Annale BIA 2008 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2008 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

L'extrados d'une aile ou d'un profil désigne :

  1. A.sa partie supérieure
  2. B.sa partie inférieure
  3. C.les extrémités
  4. D.les aérofreins

Bonne réponse : A — sa partie supérieure

L'extrados est la face supérieure du profil, l'intrados sa face inférieure. C'est sur l'extrados que se crée l'essentiel de la dépression génératrice de portance.

Sur la polaire ci-contre, quel point correspond au cas de l'avion volant sur le dos (vol inversé) ?

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : A — le point A

En vol sur le dos, l'aile travaille à incidence négative par rapport à sa position normale : le coefficient de portance Cz est négatif. Le seul point situé sous l'axe des Cx (Cz < 0) est le point A.

On appelle tourbillons marginaux ou turbulence de sillage :

  1. A.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à l'hélice
  2. B.les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite
  3. C.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à sa pénétration dans l'air
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite

La surpression d'intrados contourne le bout d'aile vers la dépression d'extrados : il se forme des tourbillons marginaux. Ils sont la conséquence directe de la portance et sont à l'origine de la traînée induite.

Les aérofreins d'un planeur sont utilisés pour :

  1. A.augmenter le lacet inverse
  2. B.diminuer la vitesse de décrochage
  3. C.augmenter la pente d'approche et réduire la vitesse à l'atterrissage
  4. D.augmenter le taux de roulis

Bonne réponse : C — augmenter la pente d'approche et réduire la vitesse à l'atterrissage

Les aérofreins augmentent fortement la traînée et détruisent une partie de la portance : la finesse chute, ce qui permet d'augmenter la pente d'approche sans prendre de vitesse. Ils ne réduisent pas la vitesse de décrochage (ils l'augmentent plutôt).

En vol horizontal stabilisé (quelle est la proposition exacte la plus complète ?) :

  1. A.l'extrados de l'aile est le siège d'une dépression
  2. B.l'intrados de l'aile est le siège d'une surpression
  3. C.l'aile est « décrochée »
  4. D.les propositions a et b sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions a et b sont exactes

En vol normal, l'air accéléré sur l'extrados y crée une dépression, tandis que l'intrados est en légère surpression. Les deux contribuent à la portance, la dépression d'extrados en fournissant la plus grande part.

L'angle de portance nulle d'un profil dissymétrique est un angle d'incidence :

  1. A.toujours positif
  2. B.nul
  3. C.négatif
  4. D.on ne peut pas conclure

Bonne réponse : C — négatif

Un profil dissymétrique (cambré) porte encore à incidence nulle grâce à sa courbure. Pour annuler sa portance, il faut donc lui donner une incidence légèrement négative.

Le coefficient de traînée induite d'une aile est :

  1. A.faible aux grands angles d'incidence
  2. B.fort aux grands angles d'incidence
  3. C.la somme des coefficients de portance et de traînée
  4. D.fort sur les planeurs, faible sur les avions

Bonne réponse : B — fort aux grands angles d'incidence

Le coefficient de traînée induite est proportionnel au carré du Cz (Cxi = Cz² / (π λ)). Aux grandes incidences, le Cz est élevé, donc la traînée induite est forte. Le grand allongement des planeurs la réduit au contraire.

La portance d'une aile est toujours perpendiculaire à :

  1. A.la trajectoire de l'avion ou du planeur
  2. B.l'axe longitudinal de l'appareil
  3. C.la corde de profil
  4. D.l'horizontale

Bonne réponse : A — la trajectoire de l'avion ou du planeur

Par définition, la portance est la composante de la résultante aérodynamique perpendiculaire au vent relatif, donc à la trajectoire. La traînée est la composante parallèle à cette trajectoire.

Le volet Fowler est représenté ci-dessous en :

  1. A.A
  2. B.B
  3. C.C
  4. D.D

Bonne réponse : D — D

Le volet Fowler recule puis s'abaisse en dégageant une fente : il augmente à la fois la courbure et la surface de l'aile. Le dessin D montre ce volet sorti vers l'arrière et décollé du bord de fuite ; A et C représentent des becs de bord d'attaque, B un volet braqué sous le bord de fuite (volet d'intrados).

Pour une aile trapézoïdale dont les dimensions sont données par le plan ci-dessous (envergure 2 × 7,5 m, corde 3 m à l'emplanture et 2 m aux extrémités), quel est son allongement λ ?

  1. A.λ = 5
  2. B.λ = 7,5
  3. C.λ = 8
  4. D.λ = 6

Bonne réponse : D — λ = 6

Envergure b = 7,5 + 7,5 = 15 m. Surface S = 15 × (3 + 2) / 2 = 37,5 m² (aile trapézoïdale : corde moyenne 2,5 m). Allongement λ = b² / S = 225 / 37,5 = 6.

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.toujours à la même vitesse
  2. B.toujours en cas de panne moteur
  3. C.quand l'angle d'incidence devient très faible
  4. D.quand l'angle d'incidence devient très important

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient très important

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute. Il se produit toujours à la même incidence, mais pas toujours à la même vitesse (la vitesse de décrochage varie avec le facteur de charge et la masse).

La finesse est définie par le rapport :

  1. A.vitesse horizontale / vitesse verticale
  2. B.distance horizontale parcourue / hauteur perdue
  3. C.portance / traînée
  4. D.les trois propositions précédentes sont exactes

Bonne réponse : D — les trois propositions précédentes sont exactes

La finesse f = Rz / Rx = Cz / Cx. En vol plané stabilisé, elle est aussi égale à la distance parcourue divisée par la hauteur perdue, et au rapport vitesse horizontale / vitesse verticale (triangles semblables). Les trois expressions sont donc équivalentes.

Les facteurs suivants, sauf un, améliorent les performances aérodynamiques d'un planeur. Lequel ?

  1. A.une aile propre, sans moucherons
  2. B.un grand allongement
  3. C.un train rentrant
  4. D.un train fixe

Bonne réponse : D — un train fixe

Une aile propre conserve un écoulement laminaire, le grand allongement réduit la traînée induite et le train rentrant supprime une traînée parasite. Un train fixe, au contraire, augmente la traînée et dégrade la finesse.

La longueur de roulage nécessaire au décollage augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.la température
  3. C.la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

L'altitude et la température diminuent la masse volumique de l'air : l'aile porte moins et le moteur fournit moins de puissance, il faut donc rouler plus longtemps. Le vent arrière augmente la vitesse sol à atteindre pour obtenir la vitesse air de décollage. Les trois facteurs allongent le roulage.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.lacet inverse
  2. B.roulis inverse
  3. C.lacet induit
  4. D.traînée induite

Bonne réponse : A — lacet inverse

L'aileron abaissé augmente la portance mais aussi la traînée de l'aile montante : l'avion part en lacet du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, que le pilote contre au palonnier. Le roulis induit est, lui, l'effet secondaire de la direction.

Parmi les paramètres suivants, quel est celui qui augmente la stabilité de l'avion ?

  1. A.une voilure en flèche inversée
  2. B.une voilure à dièdre inverse
  3. C.une voilure avec un dièdre positif
  4. D.une voilure de forme elliptique

Bonne réponse : C — une voilure avec un dièdre positif

Le dièdre positif (ailes relevées vers les extrémités) crée, lors d'une glissade, un supplément de portance sur l'aile basse qui ramène l'avion à plat : il augmente la stabilité latérale. Le dièdre inverse et la flèche inversée ont l'effet contraire.

On définit le facteur de charge « n » d'un avion comme étant :

  1. A.Poids / Portance
  2. B.Portance / Poids
  3. C.Portance / Traînée
  4. D.l'inverse de la charge alaire

Bonne réponse : B — Portance / Poids

Le facteur de charge est le rapport n = Fz / P entre la portance et le poids. Il vaut 1 en vol rectiligne en palier et augmente en virage ou en ressource. Portance / traînée est la finesse.

Si un avion décroche à 100 km/h au facteur de charge n = 1, alors au facteur de charge n = 2, il décroche à :

  1. A.100 km/h
  2. B.141 km/h
  3. C.200 km/h
  4. D.400 km/h

Bonne réponse : B — 141 km/h

La vitesse de décrochage augmente comme la racine carrée du facteur de charge : Vs(n) = Vs × √n. Ici 100 × √2 ≈ 141 km/h. Le piège est de multiplier par 2 au lieu de √2.

Lors d'un virage à 60° d'inclinaison à altitude constante, le poids apparent est :

  1. A.égal au poids réel
  2. B.égal à 1,15 fois le poids réel
  3. C.égal au double du poids réel
  4. D.inférieur au poids réel

Bonne réponse : C — égal au double du poids réel

En virage en palier, n = 1 / cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5 donc n = 2 : le poids apparent est le double du poids réel. La valeur 1,15 correspond à un virage à 30°.

Pour un avion à moteur, lors d'un vol en montée rectiligne verticale :

  1. A.la portance est égale au poids
  2. B.la portance est supérieure au poids
  3. C.la portance est inférieure au poids de l'avion
  4. D.la portance est nulle

Bonne réponse : D — la portance est nulle

En montée verticale, la portance est perpendiculaire à la trajectoire, donc horizontale, alors que le poids est vertical et équilibré par la traction. L'aile doit donc ne produire aucune portance (sinon la trajectoire s'incurverait) : la portance est nulle.

Sur un avion léger à train classique, les palonniers commandent :

  1. A.la gouverne de direction
  2. B.les ailerons
  3. C.la gouverne de profondeur
  4. D.l'orientation de la roulette de nez

Bonne réponse : A — la gouverne de direction

Les palonniers agissent sur la gouverne de direction (axe de lacet). Un train classique n'a pas de roulette de nez mais une roulette de queue, et les ailerons et la profondeur sont commandés par le manche.

Parmi les dispositifs suivants, lequel n'est pas un dispositif hypersustentateur ?

  1. A.les volets Fowler
  2. B.les aérofreins
  3. C.les becs de bord d'attaque
  4. D.les volets à fente

Bonne réponse : B — les aérofreins

Volets Fowler, volets à fente et becs de bord d'attaque augmentent le Cz maximal : ce sont des hypersustentateurs. Les aérofreins, eux, augmentent la traînée et détruisent de la portance : ce sont des dispositifs hyposustentateurs.

Un Karman est :

  1. A.un célèbre appareil de compétition utilisé dans les courses de vitesse aux USA (courses de pylônes)
  2. B.un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air
  3. C.un chariot de déplacement d'aéronef lourd sur les aires de parking des aéroports
  4. D.un dirigeable gonflé au sulfure d'hydrogène

Bonne réponse : B — un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air

Le karman est le carénage de raccordement entre l'aile et le fuselage, à l'emplanture. Il adoucit l'angle entre les deux surfaces et réduit la traînée d'interférence. Son nom vient de l'aérodynamicien Theodore von Kármán.

Parmi les éléments ci-après, lequel n'est pas un constituant de la cellule ?

  1. A.le fuselage
  2. B.les empennages
  3. C.l'aile
  4. D.l'avionique

Bonne réponse : D — l'avionique

La cellule désigne la structure de l'aéronef : fuselage, voilure, empennages et atterrisseurs. L'avionique (instruments et équipements électroniques) est un équipement, pas un élément de structure, tout comme le groupe motopropulseur.

Dans une aile d'avion, les efforts de flexion sont encaissés par :

  1. A.les lisses
  2. B.le longeron d'aile
  3. C.les nervures
  4. D.les traverses

Bonne réponse : B — le longeron d'aile

Le longeron est la poutre principale de l'aile, dans le sens de l'envergure : il reprend les efforts de flexion dus à la portance. Les nervures donnent la forme du profil et les lisses raidissent le revêtement.

L'emplanture d'une aile est :

  1. A.la partie assurant la jonction aile-fuselage
  2. B.l'extrémité de l'aile également appelée « saumon »
  3. C.le dessous de l'aile
  4. D.le logement des aérofreins

Bonne réponse : A — la partie assurant la jonction aile-fuselage

L'emplanture est la racine de l'aile, là où elle se fixe sur le fuselage ; c'est la zone la plus sollicitée en flexion. L'extrémité opposée s'appelle le saumon.

Un parapente est constitué :

  1. A.d'une voile souple
  2. B.de suspentes
  3. C.d'une sellette de pilotage
  4. D.les trois propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les trois propositions ci-dessus sont exactes

Le parapente est un aérodyne à voilure souple : une voile en tissu à caissons gonflée par le vent relatif, reliée par des suspentes à la sellette dans laquelle est assis le pilote. Les trois éléments en font partie.

À bord des avions légers, on rencontre souvent une alimentation électrique en :

  1. A.220 volts
  2. B.110 volts
  3. C.12 volts
  4. D.50 Hz

Bonne réponse : C — 12 volts

Les avions légers ont un circuit électrique en courant continu de 12 V (parfois 24 V), alimenté par une batterie et un alternateur. Le 220 V ou 110 V alternatif est le réseau domestique, et 50 Hz est une fréquence, pas une tension.

Un train d'atterrissage classique comprend :

  1. A.deux atterrisseurs principaux et une roulette de queue
  2. B.deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez
  3. C.deux atterrisseurs principaux et une roulette de nez non orientable
  4. D.un atterrisseur principal et deux balancines

Bonne réponse : A — deux atterrisseurs principaux et une roulette de queue

Le train classique (ou train à roulette de queue) comporte deux jambes principales en avant du centre de gravité et une roulette ou béquille de queue. Le train avec roulette de nez s'appelle train tricycle.

La pompe de gavage du circuit de carburant d'un avion léger à moteur à pistons :

  1. A.est une pompe de secours
  2. B.fonctionne électriquement
  3. C.fonctionne mécaniquement
  4. D.les propositions a et b sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions a et b sont exactes

Sur un avion léger, la pompe principale est entraînée mécaniquement par le moteur. La pompe de gavage (ou pompe auxiliaire) est électrique et sert de secours, notamment au décollage, à l'atterrissage et en cas de panne de la pompe mécanique.

Sur une hélice à vitesse constante, le « plein régime » (petit calage d'hélice) est utilisé pour le :

  1. A.vol en croisière
  2. B.vol à haute altitude
  3. C.décollage
  4. D.vol à grande vitesse

Bonne réponse : C — décollage

Au décollage, la vitesse est faible : un petit pas permet au moteur de tourner à son régime maximal et de délivrer toute sa puissance, avec une bonne traction. En croisière et à grande vitesse, on utilise un grand pas.

Le cône d'hélice :

  1. A.améliore l'écoulement de l'air
  2. B.favorise le refroidissement du moteur
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage
  4. D.les affirmations a et b sont exactes

Bonne réponse : D — les affirmations a et b sont exactes

Le cône (ou casserole) d'hélice carène le moyeu : il réduit la traînée et améliore l'écoulement de l'air, qu'il guide aussi vers les entrées d'air du capot, favorisant ainsi le refroidissement du moteur. Il ne supprime pas le souffle hélicoïdal.

Quel matériau n'est pas utilisé pour la réalisation d'une hélice d'avion léger ou d'ULM ?

  1. A.alliage tungstène-céramique
  2. B.bois
  3. C.alliage d'aluminium
  4. D.composite à fibres de carbone

Bonne réponse : A — alliage tungstène-céramique

Les hélices d'avions légers et d'ULM sont en bois, en alliage d'aluminium ou en matériaux composites. Un « alliage tungstène-céramique » serait beaucoup trop lourd et n'est pas employé.

Sous certaines conditions de température et d'humidité, on utilise le réchauffage du carburateur pour :

  1. A.réchauffer l'air entrant dans la cabine
  2. B.éviter le givrage du carburant contenu dans la cuve du carburateur
  3. C.vaporiser l'essence injectée dans le circuit d'admission du moteur
  4. D.éviter le givrage autour du papillon d'admission

Bonne réponse : D — éviter le givrage autour du papillon d'admission

La détente de l'air dans le venturi et la vaporisation de l'essence refroidissent fortement l'air : par air humide, de la glace peut se former autour du papillon et obstruer l'admission. Le réchauffage carburateur envoie de l'air chaud pour prévenir ou éliminer ce givrage.

Lorsqu'un avion s'élève, la diminution de la densité de l'air aura tendance à :

  1. A.provoquer un givrage carburateur
  2. B.augmenter la puissance utile
  3. C.appauvrir le mélange
  4. D.enrichir le mélange

Bonne réponse : D — enrichir le mélange

En altitude, le carburateur dose toujours le même volume d'essence pour une masse d'air plus faible : le mélange devient trop riche. Le pilote corrige avec la commande de mélange (correcteur altimétrique) en appauvrissant.

Durant un cycle de fonctionnement d'un moteur à pistons, le seul temps qui produit de l'énergie mécanique utile pour la propulsion est :

  1. A.l'admission
  2. B.la compression
  3. C.l'échappement
  4. D.la combustion-détente

Bonne réponse : D — la combustion-détente

Dans le cycle à quatre temps, seul le temps combustion-détente est moteur : les gaz brûlés repoussent le piston. Les trois autres temps (admission, compression, échappement) consomment de l'énergie fournie par le volant moteur et les autres cylindres.

Un turbopropulseur a pour rôle de :

  1. A.compresser l'air admis dans les cylindres d'un moteur à pistons
  2. B.augmenter la pression aux injecteurs d'un moteur à pistons à injection
  3. C.entraîner une hélice
  4. D.servir de génératrice auxiliaire

Bonne réponse : C — entraîner une hélice

Le turbopropulseur est une turbine à gaz dont l'essentiel de l'énergie sert, via un réducteur, à entraîner une hélice. Le piège est la confusion avec le turbocompresseur, qui comprime l'air d'admission d'un moteur à pistons.

Une prise de pression statique obstruée :

  1. A.entraîne des indications fausses du variomètre et de l'altimètre
  2. B.perturbe l'indication de l'horizon artificiel
  3. C.perturbe l'indication du conservateur de cap (directionnel)
  4. D.est sans effet

Bonne réponse : A — entraîne des indications fausses du variomètre et de l'altimètre

L'altimètre, le variomètre et l'anémomètre utilisent la pression statique. Si la prise est bouchée, l'altimètre reste figé et le variomètre indique zéro (l'anémomètre est aussi faussé). L'horizon artificiel et le directionnel sont des instruments gyroscopiques indépendants du circuit statique.

L'un de ces instruments de bord n'utilise pas de gyroscope pour son fonctionnement. Il s'agit :

  1. A.de l'indicateur de virage
  2. B.de l'horizon artificiel
  3. C.du conservateur de cap
  4. D.du compas magnétique

Bonne réponse : D — du compas magnétique

L'indicateur de virage, l'horizon artificiel et le conservateur de cap sont des instruments gyroscopiques. Le compas magnétique fonctionne grâce à un aimant qui s'oriente dans le champ magnétique terrestre.

L'anémomètre est un instrument essentiel :

  1. A.pour la navigation malgré l'erreur due à la variation de densité de l'air en altitude
  2. B.pour le vol aux basses vitesses car son information peut éviter au pilote de faire décrocher son avion
  3. C.au décollage pour savoir quand l'appareil est capable de s'élever
  4. D.toutes les propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions ci-dessus sont exactes

L'anémomètre indique la vitesse air : elle sert au calcul de navigation (après correction de densité pour obtenir la vitesse propre), à surveiller la marge au décrochage aux basses vitesses et à connaître la vitesse de rotation au décollage. Les trois usages sont exacts.

De nuit, les basses couches de l'atmosphère sont chauffées principalement par :

  1. A.le sol
  2. B.les rayonnements lunaires
  3. C.la couche d'ozone
  4. D.la rotation de la Terre

Bonne réponse : A — le sol

L'air est presque transparent au rayonnement : il est chauffé par le sol, par conduction et par le rayonnement infrarouge que le sol émet. De nuit, le sol se refroidissant, les basses couches se refroidissent aussi par le bas (inversion nocturne).

Le symbole ci-contre, sur une carte de météorologie, signifie :

  1. A.un front froid
  2. B.un front chaud
  3. C.l'absence de vent
  4. D.une courbe isobare

Bonne réponse : B — un front chaud

Sur les cartes météorologiques, un front chaud est représenté par une ligne portant des demi-cercles tournés vers la direction de déplacement. Le front froid porte des triangles, l'occlusion alterne triangles et demi-cercles.

Quelle est la bonne description du vent représenté ainsi sur une carte TEMSI ?

  1. A.vent du 315° de 31 nœuds
  2. B.vent du 135° de 61 km/h
  3. C.vent du nord-est de 35 m/s
  4. D.vent du 135° de 65 nœuds

Bonne réponse : D — vent du 135° de 65 nœuds

Les barbules sont placées du côté d'où vient le vent : ici au sud-est, donc vent du 135°. Le fanion vaut 50 kt, la grande barbule 10 kt et la petite 5 kt : 50 + 10 + 5 = 65 kt.

L'unité de pression utilisée dans le système international et en aéronautique est :

  1. A.le pascal
  2. B.le newton
  3. C.le millimètre de mercure
  4. D.l'isobare

Bonne réponse : A — le pascal

L'unité SI de pression est le pascal (1 Pa = 1 N/m²) ; en aéronautique on utilise son multiple l'hectopascal (hPa). Le newton est une unité de force et l'isobare une ligne d'égale pression.

Une température de 15 °C correspond en kelvins à :

  1. A.0 K
  2. B.100 K
  3. C.258 K
  4. D.288 K

Bonne réponse : D — 288 K

T(K) = T(°C) + 273,15, soit 15 + 273 = 288 K. C'est la température de l'atmosphère standard au niveau de la mer. 258 K correspondrait à -15 °C.

La pression atmosphérique standard au niveau de la mer est :

  1. A.1013,25 hPa
  2. B.recalculée périodiquement par Météo-France pour chaque pays
  3. C.1000 hPa par convention internationale (pour faciliter les calculs)
  4. D.impossible à déterminer en raison du réchauffement climatique

Bonne réponse : A — 1013,25 hPa

L'atmosphère standard OACI fixe au niveau de la mer une pression de 1013,25 hPa et une température de 15 °C. C'est une convention fixe, qui sert de référence aux altimètres et aux niveaux de vol.

Pour une latitude de 45°, en atmosphère standard, la tropopause se situe à :

  1. A.8 000 m
  2. B.11 000 m
  3. C.17 000 m
  4. D.20 000 m

Bonne réponse : B — 11 000 m

Dans l'atmosphère standard, la tropopause est fixée à 11 000 m (36 090 ft), où la température atteint -56,5 °C. En réalité, elle est plus basse aux pôles (environ 8 km) et plus haute à l'équateur (environ 17 km).

Dans les basses couches de l'atmosphère, la pression atmosphérique :

  1. A.augmente d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft
  2. B.diminue de 28 hPa quand on s'élève de 1 ft
  3. C.augmente d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 m
  4. D.diminue de 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

Bonne réponse : D — diminue de 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

La pression diminue avec l'altitude. Près du sol, elle baisse d'environ 1 hPa tous les 28 ft (soit environ 8,5 m). Les propositions où la pression augmente sont fausses.

Les phénomènes météorologiques qui peuvent dégrader notablement la visibilité horizontale sont :

  1. A.la pluie, le vent, la neige
  2. B.le givre, le vent, la neige
  3. C.la brume, le brouillard, la neige
  4. D.la brume, le vent, la neige

Bonne réponse : C — la brume, le brouillard, la neige

La brume (visibilité réduite mais au moins 1 km), le brouillard (moins de 1 km) et la neige réduisent fortement la visibilité. Le vent n'est pas en lui-même un phénomène réduisant la visibilité, sauf s'il soulève poussière ou neige.

Les vents dominants en France sont :

  1. A.le mistral qui est un vent du sud et l'autan qui est un vent d'ouest
  2. B.la tramontane qui est un vent du nord-ouest et l'autan qui est un vent du nord
  3. C.le mistral qui est un vent du sud, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et l'autan qui est un vent du sud-est
  4. D.le mistral qui est un vent du nord, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et l'autan qui est un vent du sud-est

Bonne réponse : D — le mistral qui est un vent du nord, la tramontane qui est un vent du nord-ouest et l'autan qui est un vent du sud-est

Le mistral souffle du nord dans la vallée du Rhône, la tramontane du nord-ouest en Languedoc-Roussillon et l'autan du sud-est dans la région toulousaine. Ce sont des vents régionaux canalisés par le relief.

Dans l'hémisphère Nord, on constate que les vents associés à une dépression :

  1. A.se déplacent de l'ouest vers l'est
  2. B.se déplacent de l'est vers l'ouest
  3. C.tournent dans le sens horaire autour du centre de cette dépression
  4. D.tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Bonne réponse : D — tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Sous l'effet de la force de Coriolis, dans l'hémisphère Nord, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression et dans le sens horaire autour d'un anticyclone. C'est l'inverse dans l'hémisphère Sud.

Un front est :

  1. A.une étroite zone de transition entre une dépression et un anticyclone
  2. B.une ligne d'orages
  3. C.une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes
  4. D.une large zone de pression atmosphérique uniforme

Bonne réponse : C — une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes

Un front est la surface de séparation, assez étroite, entre deux masses d'air de caractéristiques différentes (température, humidité). Il est le siège de soulèvements qui produisent nuages et précipitations.

On appelle « dorsale » :

  1. A.une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone
  2. B.une vallée de basses pressions prolongeant un anticyclone
  3. C.le centre d'un anticyclone
  4. D.une région dépourvue de nuages

Bonne réponse : A — une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone

Une dorsale est une avancée de hautes pressions issue d'un anticyclone, où les isobares forment un V arrondi. Son équivalent en basses pressions, prolongeant une dépression, est le thalweg.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol est appelé :

  1. A.conduction
  2. B.coalescence
  3. C.subsidence
  4. D.convection

Bonne réponse : D — convection

Le sol chauffé par le soleil réchauffe l'air à son contact, qui devient plus léger et s'élève (thermiques) tandis que de l'air descend ailleurs : c'est la convection. La subsidence est un affaissement d'air à grande échelle, typique des anticyclones.

Les cirrus sont des nuages :

  1. A.très épais et très étendus, donnant beaucoup de pluie
  2. B.de l'étage supérieur (plus de 6 000 mètres)
  3. C.de gaz d'échappement des avions de ligne
  4. D.typiques des latitudes équatoriales

Bonne réponse : B — de l'étage supérieur (plus de 6 000 mètres)

Les cirrus sont des nuages de l'étage supérieur, formés de cristaux de glace, d'aspect fibreux et blanc. Ils sont fins et ne donnent pas de précipitations au sol.

Les nuages sont classés en deux grandes catégories qui sont les :

  1. A.stratiformes et cumuliformes
  2. B.boulimiques et filiformes
  3. C.bourgeonnants et laminaires
  4. D.positifs et négatifs

Bonne réponse : A — stratiformes et cumuliformes

Selon leur mode de formation, on distingue les nuages stratiformes, en couches étendues formées dans un air stable, et les nuages cumuliformes, à développement vertical, formés par convection dans un air instable.

Les nuages instables sont :

  1. A.cumulonimbus, cumulus, nimbostratus
  2. B.altostratus, cumulus, nimbostratus
  3. C.cumulonimbus, cumulus, stratocumulus
  4. D.cumulonimbus, stratus, cirrus

Bonne réponse : C — cumulonimbus, cumulus, stratocumulus

Les nuages d'instabilité sont les nuages à caractère cumuliforme : cumulus, cumulonimbus, et stratocumulus (couche fragmentée de cellules convectives). Nimbostratus, altostratus et stratus sont des nuages stratiformes, liés à un air stable.

L'apparition dans le ciel de nuages du type cirrus annonce :

  1. A.l'arrivée d'une masse d'air froide
  2. B.un réchauffement par rayonnement des basses couches de l'atmosphère
  3. C.un changement de temps dans les heures qui suivent
  4. D.la mise en place d'un air stable pour plusieurs jours

Bonne réponse : C — un changement de temps dans les heures qui suivent

Les cirrus sont souvent les premiers nuages en avant d'un front chaud, plusieurs centaines de kilomètres avant lui. Leur apparition puis leur épaississement en cirrostratus annoncent l'arrivée d'une perturbation et donc un changement de temps.

La nuit, en l'absence de tout gradient de vent (pas de vent), on peut s'attendre en bord de mer à rencontrer :

  1. A.un fort mistral sur l'Atlantique
  2. B.une brise de terre
  3. C.une brise de mer
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — une brise de terre

La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer : l'air au-dessus du sol devient plus froid et plus dense et s'écoule vers la mer. C'est la brise de terre ; la brise de mer souffle de jour, en sens inverse.

La température au sol est de 15 °C, le gradient de température étant standard ; la température à 5 000 mètres sera de :

  1. A.10 °C
  2. B.0 °C
  3. C.-5 °C
  4. D.-17 °C

Bonne réponse : D — -17 °C

Le gradient standard est de -6,5 °C par 1 000 m. Sur 5 000 m, la température baisse de 5 × 6,5 = 32,5 °C : 15 - 32,5 = -17,5 °C, soit environ -17 °C.

Un pilote effectue un vol VFR sur une route magnétique 150°. Il peut adopter les niveaux de vol suivants :

  1. A.FL 35, FL 40 et FL 45
  2. B.FL 45, FL 55 et FL 65
  3. C.FL 45, FL 65 et FL 85
  4. D.FL 55, FL 75 et FL 95

Bonne réponse : D — FL 55, FL 75 et FL 95

Selon la règle semi-circulaire, pour une route magnétique comprise entre 000° et 179°, le vol VFR se fait aux niveaux impairs + 5 : FL 35, 55, 75, 95… La route 150° impose donc FL 55, 75 ou 95.

Pour voler selon les règles VFR, le pilote doit avoir des conditions météorologiques minimales désignées comme suit :

  1. A.I.F.R.
  2. B.V.F.E.
  3. C.V.M.C.
  4. D.I.M.C.

Bonne réponse : C — V.M.C.

Le vol VFR exige des conditions météorologiques de vol à vue, les VMC (Visual Meteorological Conditions), définies par des minima de visibilité et de distance aux nuages. IMC désigne les conditions de vol aux instruments, et IFR les règles de vol aux instruments.

En vol, lorsque deux avions arrivent face à face :

  1. A.le plus manœuvrant dégage
  2. B.ils doivent faire demi-tour
  3. C.chacun doit dégager sur sa droite
  4. D.le moins rapide passe en dessous

Bonne réponse : C — chacun doit dégager sur sa droite

Lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face et qu'il y a risque de collision, chacun d'eux doit obliquer vers sa droite.

Un ballon libre (montgolfière, par exemple) a priorité sur :

  1. A.les avions
  2. B.les hélicoptères
  3. C.les planeurs
  4. D.tous types d'aéronefs

Bonne réponse : D — tous types d'aéronefs

Les règles de priorité donnent l'avantage à l'aéronef le moins manœuvrant. Le ballon, qui ne peut pas se diriger, a priorité sur tous les autres aéronefs : avions, hélicoptères, dirigeables et planeurs.

En France métropolitaine, en un lieu déterminé, la nuit aéronautique commence :

  1. A.30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil
  2. B.30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  3. C.30 minutes avant le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  4. D.2 heures après le coucher du soleil

Bonne réponse : B — 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil

En France métropolitaine, la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant son lever. Le vol de nuit demande une qualification spécifique.

Le circuit de piste doit s'effectuer dans l'ordre suivant :

  1. A.étape de base, montée initiale, dernier virage et vent arrière
  2. B.vent arrière, étape de base, montée initiale, vent traversier, dernier virage et finale
  3. C.montée initiale, vent arrière, étape de base, dernier virage et finale
  4. D.montée initiale, étape de base, vent traversier, vent arrière, dernier virage et finale

Bonne réponse : C — montée initiale, vent arrière, étape de base, dernier virage et finale

Le tour de piste s'enchaîne ainsi : montée initiale dans l'axe, virage vers le vent traversier, branche vent arrière parallèle à la piste, étape de base, dernier virage et finale. Seule la proposition qui respecte cet ordre est correcte.

Au décollage, la montée à pente maximale permet :

  1. A.de prendre le plus d'altitude possible sur une distance donnée
  2. B.d'obtenir le meilleur compromis vitesse propre, vitesse verticale
  3. C.d'atteindre une altitude donnée en un temps minimal
  4. D.les propositions a et c sont exactes

Bonne réponse : A — de prendre le plus d'altitude possible sur une distance donnée

La pente maximale (vitesse Vx) donne le plus grand gain de hauteur pour une distance parcourue : elle sert à franchir un obstacle après le décollage. Atteindre une altitude en un temps minimal correspond au taux de montée maximal (vitesse Vy), ce qui est différent.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

La visite prévol relève de la responsabilité du commandant de bord, qui doit s'assurer avant chaque vol que l'aéronef est en état de voler. Elle ne se délègue pas au mécanicien et ne se limite pas au premier vol de la journée.

Comme tout événement inhabituel, un meeting aérien se déroulant sur un aérodrome est signalé par un document de type :

  1. A.SIGMET
  2. B.VOLMET
  3. C.NOTAM
  4. D.ATIS

Bonne réponse : C — NOTAM

Le NOTAM (Notice to Airmen) informe les navigants de tout changement ou événement temporaire intéressant la navigation aérienne : meeting, fermeture de piste, zone activée… Le SIGMET et le VOLMET sont des messages météorologiques, l'ATIS une information d'aérodrome diffusée en boucle.

Après la mise en route, vous constatez que l'alternateur ne débite pas de courant ; vous décidez en tant que commandant de bord :

  1. A.d'effectuer le vol, cet équipement n'étant pas indispensable pour votre navigation
  2. B.d'alerter le chef mécanicien pour avoir son avis et décoller ensuite
  3. C.d'annuler le vol, votre aéronef n'étant pas en état de voler
  4. D.de maintenir le vol en prévoyant de limiter la consommation électrique

Bonne réponse : C — d'annuler le vol, votre aéronef n'étant pas en état de voler

Sans alternateur, la batterie se décharge progressivement et la radio, le transpondeur et les instruments électriques finiront par s'arrêter. L'équipement étant requis, l'avion n'est pas en état de navigabilité : le commandant de bord doit annuler le vol.

L'atlas VAC regroupe les cartes :

  1. A.d'aérodromes avec leurs consignes
  2. B.de la France
  3. C.des organismes de l'aviation civile
  4. D.à projection Lambert conformes

Bonne réponse : A — d'aérodromes avec leurs consignes

Les cartes VAC (Visual Approach Charts) sont les cartes d'approche et d'atterrissage à vue des aérodromes. Chacune présente l'aérodrome, ses pistes, ses fréquences, son tour de piste et ses consignes particulières.

On détermine la position d'un point sur la surface de la Terre par sa latitude et sa longitude. Les latitudes varient de :

  1. A.0° à 180° et les longitudes de 0° à 90°
  2. B.0° à 90° et les longitudes de 0° à 360°
  3. C.0° à 90° et les longitudes de 0° à 180°
  4. D.0° à 180° et les longitudes de 0° à 360°

Bonne réponse : C — 0° à 90° et les longitudes de 0° à 180°

La latitude se compte de 0° (équateur) à 90° Nord ou Sud (pôles). La longitude se compte de 0° (méridien de Greenwich) à 180° Est ou Ouest.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 degré correspond à une distance de :

  1. A.1 kilomètre
  2. B.60 NM
  3. C.1 NM
  4. D.60 kilomètres

Bonne réponse : B — 60 NM

Le mille nautique est défini comme la longueur d'une minute d'arc de méridien. Un degré valant 60 minutes, il correspond à 60 NM, soit environ 111 km.

Le cheminement consiste :

  1. A.à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à suivre les indications du compas
  3. C.à suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR
  4. D.à demander son chemin par radio VHF

Bonne réponse : A — à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol

Naviguer par cheminement, c'est suivre des repères linéaires caractéristiques au sol (route, voie ferrée, fleuve, côte…). C'est une méthode de navigation à vue, différente de l'estime qui repose sur le cap et le temps.

Un avion a une vitesse sol de 120 kt, donc un facteur de base = 60 / 120 = 0,5. Pour parcourir une distance de 50 NM, il mettra :

  1. A.2 minutes 30 secondes
  2. B.5 minutes
  3. C.25 minutes
  4. D.50 minutes

Bonne réponse : C — 25 minutes

Le facteur de base est le temps en minutes pour parcourir 1 NM. Temps = distance × facteur de base = 50 × 0,5 = 25 minutes. Vérification : à 120 kt, on parcourt 2 NM par minute, donc 50 NM en 25 min.

Un avion léger dispose des feux de navigation suivants, vus depuis la place pilote :

  1. A.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière
  2. B.feu blanc vers l'avant, rouge vers l'arrière, feu rouge à gauche
  3. C.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière, tous clignotants
  4. D.feu rouge à droite, vert à gauche, blanc derrière

Bonne réponse : A — feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière

Les feux de position sont fixes : rouge en bout d'aile gauche, vert en bout d'aile droite et blanc à l'arrière. Ce sont les feux anticollision qui sont clignotants.

Le transpondeur est un équipement permettant :

  1. A.d'effectuer un vol sans visibilité
  2. B.d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar
  3. C.de pratiquer le vol VFR en haute altitude
  4. D.de recevoir des informations météorologiques en vol (VOLMET)

Bonne réponse : B — d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar

Interrogé par le radar secondaire, le transpondeur répond en envoyant un code (et l'altitude en mode C ou S). Le contrôleur peut ainsi identifier l'avion et suivre sa trajectoire.

Pour l'utilisation d'un GPS en vol VFR, le pilote doit :

  1. A.s'assurer que l'appareil est homologué pour les conditions du vol projeté
  2. B.avoir une connaissance suffisante de l'équipement utilisé
  3. C.mettre régulièrement à jour la base de données
  4. D.toutes les propositions sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes

Le GPS n'est un outil fiable que si l'équipement est adapté au vol prévu, si le pilote sait parfaitement l'utiliser et si sa base de données (espaces, fréquences, terrains) est à jour. En VFR, il reste un complément de la navigation à vue.

On appelle « hypoxie » :

  1. A.l'anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation dû à l'altitude
  2. B.l'asphyxie due aux accélérations transversales intenses
  3. C.la « suffocation » d'un sujet stressé
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : A — l'anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation dû à l'altitude

L'hypoxie est un manque d'oxygène des tissus dû à la baisse de la pression partielle d'oxygène en altitude. Elle est insidieuse : euphorie, troubles du jugement et de la vision, puis perte de conscience.

Le système de détection vestibulaire nécessaire à l'orientation de l'homme est situé dans :

  1. A.les articulations
  2. B.les oreilles
  3. C.l'estomac
  4. D.le cerveau

Bonne réponse : B — les oreilles

Le vestibule, organe de l'équilibre, se trouve dans l'oreille interne. Ses canaux semi-circulaires détectent les accélérations angulaires et ses otolithes les accélérations linéaires ; il est à l'origine de nombreuses illusions sensorielles en vol.

Le ballon qui transporta pour la première fois des êtres humains en 1783 était gonflé :

  1. A.à l'air chaud
  2. B.à l'air comprimé
  3. C.à l'hélium
  4. D.à l'hydrogène

Bonne réponse : A — à l'air chaud

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes effectuent le premier vol humain à bord d'une montgolfière gonflée à l'air chaud. Le ballon à hydrogène de Charles et Robert vole quelques jours plus tard, le 1er décembre 1783.

Le premier vol humain sur un « plus lourd que l'air » a été effectué par :

  1. A.Jean-Marie Le Bris (vol non contrôlé depuis une charrette tractée par un cheval)
  2. B.Clément Ader (sur son « Avion III »)
  3. C.Otto Lilienthal (sur le prototype « XIV bis »)
  4. D.Henry Farman (sur un planeur baptisé « Aéroplane »)

Bonne réponse : A — Jean-Marie Le Bris (vol non contrôlé depuis une charrette tractée par un cheval)

En 1856, le marin breton Jean-Marie Le Bris s'élève à bord de son planeur « l'Albatros », lancé depuis une charrette tirée par un cheval. Les autres propositions associent des noms à de mauvais appareils : le 14-bis est de Santos-Dumont.

Le premier dirigeable à contourner la tour Eiffel en 1901 est piloté par :

  1. A.Ferdinand von Zeppelin
  2. B.Alberto Santos-Dumont
  3. C.les frères Montgolfier
  4. D.Octave Chanute

Bonne réponse : B — Alberto Santos-Dumont

Le 19 octobre 1901, le Brésilien Alberto Santos-Dumont, aux commandes de son dirigeable n° 6, fait le tour de la tour Eiffel depuis Saint-Cloud et remporte le prix Deutsch de la Meurthe.

Les premières liaisons commerciales aériennes avec passagers ont commencé :

  1. A.en 1908 avec des dirigeables
  2. B.en 1914 aux États-Unis, avec un avion Curtiss
  3. C.en 1918 avec l'avion Farman « Goliath »
  4. D.en 1935 avec le célèbre Douglas DC-3

Bonne réponse : A — en 1908 avec des dirigeables

Les premiers transports commerciaux de passagers ont été assurés avant la Première Guerre mondiale par les dirigeables Zeppelin, exploités par la compagnie allemande DELAG. Le Goliath ne commence les liaisons régulières qu'en 1919 et le DC-3 date de 1935-1936.

Le meilleur avion de chasse français de la Première Guerre mondiale fut :

  1. A.le SPAD XIII
  2. B.le Caudron G3
  3. C.le Blériot XI
  4. D.le Fokker DR 7

Bonne réponse : A — le SPAD XIII

Le SPAD XIII, construit à plus de 8 000 exemplaires, fut le chasseur français le plus performant de la fin de la guerre, utilisé notamment par Guynemer et Fonck. Le Caudron G3 était un avion d'observation, le Blériot XI un avion d'avant-guerre et le Fokker un appareil allemand.

Le premier tir à travers l'hélice blindée a été effectué par :

  1. A.Édouard de Nieuport
  2. B.Avro Lancaster
  3. C.Roland Garros
  4. D.Pierre Fiterman

Bonne réponse : C — Roland Garros

En avril 1915, Roland Garros abat plusieurs avions allemands en tirant à travers son hélice, dont les pales sont munies de déflecteurs blindés. Ce procédé sera ensuite remplacé par le tir synchronisé mis au point par Fokker.

On associe pilote et avion. La bonne association est :

  1. A.Charles Lindbergh et la « Croix du Sud »
  2. B.Jean Mermoz et son « Oiseau blanc »
  3. C.Dieudonné Costes et Maurice Bellonte et le « Point d'Interrogation »
  4. D.Charles Nungesser et François Coli et le « Spirit of St Louis »

Bonne réponse : C — Dieudonné Costes et Maurice Bellonte et le « Point d'Interrogation »

Costes et Bellonte réalisent en 1930 la première traversée Paris-New York sans escale sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation ». Lindbergh volait sur le « Spirit of St Louis », Nungesser et Coli sur « l'Oiseau blanc », et la « Croix du Sud » est l'hydravion de Mermoz.

L'appareil qui réalisa la première liaison Paris - New York sans escale s'appelait :

  1. A.L'Oiseau blanc
  2. B.Le Spirit of Saint-Louis
  3. C.Le Point d'Interrogation
  4. D.Le Canari

Bonne réponse : C — Le Point d'Interrogation

Les 1er et 2 septembre 1930, Costes et Bellonte relient Paris à New York sans escale sur le « Point d'Interrogation », dans le sens est-ouest, contre les vents dominants. Lindbergh avait relié New York à Paris (sens inverse) en 1927, et l'Oiseau blanc a disparu en 1927.

Lequel de ces personnages n'a pas été un constructeur français de l'entre-deux-guerres ?

  1. A.Pierre-Georges Latécoère
  2. B.Hugo Junkers
  3. C.Henri Farman
  4. D.Émile Dewoitine

Bonne réponse : B — Hugo Junkers

Hugo Junkers était un constructeur allemand, pionnier des avions entièrement métalliques (Ju 52 par exemple). Latécoère, Farman et Dewoitine étaient des constructeurs français.

Le Heinkel He 178 :

  1. A.fut le premier avion à participer au bombardement de la ville de Guernica en 1936
  2. B.fut le premier avion à réaction à avoir volé, en 1939
  3. C.fut l'avion le plus construit pour la Luftwaffe
  4. D.était un hydravion allemand qui traversa l'Atlantique Sud en 1922

Bonne réponse : B — fut le premier avion à réaction à avoir volé, en 1939

Le Heinkel He 178, propulsé par le turboréacteur de Hans von Ohain, effectue le 27 août 1939 le premier vol d'un avion à turboréacteur. Guernica fut bombardée en 1937 par la Légion Condor.

Le chasseur North American P-51 :

  1. A.était surnommé « Mustang »
  2. B.était surnommé « Corsair »
  3. C.était surnommé « Spitfire »
  4. D.est entré en service en 1937 dans la RAF

Bonne réponse : A — était surnommé « Mustang »

Le P-51 Mustang, chasseur américain à long rayon d'action, escortait les bombardiers jusqu'au cœur de l'Allemagne. Le Corsair est un chasseur de Vought et le Spitfire un chasseur britannique de Supermarine.

En 1945, la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima par un quadrimoteur :

  1. A.Lockheed L-1049
  2. B.North American B-25
  3. C.Boeing B-29
  4. D.Boeing B-17

Bonne réponse : C — Boeing B-29

Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Superfortress « Enola Gay » largue la bombe atomique sur Hiroshima. Le B-25 est un bimoteur et le L-1049 Super Constellation un avion de ligne d'après-guerre.

L'ingénieur français René Leduc a mis au point :

  1. A.la première aile delta
  2. B.le siège éjectable
  3. C.la tuyère thermopropulsive
  4. D.le machmètre

Bonne réponse : C — la tuyère thermopropulsive

René Leduc a développé la tuyère thermopropulsive, c'est-à-dire le statoréacteur, et fait voler à partir de 1949 les avions expérimentaux Leduc 010 à 022 propulsés par ce moteur sans pièce mobile.

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a été créée en :

  1. A.1923
  2. B.1935
  3. C.1944
  4. D.1958

Bonne réponse : C — 1944

L'OACI est née de la convention de Chicago signée le 7 décembre 1944. Elle fixe les normes internationales de l'aviation civile (règles de l'air, licences, météorologie, alphabet phonétique…).

Quel est le premier avion de chasse à réaction français ?

  1. A.le Dassault Ouragan
  2. B.le Dassault Mirage
  3. C.le SO 6000 Triton
  4. D.le SO 30 Bretagne

Bonne réponse : A — le Dassault Ouragan

Le Dassault MD 450 Ouragan, premier vol en 1949, est le premier chasseur à réaction français construit en série. Le SO 6000 Triton fut le premier avion à réaction français mais c'était un appareil expérimental, et le SO 30 Bretagne un avion de transport à hélices.

Depuis 1963, le record d'altitude est détenu par l'avion-fusée North American X-15. Quelle est l'altitude atteinte ?

  1. A.56 900 mètres
  2. B.65 730 mètres
  3. C.90 120 mètres
  4. D.107 960 mètres

Bonne réponse : D — 107 960 mètres

Le 22 août 1963, Joseph Walker atteint 107 960 m (354 200 ft) avec le X-15, dépassant la ligne de Kármán (100 km). C'est le record d'altitude pour un avion lancé en vol.

L'Airbus A380 est entré en service commercial en :

  1. A.2005
  2. B.2006
  3. C.2007
  4. D.2008

Bonne réponse : C — 2007

L'A380 a effectué son premier vol en avril 2005 et est entré en service commercial le 25 octobre 2007 avec Singapore Airlines, entre Singapour et Sydney.

Le premier vol orbital habité a été effectué par :

  1. A.Youri Gagarine
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Valentina Terechkova
  4. D.Frank Borman

Bonne réponse : A — Youri Gagarine

Le 12 avril 1961, Youri Gagarine effectue à bord de Vostok 1 le premier vol orbital habité. Alan Shepard ne fit qu'un vol suborbital en mai 1961 et Valentina Terechkova fut la première femme dans l'espace en 1963.

Qui fut le premier homme à avoir marché sur la Lune (21 juillet 1969) ?

  1. A.John Glenn
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Neil Armstrong
  4. D.Youri Gagarine

Bonne réponse : C — Neil Armstrong

Neil Armstrong, commandant d'Apollo 11, pose le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 (heure de Paris), suivi de Buzz Aldrin. John Glenn fut le premier Américain en orbite (1962).

La troisième puissance à avoir envoyé un homme dans l'espace par ses propres moyens est :

  1. A.la France
  2. B.l'Europe
  3. C.le Japon
  4. D.la Chine

Bonne réponse : D — la Chine

Après l'URSS (1961) et les États-Unis (1961-1962), la Chine devient en octobre 2003 la troisième puissance à envoyer un homme dans l'espace par ses propres moyens, avec Yang Liwei à bord de Shenzhou 5.

La résistance mécanique des bois utilisés en construction est plus importante, dans le sens axial des fibres, en :

  1. A.flexion
  2. B.compression
  3. C.cisaillement
  4. D.traction

Bonne réponse : D — traction

Le bois résiste le mieux en traction dans le sens des fibres, qui travaillent alors comme des câbles. Sa résistance en compression est plus faible (les fibres flambent) et il résiste mal au cisaillement.

Le vol libre est une discipline dans laquelle :

  1. A.chaque modéliste fait ce qu'il veut
  2. B.le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance
  3. C.l'hélice du modèle est entraînée par un écheveau de caoutchouc
  4. D.seuls les avions sont admis

Bonne réponse : B — le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance

En vol libre, le modèle n'est ni radiocommandé ni relié au pilote : il vole seul selon ses réglages. Il peut s'agir de planeurs, de modèles à moteur caoutchouc ou à moteur thermique ou électrique.

La résistance d'un collage est :

  1. A.meilleure avec un film de colle épais
  2. B.meilleure avec un film de colle fin
  3. C.indépendante de l'épaisseur du film de colle, celle-ci servant à boucher les écarts d'ajustement
  4. D.meilleure si la pièce est tiède

Bonne réponse : B — meilleure avec un film de colle fin

Un collage est plus résistant avec un film de colle mince entre deux pièces bien ajustées. Un joint épais est plus fragile et plus lourd ; la colle ne doit pas servir à combler un mauvais ajustement.

Le balsa est :

  1. A.le cœur d'un arbre exotique
  2. B.le cœur de n'importe quel arbre tropical avant son pourrissement
  3. C.l'écorce d'un arbre exotique
  4. D.un arbre exotique

Bonne réponse : D — un arbre exotique

Le balsa (Ochroma) est un arbre d'Amérique tropicale, principalement d'Équateur, à croissance très rapide. Son bois, très léger, est le matériau de base de la construction de modèles réduits.

Pour la construction des empennages, vous utiliserez :

  1. A.un balsa fibreux et dense pour qu'il résiste aux différentes sollicitations
  2. B.un balsa tendre et fibreux pour qu'il ne grève pas le devis de centrage
  3. C.un balsa de texture indifférente, les empennages étant de faible masse et n'influant pas sur le reste de la structure
  4. D.systématiquement une construction en planchette

Bonne réponse : B — un balsa tendre et fibreux pour qu'il ne grève pas le devis de centrage

Les empennages sont loin du centre de gravité : chaque gramme ajouté à l'arrière exige du lest à l'avant pour conserver le centrage. On choisit donc un balsa tendre et léger, mais fibreux pour garder une rigidité suffisante.

Une batterie « Li-Po » (lithium-polymère) se décharge sur une résistance donnée en dix minutes. En mettant deux éléments en parallèle sur la même résistance, le temps de décharge sera :

  1. A.5 minutes
  2. B.10 minutes
  3. C.20 minutes
  4. D.2 minutes 30 secondes

Bonne réponse : C — 20 minutes

En parallèle, la tension reste la même, donc le courant dans la résistance est inchangé, mais la capacité est doublée. Le temps de décharge double : 2 × 10 = 20 minutes.

L'angle d'incidence d'un profil est :

  1. A.égal à la flèche
  2. B.l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.l'assiette de l'avion
  4. D.le calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde de profil et la direction du vent relatif (trajectoire). Il ne faut pas la confondre avec l'assiette (angle fuselage-horizontale) ni avec le calage (angle fixe aile-fuselage).

Si un modèle tend à cabrer lorsqu'on le rétablit après un piqué sous un angle d'environ 45°, cela est dû :

  1. A.à un centrage trop avant
  2. B.à un centrage trop arrière
  3. C.à un piqueur moteur insuffisant
  4. D.au V longitudinal nul

Bonne réponse : A — à un centrage trop avant

C'est le test du piqué : on met le modèle en piqué à 45° et on lâche la profondeur. S'il ressource tout seul (tendance à cabrer), il est centré trop avant ; s'il plonge davantage, il est centré trop arrière ; s'il garde sa trajectoire, le centrage est neutre.

Un modèle décroche :

  1. A.toujours à la même vitesse
  2. B.seulement s'il est en montée
  3. C.à une incidence variable en fonction de la charge
  4. D.toujours à la même incidence

Bonne réponse : D — toujours à la même incidence

Le décrochage se produit lorsque l'incidence atteint l'incidence critique, propre au profil. C'est la vitesse de décrochage qui varie avec la charge (masse, facteur de charge), pas l'incidence de décrochage.

Le dièdre d'un avion « deux axes » est généralement voisin de :

  1. A.-2° à -4°
  2. B.environ 0°
  3. C.+6° à +8°
  4. D.+16° à +20°

Bonne réponse : C — +6° à +8°

Un modèle « deux axes » (direction et profondeur, sans ailerons) tourne grâce à l'effet de dièdre : la glissade créée par la dérive fait incliner le modèle. Il lui faut donc un dièdre positif marqué, de l'ordre de +6° à +8°.

Lors d'un virage :

  1. A.le modèle a tendance à cabrer
  2. B.le modèle a tendance à piquer
  3. C.l'assiette ne varie pas
  4. D.l'inclinaison ne varie pas

Bonne réponse : B — le modèle a tendance à piquer

En virage, la portance s'incline et sa composante verticale ne compense plus entièrement le poids : le modèle perd de l'altitude et a tendance à piquer. Il faut cabrer un peu pour maintenir le palier.

Quand on avance le centre de gravité par rapport à sa position habituelle :

  1. A.cela ne modifie pas le comportement du modèle
  2. B.le modèle devient plus agréable à piloter, il « répond » plus rapidement aux commandes
  3. C.le modèle a tendance à prendre une assiette supérieure, à se cabrer
  4. D.le modèle devient moins maniable mais plus stable

Bonne réponse : D — le modèle devient moins maniable mais plus stable

Avancer le centre de gravité augmente la stabilité longitudinale : le modèle revient plus fermement à sa position d'équilibre, mais il réagit moins vivement aux commandes. Un centrage arrière donne l'effet inverse.

Sous quel(s) nuage(s) instable(s) ferez-vous du planeur radiocommandé ?

  1. A.Cumulonimbus (Cb)
  2. B.Cumulus (Cu)
  3. C.Cirrostratus (Cs)
  4. D.Altostratus (As)

Bonne réponse : B — Cumulus (Cu)

Les cumulus de beau temps signalent des ascendances thermiques exploitables en vol à voile. Le cumulonimbus est un nuage d'orage dangereux, et cirrostratus et altostratus sont des nuages stratiformes stables.

En montagne, par conditions favorables, la brise de vallée montante s'établit :

  1. A.au lever du soleil
  2. B.en fin de matinée
  3. C.au moment où se produit la température maximale
  4. D.au coucher du soleil

Bonne réponse : B — en fin de matinée

Le matin, le soleil chauffe d'abord les pentes (brise de pente montante), puis l'échauffement de toute la vallée crée en fin de matinée une brise de vallée qui remonte vers l'amont. Elle s'inverse le soir en brise descendante.

Une pente se trouve dans les Alpes du Nord à 850 m d'altitude. La pression qui y règne (QFE) sera inférieure à celle du niveau de la mer (QNH) de :

  1. A.20 hPa
  2. B.50 hPa
  3. C.75 hPa
  4. D.100 hPa

Bonne réponse : D — 100 hPa

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 8,5 m (28 ft). Pour 850 m : 850 / 8,5 ≈ 100 hPa. Le QFE y sera donc d'environ 100 hPa inférieur au QNH.

La catégorie « cacahuètes » regroupe des modèles :

  1. A.de vol circulaire ultra-légers
  2. B.à moteur thermique ultra-légers
  3. C.à moteur caoutchouc de 33,1 cm d'envergure
  4. D.de planeurs ultra-légers de 50 g

Bonne réponse : C — à moteur caoutchouc de 33,1 cm d'envergure

Les « cacahuètes » (peanut scale) sont des maquettes de vol libre à moteur caoutchouc dont l'envergure est limitée à 13 pouces, soit environ 33 cm.

La qualification de pilote de démonstration permet à son titulaire :

  1. A.de faire de la voltige aérienne sans la présence d'un moniteur
  2. B.d'effectuer de la formation
  3. C.d'effectuer des vols de présentation lors de manifestations publiques avec un appareil de même catégorie et de même type que celui défini par cette qualification
  4. D.d'effectuer les premiers vols et réglages d'un appareil de même catégorie et de même type que celui utilisé lors du passage de cette qualification

Bonne réponse : C — d'effectuer des vols de présentation lors de manifestations publiques avec un appareil de même catégorie et de même type que celui défini par cette qualification

La qualification de pilote de démonstration autorise à faire évoluer un modèle devant le public lors de manifestations aériennes, pour la catégorie et le type d'appareil pour lesquels elle a été délivrée. Elle ne donne pas de prérogatives d'instructeur.

La licence est-elle obligatoire pour pratiquer l'aéromodélisme, sans participer à des compétitions, au sein d'un club fédéré ?

  1. A.Non
  2. B.Oui
  3. C.C'est le président du club qui décide
  4. D.Il faut demander une licence ne comprenant que l'assurance

Bonne réponse : B — Oui

Dans un club affilié à la fédération, chaque pratiquant doit être titulaire de la licence fédérale, qui comprend notamment l'assurance en responsabilité civile, même s'il ne fait pas de compétition.

En présence de public, un pilote doit faire évoluer son modèle en se tenant :

  1. A.face au public
  2. B.dos au public
  3. C.face au vent entre le public et la piste
  4. D.indifféremment

Bonne réponse : B — dos au public

Le pilote se place dos au public : son modèle évolue ainsi devant lui, du côté opposé aux spectateurs, et ne doit jamais survoler le public. C'est une règle de sécurité fondamentale des démonstrations.

Le 30 juin 1957, le Britannique H. J. Taplin faisait voler le premier modèle :

  1. A.à moteur à auto-allumage
  2. B.radiocommandé
  3. C.à moteur électrique
  4. D.équipé d'un moteur à allumage par bougie

Bonne réponse : C — à moteur électrique

Le 30 juin 1957, le colonel H. J. Taplin fait voler le « Radio Queen », premier modèle réduit propulsé par un moteur électrique. Les modèles radiocommandés et les moteurs thermiques existaient déjà bien avant.