 Lightning II est un avion de combat américain conçu par Lockheed Martin, même si quelques pays européens participent au programme.

La station spatiale internationale :

  1. A.Constitue le plus grand des objets artificiels placés en orbite terrestre
  2. B.Depuis 2009, a un équipage international permanent qui séjourne et qui est relevé régulièrement
  3. C.A été créée par la NASA, l'agence spatiale fédérale russe, et les agences spatiales européenne (ESA), japonaise, brésilienne et canadienne
  4. D.Toutes les affirmations sont exactes

Bonne réponse : D — Toutes les affirmations sont exactes

L'ISS, assemblée à partir de 1998, est le plus grand objet artificiel en orbite. Elle est le fruit d'une coopération entre les États-Unis, la Russie, l'Europe, le Japon et le Canada, et accueille en permanence des équipages internationaux relevés régulièrement (six personnes à bord depuis 2009).

Le premier lancement d'une fusée balistique stratosphérique appelée « V2 » a été effectué :

  1. A.En 1926 par Goddard
  2. B.En 1917 par Tsiolkovski
  3. C.En 1921 par Korolev
  4. D.En 1942 par Von Braun

Bonne réponse : D — En 1942 par Von Braun

Le premier tir réussi du V2 (A4), conçu par l'équipe de Wernher von Braun, a lieu le 3 octobre 1942 à Peenemünde ; la fusée dépasse les 80 km d'altitude. Goddard avait lancé en 1926 la première fusée à ergols liquides, beaucoup plus modeste.

Le premier vol orbital habité a été effectué par :

  1. A.Youri Gagarine
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Valentina Terechkova
  4. D.Frank Borman

Bonne réponse : A — Youri Gagarine

Le 12 avril 1961, le Soviétique Youri Gagarine fait le tour de la Terre à bord de Vostok 1 en 108 minutes. Alan Shepard n'a effectué qu'un vol suborbital en mai 1961 et Valentina Terechkova a été la première femme dans l'espace en 1963.

L'appareil représenté ci-contre est :

  1. A.Le Voyager de Burt Rutan
  2. B.Le Solar Impulse de Bertrand Piccard et André Borschberg
  3. C.L'aile volante de Francis Rogallo
  4. D.Le Cricri électrique de Michel Colomban et Francis Sellier

Bonne réponse : B — Le Solar Impulse de Bertrand Piccard et André Borschberg

Le dessin montre un avion à très grande envergure, fuselage fin, empennage en T à l'arrière et quatre moteurs à hélice répartis sur l'aile : c'est le Solar Impulse, avion solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg, qui a effectué un vol de nuit en 2010 puis le tour du monde en 2016.

Replacez ces avions mythiques dans l'ordre chronologique :

  1. A.Spitfire, Spad XIII, Bell X-1, Concorde
  2. B.Spitfire, Spad XIII, Bell X-1, Concorde
  3. C.Spad XIII, Spitfire, Bell X-1, Concorde
  4. D.Spad XIII, Spitfire, Concorde, Bell X-1

Bonne réponse : C — Spad XIII, Spitfire, Bell X-1, Concorde

Le Spad XIII est un chasseur de la Première Guerre mondiale (1917), le Spitfire un chasseur britannique de 1936 (Seconde Guerre mondiale), le Bell X-1 le premier avion à franchir le mur du son (1947) et Concorde a volé en 1969.

Le balsa est :

  1. A.Le cœur d'un arbre exotique
  2. B.Le cœur de n'importe quel arbre avant son pourrissement
  3. C.Un arbre exotique
  4. D.L'écorce d'un arbre exotique

Bonne réponse : A — Le cœur d'un arbre exotique

Le balsa (Ochroma) est un arbre d'Amérique tropicale à croissance très rapide ; le bois utilisé en aéromodélisme est tiré du tronc de cet arbre exotique, débité en planches et baguettes très légères. Ce n'est ni de l'écorce ni un bois quelconque.

Le marouflage le plus résistant utilise :

  1. A.Le tissu de verre
  2. B.L'entoilage plastique thermorétractable
  3. C.Le papier japon
  4. D.Le papier kraft

Bonne réponse : A — Le tissu de verre

Le marouflage consiste à coller un tissu ou un papier sur une structure pour la renforcer. Le tissu de verre imprégné de résine époxy donne le revêtement le plus résistant, bien plus que le papier japon, le kraft ou un film thermorétractable.

Le balsa est un bois léger, sa masse volumique est de l'ordre de :

  1. A.1,5 kg/m³
  2. B.15 kg/m³
  3. C.150 kg/m³
  4. D.1500 kg/m³

Bonne réponse : C — 150 kg/m³

Le balsa a une masse volumique d'environ 100 à 200 kg/m³, soit à peu près cinq fois moins que l'eau (1000 kg/m³). 1500 kg/m³ correspondrait à un matériau plus dense que l'eau, 1,5 ou 15 kg/m³ à une mousse extrêmement légère.

Pour immobiliser des nervures lors de la construction de l'aile, vous décidez :

  1. A.De coller toutes les nervures directement sur le plan pour être certain de leur emplacement
  2. B.De réaliser d'excellentes découpes qui permettent de se passer de moyens d'immobilisation
  3. C.De les tenir pendant le collage au moyen de colle cyanoacrylate surtout si les ajustements ne sont pas de bonne qualité
  4. D.D'assurer un maintien par des épingles, des poids ou des élastiques

Bonne réponse : D — D'assurer un maintien par des épingles, des poids ou des élastiques

Pendant le collage, les nervures doivent être maintenues en position sans être collées au plan : on utilise des épingles, des poids ou des élastiques. La cyanoacrylate ne rattrape pas un mauvais ajustement.

Pour la construction vous choisissez un chantier composé d'une :

  1. A.Surface revêtue de stratifié (genre Formica) pour que les épingles ne l'altèrent pas
  2. B.Surface souple pour pouvoir planter facilement des épingles et suivre les différents angles de dièdre
  3. C.Surface plane, stable et adaptée au moyen d'immobilisation que vous utilisez
  4. D.Simple feuille de contreplaqué de 5 mm

Bonne réponse : C — Surface plane, stable et adaptée au moyen d'immobilisation que vous utilisez

Le chantier doit être parfaitement plan et indéformable pour que l'aile ne soit pas vrillée, et adapté au moyen de maintien utilisé (par exemple accepter les épingles). Une surface souple ou une fine feuille de contreplaqué se déforment.

La colle cyanoacrylate :

  1. A.S'utilise comme une colle contact
  2. B.Ne colle rapidement que quelques matériaux
  3. C.Colle absolument tous les matériaux
  4. D.Utilise un mode de collage qui s'accélère avec l'humidité

Bonne réponse : D — Utilise un mode de collage qui s'accélère avec l'humidité

La cyanoacrylate polymérise au contact de l'humidité présente sur les surfaces et dans l'air : plus il y a d'humidité, plus la prise est rapide (d'où les accélérateurs en spray). Elle ne colle pas tous les matériaux, par exemple certains plastiques comme le polypropylène.

Le contreplaqué est composé de plusieurs feuilles de bois collées :

  1. A.Chacune à 45° de la précédente
  2. B.À 90° de la précédente
  3. C.Dans un ordre quelconque
  4. D.Contre un plaquage

Bonne réponse : B — À 90° de la précédente

Dans un contreplaqué, chaque pli a ses fibres croisées à 90° par rapport au pli précédent : le panneau devient résistant et stable dans toutes les directions.

Pour la construction des empennages d'un modèle en mousse de polypropylène (EPP), vous utilisez :

  1. A.Un balsa fibreux et dense pour qu'il résiste aux différentes sollicitations
  2. B.Un balsa tendre et fibreux pour qu'il ne grève pas le devis de centrage
  3. C.Un balsa de texture indifférente, la masse des empennages n'influe pas sur le reste de la structure pour le centrage
  4. D.Une plaque d'EPP d'épaisseur adaptée éventuellement renforcée par une tige en carbone ou des haubans

Bonne réponse : D — Une plaque d'EPP d'épaisseur adaptée éventuellement renforcée par une tige en carbone ou des haubans

Un modèle en EPP se construit de façon homogène : les empennages sont découpés dans une plaque d'EPP, éventuellement rigidifiée par un jonc carbone ou des haubans. Ils restent légers et résistent aux chocs comme le reste du modèle ; la masse des empennages influe d'ailleurs fortement sur le centrage.

Sur un modèle en mousse de polypropylène (EPP) :

  1. A.L'aile est suffisamment rigide pour ne pas nécessiter un dispositif raidisseur
  2. B.L'aile nécessite un dispositif raidisseur
  3. C.Un recouvrement en film thermorétractable garantit la rigidité de l'aile
  4. D.La construction de l'aile est nécessairement dans une autre matière

Bonne réponse : B — L'aile nécessite un dispositif raidisseur

L'EPP est une mousse très souple, quasiment incassable mais flexible : une aile en EPP doit recevoir un raidisseur (clé ou longeron en carbone, par exemple) pour ne pas se déformer en vol.

Pour diminuer le débattement de la gouverne, il suffit :

  1. A.D'allonger le bras de levier sur le disque de servomoteur
  2. B.De raccourcir le bras de levier du palonnier sur la gouverne
  3. C.De raccourcir la tige de commande
  4. D.De raccourcir le bras de levier sur le disque de servomoteur

Bonne réponse : D — De raccourcir le bras de levier sur le disque de servomoteur

Le déplacement de la tige est proportionnel à la distance entre l'axe du servo et le point d'accrochage. En rapprochant ce point de l'axe du servo, la tige se déplace moins et la gouverne débat moins. Raccourcir le guignol de la gouverne ferait au contraire augmenter le débattement.

Si la fixation de la commande sur le palonnier (guignol) de la gouverne n'est pas à la verticale de l'articulation de celle-ci, le débattement de la gouverne :

  1. A.Sera ralenti
  2. B.Ne sera pas identique de chaque côté du neutre
  3. C.Sera accéléré
  4. D.Risque de s'inverser

Bonne réponse : B — Ne sera pas identique de chaque côté du neutre

Si le point d'attache du guignol n'est pas à l'aplomb de l'axe d'articulation, le bras de levier effectif n'est pas le même vers le haut et vers le bas : on obtient un débattement différentiel, différent de part et d'autre du neutre.

Pour coller une cloison pare-feu sur un modèle à moteur thermique, vous utiliserez de préférence de la colle :

  1. A.Vinylique
  2. B.Polyuréthane
  3. C.Époxy
  4. D.Cellulosique

Bonne réponse : C — Époxy

La cloison pare-feu supporte les vibrations et les efforts du moteur et se trouve exposée au carburant (méthanol, huile). La colle époxy, très résistante mécaniquement et insensible au carburant, est la colle de référence pour cette pièce.

Pour obtenir la polymérisation d'une colle époxy, on mélange la résine avec :

  1. A.De l'acétone
  2. B.De l'alcool
  3. C.Du méthanol
  4. D.Du durcisseur

Bonne réponse : D — Du durcisseur

La colle époxy est une colle bicomposant : la résine ne durcit (polymérise) qu'une fois mélangée, dans les bonnes proportions, à son durcisseur. L'acétone ou l'alcool servent au nettoyage.

Sur un modèle destiné à un débutant, le moteur est installé :

  1. A.Incliné vers le haut pour faciliter la montée de l'avion
  2. B.Incliné vers le bas pour dégager les empennages du souffle de l'hélice
  3. C.Incliné vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer plein gaz
  4. D.Avec une inclinaison qui varie selon que l'on utilise un moteur 2 temps ou 4 temps

Bonne réponse : C — Incliné vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer plein gaz

Quand on met les gaz, la vitesse et donc la portance augmentent et le modèle a tendance à cabrer. Un piqueur moteur (axe de traction incliné vers le bas) compense cette tendance, ce qui rend le modèle plus facile à piloter pour un débutant.

Un accumulateur « Li-Po » 3S-2P est constitué de :

  1. A.2 ensembles montés en parallèle et comprenant chacun 3 éléments en série
  2. B.3 ensembles montés en parallèle et comprenant chacun 2 éléments en série
  3. C.3 ensembles montés en série et comprenant chacun 2 éléments en parallèle
  4. D.2 ensembles montés en série et comprenant chacun 3 éléments en parallèle

Bonne réponse : A — 2 ensembles montés en parallèle et comprenant chacun 3 éléments en série

3S signifie 3 éléments en série (3 × 3,7 V = 11,1 V) et 2P deux branches en parallèle (capacité doublée). On a donc 2 ensembles en parallèle de 3 éléments en série chacun, soit 6 éléments au total.

Pour ne pas alourdir un modèle, la peinture est réalisée :

  1. A.À l'aide d'un pinceau
  2. B.À l'aide d'un rouleau
  3. C.À l'aide d'un aérosol
  4. D.Au moyen de trempage

Bonne réponse : C — À l'aide d'un aérosol

La pulvérisation (aérosol ou aérographe) dépose une couche fine et régulière, donc légère. Le pinceau, le rouleau et le trempage déposent beaucoup plus de peinture, ce qui alourdit le modèle.

Le terme « moto-planeur » est réservé exclusivement aux modèles de planeurs possédant :

  1. A.Un dispositif embarqué de mise en altitude
  2. B.Un moteur thermique
  3. C.Un moteur électrique
  4. D.Une hélice repliable

Bonne réponse : A — Un dispositif embarqué de mise en altitude

Un motoplaneur est un planeur équipé d'un dispositif embarqué qui lui permet de prendre de l'altitude par ses propres moyens, quel que soit le type de moteur (thermique ou électrique) ou d'hélice.

Le vol libre est une discipline dans laquelle :

  1. A.Chaque modéliste fait ce qu'il veut
  2. B.Le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance
  3. C.L'hélice du modèle est entraînée par un écheveau de caoutchouc
  4. D.Seuls les avions sont admis

Bonne réponse : B — Le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance

En vol libre, le modèle vole sans aucune liaison avec le modéliste (ni radiocommande ni câbles) : il doit être parfaitement réglé pour voler seul. Les modèles à moteur caoutchouc ne sont qu'une des catégories du vol libre, avec les planeurs et les modèles motorisés.

Sur un modèle de vol circulaire, les 2 câbles commandent :

  1. A.La gouverne de direction pour assurer la tension des câbles grâce à la force centripète
  2. B.La gouverne de profondeur
  3. C.La gouverne de gauchissement pour assurer la tension des câbles grâce à la force centrifuge
  4. D.Le carburateur

Bonne réponse : B — La gouverne de profondeur

En vol circulaire commandé, le pilote au centre tient une poignée reliée par deux câbles à un palonnier qui actionne la gouverne de profondeur : il contrôle ainsi la montée et la descente du modèle. Les câbles restent tendus grâce à la force centrifuge, aidée par un léger braquage fixe de la dérive vers l'extérieur.

Il est recommandé de tester sa radio sur le terrain :

  1. A.Avant le premier vol de la journée
  2. B.À chaque vol
  3. C.Toutes les 3 séances de vol
  4. D.À la fin de la journée de vol

Bonne réponse : A — Avant le premier vol de la journée

Avant le premier vol de la journée, on effectue un test de portée de la radiocommande (antenne rentrée ou mode test), modèle au sol, pour vérifier que la liaison est fiable. Le faire à la fin de la journée ou toutes les trois séances n'a pas de sens pour la sécurité.