Annale BIA 2007 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2007 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

L'extrados d'une aile ou d'un profil désigne :

  1. A.sa partie supérieure
  2. B.sa partie inférieure
  3. C.les extrémités
  4. D.les aérofreins

Bonne réponse : A — sa partie supérieure

L'extrados est la face supérieure du profil, où se crée la dépression qui fournit l'essentiel de la portance. La face inférieure s'appelle l'intrados.

Le décrochage se produit toujours à :

  1. A.la même vitesse
  2. B.la même incidence
  3. C.la même inclinaison
  4. D.la même assiette

Bonne réponse : B — la même incidence

Le décrochage survient quand l'incidence dépasse l'incidence critique (incidence de Cz max), pour une configuration donnée. La vitesse de décrochage, elle, varie avec la masse, le facteur de charge et la configuration : on peut décrocher à n'importe quelle vitesse et n'importe quelle assiette.

La charge alaire est définie par le rapport :

  1. A.surface portante / poids total de l'aéronef
  2. B.poids total de l'aéronef / surface portante
  3. C.poids de l'équipage / surface des ailes
  4. D.poids total de l'aéronef / poids des ailes

Bonne réponse : B — poids total de l'aéronef / surface portante

La charge alaire est le poids (ou la masse) total de l'aéronef divisé par la surface portante, exprimée par exemple en kg/m² ou daN/m². Le piège est le rapport inversé surface/poids.

L'angle de calage de l'aile est l'angle compris entre :

  1. A.la trajectoire et l'axe longitudinal de l'avion
  2. B.la trajectoire et l'horizontale
  3. C.la corde de profil et l'horizontale
  4. D.la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion

Bonne réponse : D — la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion

L'angle de calage est un angle de construction, fixe : c'est l'angle entre la corde du profil de l'aile et l'axe longitudinal du fuselage. Il ne faut pas le confondre avec l'incidence (corde / vent relatif) ni avec l'assiette (axe longitudinal / horizontale).

Parmi les paramètres suivants, quel est celui qui augmentera la stabilité de l'avion ?

  1. A.une voilure en flèche inversée
  2. B.une voilure à dièdre inverse
  3. C.une voilure avec un dièdre positif
  4. D.une voilure de forme elliptique

Bonne réponse : C — une voilure avec un dièdre positif

Le dièdre positif (ailes relevées vers les extrémités) crée, lors d'une glissade consécutive à une inclinaison, un supplément de portance sur l'aile basse qui ramène l'avion à plat : il augmente la stabilité latérale. Le dièdre inverse et la flèche inversée ont l'effet contraire ; la forme elliptique concerne la traînée induite.

Avec un volet hypersustentateur de bord de fuite sorti, un profil d'aile voit son Cz max :

  1. A.diminuer alors que son incidence max augmente
  2. B.augmenter alors que son incidence max diminue
  3. C.augmenter alors que son Cx diminue
  4. D.augmenter alors que son incidence max augmente

Bonne réponse : B — augmenter alors que son incidence max diminue

Le volet de bord de fuite augmente la courbure du profil : le Cz max augmente, mais le décrochage survient à une incidence plus faible. La traînée (Cx) augmente aussi. C'est le bec de bord d'attaque qui, lui, retarde le décrochage à une incidence plus grande.

La traînée d'une aile est la somme :

  1. A.d'une traînée parasite et d'une traînée induite
  2. B.d'une traînée et d'une portance
  3. C.d'une traînée et d'un moment
  4. D.d'une portance et d'un moment

Bonne réponse : A — d'une traînée parasite et d'une traînée induite

La traînée totale d'une aile se décompose en traînée de profil (ou parasite : frottement et forme) et en traînée induite, liée à la portance et aux tourbillons marginaux. Portance et traînée sont deux composantes perpendiculaires de la résultante aérodynamique, on ne les additionne pas.

En montée rectiligne uniforme, la portance :

  1. A.est inférieure au poids
  2. B.est supérieure au poids
  3. C.est égale au poids
  4. D.est égale à la traînée

Bonne réponse : A — est inférieure au poids

En montée rectiligne uniforme, la portance, perpendiculaire à la trajectoire, équilibre seulement la composante du poids perpendiculaire à la trajectoire : Rz = P × cos(pente). Elle est donc légèrement inférieure au poids ; c'est la traction qui équilibre la traînée et la composante du poids le long de la trajectoire.

Sur les aéronefs munis d'un empennage en V, les gouvernes de profondeur sont situées :

  1. A.sur les ailerons
  2. B.en dessous du fuselage
  3. C.sur l'empennage en V et servent également de gouverne de direction
  4. D.il n'y a pas de gouverne de profondeur

Bonne réponse : C — sur l'empennage en V et servent également de gouverne de direction

Sur un empennage en V (papillon), les deux gouvernes, appelées ruddervators, assurent à la fois la profondeur (braquage dans le même sens) et la direction (braquage en sens opposés), grâce à un mélangeur de commandes.

Parmi les dispositifs hypersustentateurs, on peut citer :

  1. A.les aérofreins
  2. B.les becs de bord d'attaque
  3. C.les volets de courbure
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses b et c sont exactes

Becs de bord d'attaque et volets de courbure augmentent le Cz max et permettent de voler plus lentement : ce sont des dispositifs hypersustentateurs. Les aérofreins, au contraire, dégradent la portance et augmentent la traînée.

Un avion léger « centré arrière » sera :

  1. A.plus stable qu'un avion « centré avant »
  2. B.plus maniable qu'un avion « centré avant »
  3. C.moins sensible à la turbulence qu'un avion « centré avant »
  4. D.obligatoirement incontrôlable

Bonne réponse : B — plus maniable qu'un avion « centré avant »

Plus le centre de gravité est proche du foyer, plus la stabilité longitudinale diminue et plus l'avion réagit vivement aux commandes : un avion centré arrière est plus maniable mais moins stable et plus sensible aux perturbations. Il n'est incontrôlable que si le centrage dépasse la limite arrière.

Un facteur de charge égal à 2 correspond à un virage :

  1. A.stabilisé à 30° d'inclinaison
  2. B.stabilisé à 45° d'inclinaison
  3. C.stabilisé à 60° d'inclinaison
  4. D.effectué à 2 fois la vitesse de décrochage

Bonne réponse : C — stabilisé à 60° d'inclinaison

En virage stabilisé en palier, n = 1 / cos(inclinaison). Pour 60°, cos 60° = 0,5 donc n = 2. À 30° on a n ≈ 1,15 et à 45° n ≈ 1,41.

En vol rectiligne stabilisé en montée, le facteur de charge est :

  1. A.égal à 1
  2. B.négatif
  3. C.supérieur à 1
  4. D.compris entre 0 et 1

Bonne réponse : D — compris entre 0 et 1

Le facteur de charge est le rapport portance / poids. En montée rectiligne, Rz = P × cos(pente), donc n = cos(pente) : il est légèrement inférieur à 1, tout en restant positif.

La longueur de roulage nécessaire au décollage augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.la température
  3. C.la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

Altitude et température élevées diminuent la masse volumique de l'air : portance, traction de l'hélice et puissance du moteur baissent, la vitesse sol de décollage augmente. Le vent arrière augmente aussi la vitesse sol à atteindre. Les trois facteurs allongent donc le roulage.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.lacet inverse
  3. C.roulis réduit
  4. D.lacet induit

Bonne réponse : B — lacet inverse

L'aileron abaissé augmente la portance mais aussi la traînée de son aile, qui recule : le nez part du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, que l'on corrige au palonnier ou par des ailerons différentiels.

Le foyer d'un profil est :

  1. A.confondu avec le centre de poussée
  2. B.situé au bord d'attaque
  3. C.situé environ à 25 % de la corde à partir du bord d'attaque
  4. D.situé environ à 25 % de la corde à partir du bord de fuite

Bonne réponse : C — situé environ à 25 % de la corde à partir du bord d'attaque

Le foyer est le point d'application des variations de portance ; sa position est quasi fixe, vers 25 % de la corde en partant du bord d'attaque. Le centre de poussée, lui, se déplace avec l'incidence et ne se confond pas en général avec le foyer.

Le roulis induit est dû à :

  1. A.une traînée plus importante de la demi-aile située à l'intérieur du virage
  2. B.une portance plus importante de l'aile extérieure au virage
  3. C.la nervosité ou à l'émotivité du pilote
  4. D.la position « vol dos »

Bonne réponse : B — une portance plus importante de l'aile extérieure au virage

Lors d'un mouvement de lacet (ou en virage), l'aile extérieure va plus vite que l'aile intérieure : elle porte davantage et l'avion s'incline du côté du virage. C'est le roulis induit, effet secondaire de la gouverne de direction.

Le dièdre négatif favorise :

  1. A.la stabilité en roulis
  2. B.l'instabilité en lacet
  3. C.l'instabilité en roulis
  4. D.la stabilité en tangage

Bonne réponse : C — l'instabilité en roulis

Le dièdre positif est stabilisant en roulis ; le dièdre négatif a l'effet inverse et rend l'avion instable latéralement. On l'emploie par exemple sur des avions à aile haute en flèche, naturellement très stables, pour améliorer leur maniabilité.

L'effet de précession gyroscopique peut être :

  1. A.la galanterie du pilote en laissant passer avant lui la copilote
  2. B.induit par l'hélice lors d'un virage autour de l'axe de lacet
  3. C.induit par l'aileron levé créant une traînée plus importante
  4. D.la réunion organisée avant le vol du pilote et du copilote

Bonne réponse : B — induit par l'hélice lors d'un virage autour de l'axe de lacet

L'hélice en rotation se comporte comme un gyroscope : quand on la fait pivoter autour d'un axe (lacet ou tangage), elle réagit par un mouvement autour de l'axe perpendiculaire, décalé de 90° dans le sens de rotation. C'est la précession gyroscopique, un des effets moteur.

Un compensateur est une petite surface placée à l'arrière d'une gouverne et qui sert à :

  1. A.compenser les erreurs de pilotage
  2. B.compenser les variations de pression dues aux changements d'altitude de l'avion
  3. C.compenser les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes
  4. D.les réponses a, b et c sont correctes

Bonne réponse : C — compenser les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes

Le compensateur (tab) est une petite gouverne au bord de fuite d'une gouverne principale ; braqué en sens inverse, il crée un moment qui maintient la gouverne en position et annule l'effort que le pilote devrait exercer sur le manche.

La gouverne de profondeur est une surface :

  1. A.mobile située en général à l'arrière de l'avion
  2. B.fixe et verticale en général à l'arrière de l'avion
  3. C.fixe et horizontale en général à l'arrière de l'avion
  4. D.mobile située au bord de fuite de part et d'autre du fuselage

Bonne réponse : A — mobile située en général à l'arrière de l'avion

La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal, généralement à l'arrière de l'avion ; elle commande le tangage. La partie fixe horizontale est le plan fixe (stabilisateur), la partie fixe verticale la dérive, et les surfaces mobiles au bord de fuite des ailes sont les ailerons ou volets.

Les commandes principales permettant de diriger l'aile parapente et de contrôler son incidence sont :

  1. A.les aérofreins
  2. B.les freins
  3. C.la sellette
  4. D.les élevons

Bonne réponse : B — les freins

Le parapentiste pilote avec les freins (ou commandes), reliés au bord de fuite : tirés d'un seul côté, ils font tourner l'aile ; tirés symétriquement, ils augmentent l'incidence et ralentissent l'aile. La sellette n'est que le siège, et les élevons équipent les ailes volantes rigides.

On appelle cellule d'un avion :

  1. A.tout l'avion sauf les équipements et propulseurs
  2. B.le fuselage
  3. C.la cabine des pilotes et passagers
  4. D.les mécanismes de l'avion

Bonne réponse : A — tout l'avion sauf les équipements et propulseurs

La cellule désigne la structure de l'avion : fuselage, voilure, empennages et atterrisseurs. Elle exclut le groupe motopropulseur et les équipements (instruments, radio...). Le fuselage n'en est qu'une partie.

Un avion STOL ou ADAC est un avion :

  1. A.à décollage et atterrissage court (Short Take Off and Landing)
  2. B.à décrochage à rattrapage commandé
  3. C.à décrochage automatiquement contrôlé
  4. D.qui ne décroche pas (Absence de Décrochage Au Cabré)

Bonne réponse : A — à décollage et atterrissage court (Short Take Off and Landing)

STOL signifie Short Take-Off and Landing, en français ADAC : avion à Décollage et Atterrissage Courts. Ces avions, souvent très hypersustentés, utilisent des pistes courtes. À ne pas confondre avec ADAV / VTOL (décollage et atterrissage verticaux).

Structure de l'aile : identifier les éléments 1, 2 et 3 sur le schéma ci-contre.

  1. A.1 = nervure, 2 = couple, 3 = lisse
  2. B.1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise
  3. C.1 = poutre, 2 = longeron, 3 = semelle
  4. D.1 = longeron, 2 = entretoise, 3 = traverse

Bonne réponse : B — 1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise

Dans une aile classique, le longeron (1) est la poutre principale qui court sur toute l'envergure et reprend la flexion ; les nervures (2) donnent la forme du profil ; les entretoises (3) relient les longerons entre eux. Couples et lisses sont des éléments du fuselage.

Le pilote braque le manche (ou le volant) à droite :

  1. A.la gouverne de direction se braque à droite
  2. B.la gouverne de profondeur se braque vers le haut
  3. C.l'aileron droit s'abaisse
  4. D.l'aileron droit se lève

Bonne réponse : D — l'aileron droit se lève

Manche à droite commande un roulis à droite : l'aileron droit se lève (moins de portance sur l'aile droite, qui descend) et l'aileron gauche s'abaisse. La direction est commandée au palonnier et la profondeur par le mouvement avant/arrière du manche.

La casserole d'hélice :

  1. A.favorise la mise en température du moteur
  2. B.améliore l'écoulement de l'air
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage
  4. D.les affirmations « a » et « c » sont exactes

Bonne réponse : B — améliore l'écoulement de l'air

La casserole est le carénage profilé qui recouvre le moyeu de l'hélice : elle améliore l'écoulement de l'air (moins de traînée, meilleur guidage de l'air vers les entrées de refroidissement). Elle ne supprime pas le souffle hélicoïdal.

La majorité des moteurs à pistons utilisés en aéronautique est dotée d'un double système d'allumage. Cela signifie que :

  1. A.chaque bougie est alimentée séparément par la batterie grâce à un filtre électronique
  2. B.les bougies sont alimentées en même temps à partir de la batterie par un même fil dédoublé
  3. C.chaque cylindre est doté de 2 bougies, chacune alimentée par une magnéto indépendante
  4. D.chaque cylindre est doté d'une bougie alimentée par 2 magnétos indépendantes

Bonne réponse : C — chaque cylindre est doté de 2 bougies, chacune alimentée par une magnéto indépendante

Pour la sécurité, chaque cylindre a deux bougies, chacune reliée à l'une des deux magnétos indépendantes. Les magnétos produisent leur propre courant, sans batterie : le moteur continue à tourner même en cas de panne électrique ou de panne d'une magnéto, et la combustion est meilleure.

Une prise d'air statique obstruée :

  1. A.entraîne l'inversion des indications du variomètre et de l'altimètre
  2. B.peut perturber l'indication des instruments gyroscopiques
  3. C.ne peut pas perturber l'indication de l'anémomètre
  4. D.entraîne des indications fausses de vitesse, d'altitude et de vitesse verticale

Bonne réponse : D — entraîne des indications fausses de vitesse, d'altitude et de vitesse verticale

L'anémomètre, l'altimètre et le variomètre utilisent tous la pression statique : si la prise statique est bouchée, l'altimètre reste figé, le variomètre indique zéro et l'anémomètre devient faux. Les instruments gyroscopiques ne sont pas reliés au circuit Pitot-statique.

L'avertisseur de décrochage est :

  1. A.une alarme sonore
  2. B.un repère rouge sur l'anémomètre
  3. C.un repère placé sur l'horizon artificiel
  4. D.un système électronique couplé avec l'anémomètre qui provoque des vibrations au manche pour prévenir le pilote de l'imminence du décrochage

Bonne réponse : A — une alarme sonore

Sur les avions légers, l'avertisseur de décrochage est une alarme sonore (klaxon ou sifflet) déclenchée par une palette ou une prise d'air au bord d'attaque, qui détecte l'approche de l'incidence de décrochage, et non la vitesse. Le vibreur de manche (stick shaker) des avions de ligne n'est pas couplé à l'anémomètre.

Une hélice à calage variable est utilisée de la façon suivante :

  1. A.grand calage au décollage, petit calage en croisière
  2. B.petit calage au décollage, grand calage en croisière
  3. C.grand calage au décollage, drapeau en croisière
  4. D.petit calage au décollage, drapeau en croisière

Bonne réponse : B — petit calage au décollage, grand calage en croisière

À faible vitesse (décollage), un petit calage permet au moteur d'atteindre son régime maximal et donne la meilleure traction, comme une première vitesse. En croisière, à vitesse élevée, un grand calage conserve une bonne incidence des pales et un bon rendement. Le drapeau ne sert qu'en cas de panne moteur.

Sur une hélice à calage variable, le « plein petit pas » est utilisé pour le :

  1. A.décollage
  2. B.vol à haute altitude
  3. C.vol en croisière
  4. D.vol à grande vitesse

Bonne réponse : A — décollage

Le plein petit pas correspond au calage minimal : il permet au moteur de tourner à son régime maximal et d'obtenir la traction maximale à faible vitesse. On l'utilise au décollage (et en approche pour une éventuelle remise de gaz).

Avant d'entreprendre un vol, le pilote effectue :

  1. A.un « point fixe »
  2. B.une « grande visite »
  3. C.une « visite prévol »
  4. D.un « tour de chauffe »

Bonne réponse : C — une « visite prévol »

Avant chaque vol, le commandant de bord effectue la visite prévol, tour de l'avion selon une check-list (carburant, huile, gouvernes, pneus...). Le point fixe est un essai moteur fait ensuite au sol ; la grande visite est une opération d'entretien réalisée par des mécaniciens.

La composition idéale du mélange carburé air-essence correspond à une proportion de 1 gramme d'essence pour :

  1. A.17 g d'air
  2. B.20 g d'air
  3. C.15 g d'air
  4. D.8 g d'air

Bonne réponse : C — 15 g d'air

Le mélange stœchiométrique, qui permet la combustion complète de l'essence, est d'environ 1 g d'essence pour 15 g d'air (rapport 1/15). Avec plus d'air le mélange est pauvre, avec moins d'air il est riche.

Un turbopropulseur est :

  1. A.un moteur à piston équipé d'un turbo
  2. B.un réacteur accouplé à une fusée pour le décollage
  3. C.une turbomachine couplée à une hélice
  4. D.un turboréacteur à double entrée

Bonne réponse : C — une turbomachine couplée à une hélice

Le turbopropulseur est une turbine à gaz dont la turbine entraîne, via un réducteur, une hélice qui fournit l'essentiel de la traction. Un moteur à pistons équipé d'un turbo reste un moteur à pistons suralimenté.

Sur un avion à moteur à pistons à carburateur, une réduction de la pression d'admission (réduction des gaz) nécessite :

  1. A.aucune précaution particulière
  2. B.aucune précaution particulière si la température de l'air est comprise entre -7° et +20 °C
  3. C.l'utilisation du « réchauffage carburateur » si la température de l'air est comprise entre +5° et +25 °C
  4. D.s'appelle une « remise de gaz »

Bonne réponse : C — l'utilisation du « réchauffage carburateur » si la température de l'air est comprise entre +5° et +25 °C

Quand on réduit les gaz, le papillon presque fermé accentue la détente et le refroidissement de l'air dans le venturi : le risque de givrage carburateur est maximal, notamment entre environ -5 °C et +25 °C par air humide. On utilise donc préventivement le réchauffage carburateur.

Les indications du variomètre sont :

  1. A.précises et instantanées
  2. B.imprécises et à considérer comme une simple tendance
  3. C.très précises mais exploitables avec un temps de retard
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — imprécises et à considérer comme une simple tendance

Le variomètre mesure la variation de pression statique à travers un orifice calibré : il présente un retard et une précision limitée, surtout en air agité. On l'utilise surtout pour connaître la tendance (montée, palier, descente) plutôt que comme une valeur exacte.

La Vs0 correspond à :

  1. A.la vitesse minimale de sustentation de l'aérodyne
  2. B.la limite inférieure de l'arc blanc sur le cadran de l'anémomètre
  3. C.la vitesse de décrochage de l'avion en configuration atterrissage
  4. D.toutes les propositions ci-dessus

Bonne réponse : D — toutes les propositions ci-dessus

La Vs0 est la vitesse de décrochage en configuration atterrissage (volets sortis, train sorti), c'est-à-dire la vitesse minimale de sustentation ; elle est matérialisée par le début de l'arc blanc de l'anémomètre. Les trois définitions sont donc exactes.

Un altimètre fonctionne par mesure de la :

  1. A.pression dynamique
  2. B.pression statique
  3. C.pression totale
  4. D.température

Bonne réponse : B — pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde gradué en altitude : il mesure la pression statique, qui diminue quand on monte. La pression dynamique, différence entre pression totale et statique, sert à l'anémomètre.

En virage glissé à droite, l'indicateur de virage indique :

  1. A.aiguille à droite, bille à gauche
  2. B.aiguille à gauche, bille à droite
  3. C.aiguille à droite, bille au centre
  4. D.aiguille à droite, bille à droite

Bonne réponse : D — aiguille à droite, bille à droite

L'aiguille indique le sens du virage : à droite. En glissade, l'avion est trop incliné pour son taux de virage et la bille tombe vers l'intérieur du virage, donc à droite. On la recentre en appuyant au palonnier du côté de la bille.

Le service météorologique annonce une température de 27 °C. La température en kelvins est de :

  1. A.246
  2. B.300
  3. C.77
  4. D.57

Bonne réponse : B — 300

T(K) = T(°C) + 273 (273,15 exactement). Ici 27 + 273 = 300 K.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette
  2. B.un machmètre
  3. C.un tachymètre
  4. D.un anémomètre

Bonne réponse : D — un anémomètre

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (à coupelles, à hélice ou à ultrasons). La girouette donne la direction ; le machmètre et le tachymètre sont des instruments de bord (nombre de Mach, régime moteur).

L'appareil servant à mesurer la direction du vent s'appelle :

  1. A.une rose des vents
  2. B.un anémomètre
  3. C.une girouette
  4. D.un transmissomètre

Bonne réponse : C — une girouette

La girouette s'oriente dans le lit du vent et indique d'où il vient. L'anémomètre mesure la vitesse et le transmissomètre la visibilité ; la rose des vents n'est qu'une représentation des directions.

L'atmosphère est composée de plusieurs couches. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.la troposphère
  2. B.la stratosphère
  3. C.la tropopause
  4. D.la mésosphère

Bonne réponse : A — la troposphère

La troposphère, couche la plus basse (jusqu'à 8 km aux pôles et 16 km à l'équateur environ), contient presque toute la vapeur d'eau : c'est là que se forment nuages, précipitations et perturbations. La tropopause n'est que sa limite supérieure.

La pression atmosphérique provient :

  1. A.du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air
  2. B.du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation
  3. C.du vent
  4. D.de l'échauffement de l'air par le soleil

Bonne réponse : B — du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation

La pression atmosphérique est le poids de la colonne d'air située au-dessus d'un point, rapporté à l'unité de surface. C'est pourquoi elle diminue quand on s'élève : il reste moins d'air au-dessus.

Selon l'atmosphère standard, le gradient de température en s'élevant en altitude est de :

  1. A.-2 °C par 1000 m
  2. B.-2 °C par 1000 pieds
  3. C.+2 °C par 1000 m
  4. D.+2 °C par 1000 pieds

Bonne réponse : B — -2 °C par 1000 pieds

Dans l'atmosphère standard, la température diminue de 6,5 °C par 1000 m dans la troposphère, soit environ 2 °C par 1000 ft (1000 ft ≈ 300 m). Le piège est de confondre mètres et pieds.

Un aérodrome se trouve à 850 m d'altitude. Le QFE y sera inférieur au QNH de :

  1. A.20 hPa
  2. B.50 hPa
  3. C.100 hPa
  4. D.200 hPa

Bonne réponse : C — 100 hPa

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 8,5 m (28 ft). 850 m / 8,5 m ≈ 100 hPa : le QFE (pression au niveau de l'aérodrome) est inférieur d'environ 100 hPa au QNH (pression ramenée au niveau de la mer).

On appelle « anticyclone » une zone :

  1. A.de basses pressions
  2. B.d'égales pressions
  3. C.de vent faible
  4. D.de hautes pressions

Bonne réponse : D — de hautes pressions

Un anticyclone est une zone de hautes pressions, généralement associée à un temps stable et à des vents faibles en son centre. Une zone de basses pressions est une dépression.

Les conditions météorologiques générales propices à la formation du brouillard de rayonnement sont un vent très :

  1. A.faible près du sol et faible humidité de l'air
  2. B.faible près du sol et forte humidité de l'air
  3. C.fort près du sol et forte humidité de l'air
  4. D.fort près du sol et faible humidité de l'air

Bonne réponse : B — faible près du sol et forte humidité de l'air

Le brouillard de rayonnement se forme la nuit par ciel clair : le sol se refroidit et refroidit l'air humide à son contact jusqu'à saturation. Il faut un air humide et un vent faible ; un vent fort mélangerait les couches et empêcherait la formation du brouillard (ou formerait des stratus).

Le givrage de la cellule d'un avion se traduit par une :

  1. A.augmentation de la vitesse et de la portance
  2. B.augmentation de la portance
  3. C.dérive due au déséquilibrage latéral de l'avion
  4. D.perte des qualités aérodynamiques de l'avion

Bonne réponse : D — perte des qualités aérodynamiques de l'avion

La glace déforme le profil des ailes et des empennages : la portance diminue, la traînée et la masse augmentent, la vitesse de décrochage s'élève. Le givrage dégrade donc les qualités aérodynamiques de l'avion.

La grêle provient du nuage suivant :

  1. A.stratus
  2. B.cumulonimbus
  3. C.altostratus
  4. D.cirrostratus

Bonne réponse : B — cumulonimbus

La grêle se forme dans les cumulonimbus, où de très forts courants ascendants font monter et descendre les grêlons qui grossissent par couches successives de glace. Les nuages stratiformes n'ont pas d'ascendances suffisantes.

Les nuages d'orage sont :

  1. A.les stratus
  2. B.les cirrus
  3. C.les cumulonimbus
  4. D.les cumulus

Bonne réponse : C — les cumulonimbus

L'orage (éclairs, tonnerre, averses, grêle, rafales) est associé au cumulonimbus, nuage à très grand développement vertical qui peut atteindre la tropopause. Le cumulus n'en est que le stade précédent.

Un altocumulus est un nuage :

  1. A.de l'étage inférieur de l'atmosphère
  2. B.de l'étage moyen de l'atmosphère
  3. C.de l'étage supérieur de l'atmosphère
  4. D.à grande extension verticale

Bonne réponse : B — de l'étage moyen de l'atmosphère

Le préfixe « alto » désigne les nuages de l'étage moyen (environ 2 000 à 6 000 m aux latitudes moyennes) : altocumulus et altostratus. L'étage supérieur est celui des « cirro- ».

Les stratus sont des nuages :

  1. A.dangereux à cause des turbulences et précipitations qui leur sont associées
  2. B.dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.qui permettent le vol à voile grâce aux ascendances qui leur donnent naissance
  4. D.de grande étendue verticale

Bonne réponse : B — dangereux par la faible hauteur de leur base

Le stratus est un nuage bas, en couche grise uniforme, dont la base peut être très proche du sol, voire masquer les reliefs : il est dangereux pour le vol à vue par son plafond bas. Il est peu turbulent et peu épais, sans ascendances exploitables.

Le risque de brouillard par saturation de l'air est d'autant plus grand que les deux températures du psychromètre sont :

  1. A.voisines
  2. B.éloignées
  3. C.l'une positive et l'autre négative
  4. D.toutes deux négatives

Bonne réponse : A — voisines

Le psychromètre compare un thermomètre sec et un thermomètre mouillé. Plus l'air est humide, moins l'eau s'évapore du thermomètre mouillé et plus les deux températures sont proches : quand elles sont voisines, l'air est proche de la saturation et le brouillard est probable.

Un vent du 225° souffle :

  1. A.vers le sud-ouest
  2. B.du sud-est
  3. C.vers le sud-est
  4. D.du sud-ouest

Bonne réponse : D — du sud-ouest

En météorologie, la direction du vent indique toujours d'où il vient. 225° correspond au sud-ouest : un vent du 225° vient du sud-ouest et souffle vers le nord-est.

En France, un aéronef se dirige vers une dépression. Le pilote peut s'attendre à :

  1. A.une dérive gauche
  2. B.une dérive droite
  3. C.une dérive nulle
  4. D.une dérive tantôt gauche tantôt droite

Bonne réponse : B — une dérive droite

Dans l'hémisphère Nord, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression (loi de Buys-Ballot : dos au vent, les basses pressions sont à gauche). En volant vers la dépression, on reçoit le vent de la gauche : la dérive est à droite.

La nuit en bord de mer, en l'absence de tout gradient de pression (pas de vent synoptique), on peut s'attendre à :

  1. A.un fort mistral sur l'Atlantique
  2. B.une brise de terre
  3. C.une brise de mer
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — une brise de terre

La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer : l'air au-dessus de la terre devient plus froid et plus dense et s'écoule vers la mer. C'est la brise de terre ; la brise de mer souffle le jour, de la mer vers la terre.

On appelle « traîne » une zone :

  1. A.s'étendant à l'avant d'un front froid et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  2. B.de perturbations avec fortes averses et située entre un front chaud et un front froid
  3. C.calme située à l'arrière d'un cumulonimbus et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  4. D.s'étendant à l'arrière du front froid

Bonne réponse : D — s'étendant à l'arrière du front froid

La traîne est la partie de la perturbation située à l'arrière du front froid : air froid instable, ciel de cumulus et cumulonimbus, averses et bonne visibilité entre les grains. La zone entre front chaud et front froid est le secteur chaud.

En fin de matinée, un parapentiste se prépare pour l'envol :

  1. A.la direction du vent n'a pas d'importance
  2. B.il attend que le vent soit nul
  3. C.il s'élance du côté sous le vent du relief
  4. D.il s'élance du côté au vent du relief

Bonne réponse : D — il s'élance du côté au vent du relief

On décolle face au vent, sur la pente exposée au vent (côté au vent), où l'air est dévié vers le haut et forme des ascendances dynamiques. Le côté sous le vent est dangereux : rabattants et turbulences de sillage.

En dehors des manœuvres de décollage et d'atterrissage, un avion doit respecter une hauteur minimale de survol :

  1. A.de 500 ft au-dessus du sol ou 1000 ft au-dessus de l'eau
  2. B.de 500 ft au-dessus du sol ou de l'eau et une distance de 500 ft de toute personne ou obstacle artificiel
  3. C.de 500 ft au-dessus de l'eau et 1000 ft au-dessus du sol
  4. D.de 1000 ft au-dessus de l'eau et du sol

Bonne réponse : B — de 500 ft au-dessus du sol ou de l'eau et une distance de 500 ft de toute personne ou obstacle artificiel

En dehors des agglomérations et rassemblements, la règle générale impose de voler au moins à 500 ft au-dessus du sol ou de l'eau, et de rester à au moins 500 ft (150 m) de toute personne, véhicule ou obstacle artificiel. Des hauteurs plus grandes s'appliquent au-dessus des villes et rassemblements.

Un pilote effectue un vol VFR sur une route magnétique 057°. Son premier niveau de vol utilisable est :

  1. A.FL 30
  2. B.FL 35
  3. C.FL 40
  4. D.FL 45

Bonne réponse : B — FL 35

Règle semi-circulaire VFR : pour une route magnétique comprise entre 000° et 179°, niveaux impairs + 500 ft (FL 35, 55, 75...) ; entre 180° et 359°, niveaux pairs + 500 ft (FL 45, 65...). Avec 057°, le premier niveau VFR utilisable est le FL 35.

Un avion s'apprête à doubler un autre aéronef. Pour effectuer cette manœuvre il doit doubler :

  1. A.par la droite
  2. B.par la gauche
  3. C.en passant par-dessus
  4. D.en passant par-dessous

Bonne réponse : A — par la droite

Selon les règles de l'air, l'aéronef qui dépasse doit modifier son cap vers la droite et passer à droite de l'aéronef dépassé, en restant bien dégagé. L'aéronef dépassé est prioritaire.

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée :

  1. A.20
  2. B.21
  3. C.03
  4. D.aucune réponse n'est exacte

Bonne réponse : A — 20

Le numéro de piste est l'orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche, divisée par 10 : 203° s'arrondit à 200°, d'où la piste 20. L'extrémité opposée (023°) porte le numéro 02.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.l'isobare 1013,25 hPa
  3. C.la pression au niveau de la mer
  4. D.le QFE

Bonne réponse : B — l'isobare 1013,25 hPa

Un niveau de vol est une altitude pression lue sur l'altimètre calé sur 1013,25 hPa (pression standard) ; FL 35 = 3 500 ft au-dessus de la surface isobare 1013,25 hPa. Le calage QNH donne une altitude et le calage QFE une hauteur.

Une croix blanche sur la piste signifie :

  1. A.zone d'atterrissage d'hélicoptère
  2. B.interdiction d'atterrissage
  3. C.vol de planeurs en cours
  4. D.vol sanitaire en cours

Bonne réponse : B — interdiction d'atterrissage

Une croix (blanche ou jaune) disposée sur une piste ou une partie de piste indique qu'elle est inutilisable : l'atterrissage y est interdit. La présence de planeurs est signalée par une double croix blanche dans l'aire à signaux.

Un avion est dans le bon plan en finale lorsque le PAPI apparaît au pilote sous forme de :

  1. A.4 feux blancs
  2. B.1 feu blanc et 3 feux rouges
  3. C.2 feux rouges et 2 feux blancs
  4. D.4 feux rouges

Bonne réponse : C — 2 feux rouges et 2 feux blancs

Le PAPI comporte 4 feux : sur le plan de descente correct (environ 3°), le pilote voit 2 feux rouges et 2 feux blancs. Plus de blancs signifie trop haut, plus de rouges trop bas (4 rouges : beaucoup trop bas).

Le port du parachute en planeur non équipé d'un motopropulseur est :

  1. A.facultatif
  2. B.obligatoire
  3. C.dépendant du type de planeur
  4. D.les propositions a et c sont exactes

Bonne réponse : B — obligatoire

Selon la réglementation française en vigueur à l'époque de l'épreuve, le port du parachute était obligatoire à bord des planeurs sans moteur (vol en montagne, vols proches d'autres planeurs dans les thermiques, voltige).

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

La visite prévol est de la responsabilité du commandant de bord : il doit la réaliser avant chaque vol, selon la check-list du manuel de vol, pour s'assurer que l'avion est en état de voler.

Un document officiel sert à notifier les recommandations et/ou les interdictions concernant la circulation aérienne. Ce document est un :

  1. A.SIGMET
  2. B.TAF
  3. C.NOTAM
  4. D.METAR

Bonne réponse : C — NOTAM

Le NOTAM (Notice to Airmen) informe les navigants des changements temporaires : zones activées, restrictions, pistes fermées, équipements en panne. SIGMET, TAF et METAR sont des messages météorologiques.

La déclinaison magnétique est :

  1. A.l'angle entre route vraie et route magnétique
  2. B.le décalage entre le compas et le conservateur de cap
  3. C.la différence entre le cap compas et le cap magnétique
  4. D.plus forte aux latitudes basses

Bonne réponse : A — l'angle entre route vraie et route magnétique

La déclinaison magnétique est l'angle entre le nord vrai et le nord magnétique ; c'est donc aussi l'écart entre une route vraie et la route magnétique correspondante (Rm = Rv - Dm, déclinaison Est positive). La différence entre cap compas et cap magnétique est la déviation.

La différence d'heure de coucher du soleil sur deux aérodromes situés à la même latitude et séparés de 7°30' en longitude est :

  1. A.1 heure
  2. B.15 min
  3. C.il n'y a pas de différence
  4. D.30 min

Bonne réponse : D — 30 min

La Terre tourne de 360° en 24 h, soit 15° par heure ou 1° en 4 minutes. 7,5° × 4 min = 30 minutes d'écart.

La navigation à l'estime consiste à :

  1. A.suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée à un point caractéristique ou à un aérodrome
  3. C.estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.estimer sa position à l'aide d'un goniomètre

Bonne réponse : B — déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée à un point caractéristique ou à un aérodrome

La navigation à l'estime repose sur le calcul : à partir de la route, du vent et de la vitesse propre, on détermine le cap à tenir et l'heure estimée d'arrivée. Suivre des repères au sol est le cheminement ; le VOR et le goniomètre relèvent de la radionavigation.

Une zone à statut particulier identifiée par la lettre « P » est :

  1. A.réglementée
  2. B.restreinte
  3. C.dangereuse
  4. D.interdite

Bonne réponse : D — interdite

P signifie Prohibited : zone interdite, dont le survol est interdit. R (Restricted) désigne une zone réglementée et D (Danger) une zone dangereuse.

Un avion est en palier au cap magnétique 230°. Le vent venant du 130°, la dérive est :

  1. A.gauche
  2. B.droite
  3. C.de 100°
  4. D.il n'y a pas de dérive

Bonne réponse : B — droite

Le vent vient du 130°, soit 100° à gauche du cap 230° : il souffle de la gauche vers la droite de l'avion, qui est donc déporté vers la droite. La dérive est droite ; elle ne peut évidemment pas valoir 100°.

Une ville A se trouve par 40° N - 10° W et une ville B par 42° N - 10° W. Quelle distance les sépare ?

  1. A.120 NM
  2. B.200 km
  3. C.120 km
  4. D.42 NM

Bonne réponse : A — 120 NM

Les deux villes sont sur le même méridien ; elles sont séparées de 2° de latitude. Un degré de latitude vaut 60 NM (1' = 1 NM), donc 2 × 60 = 120 NM, soit environ 222 km.

Le DME est un équipement qui :

  1. A.indique la pente à suivre pour l'atterrissage
  2. B.est réservé au trafic militaire
  3. C.est couplé au GPS et sert d'alarme de proximité du sol
  4. D.est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Bonne réponse : D — est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Le DME (Distance Measuring Equipment) mesure la distance oblique entre l'avion et la balise, en NM. Il est souvent associé à un VOR (VOR-DME), ce qui donne relèvement et distance. La pente d'approche est donnée par l'ILS (glide).

Le transpondeur est un équipement permettant :

  1. A.d'effectuer un vol sans visibilité
  2. B.d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol
  3. C.la pratique du VFR en haute altitude
  4. D.de recevoir des informations météorologiques en vol (VOLMET)

Bonne réponse : B — d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol

Le transpondeur répond aux interrogations du radar secondaire au sol en émettant un code à 4 chiffres et, en mode C ou S, l'altitude pression : le contrôleur peut ainsi identifier et suivre l'avion.

Avant d'apprendre à piloter un avion, un certificat médical d'aptitude physique et mentale :

  1. A.est facultatif
  2. B.est obligatoire
  3. C.doit être passé chez un médecin agréé par la Direction Générale de l'Aviation Civile
  4. D.les propositions b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions b et c sont exactes

Pour voler seul à bord en formation, l'élève pilote doit détenir un certificat médical d'aptitude, délivré par un médecin aéronautique agréé (par la DGAC à l'époque). Les propositions b et c sont donc toutes deux exactes.

L'hypoxie (diminution d'apport d'oxygène aux tissus) dépend de trois facteurs :

  1. A.l'amplitude de la diminution de pression, la vitesse de cette diminution, la santé du pilote
  2. B.le taux d'alcool dans le sang, le poids du pilote, le système visuel
  3. C.la température, la pression, le système auditif
  4. D.l'altitude, le taux d'alcool dans le sang, le système visuel

Bonne réponse : A — l'amplitude de la diminution de pression, la vitesse de cette diminution, la santé du pilote

L'hypoxie résulte de la baisse de la pression partielle d'oxygène avec l'altitude. Sa gravité dépend de l'importance de la baisse de pression (altitude atteinte), de la rapidité de cette baisse et de l'état physique du pilote (santé, fatigue, tabac...).

Le premier dirigeable à contourner la tour Eiffel en 1901 est piloté par :

  1. A.Ferdinand von Zeppelin
  2. B.Alberto Santos-Dumont
  3. C.Henri Farman
  4. D.Octave Chanute

Bonne réponse : B — Alberto Santos-Dumont

Le 19 octobre 1901, Alberto Santos-Dumont relie Saint-Cloud à la tour Eiffel, la contourne et revient en moins de 30 minutes à bord de son dirigeable n° 6, remportant le prix Deutsch de la Meurthe.

Le premier vol humain sur un « plus lourd que l'air » a été effectué par :

  1. A.Jean-Marie Le Bris (vol non contrôlé depuis une charrette tractée par un cheval)
  2. B.Clément Ader (sur son « Avion III »)
  3. C.Otto Lilienthal (sur le prototype « XIV bis »)
  4. D.Paul Belmondo (sur un planeur baptisé « Aéroplane »)

Bonne réponse : A — Jean-Marie Le Bris (vol non contrôlé depuis une charrette tractée par un cheval)

Vers 1856, le marin breton Jean-Marie Le Bris s'élève de quelques mètres avec son planeur « l'Albatros », lancé depuis une charrette tirée par un cheval : c'est considéré comme le premier envol humain sur un plus lourd que l'air, sans contrôle. Ader a volé en 1890 sur l'Éole, et le XIV bis est l'avion de Santos-Dumont.

« Il faut voler et tomber, voler et tomber jusqu'à ce que nous puissions voler sans tomber. » Cette maxime était celle d'un des premiers pilotes de planeur, il s'agit de :

  1. A.Santos-Dumont
  2. B.Clément Ader
  3. C.Otto Lilienthal
  4. D.Octave Chanute

Bonne réponse : C — Otto Lilienthal

L'Allemand Otto Lilienthal réalisa plus de 2 000 vols planés entre 1891 et 1896, en pratiquant cette méthode empirique d'essais répétés. Il mourut des suites d'une chute en 1896.

Le Russe Constantin Tsiolkovski est un précurseur :

  1. A.des ballons
  2. B.de l'astronautique
  3. C.des hélicoptères
  4. D.des planeurs

Bonne réponse : B — de l'astronautique

Constantin Tsiolkovski (1857-1935) établit l'équation fondamentale de la propulsion des fusées et imagina les fusées à étages et à ergols liquides : il est l'un des pères de l'astronautique.

Parmi ces « as » de la Première Guerre mondiale, quel est l'intrus ?

  1. A.Georges Guynemer
  2. B.René Fonck
  3. C.Pierre Clostermann
  4. D.Charles Nungesser

Bonne réponse : C — Pierre Clostermann

Guynemer, Fonck et Nungesser sont des as français de 1914-1918. Pierre Clostermann est un as de la Seconde Guerre mondiale, pilote dans la RAF, auteur du « Grand Cirque ».

Parmi les avions de chasse ci-après, celui qui a servi durant la Première Guerre mondiale est :

  1. A.Nieuport-Delage NiD 29
  2. B.Avro Lancaster
  3. C.Morane-Saulnier H
  4. D.Spitfire

Bonne réponse : C — Morane-Saulnier H

Le Morane-Saulnier H, monoplan de 1913, fut utilisé au début de la Grande Guerre. Le Nieuport-Delage NiD 29 n'est entré en service qu'après la guerre (1920) ; le Lancaster et le Spitfire sont des avions de la Seconde Guerre mondiale.

La première traversée de l'Atlantique Nord est réalisée par :

  1. A.Charles Lindbergh
  2. B.Costes et Bellonte
  3. C.Alcock et Brown
  4. D.Nungesser et Coli

Bonne réponse : C — Alcock et Brown

Les Britanniques John Alcock et Arthur Whitten Brown traversent l'Atlantique Nord sans escale de Terre-Neuve à l'Irlande les 14 et 15 juin 1919 sur un Vickers Vimy. Lindbergh réalise en 1927 la première traversée en solitaire ; Nungesser et Coli disparaissent la même année.

Les « Lignes Latécoère », compagnie créée en 1918, avaient pour but :

  1. A.d'assurer un transport régulier du courrier
  2. B.d'assurer les liaisons entre la France et ses colonies
  3. C.de transporter des passagers, quand le temps le permettait
  4. D.de concurrencer la Lufthansa sur l'Atlantique Nord

Bonne réponse : A — d'assurer un transport régulier du courrier

Pierre-Georges Latécoère crée en 1918 les Lignes aériennes Latécoère pour acheminer régulièrement le courrier de Toulouse vers l'Espagne, le Maroc puis le Sénégal et l'Amérique du Sud ; elles deviendront l'Aéropostale.

Jean Mermoz effectue en 1930 la première traversée postale de l'Atlantique Sud, de Saint-Louis du Sénégal à Natal (Brésil), avec un avion :

  1. A.Breguet 14
  2. B.Breguet 19
  3. C.Caudron Simoun
  4. D.Latécoère 28

Bonne réponse : D — Latécoère 28

Les 12 et 13 mai 1930, Mermoz, Dabry et Gimié traversent l'Atlantique Sud en 21 heures à bord de l'hydravion Latécoère 28-3 « Comte de La Vaulx ».

Quel auteur a écrit « Courrier Sud » ?

  1. A.Henri Guillaumet
  2. B.Antoine de Saint-Exupéry
  3. C.Louis Blériot
  4. D.Didier Daurat

Bonne réponse : B — Antoine de Saint-Exupéry

« Courrier Sud » (1929) est le premier roman d'Antoine de Saint-Exupéry, inspiré de son expérience de pilote de l'Aéropostale et de chef d'escale au cap Juby.

La Française Adrienne Bolland est devenue célèbre en 1921 pour avoir franchi :

  1. A.les Alpes
  2. B.les Pyrénées
  3. C.la Méditerranée
  4. D.les Andes

Bonne réponse : D — les Andes

Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland franchit la cordillère des Andes entre l'Argentine et le Chili à bord d'un Caudron G.3, exploit considérable pour l'époque.

L'attaque japonaise contre Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, fut effectuée :

  1. A.par des hydravions catapultés
  2. B.par des bombardiers à long rayon d'action
  3. C.par des avions embarqués sur porte-avions
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : C — par des avions embarqués sur porte-avions

L'attaque fut menée par environ 350 avions (Zero, Val, Kate) décollant de six porte-avions japonais. Elle démontra le rôle décisif du porte-avions dans la guerre du Pacifique.

Parmi ces avions de la Seconde Guerre mondiale, lequel est un bimoteur ?

  1. A.B-17 « Flying Fortress »
  2. B.P-38 « Lightning »
  3. C.P-47 « Thunderbolt »
  4. D.P-51 « Mustang »

Bonne réponse : B — P-38 « Lightning »

Le Lockheed P-38 Lightning est un chasseur bimoteur à double poutre. Le B-17 est un quadrimoteur, les P-47 et P-51 sont des monomoteurs.

Le premier pilote français à avoir franchi le « mur » du son en 1953 était :

  1. A.Jacqueline Auriol
  2. B.Constantin Rozanoff
  3. C.René Leduc
  4. D.Jacques Garnerin

Bonne réponse : B — Constantin Rozanoff

Constantin « Kostia » Rozanoff, pilote d'essais de Dassault, franchit le mur du son en piqué sur Mystère II au début des années 1950. Jacqueline Auriol le franchit également, mais plus tard ; René Leduc est un ingénieur (statoréacteur) et Garnerin un aéronaute du XVIIIe siècle.

Depuis les années 1960, le seul avion opérationnel à décollage et atterrissage vertical (ADAV) :

  1. A.est le Hawker Harrier
  2. B.utilise un système de propulsion vectorielle inventé par un Français
  3. C.a démontré son efficacité dans la guerre des Malouines
  4. D.toutes les affirmations sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les affirmations sont exactes

Le Hawker Siddeley Harrier, entré en service en 1969, utilise le réacteur Pegasus à tuyères orientables, dont le principe a été imaginé par l'ingénieur français Michel Wibault. Les Sea Harrier ont joué un rôle majeur dans la guerre des Malouines en 1982.

Le premier tour du monde sans escale en ballon s'est déroulé en :

  1. A.1799
  2. B.1899
  3. C.1999
  4. D.il n'a jamais été fait

Bonne réponse : C — 1999

En mars 1999, Bertrand Piccard et Brian Jones bouclent le premier tour du monde en ballon sans escale à bord du Breitling Orbiter 3, en près de 20 jours.

Depuis 1963, le record d'altitude est détenu par l'avion-fusée North American X-15. Quelle est l'altitude atteinte ?

  1. A.56 900 mètres
  2. B.65 730 mètres
  3. C.90 120 mètres
  4. D.107 960 mètres

Bonne réponse : D — 107 960 mètres

Le 22 août 1963, Joseph Walker atteint 107 960 m (354 200 ft) à bord du X-15, avion-fusée largué sous un B-52 : record d'altitude pour un avion piloté.

Parmi ces grandes figures féminines de l'aéronautique, laquelle est allée dans l'espace ?

  1. A.Valentina Terechkova
  2. B.Jacqueline Auriol
  3. C.Jacqueline Cochran
  4. D.Catherine Baudry

Bonne réponse : A — Valentina Terechkova

La Soviétique Valentina Terechkova devient en juin 1963 la première femme dans l'espace, à bord de Vostok 6. Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochran sont des aviatrices recordwomen.

Le concepteur de la fusée Saturn V, qui conduisit l'homme sur la Lune, était :

  1. A.Wernher von Braun
  2. B.Sergueï Korolev
  3. C.Constantin Tsiolkovski
  4. D.Robert Goddard

Bonne réponse : A — Wernher von Braun

Wernher von Braun, ingénieur allemand passé aux États-Unis après 1945, dirigea à la NASA le développement de la Saturn V utilisée pour le programme Apollo. Korolev était le concepteur en chef soviétique.

Le premier siège éjectable opérationnel est apparu en :

  1. A.1922
  2. B.1934
  3. C.1946
  4. D.1987

Bonne réponse : C — 1946

Le corrigé retient 1946, année où les sièges éjectables Martin-Baker entrent en service opérationnel dans la Royal Air Force après les premiers essais en vol réels de 1946. Des sièges à air comprimé avaient toutefois été utilisés auparavant par la Luftwaffe (Heinkel He 219).

L'angle de garde d'un train d'atterrissage :

  1. A.assure la stabilité de roulis au roulage
  2. B.évite la mise en pylône d'un modèle à train tricycle
  3. C.s'appelle également angle de déport
  4. D.est un angle dont le sommet est le centre de gravité du modèle

Bonne réponse : D — est un angle dont le sommet est le centre de gravité du modèle

L'angle de garde est mesuré au centre de gravité, entre la verticale passant par celui-ci et la droite qui le relie au point de contact des roues principales. Il conditionne le risque de basculement sur le nez (mise en pylône) ou sur la queue.

Pour diminuer le débattement de la gouverne, il suffit :

  1. A.d'augmenter le bras de levier du disque de servo
  2. B.de diminuer le bras de levier du disque de servo
  3. C.de diminuer le bras de levier du guignol sur la gouverne
  4. D.de raccourcir la tige de commande

Bonne réponse : B — de diminuer le bras de levier du disque de servo

Le débattement dépend du rapport entre le bras de levier côté servo et celui côté gouverne (guignol). Accrocher la tringle plus près de l'axe du servo réduit sa course, donc le débattement ; raccourcir le guignol l'augmenterait. La longueur de la tige ne règle que le neutre.

Pour obtenir de bonnes performances avec un moteur électrique à courant continu (à balais), il faut :

  1. A.le roder
  2. B.l'utiliser immédiatement au maximum de ses capacités
  3. C.le faire chauffer quelques secondes dès sa première utilisation
  4. D.changer les charbons à la fin du rodage

Bonne réponse : A — le roder

Un moteur à balais doit être rodé à faible charge pour que les charbons prennent la forme du collecteur : le contact électrique s'améliore, ainsi que le rendement et la durée de vie.

Avant de remiser une batterie pour une période assez longue, il est conseillé de charger les batteries :

  1. A.Ni-Cd uniquement
  2. B.Ni-Cd et Ni-MH
  3. C.Ni-Cd et Li-Po
  4. D.Ni-MH et Li-Po

Bonne réponse : D — Ni-MH et Li-Po

Les Ni-MH supportent mal la décharge profonde que provoquerait leur autodécharge pendant le stockage : on les remise chargées. Les Li-Po ne doivent jamais être stockées vides ; on les remise chargées à mi-capacité (environ 3,8 V par élément). Les Ni-Cd, elles, peuvent être stockées déchargées, ce qui limite l'effet mémoire.

Le rôle de la gouverne de direction est :

  1. A.de maintenir un écoulement de l'air symétrique autour du modèle
  2. B.d'éviter le roulis induit
  3. C.de modifier la trajectoire en vol, dans le plan vertical
  4. D.d'indiquer la direction du modèle

Bonne réponse : A — de maintenir un écoulement de l'air symétrique autour du modèle

La gouverne de direction agit autour de l'axe de lacet ; son rôle essentiel est de garder le modèle aligné sur le vent relatif (vol symétrique, sans glissade ni dérapage), notamment en corrigeant le lacet inverse. Le roulis induit est au contraire un effet de son braquage.

Lorsqu'un modèle de vol libre est équipé d'une minuterie, celle-ci est utilisée pour :

  1. A.gérer la trajectoire (temps de montée, virage, déthermalisation...)
  2. B.limiter le temps de fonctionnement de la radio à la phase de montée
  3. C.permettre à tous les concurrents d'avoir le même temps d'attente avant le lancer
  4. D.mesurer le temps de vol afin d'établir un temps moyen pour le classement

Bonne réponse : A — gérer la trajectoire (temps de montée, virage, déthermalisation...)

Un modèle de vol libre n'a pas de radiocommande : la minuterie embarquée déclenche les différentes phases du vol (arrêt moteur, changement de réglage pour le plané, puis déthermaliseur qui fait descendre le modèle pour ne pas le perdre).

Un accumulateur Li-Po « 3S-2P » est constitué de :

  1. A.3 ensembles montés en série et comprenant chacun 2 éléments en parallèle
  2. B.3 ensembles montés en parallèle et comprenant chacun 2 éléments en série
  3. C.2 ensembles montés en parallèle et comprenant chacun 3 éléments en série
  4. D.2 ensembles montés en série et comprenant chacun 3 éléments en parallèle

Bonne réponse : A — 3 ensembles montés en série et comprenant chacun 2 éléments en parallèle

3S signifie 3 éléments en série (3 × 3,7 V = 11,1 V nominal) et 2P que chaque élément est en fait formé de 2 cellules en parallèle (capacité doublée). On a donc 3 ensembles en série, chacun de 2 cellules en parallèle.

L'angle d'incidence d'un profil est :

  1. A.égal à la flèche
  2. B.l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.aussi appelé l'assiette de l'avion
  4. D.le calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif. Il ne faut la confondre ni avec l'assiette (axe longitudinal / horizontale), ni avec le calage (corde / axe du fuselage), ni avec la flèche (forme en plan).

Le lacet inverse est dû à la :

  1. A.plus grande augmentation de traînée de l'aileron levé
  2. B.plus grande augmentation de traînée de l'aileron abaissé
  3. C.nervosité ou à l'émotivité du pilote
  4. D.position « vol dos »

Bonne réponse : B — plus grande augmentation de traînée de l'aileron abaissé

L'aileron abaissé augmente la portance mais aussi la traînée induite de son aile : celle-ci recule et le nez part du côté opposé au virage. On y remédie par du différentiel d'ailerons ou un couplage avec la direction.

La charge alaire est définie par :

  1. A.la charge (radio, carburant...) que peut emporter le modèle
  2. B.le rapport surface portante / poids du modèle
  3. C.le rapport poids du modèle / surface portante
  4. D.le type de charge spécifique aux nouveaux accumulateurs Li-Po

Bonne réponse : C — le rapport poids du modèle / surface portante

La charge alaire est le poids (ou la masse) du modèle divisé par sa surface portante, par exemple en g/dm². Plus elle est élevée, plus le modèle doit voler vite.

Les « winglets » :

  1. A.sont utilisées pour lester les extrémités de l'aile
  2. B.améliorent l'esthétique
  3. C.ne sont utiles que sur un modèle de planeur
  4. D.diminuent la traînée induite

Bonne réponse : D — diminuent la traînée induite

Les winglets sont de petites ailettes relevées en bout d'aile ; elles réduisent l'intensité des tourbillons marginaux et donc la traînée induite, sur les modèles comme sur les avions de ligne.

Dans une perturbation, le secteur nuageux appelé « traîne » est situé à :

  1. A.l'avant d'un front chaud
  2. B.l'arrière d'un front chaud
  3. C.l'avant d'un front froid
  4. D.l'arrière d'un front froid

Bonne réponse : D — l'arrière d'un front froid

La traîne est la zone d'air froid instable qui suit le passage du front froid : cumulus et cumulonimbus, averses, bonnes ascendances thermiques mais aussi turbulence et rafales.

Au passage d'un front chaud, si l'air est instable, on peut s'attendre à la formation de nuages de type :

  1. A.cumulonimbus
  2. B.cirrostratus
  3. C.cirrocumulus
  4. D.altostratus

Bonne réponse : A — cumulonimbus

Un front chaud donne normalement des nuages stratiformes (cirrostratus, altostratus, nimbostratus). Mais si l'air chaud soulevé est instable, des nuages convectifs, jusqu'au cumulonimbus, peuvent se développer noyés dans la masse nuageuse.

On ne trouve de la turbulence que sous les nuages de type :

  1. A.cumuliformes
  2. B.stratiformes
  3. C.cruciformes
  4. D.cirriformes

Bonne réponse : A — cumuliformes

Les nuages cumuliformes naissent de mouvements verticaux convectifs (ascendances et descendances) : sous ces nuages, l'air est turbulent. Les nuages stratiformes correspondent à un air stable et calme. La formulation « ne... que » est excessive (turbulence orographique ou en air clair) mais vise ce lien convection-turbulence.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol, est appelé :

  1. A.conduction
  2. B.coalescence
  3. C.subsidence
  4. D.convection

Bonne réponse : D — convection

Le sol chauffé par le soleil réchauffe l'air à son contact, qui devient plus léger et s'élève (thermiques) tandis que de l'air descend ailleurs : c'est la convection. La subsidence est un affaissement lent de l'air dans les anticyclones.

En France, l'aéromodélisme est représenté par :

  1. A.la Fédération française aéronautique
  2. B.l'Aéro-Club de France
  3. C.la Fédération française d'aéromodélisme
  4. D.la FAI

Bonne réponse : C — la Fédération française d'aéromodélisme

La Fédération française d'aéromodélisme (FFAM) est la fédération délégataire pour l'aéromodélisme en France. La FFA regroupe les aéroclubs avion, et la FAI est la fédération aéronautique internationale.

Pour qu'un modèle réduit soit classé en catégorie 1, il doit répondre aux caractéristiques suivantes :

  1. A.masse ≤ 12 kg et cylindrée moteur ≤ 50 cm³
  2. B.envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³
  3. C.masse < 12 kg et envergure < 3 mètres
  4. D.masse < 12 kg, envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³

Bonne réponse : A — masse ≤ 12 kg et cylindrée moteur ≤ 50 cm³

Selon la réglementation française en vigueur en 2007, un aéromodèle de catégorie 1 avait une masse au plus égale à 12 kg et une cylindrée totale au plus égale à 50 cm³ (puissance équivalente pour les autres motorisations) ; au-delà, des autorisations spécifiques étaient requises.

L'utilisation des radiocommandes est soumise à des règles précises. Les fréquences attribuées exclusivement à l'aéromodélisme sont définies ainsi :

  1. A.les fréquences sont définies chaque année par la FFAM
  2. B.les aéromodélistes peuvent utiliser toutes les fréquences en prévenant l'ART
  3. C.seules les fréquences à partir de 41,110 et 72,500 MHz sont autorisées
  4. D.de 41,000 MHz à 41,100 MHz, de 10 en 10 kHz

Bonne réponse : D — de 41,000 MHz à 41,100 MHz, de 10 en 10 kHz

En France, la bande 41,000 à 41,100 MHz, découpée en canaux espacés de 10 kHz, était réservée exclusivement à l'aéromodélisme. D'autres bandes (72 MHz, puis 2,4 GHz) étaient partagées ou attribuées selon d'autres règles.

En présence de public, un pilote évolue en se présentant :

  1. A.face au public
  2. B.dos au public
  3. C.indifféremment par rapport au public
  4. D.face au public pour faire passer son modèle au-dessus du public lors du largage de parachute

Bonne réponse : B — dos au public

Le pilote se place dos au public, entre le public et la zone de vol : il voit ainsi son modèle évoluer sans jamais le faire passer au-dessus des spectateurs, règle de sécurité essentielle.

Le premier vol d'un modèle à propulsion électrique a eu lieu :

  1. A.pendant la Seconde Guerre mondiale
  2. B.entre les deux guerres mondiales
  3. C.avant la Première Guerre mondiale
  4. D.au début des années 1970

Bonne réponse : C — avant la Première Guerre mondiale

Le corrigé officiel situe le premier vol d'un modèle réduit à propulsion électrique avant la Première Guerre mondiale (essais du début du XXe siècle). La motorisation électrique ne s'est toutefois réellement développée en aéromodélisme qu'à partir des années 1970.