Annale BIA 2002 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2002 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

La résistance de l'air sur un corps :

  1. A.s'exprime en kilogrammes
  2. B.ne dépend pas de la surface du corps
  3. C.est proportionnelle à la surface du corps
  4. D.varie avec le carré de la surface du corps

Bonne réponse : C — est proportionnelle à la surface du corps

La résistance de l'air R = 1/2 ρ V² S Cx est proportionnelle à la surface S du corps (maître-couple). C'est une force, elle s'exprime en newtons et non en kilogrammes. C'est la vitesse, et non la surface, qui intervient au carré.

Un corps se déplace à la vitesse de 100 km/h ; en passant à la vitesse de 300 km/h, sa résistance aérodynamique (traînée) :

  1. A.ne change pas
  2. B.est multipliée par 9
  3. C.est multipliée par 3
  4. D.diminue légèrement

Bonne réponse : B — est multipliée par 9

La traînée est proportionnelle au carré de la vitesse (R = 1/2 ρ V² S Cx). Une vitesse multipliée par 3 donne une traînée multipliée par 3² = 9. Le piège est de croire à une simple proportionnalité.

En vol normal :

  1. A.l'extrados de l'aile est le siège d'une dépression
  2. B.l'intrados de l'aile est le siège d'une surpression
  3. C.l'aile est « décrochée »
  4. D.les propositions « a » et « b » sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions « a » et « b » sont exactes

En vol normal, l'air accéléré sur l'extrados y crée une dépression, tandis que l'intrados est en légère surpression. Les deux effets contribuent à la portance, la dépression d'extrados en fournissant la plus grande part.

L'angle d'incidence d'un profil :

  1. A.dépend du dièdre de l'aile
  2. B.est l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.correspond à l'assiette de l'avion
  4. D.correspond au calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — est l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif (direction de l'écoulement à l'infini amont). Il ne faut pas la confondre avec l'assiette (axe longitudinal / horizontale) ni avec le calage (angle fixe entre aile et fuselage).

L'angle de portance nulle d'un profil est :

  1. A.l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle
  2. B.l'angle d'incidence qui correspond à une traînée nulle
  3. C.l'angle d'incidence qui correspond à un moment nul
  4. D.égal à 0° pour les profils creux

Bonne réponse : A — l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle

Par définition, l'incidence de portance nulle est celle pour laquelle le Cz s'annule. Pour un profil dissymétrique ou creux, elle est négative (de l'ordre de quelques degrés) ; seul un profil symétrique a une portance nulle à 0°. La traînée, elle, n'est jamais nulle.

Le foyer d'un profil est :

  1. A.confondu avec le centre de poussée
  2. B.situé au bord d'attaque
  3. C.situé à 25 % environ de la corde à partir du bord d'attaque
  4. D.situé à 25 % environ de la corde à partir du bord de fuite

Bonne réponse : C — situé à 25 % environ de la corde à partir du bord d'attaque

Le foyer est le point où s'appliquent les variations de portance dues aux variations d'incidence ; pour un profil classique en subsonique, il est situé à environ 25 % de la corde en arrière du bord d'attaque. Contrairement au centre de poussée, il ne se déplace pas quand l'incidence varie.

À propos des volets hypersustentateurs de bord de fuite, quelle est la proposition fausse :

  1. A.leur braquage augmente le coefficient Cz de portance
  2. B.leur braquage augmente le coefficient Cx de traînée
  3. C.leur braquage crée un couple piqueur
  4. D.ils autorisent une pente de descente plus faible

Bonne réponse : D — ils autorisent une pente de descente plus faible

Le braquage des volets augmente le Cz et le Cx et crée en général un couple piqueur. Comme la traînée augmente davantage que la portance, la finesse diminue : la pente de descente devient plus forte, et non plus faible. C'est donc l'affirmation sur la pente plus faible qui est fausse.

Les facteurs suivants, sauf un, améliorent les performances aérodynamiques d'un planeur. Lequel ?

  1. A.une faible surface alaire
  2. B.un grand allongement
  3. C.une aile propre sans poussière ni insectes collés
  4. D.un train rentrant (escamotable)

Bonne réponse : A — une faible surface alaire

Un grand allongement réduit la traînée induite, une aile propre préserve l'écoulement laminaire et un train escamotable réduit la traînée parasite. Une faible surface alaire, au contraire, augmente la charge alaire et la vitesse de chute à basse vitesse : ce n'est pas un facteur d'amélioration des performances de vol plané.

Un planeur vole en air calme à 144 km/h, son variomètre indique 1,25 m/s. Quelle est sa finesse ?

  1. A.15
  2. B.32
  3. C.50
  4. D.58

Bonne réponse : B — 32

144 km/h = 40 m/s. La finesse est égale au rapport vitesse horizontale / vitesse verticale : f = 40 / 1,25 = 32. Il faut bien convertir la vitesse en m/s avant de diviser.

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.sans signe avertisseur
  2. B.quand l'angle d'incidence diminue
  3. C.toujours à faible vitesse
  4. D.quand l'angle d'incidence devient très important

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient très important

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute. Il dépend de l'incidence et non de la vitesse : on peut décrocher à grande vitesse en ressource ou en virage serré. Il est en général précédé de signes (vibrations, avertisseur).

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de portance maximale :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : D — le point D

Sur la polaire Cz = f(Cx), le point de portance maximale est celui de plus grand Cz, c'est-à-dire le point le plus haut de la courbe : le point D. Le point C, où la droite issue de l'origine est tangente à la polaire, est le point de finesse maximale.

Un avion vole à 180 km/h. La surface alaire est de 15 m² tandis que le Cz est de 1,2. Sachant que la masse volumique de l'air est de 1,2 kg/m³, la portance est de :

  1. A.12 000 N
  2. B.18 000 N
  3. C.24 000 N
  4. D.27 000 N

Bonne réponse : D — 27 000 N

180 km/h = 50 m/s. Fz = 1/2 ρ V² S Cz = 0,5 × 1,2 × 50² × 15 × 1,2 = 0,6 × 2500 × 18 = 27 000 N. Le piège classique est d'oublier de convertir la vitesse en m/s.

Le roulis induit apparaît lorsqu'on :

  1. A.actionne les ailerons
  2. B.actionne la gouverne de profondeur
  3. C.actionne la gouverne de direction
  4. D.sort les volets

Bonne réponse : C — actionne la gouverne de direction

En agissant sur la gouverne de direction, l'avion pivote en lacet : l'aile extérieure avance plus vite et porte davantage que l'aile intérieure, ce qui fait apparaître un roulis dans le même sens. C'est un effet secondaire de la direction ; l'effet secondaire des ailerons est, lui, le lacet inverse.

Sur un planeur, les aérofreins permettent :

  1. A.de diminuer la pente d'approche
  2. B.de diminuer la vitesse de décrochage
  3. C.de diminuer la vitesse d'approche
  4. D.d'augmenter le taux de roulis

Bonne réponse : C — de diminuer la vitesse d'approche

Les aérofreins augmentent fortement la traînée : ils dégradent la finesse, ce qui permet de prendre une pente d'approche plus forte sans que la vitesse augmente, et donc de contrôler la vitesse et le point d'aboutissement. Ils ne diminuent pas la pente (ils l'augmentent) et ne modifient pas favorablement la vitesse de décrochage.

Une aile rectangulaire a une surface de 36,75 m² pour une envergure de 21 m. Quel est son allongement ?

  1. A.17,5
  2. B.12
  3. C.10
  4. D.1,75

Bonne réponse : B — 12

L'allongement est λ = b² / S = 21² / 36,75 = 441 / 36,75 = 12. Pour une aile rectangulaire, c'est aussi l'envergure divisée par la corde : corde = 36,75 / 21 = 1,75 m, et 21 / 1,75 = 12.

L'assiette longitudinale d'un avion se définit comme étant l'angle compris entre :

  1. A.l'axe longitudinal de l'avion et l'horizontale
  2. B.la direction du vent relatif et la corde de profil
  3. C.la corde de profil et l'horizontale
  4. D.le bord d'attaque de l'aile et l'axe de l'avion

Bonne réponse : A — l'axe longitudinal de l'avion et l'horizontale

L'assiette est l'angle entre l'axe longitudinal de l'avion et le plan horizontal. Il ne faut pas la confondre avec l'incidence, angle entre la corde et le vent relatif. On a la relation assiette = pente + incidence.

La longueur de roulage nécessaire au décollage augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.la température
  3. C.la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

L'altitude et la température diminuent la masse volumique de l'air : la portance et la puissance du moteur diminuent, il faut une vitesse sol plus grande pour décoller. Le vent arrière augmente la vitesse sol nécessaire pour atteindre la vitesse de décollage. Les trois facteurs allongent donc le roulage.

En vol rectiligne horizontal stabilisé :

  1. A.la traction équilibre la traînée
  2. B.la traction équilibre la portance
  3. C.la portance est supérieure au poids
  4. D.la portance équilibre la traînée

Bonne réponse : A — la traction équilibre la traînée

En palier rectiligne uniforme, les forces s'équilibrent deux à deux : la portance équilibre le poids et la traction de l'hélice équilibre la traînée. La portance n'est pas supérieure au poids, sinon l'avion monterait.

Un facteur de charge égal à 2 correspond à un virage :

  1. A.stabilisé à 30° d'inclinaison
  2. B.stabilisé à 45° d'inclinaison
  3. C.stabilisé à 60° d'inclinaison
  4. D.effectué à 2 fois la vitesse de décrochage

Bonne réponse : C — stabilisé à 60° d'inclinaison

En virage stabilisé en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Pour n = 2, cos φ = 0,5, soit φ = 60°. À 30° on a n ≈ 1,15 et à 45° n ≈ 1,41.

Un avion léger « centré arrière » sera :

  1. A.plus stable qu'un avion « centré avant »
  2. B.plus maniable qu'un avion « centré avant »
  3. C.moins sensible à la turbulence qu'un avion « centré avant »
  4. D.obligatoirement incontrôlable

Bonne réponse : B — plus maniable qu'un avion « centré avant »

Plus le centre de gravité recule vers le foyer, plus la stabilité longitudinale diminue et plus l'avion devient maniable (efforts aux commandes plus faibles, réactions plus vives). Il n'est pas incontrôlable tant que le centrage reste dans les limites autorisées ; au-delà du centrage arrière limite, il devient instable.

La structure : identifier les éléments 1, 2 et 3 représentés sur le dessin.

  1. A.1 = nervure, 2 = couple, 3 = lisse
  2. B.1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise
  3. C.1 = poutre, 2 = traverse, 3 = semelle
  4. D.1 = couple, 2 = entretoise, 3 = traverse

Bonne réponse : B — 1 = longeron, 2 = nervure, 3 = entretoise

Dans une aile classique, le longeron est la poutre principale disposée dans le sens de l'envergure, les nervures donnent la forme du profil et sont réparties le long de l'envergure, et les entretoises relient les longerons entre eux. Les couples et les lisses sont des éléments du fuselage.

Dans une aile d'avion, les efforts de flexion sont encaissés par :

  1. A.la poutre longitudinale
  2. B.le longeron d'aile
  3. C.les nervures
  4. D.les traverses

Bonne réponse : B — le longeron d'aile

Le longeron est la poutre principale de l'aile, disposée dans le sens de l'envergure : c'est lui qui encaisse l'essentiel des efforts de flexion dus à la portance. Les nervures donnent la forme du profil et transmettent les efforts du revêtement au longeron.

La gouverne de profondeur :

  1. A.fait partie des systèmes hypersustentateurs
  2. B.est la partie fixe de l'empennage horizontal
  3. C.est la partie mobile de l'empennage horizontal
  4. D.est une partie mobile de l'empennage horizontal commandée par le palonnier

Bonne réponse : C — est la partie mobile de l'empennage horizontal

L'empennage horizontal se compose d'une partie fixe, le plan fixe horizontal (stabilisateur), et d'une partie mobile, la gouverne de profondeur, commandée par le manche en avant / en arrière. Le palonnier commande la gouverne de direction.

Qu'est-ce que la cellule d'un avion :

  1. A.la partie du fuselage où se trouvent pilotes et passagers
  2. B.le fuselage
  3. C.tout l'avion sauf les équipements et propulseurs
  4. D.les parties mécaniques de l'avion

Bonne réponse : C — tout l'avion sauf les équipements et propulseurs

La cellule désigne la structure de l'avion : fuselage, voilure, empennages et atterrisseurs, c'est-à-dire tout l'avion à l'exception du groupe motopropulseur et des équipements (instruments, radios...).

Le pilote veut mettre son appareil en virage à droite, en vol symétrique. Il met :

  1. A.du « pied » à droite et du manche (ou volant) à droite
  2. B.du « pied » à droite et du manche (ou volant) à gauche
  3. C.du « pied » à gauche et du manche (ou volant) à gauche
  4. D.du « pied » à gauche et du manche (ou volant) à droite

Bonne réponse : A — du « pied » à droite et du manche (ou volant) à droite

Pour virer à droite, on incline l'avion avec le manche à droite et on accompagne d'un peu de pied à droite pour contrer le lacet inverse et garder la bille au centre : le vol reste symétrique. Les commandes croisées produisent un vol dissymétrique (glissade ou dérapage).

Quelle est la description correcte pour l'avion représenté ?

  1. A.aile basse à dièdre positif et empennage papillon
  2. B.aile médiane à dièdre positif et dérive surélevée
  3. C.aile basse à flèche positive et empennage cruciforme
  4. D.aile médiane à dièdre positif et empennage en T

Bonne réponse : D — aile médiane à dièdre positif et empennage en T

Sur le dessin vu de face, l'aile est fixée à mi-hauteur du fuselage et ses extrémités sont relevées (dièdre positif). Le plan horizontal est placé au sommet de la dérive : c'est un empennage en T. Une flèche ne se voit pas sur une vue de face.

Si l'on coupe la batterie d'un moteur d'avion qui est en fonctionnement :

  1. A.le moteur s'arrête
  2. B.on constate une baisse de régime du moteur (environ 100 tr/min de moins)
  3. C.le moteur continue de tourner
  4. D.tous les instruments cessent de fonctionner

Bonne réponse : C — le moteur continue de tourner

L'allumage d'un moteur à pistons d'avion léger est assuré par des magnétos, indépendantes du circuit électrique de bord. Couper la batterie (ou le contact général) n'arrête donc pas le moteur ; seuls les équipements électriques sont privés d'alimentation (et l'alternateur peut continuer à les alimenter). Les instruments anémobarométriques et à dépression continuent de fonctionner.

Par rapport au train d'atterrissage classique, le train d'atterrissage tricycle a pour avantage :

  1. A.une meilleure visibilité au roulage
  2. B.une traînée plus faible en vol
  3. C.une meilleure stabilité au roulage
  4. D.les propositions a et c sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions a et c sont exactes

Avec un train tricycle, l'avion roule à plat : le pilote voit bien devant lui, et le centre de gravité situé en avant du train principal rend l'avion stable en direction au roulage (pas de cheval de bois). La traînée en vol n'est pas plus faible pour autant.

La casserole d'hélice :

  1. A.favorise la mise en température du moteur
  2. B.améliore l'écoulement de l'air
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage
  4. D.les affirmations « a » et « c » sont exactes

Bonne réponse : B — améliore l'écoulement de l'air

La casserole est le carénage profilé qui recouvre le moyeu de l'hélice : elle améliore l'écoulement de l'air (moins de traînée, meilleure alimentation des entrées d'air). Elle ne supprime pas le souffle hélicoïdal et ne sert pas à chauffer le moteur.

L'hélice à vitesse constante :

  1. A.s'utilise avec grand pas au décollage et petit pas en croisière
  2. B.permet de raccourcir la distance de décollage
  3. C.diminue la vitesse de décrochage moteur réduit
  4. D.est pourvue d'un pas constant

Bonne réponse : B — permet de raccourcir la distance de décollage

L'hélice à vitesse constante adapte automatiquement son pas pour garder le régime choisi. Au décollage on utilise le petit pas, qui permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance : la distance de décollage est raccourcie. En croisière on passe au grand pas. Son pas est donc variable, et non constant.

Un moteur refroidi par air risque de chauffer : 1) au cours de roulages ou d'attentes au sol prolongés ; 2) par condition givrante ; 3) lors de montées prolongées ; 4) au cours de vols à haute altitude. Choisir la combinaison correcte :

  1. A.2 et 4
  2. B.2 et 3
  3. C.1 et 3
  4. D.3 et 4

Bonne réponse : C — 1 et 3

Un moteur refroidi par air a besoin d'un flux d'air suffisant. Au sol (roulage, attente), ce flux est faible ; en montée prolongée, le moteur fournit une forte puissance à faible vitesse : dans les deux cas il risque de chauffer. En condition givrante ou en altitude, l'air est froid.

Durant un cycle de fonctionnement d'un moteur à piston, le seul temps qui produit de l'énergie mécanique utile pour la propulsion est :

  1. A.l'admission
  2. B.la compression
  3. C.l'échappement
  4. D.la combustion-détente

Bonne réponse : D — la combustion-détente

Dans le cycle à quatre temps (admission, compression, combustion-détente, échappement), seul le temps moteur, la combustion-détente, fournit du travail au piston. Les trois autres temps en consomment, grâce à l'inertie du vilebrequin et du volant.

Lorsqu'un avion s'élève, la diminution de la densité de l'air aura tendance à :

  1. A.provoquer un givrage carburateur
  2. B.augmenter la puissance utile
  3. C.appauvrir le mélange
  4. D.enrichir le mélange

Bonne réponse : D — enrichir le mélange

En altitude, l'air est moins dense : pour un même débit d'essence, la masse d'air admise diminue et le mélange devient trop riche. C'est pourquoi le pilote utilise la commande de richesse pour l'appauvrir. La puissance du moteur diminue avec l'altitude.

Un turboréacteur :

  1. A.sert à compresser l'air admis dans les cylindres d'un moteur à pistons
  2. B.augmente la pression aux injecteurs d'un moteur à pistons à injection
  3. C.est une turbomachine sans turbine couplée à une hélice
  4. D.est un propulseur sans hélice

Bonne réponse : D — est un propulseur sans hélice

Le turboréacteur produit sa poussée par l'éjection à grande vitesse des gaz chauds : c'est un propulseur sans hélice. Sa turbine sert seulement à entraîner le compresseur. Le compresseur d'air d'un moteur à pistons est un turbocompresseur, et non un turboréacteur.

La plupart des moteurs d'avions légers sont équipés d'un système de double allumage qui a pour principal avantage :

  1. A.d'améliorer la combustion et d'augmenter la sécurité en vol
  2. B.de diminuer l'usure des bougies
  3. C.de réduire la consommation de carburant
  4. D.de régler la consommation électrique

Bonne réponse : A — d'améliorer la combustion et d'augmenter la sécurité en vol

Chaque cylindre possède deux bougies alimentées par deux magnétos indépendantes. La combustion est plus rapide et plus complète grâce aux deux fronts de flamme, et en cas de panne d'une magnéto le moteur continue de fonctionner : la sécurité est accrue.

Le variomètre est un instrument de bord qui mesure :

  1. A.la vitesse propre de l'avion
  2. B.l'altitude
  3. C.la consommation de carburant
  4. D.la vitesse verticale de l'avion

Bonne réponse : D — la vitesse verticale de l'avion

Le variomètre mesure la variation de la pression statique dans le temps et l'affiche sous forme de vitesse verticale (en m/s ou en ft/min). La vitesse propre est donnée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

L'horizon artificiel représenté ci-dessous indique que l'avion est incliné :

  1. A.à gauche avec une assiette à cabrer de 5°
  2. B.à gauche avec une assiette à piquer de 5°
  3. C.à droite avec une assiette à cabrer de 5°
  4. D.à droite avec une assiette à piquer de 5°

Bonne réponse : A — à gauche avec une assiette à cabrer de 5°

Sur l'horizon artificiel, la ligne d'horizon reste parallèle à l'horizon réel : elle est ici plus haute à gauche qu'à droite, ce qui traduit une inclinaison à gauche (l'aile gauche s'abaisse sous l'horizon). La maquette se trouve au-dessus de la ligne d'horizon, d'environ 5° : l'assiette est à cabrer.

L'avertisseur de décrochage est :

  1. A.une alarme sonore
  2. B.un repère rouge sur l'anémomètre
  3. C.un repère placé sur l'horizon artificiel
  4. D.un système électromagnétique qui, couplé avec l'indicateur de vitesse, provoque des vibrations dans le manche, prévenant ainsi le pilote de l'imminence du décrochage

Bonne réponse : A — une alarme sonore

Sur un avion léger, l'avertisseur de décrochage est une alarme sonore (klaxon ou sifflet) déclenchée par une palette ou une prise d'air au bord d'attaque, sensible à l'incidence et non à la vitesse. Le vibreur de manche (stick shaker) existe sur les avions de transport, mais il est commandé par l'incidence et non par l'indicateur de vitesse.

Parmi ces instruments, lequel n'a pas besoin d'être réglé par le pilote avant décollage :

  1. A.l'altimètre
  2. B.l'indicateur de virage
  3. C.le conservateur de cap (ou directionnel)
  4. D.aucune des propositions n'est exacte

Bonne réponse : B — l'indicateur de virage

L'altimètre doit être calé (QNH ou QFE) et le conservateur de cap recalé sur le compas magnétique, car il dérive. L'indicateur de virage (aiguille et bille) n'a aucun réglage : il fonctionne seul.

L'arc blanc situé sur l'indicateur de vitesse appelé « anémomètre » délimite une plage de vitesses d'utilisation :

  1. A.normale
  2. B.interdite en atmosphère perturbée
  3. C.des volets hypersustentateurs
  4. D.avec les trains sortis

Bonne réponse : C — des volets hypersustentateurs

Sur l'anémomètre, l'arc blanc correspond à la plage d'utilisation des volets (de VS0 à VFE). L'arc vert est la plage normale, l'arc jaune la plage à éviter en air turbulent et le trait rouge la VNE.

Sur une carte météorologique, la ligne qui relie tous les points d'égale pression est une ligne :

  1. A.isogone
  2. B.isotherme
  3. C.isocèle
  4. D.isobare

Bonne réponse : D — isobare

Une isobare relie les points d'égale pression. Une isotherme relie les points d'égale température, une isogone ceux d'égale déclinaison magnétique ; « isocèle » est un terme de géométrie.

Sur une carte des vents et températures, les lignes qui relient les points d'égale pression sont très proches les unes des autres. Vous en déduisez que :

  1. A.les vents sont forts
  2. B.les vents sont faibles et qu'il va pleuvoir
  3. C.les vents sont forts et qu'il va pleuvoir
  4. D.la température va augmenter durant les prochaines heures

Bonne réponse : A — les vents sont forts

Des isobares serrées traduisent un fort gradient horizontal de pression, donc un vent fort. Leur écartement ne renseigne ni sur les précipitations ni sur l'évolution de la température.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette
  2. B.un machmètre
  3. C.un tachymètre
  4. D.un anémomètre

Bonne réponse : D — un anémomètre

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (à coupelles par exemple). La girouette donne sa direction, le machmètre indique le nombre de Mach d'un avion et le tachymètre le régime d'un moteur.

Sur une carte TEMSI, quelle est la signification du symbole ci-après :

  1. A.turbulence en ciel clair
  2. B.averse de neige
  3. C.montagne russe
  4. D.givrage fort

Bonne réponse : D — givrage fort

Sur les cartes TEMSI, le givrage est représenté par un symbole en forme de U barré de traits verticaux : un trait central pour le givrage modéré, deux traits pour le givrage fort. Le symbole reproduit ici est celui du givrage fort.

L'atmosphère est composée de plusieurs couches atmosphériques. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.troposphère
  2. B.stratosphère
  3. C.tropopause
  4. D.mésosphère

Bonne réponse : A — troposphère

La troposphère, couche la plus basse (jusqu'à environ 11 km aux latitudes moyennes), contient l'essentiel de la vapeur d'eau et le siège des nuages et des précipitations. La tropopause n'est que sa limite supérieure.

À une altitude voisine du niveau de la mer, une pression atmosphérique de 1035 hPa signifie une zone :

  1. A.anticyclonique
  2. B.de dépression
  3. C.de givrage probable
  4. D.de crête

Bonne réponse : A — anticyclonique

La pression moyenne au niveau de la mer est de 1013,25 hPa. Une pression de 1035 hPa, nettement supérieure, caractérise une zone de hautes pressions, c'est-à-dire un anticyclone.

Selon l'atmosphère standard, le gradient de température en s'élevant en altitude est de :

  1. A.- 2 °C par 1000 m
  2. B.- 2 °C par 1000 pieds
  3. C.+ 2 °C par 1000 m
  4. D.+ 2 °C par 1000 pieds

Bonne réponse : B — - 2 °C par 1000 pieds

Dans l'atmosphère standard, la température diminue de 6,5 °C par 1000 m dans la troposphère, soit environ 2 °C par 1000 pieds. Le piège est de confondre les unités : -2 °C par 1000 m est beaucoup trop faible.

Le degré hygrométrique est :

  1. A.le degré de température utilisé dans l'échelle de mesure Kelvin
  2. B.le degré de température utilisé dans l'échelle de mesure Celsius
  3. C.le rapport entre la masse d'humidité contenue dans l'air et la masse d'humidité que peut contenir l'air
  4. D.la différence de température entre les deux thermomètres d'un hygromètre

Bonne réponse : C — le rapport entre la masse d'humidité contenue dans l'air et la masse d'humidité que peut contenir l'air

Le degré hygrométrique (humidité relative) est le rapport, exprimé en pourcentage, entre la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air et la quantité maximale qu'il pourrait contenir à la même température. À 100 %, l'air est saturé.

Une masse d'air peut être amenée à saturation d'humidité par :

  1. A.augmentation de sa température
  2. B.diminution de sa température
  3. C.diminution de la pression à température constante
  4. D.les propositions a et c sont exactes

Bonne réponse : B — diminution de sa température

L'air froid peut contenir moins de vapeur d'eau que l'air chaud. En refroidissant une masse d'air (détente lors d'une ascendance, contact avec un sol froid, rayonnement nocturne), on l'amène à sa température de rosée : elle est saturée et la vapeur se condense.

Dans l'hémisphère Nord, quand un pilote vole avec le vent de face, les hautes pressions sont :

  1. A.devant lui
  2. B.derrière lui
  3. C.à sa droite
  4. D.à sa gauche

Bonne réponse : D — à sa gauche

Selon la loi de Buys-Ballot, dans l'hémisphère Nord, un observateur dos au vent a les basses pressions à sa gauche et les hautes pressions à sa droite. Un pilote face au vent regarde dans le sens opposé : les hautes pressions sont donc à sa gauche.

Un altocumulus est un nuage de :

  1. A.l'étage inférieur de l'atmosphère
  2. B.l'étage moyen de l'atmosphère
  3. C.l'étage supérieur de l'atmosphère
  4. D.grande extension verticale

Bonne réponse : B — l'étage moyen de l'atmosphère

Le préfixe « alto » désigne les nuages de l'étage moyen (environ 2 000 à 6 000 m sous nos latitudes) : altocumulus et altostratus. Les nuages de l'étage supérieur portent le préfixe « cirro ».

L'un des groupes de nuages ci-après ne contient que des nuages stables. Lequel :

  1. A.stratus, cumulonimbus, altocumulus, cirrus
  2. B.altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus
  3. C.cumulus, cirrocumulus, stratocumulus, altocumulus
  4. D.nimbostratus, cumulonimbus, cirrus, altocumulus

Bonne réponse : B — altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus

Les nuages stratiformes (stratus, altostratus, cirrostratus) et les cirrus se forment dans de l'air stable. Les groupes contenant des cumulonimbus, des cumulus ou des nuages de la famille « cumulus » traduisent une instabilité au moins partielle.

Sous quels types de nuages peut-on observer des averses :

  1. A.gros cumulus et cumulonimbus
  2. B.nimbus et nimbostratus
  3. C.stratus et stratocumulus
  4. D.cirrus et cirrocumulus

Bonne réponse : A — gros cumulus et cumulonimbus

Les averses sont des précipitations brèves et intenses issues de nuages convectifs, à fort développement vertical : cumulus congestus et cumulonimbus. Le nimbostratus donne des précipitations continues, le stratus de la bruine.

Les nuages d'orage sont les :

  1. A.stratus
  2. B.cirrus
  3. C.cumulonimbus
  4. D.cumulus

Bonne réponse : C — cumulonimbus

L'orage est associé au cumulonimbus, nuage à très grand développement vertical pouvant atteindre la tropopause, souvent coiffé d'une enclume. Il produit éclairs, tonnerre, averses violentes, grêle et fortes turbulences.

Le risque de brouillard par saturation de l'air est d'autant plus important que les deux températures du psychromètre sont :

  1. A.voisines
  2. B.éloignées
  3. C.l'une positive et l'autre négative
  4. D.toutes deux négatives

Bonne réponse : A — voisines

Le psychromètre comporte un thermomètre sec et un thermomètre mouillé. Plus l'air est humide, moins l'eau s'évapore et plus les deux températures sont proches ; quand elles sont voisines, l'air est près de la saturation et le risque de brouillard est élevé.

L'occlusion est une zone :

  1. A.généralement peu active
  2. B.avec orages fréquents mais toutefois avec une visibilité correcte
  3. C.toujours sans nuages
  4. D.nuageuse, pluvieuse et risque de plafond bas

Bonne réponse : D — nuageuse, pluvieuse et risque de plafond bas

Une occlusion se forme quand le front froid rattrape le front chaud et soulève l'air chaud. Elle combine les caractéristiques des deux fronts : couverture nuageuse importante, précipitations, plafonds bas et visibilité réduite.

Comment appelle-t-on une zone géographique où la pression atmosphérique varie peu à sa surface :

  1. A.anticyclone
  2. B.marée barométrique
  3. C.col barométrique
  4. D.marais barométrique

Bonne réponse : D — marais barométrique

Un marais barométrique est une vaste zone où la pression est presque uniforme : les isobares sont très espacées et le vent est faible. Un col est la zone située entre deux anticyclones et deux dépressions disposés en croix.

L'apparition dans le ciel de nuages du type cirrus annonce :

  1. A.l'arrivée d'une masse d'air chaud
  2. B.un réchauffement par rayonnement des basses couches de l'atmosphère
  3. C.un changement de temps dans les heures qui suivent
  4. D.la mise en place d'un air stable pour plusieurs jours

Bonne réponse : A — l'arrivée d'une masse d'air chaud

Les cirrus sont souvent les premiers signes de l'approche d'une perturbation : ils se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres en avant du front chaud et annoncent l'arrivée de la masse d'air chaud qui glisse en altitude sur l'air froid.

Les nuages annonçant l'arrivée d'un front chaud sont généralement des :

  1. A.stratus
  2. B.cumulus
  3. C.cirrus
  4. D.strato-cumulus

Bonne réponse : C — cirrus

La pente du front chaud est très faible : l'air chaud monte lentement sur l'air froid et les premiers nuages, les cirrus puis les cirrostratus, apparaissent très en avant du front au sol. Ils sont suivis par l'altostratus et le nimbostratus.

La nuit, en l'absence de tout gradient de vent (pas de vent), on peut s'attendre en bord de mer à rencontrer :

  1. A.un fort mistral sur l'Atlantique
  2. B.une brise de terre
  3. C.une brise de mer
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — une brise de terre

La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer : l'air au-dessus de la terre devient plus froid et plus dense, et s'écoule vers la mer. C'est la brise de terre. Le jour, le phénomène s'inverse (brise de mer).

Un avion monomoteur survole un rassemblement inférieur à 10 000 personnes. Quelle doit être la hauteur minimale de survol ?

  1. A.environ 1500 m (5000 ft)
  2. B.environ 1000 m (3300 ft)
  3. C.environ 500 m (1600 ft)
  4. D.environ 100 m au-dessus du sol ou de l'eau

Bonne réponse : C — environ 500 m (1600 ft)

Selon la réglementation française de l'époque, le survol d'un rassemblement de moins de 10 000 personnes (comme d'une agglomération de moins de 1 200 m de largeur) par un monomoteur doit se faire à au moins 500 m environ. Les hauteurs de 1000 m et 1500 m concernent des rassemblements ou agglomérations plus importants.

Un avion vole en VFR au cap magnétique 175°. Un vent d'est lui fait subir une dérive de 15°. Parmi ces niveaux de vol, quel est le seul exploitable pour cet aéronef ?

  1. A.FL 50
  2. B.FL 55
  3. C.FL 60
  4. D.FL 65

Bonne réponse : D — FL 65

Au cap 175°, un vent d'est vient de la gauche et pousse l'avion vers la droite : la route magnétique est 175 + 15 = 190°. Pour une route comprise entre 180° et 359°, la règle semi-circulaire impose en VFR un niveau pair + 5 : FL 45, 65, 85... Seul le FL 65 convient.

Aucun vol VFR de jour ne doit être entrepris sans une autonomie de carburant nécessaire à :

  1. A.30 min de vol
  2. B.45 min de vol
  3. C.1 h de vol
  4. D.1 h 30 de vol

Bonne réponse : A — 30 min de vol

La réglementation impose, pour un vol VFR de jour, d'emporter le carburant nécessaire pour rejoindre la destination puis de voler encore au moins 30 minutes en croisière. De nuit ou en IFR, la réserve exigée est de 45 minutes.

Une zone à statut particulier identifiée par la lettre « P » est :

  1. A.réglementée
  2. B.restreinte
  3. C.dangereuse
  4. D.interdite

Bonne réponse : D — interdite

Les zones à statut particulier sont notées P (Prohibited, interdite), R (Restricted, réglementée) et D (Danger, dangereuse). La pénétration d'une zone P est interdite.

Un « taxiway » :

  1. A.peut servir à atterrir et à décoller
  2. B.peut servir à l'atterrissage et au décollage, auquel cas cela sera spécifié sur la carte d'aérodrome
  3. C.ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef, ou roulage
  4. D.est un service de taxi sur certains aéroports

Bonne réponse : C — ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef, ou roulage

Le taxiway (voie de circulation) est réservé au roulage des aéronefs entre la piste, le parking et les autres installations. Il ne doit pas être utilisé pour décoller ni atterrir.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.l'isobare 1013,25 hPa
  3. C.la pression au niveau de la mer
  4. D.la pression au sol (QFE)

Bonne réponse : B — l'isobare 1013,25 hPa

Les niveaux de vol sont des surfaces isobares repérées par rapport à la pression standard de 1013,25 hPa. L'altimètre calé sur 1013,25 indique le niveau de vol en centaines de pieds. Le QNH donne une altitude, le QFE une hauteur.

La piste en service est la 12. Quels caps magnétiques successifs (vent arrière, étape de base, finale) devra prendre le pilote pour un tour de piste à gauche ?

  1. A.120° - 210° - 300°
  2. B.120° - 30° - 300°
  3. C.300° - 210° - 120°
  4. D.300° - 30° - 120°

Bonne réponse : C — 300° - 210° - 120°

La piste 12 est orientée au 120° : la finale se fait au 120° et la vent arrière au cap opposé, 300°. Dans un tour de piste à gauche, tous les virages se font à gauche : de 300° on tourne à gauche de 90° vers 210° en étape de base, puis encore à gauche vers 120° en finale.

Un document officiel sert à notifier les recommandations et/ou les interdictions concernant la circulation aérienne, ou simplement à informer les pilotes, par exemple de la présence d'obstacles dans l'axe de la piste de l'aérodrome, ou du changement de fréquence VHF, ou encore de l'interdiction provisoire d'atterrir sur cet aérodrome ; ce document est un :

  1. A.SIGMET
  2. B.TAF
  3. C.NOTAM
  4. D.METAR

Bonne réponse : C — NOTAM

Le NOTAM (Notice To Airmen) informe les navigants de changements, temporaires ou non, concernant les installations, services, procédures ou dangers. SIGMET, TAF et METAR sont des messages météorologiques.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

La visite prévol relève de la responsabilité du commandant de bord, qui doit s'assurer avant chaque vol que l'aéronef est en état de voler. Elle ne se délègue pas au mécanicien et ne se limite pas au premier vol de la journée.

La préparation du vol comprend l'étude des bulletins et prévisions météorologiques disponibles les plus récents :

  1. A.pour les IFR seulement
  2. B.pour tous les vols IFR et VFR
  3. C.pour les vols VFR seulement
  4. D.pour les vols IFR et les vols VFR hors circuit d'aérodrome

Bonne réponse : B — pour tous les vols IFR et VFR

La réglementation impose au commandant de bord de prendre connaissance des informations météorologiques les plus récentes pour tout vol, qu'il soit VFR ou IFR.

Sur une carte aéronautique, on mesure entre deux aérodromes 34 cm. Sachant que la distance qui les sépare sur le terrain est de 170 km, on en déduit que l'échelle de la carte est de :

  1. A.1 / 50 000
  2. B.1 / 200 000
  3. C.1 / 500 000
  4. D.1 / 1 000 000

Bonne réponse : C — 1 / 500 000

170 km = 17 000 000 cm. L'échelle vaut 34 / 17 000 000 = 1 / 500 000. Autrement dit, 1 cm sur la carte représente 5 km sur le terrain (170 / 34 = 5).

Une ville A se trouve par 40° N - 10° W et une ville B par 42° N - 10° W. Quelle est la distance qui les sépare ?

  1. A.120 NM
  2. B.200 km
  3. C.120 km
  4. D.42 NM

Bonne réponse : A — 120 NM

Les deux villes sont sur le même méridien : leur distance correspond à l'écart de latitude. Une minute d'arc de méridien vaut 1 NM, donc 2° = 120' = 120 NM (environ 222 km).

Un pilote veut suivre une route au 107°. La déclinaison magnétique locale est de 1° W, la déviation du compas à ce cap est de 3° droite, un vent du nord-est provoque une dérive de 10°. Le cap compas à adopter est de :

  1. A.095°
  2. B.096°
  3. C.105°
  4. D.119°

Bonne réponse : A — 095°

Le vent de nord-est vient de la gauche et pousse l'avion vers la droite : il faut corriger à gauche, cap vrai = 107 - 10 = 097°. Déclinaison ouest : cap magnétique = 097 + 1 = 098°. Déviation est (droite) de 3° : cap compas = 098 - 3 = 095°.

La navigation à l'estime consiste à :

  1. A.suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.estimer sa position à l'aide d'un goniomètre

Bonne réponse : B — déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

La navigation à l'estime consiste à calculer, à partir de la route, du vent et de la vitesse, le cap à tenir et le temps de vol, donc l'heure estimée d'arrivée sur chaque point. Suivre des repères au sol relève du cheminement ; le VOR et le goniomètre relèvent de la radionavigation.

Vous volez à bord d'un avion de Paris vers Brest (Bretagne). Le soleil se couchera à Brest :

  1. A.plus tôt qu'à Paris
  2. B.plus tard qu'à Paris
  3. C.à la même heure qu'à Paris
  4. D.cela dépend de la saison

Bonne réponse : B — plus tard qu'à Paris

Le soleil se déplace apparemment d'est en ouest de 15° par heure. Brest est située environ 7° de longitude à l'ouest de Paris : le soleil s'y couche environ une demi-heure plus tard (en heure légale identique).

En croisière à 4500 ft QNH, un pilote veut rejoindre un aérodrome situé à 150 m d'altitude. Le circuit de piste de cet aérodrome s'effectue à 1000 ft sol. Avec un taux de chute de 500 ft/min, combien de temps va durer la descente jusqu'à intégration dans le circuit ?

  1. A.6 min
  2. B.7 min
  3. C.8 min
  4. D.9 min

Bonne réponse : A — 6 min

150 m ≈ 500 ft : le circuit se fait donc à 500 + 1000 = 1500 ft QNH. La descente à effectuer est de 4500 - 1500 = 3000 ft, soit 3000 / 500 = 6 min.

Le DME est un équipement qui :

  1. A.indique la pente à suivre pour l'atterrissage
  2. B.est réservé au trafic militaire
  3. C.est couplé au GPS et sert d'alarme de proximité du sol
  4. D.est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Bonne réponse : D — est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Le DME (Distance Measuring Equipment) mesure la distance oblique entre l'avion et la station au sol, en NM. Il est généralement associé à un VOR (VOR-DME), ce qui permet de connaître à la fois le relèvement et la distance. La pente d'atterrissage est donnée par l'ILS.

Le transpondeur est un équipement permettant :

  1. A.d'effectuer un vol sans visibilité
  2. B.d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol
  3. C.la pratique du VFR en haute altitude
  4. D.de recevoir des informations météorologiques en vol (VOLMET)

Bonne réponse : B — d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol

Le transpondeur répond aux interrogations du radar secondaire au sol en transmettant un code à 4 chiffres (et l'altitude en mode C) : le contrôleur peut ainsi identifier et suivre l'avion sur son écran.

Le pilote peut s'orienter dans l'espace grâce aux informations fournies par :

  1. A.la vision
  2. B.les oreilles internes
  3. C.les muscles
  4. D.les 3 propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les 3 propositions ci-dessus sont exactes

L'orientation spatiale repose sur trois sources : la vue (principale), l'oreille interne (système vestibulaire, sensible aux accélérations) et les capteurs des muscles et articulations (proprioception). Sans référence visuelle, les deux dernières peuvent tromper le pilote.

Avant d'apprendre à piloter un aéronef (sauf un ULM), un certificat médical d'aptitude physique et mentale :

  1. A.est facultatif
  2. B.est obligatoire
  3. C.doit être passé chez un médecin agréé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC)
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses b et c sont exactes

Pour voler seul à bord et obtenir une licence (hors ULM), un certificat médical d'aptitude est obligatoire, et il doit être délivré par un médecin aéronautique agréé (à l'époque par la DGAC). Les deux propositions sont donc exactes.

Le ballon qui transporta pour la première fois des êtres humains en 1783 était gonflé :

  1. A.à l'air chaud
  2. B.à l'air comprimé
  3. C.à l'hélium
  4. D.à l'hydrogène

Bonne réponse : A — à l'air chaud

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes effectuent le premier vol humain à bord d'une montgolfière, gonflée à l'air chaud. Le premier vol humain en ballon à hydrogène (Charles et Robert) a eu lieu dix jours plus tard.

L'Éole de Clément Ader était équipé d'un moteur :

  1. A.électrique
  2. B.à essence
  3. C.à vapeur
  4. D.à gaz

Bonne réponse : C — à vapeur

En 1890, l'Éole de Clément Ader était propulsé par un moteur à vapeur très léger conçu par Ader lui-même. Il a réalisé un bond d'une cinquantaine de mètres le 9 octobre 1890.

Robert Esnault-Pelterie est resté dans l'histoire pour avoir inventé :

  1. A.l'hélice à pas variable
  2. B.les ailerons
  3. C.le manche à balai
  4. D.l'hydravion

Bonne réponse : C — le manche à balai

Robert Esnault-Pelterie (REP) a breveté en 1907 le manche à balai, commande regroupant profondeur et gauchissement. C'est aussi un pionnier de l'astronautique.

Le meilleur avion de chasse français de la Première Guerre mondiale fut :

  1. A.le SPAD XIII
  2. B.le Caudron G3
  3. C.le Blériot XI
  4. D.le Fokker DR 7

Bonne réponse : A — le SPAD XIII

Le SPAD XIII, monoplace de chasse rapide et robuste entré en service en 1917, équipa la plupart des as français. Le Caudron G3 était un avion d'observation, le Blériot XI un avion d'avant-guerre, et les Fokker étaient allemands.

Parmi ces « as » de la Première Guerre mondiale, quel est l'intrus :

  1. A.Georges Guynemer
  2. B.René Fonck
  3. C.Pierre Clostermann
  4. D.Charles Nungesser

Bonne réponse : C — Pierre Clostermann

Guynemer, Fonck et Nungesser sont des as de la Première Guerre mondiale. Pierre Clostermann est un as de la Seconde Guerre mondiale, qui combattit dans la RAF et écrivit « Le Grand Cirque ».

La Française Adrienne Bolland est devenue célèbre en 1921 pour avoir franchi :

  1. A.les Alpes
  2. B.les Pyrénées
  3. C.la Méditerranée
  4. D.les Andes

Bonne réponse : D — les Andes

Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland franchit la cordillère des Andes à bord d'un Caudron G3, entre l'Argentine et le Chili, exploit remarquable avec un avion à moteur de faible puissance.

Quel auteur a écrit « Vol de nuit » et « Le Petit Prince » ?

  1. A.Antoine de Saint-Exupéry
  2. B.Jean Mermoz
  3. C.Joseph Kessel
  4. D.Pierre-Georges Latécoère

Bonne réponse : A — Antoine de Saint-Exupéry

Antoine de Saint-Exupéry, pilote de l'Aéropostale, a écrit « Courrier sud », « Vol de nuit » (1931), « Terre des hommes » et « Le Petit Prince » (1943). Joseph Kessel est l'auteur de la biographie de Mermoz.

Le seul avion à réaction qui ait été engagé en combat aérien lors de la Seconde Guerre mondiale fut le :

  1. A.Gloster Meteor
  2. B.Messerschmitt 262
  3. C.Lockheed P-80 « Shooting Star »
  4. D.MiG 15

Bonne réponse : B — Messerschmitt 262

Le Messerschmitt Me 262 allemand fut le premier chasseur à réaction engagé en combat aérien contre des avions alliés, à partir de 1944. Le Gloster Meteor servit surtout contre les V1, le P-80 arriva trop tard, et le MiG 15 est d'après-guerre.

L'avion avec lequel Nungesser et Coli disparurent en mer s'appelait :

  1. A.Croix du Sud
  2. B.Oiseau blanc
  3. C.Albatros
  4. D.Point d'interrogation

Bonne réponse : B — Oiseau blanc

En mai 1927, Nungesser et Coli décollèrent du Bourget à bord du Levasseur « L'Oiseau blanc » pour tenter la traversée de l'Atlantique Nord vers New York ; ils disparurent sans laisser de trace.

L'ingénieur français René Leduc a mis au point dans les années 1950 :

  1. A.l'aile delta
  2. B.le siège éjectable
  3. C.le statoréacteur
  4. D.le machmètre

Bonne réponse : C — le statoréacteur

René Leduc a développé des avions expérimentaux propulsés par statoréacteur (Leduc 010, 021, 022), moteur sans pièce tournante qui ne fonctionne qu'à grande vitesse et nécessite d'être largué ou accéléré par un autre moyen.

L'avion de combat français Mirage III était équipé d'un réacteur produit par la firme :

  1. A.Rolls-Royce
  2. B.SNECMA
  3. C.General Electric
  4. D.Pratt et Whitney

Bonne réponse : B — SNECMA

Le Mirage III de Dassault était propulsé par un réacteur Atar de la SNECMA, motoriste français (aujourd'hui Safran Aircraft Engines).

Le Concorde a eu un rival qui lui ressemblait et qui s'appelait :

  1. A.le C5 Galaxy
  2. B.l'Antonov 22
  3. C.le MiG 25 « Blackjack »
  4. D.le Tupolev 144

Bonne réponse : D — le Tupolev 144

Le Tupolev Tu-144 soviétique, surnommé « Concordski », vola le premier, en décembre 1968, quelques semaines avant Concorde. Il fut peu utilisé en service commercial.

Le succès de la Caravelle, à la fin des années 1950, s'explique principalement par :

  1. A.le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage
  2. B.la grande élégance de ses lignes
  3. C.son équipement en commandes de vol électriques
  4. D.ses exceptionnelles capacités de long-courrier transocéanique

Bonne réponse : A — le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage

La Caravelle de Sud-Aviation innovait en plaçant ses deux réacteurs à l'arrière du fuselage : la cabine était beaucoup plus silencieuse et l'aile, dégagée, plus efficace. C'était un moyen-courrier sans commandes de vol électriques.

En 1910, Henri Fabre effectue une première mondiale en :

  1. A.survolant les Alpes
  2. B.décollant un hydravion
  3. C.traversant la Méditerranée
  4. D.sautant en parachute

Bonne réponse : B — décollant un hydravion

Le 28 mars 1910, à Martigues, Henri Fabre réussit le premier décollage d'un hydravion depuis un plan d'eau. Les Alpes furent franchies par Chavez en 1910 et la Méditerranée par Garros en 1913.

Classez ces inventions de la plus ancienne à la plus récente : 1 - le manche à balai ; 2 - le parachute ; 3 - le turboréacteur ; 4 - le pilote automatique.

  1. A.1, 2, 3, 4
  2. B.2, 1, 4, 3
  3. C.4, 2, 1, 3
  4. D.2, 4, 1, 3

Bonne réponse : B — 2, 1, 4, 3

Le parachute est le plus ancien (saut de Garnerin en 1797), puis vient le manche à balai (Esnault-Pelterie, 1907), le pilote automatique (Sperry, 1912-1914) et enfin le turboréacteur (années 1930, premier vol en 1939).

Parmi ces grandes figures féminines de l'aéronautique, laquelle est allée dans l'espace ?

  1. A.Valentina Terechkova
  2. B.Jacqueline Auriol
  3. C.Jacqueline Cochran
  4. D.Catherine Baudry

Bonne réponse : A — Valentina Terechkova

La Soviétique Valentina Terechkova fut la première femme dans l'espace, à bord de Vostok 6 en juin 1963. Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochran furent de grandes pilotes d'essai et de records, mais ne sont pas allées dans l'espace.

Qui a été le premier à marcher sur la Lune le 21 juillet 1969 ?

  1. A.John Glenn
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Neil Armstrong
  4. D.Youri Gagarine

Bonne réponse : C — Neil Armstrong

Neil Armstrong, commandant d'Apollo 11, posa le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 (heure française), suivi de Buzz Aldrin. Gagarine fut le premier homme dans l'espace (1961), Shepard le premier Américain dans l'espace et Glenn le premier Américain en orbite.

Le premier pilote français à avoir franchi le « mur » du son en 1953 était :

  1. A.Jacqueline Auriol
  2. B.Constantin Rozanoff
  3. C.René Leduc
  4. D.Jacques Garnerin

Bonne réponse : B — Constantin Rozanoff

Constantin Rozanoff, pilote d'essai de Dassault, franchit le mur du son en piqué à bord d'un Mystère. Jacqueline Auriol le franchit peu après, devenant la première Européenne à le faire. René Leduc est un ingénieur et Garnerin un pionnier du parachute.

La navette spatiale américaine qui a été la première à voler le 12 avril 1981 s'appelait :

  1. A.Atlantis
  2. B.Columbia
  3. C.Challenger
  4. D.Discovery

Bonne réponse : B — Columbia

Le premier vol de la navette spatiale (STS-1) fut réalisé par Columbia le 12 avril 1981, vingt ans jour pour jour après le vol de Gagarine. Challenger, Discovery et Atlantis volèrent ensuite.

Les premières images filmées de la planète Saturne ont été transmises le 1er septembre 1979 par la sonde spatiale :

  1. A.Mercury
  2. B.Viking 1
  3. C.Pioneer 11
  4. D.Venera 9

Bonne réponse : C — Pioneer 11

Pioneer 11 survola Saturne le 1er septembre 1979, première sonde à l'approcher. Viking 1 était une mission martienne, Venera 9 une sonde vénusienne soviétique et Mercury un programme de vols habités américain.

L'aéromodélisme comporte de nombreuses catégories. Laquelle n'existe pas ?

  1. A.G speed space
  2. B.sport FM 40
  3. C.F5D racer électrique
  4. D.racer club 20

Bonne réponse : D — racer club 20

Selon le corrigé officiel, la catégorie « racer club 20 » n'existe pas, alors que les autres libellés correspondaient à des catégories de compétition de l'époque (F5D est la classe FAI de course de pylône électrique). Cette question repose sur une nomenclature propre aux règlements de l'époque.

Un modèle doit être centré à 25 %. Ce centrage s'effectue par rapport :

  1. A.au bord d'attaque de la corde moyenne
  2. B.au bord d'attaque de la corde d'emplanture
  3. C.au moteur et à 25 % de la longueur du fuselage
  4. D.sur le bord d'attaque de l'aile et à 25 % de la distance entre le foyer de l'aile et celui du stabilisateur

Bonne réponse : A — au bord d'attaque de la corde moyenne

Le centrage s'exprime en pourcentage de la corde aérodynamique moyenne, mesuré à partir de son bord d'attaque. Un centrage à 25 % place le centre de gravité au quart de la corde moyenne, près du foyer de l'aile.

Des ailerons « fullspan » sont des ailerons :

  1. A.à fentes
  2. B.qui servent également de volets
  3. C.différentiels
  4. D.qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

Bonne réponse : D — qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

« Full span » signifie « toute l'envergure » : ces ailerons occupent toute la longueur du bord de fuite de l'aile. Ils peuvent éventuellement être utilisés aussi comme volets (flaperons), mais ce n'est pas leur définition.

On appelle maître-couple :

  1. A.la plus grande surface qui se présente face au vent (dans le sens de la marche)
  2. B.la partie latérale du fuselage
  3. C.le couple piqueur de la résultante aérodynamique
  4. D.la surface idéale de résistance à l'avancement

Bonne réponse : A — la plus grande surface qui se présente face au vent (dans le sens de la marche)

Le maître-couple est la plus grande section transversale d'un corps, perpendiculaire au sens de déplacement. C'est la surface de référence S utilisée dans le calcul de la traînée de forme.

Le profil d'aile « Clark Y », beaucoup utilisé sur les avions de début, est :

  1. A.biconvexe symétrique (convexe sur l'extrados et l'intrados de façon symétrique)
  2. B.biconvexe dissymétrique (convexe sur l'extrados et l'intrados, la courbure étant plus forte sur l'extrados que sur l'intrados)
  3. C.un profil creux (convexe sur l'extrados et concave sur l'intrados)
  4. D.un profil plat (convexe sur l'extrados et plat sur l'intrados)

Bonne réponse : D — un profil plat (convexe sur l'extrados et plat sur l'intrados)

Le Clark Y est un profil plan-convexe : son intrados est plat sur la majeure partie de la corde, ce qui facilite la construction sur un chantier plan. Il est très utilisé sur les modèles de début pour sa douceur de comportement.

Une résine époxy comporte :

  1. A.3 produits : résine + catalyseur + accélérateur
  2. B.2 produits : résine + durcisseur
  3. C.2 produits : résine + accélérateur
  4. D.1 produit : la résine

Bonne réponse : B — 2 produits : résine + durcisseur

La résine époxy est un système bicomposant : on mélange la résine et le durcisseur dans des proportions précises. Les résines polyester, elles, utilisent un catalyseur et parfois un accélérateur.

Le coffrage d'une aile a pour avantages :

  1. A.une augmentation de la rigidité en torsion
  2. B.une augmentation de la résistance
  3. C.un meilleur respect du profil
  4. D.les propositions a, b, c sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions a, b, c sont exactes

Le coffrage (revêtement rigide en balsa ou en contreplaqué entre les nervures) forme un caisson qui rigidifie l'aile en torsion, la rend plus résistante et maintient la forme du profil entre les nervures.

Parmi les colles suivantes, quelle est celle qui est employée pour mettre en place des renforts en tissu de verre :

  1. A.colle blanche
  2. B.résine époxy
  3. C.colle cyanoacrylate
  4. D.colle néoprène

Bonne réponse : B — résine époxy

Le tissu de verre doit être imprégné par une résine qui, en durcissant, forme avec lui un matériau composite : on utilise la résine époxy. La colle blanche, la cyanoacrylate et la néoprène ne permettent pas cette stratification.

La propulsion thermique des aéromodèles conserve des avantages par rapport à la propulsion électrique. Une des propositions ci-dessous est fausse. Laquelle ?

  1. A.prix d'investissement inférieur
  2. B.durée de vol supérieure
  3. C.durée de vie de l'équipement supérieure
  4. D.très utilisée en France

Bonne réponse : C — durée de vie de l'équipement supérieure

Selon le corrigé officiel, l'affirmation fausse est celle d'une durée de vie supérieure de l'équipement thermique : un moteur thermique s'use et demande plus d'entretien qu'un moteur électrique. À l'époque, le thermique restait moins cher à l'achat, offrait une plus grande autonomie et était très répandu.

L'inscription 10 x 6 sur une hélice indique :

  1. A.10 pouces de pas et 6 pouces de diamètre
  2. B.10 pouces de diamètre et 6 pouces de pas
  3. C.10 centimètres de diamètre et 6 centimètres de pas
  4. D.10 millimètres d'épaisseur au moyeu et 6 en bout de pale

Bonne réponse : B — 10 pouces de diamètre et 6 pouces de pas

Les hélices de modèles réduits sont désignées par leur diamètre puis leur pas, en pouces : 10 x 6 signifie 10 pouces de diamètre (environ 25 cm) et 6 pouces de pas (environ 15 cm d'avance théorique par tour).

Un moteur de 0,60 cubic inch de cylindrée correspond à une cylindrée d'environ :

  1. A.10 cm³
  2. B.1 cm³
  3. C.60 cm³
  4. D.0,6 cm³

Bonne réponse : A — 10 cm³

Un pouce cube vaut 2,54³ ≈ 16,4 cm³. Donc 0,60 × 16,4 ≈ 9,8 cm³, soit environ 10 cm³.

La fréquence d'un émetteur se trouve :

  1. A.inscrite sur le quartz
  2. B.en mesurant la longueur de l'antenne
  3. C.sur la face avant de l'émetteur
  4. D.dans le manuel d'utilisation de l'émetteur

Bonne réponse : A — inscrite sur le quartz

Sur les radiocommandes à quartz de l'époque, la fréquence d'émission était fixée par le quartz, sur lequel elle est inscrite. Changer de fréquence imposait de changer de quartz dans l'émetteur et dans le récepteur.

Avant d'allumer votre émetteur :

  1. A.vous criez la fréquence que vous utilisez afin d'informer les autres modélistes présents sur le terrain d'évolution
  2. B.vous utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et, si c'est le cas, vous indiquez à l'aide de la pince à linge ou de l'étiquette correspondante que vous utilisez cette fréquence
  3. C.il n'y a plus de précautions particulières à prendre puisque maintenant les ensembles de radiocommande récents utilisent tous des quartz d'émission et de réception appairés
  4. D.vous utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et, si ce n'est pas le cas, vous modifiez la longueur de l'antenne de votre émetteur afin d'en changer la fréquence

Bonne réponse : B — vous utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et, si c'est le cas, vous indiquez à l'aide de la pince à linge ou de l'étiquette correspondante que vous utilisez cette fréquence

Deux émetteurs sur la même fréquence brouillent les modèles et provoquent des accidents. Avant d'allumer, on vérifie au tableau de fréquences que la sienne est libre et on la réserve avec la pince ou l'étiquette. La longueur d'antenne ne change pas la fréquence.

Lancé correctement à la main, un planeur vole en roulant d'un côté sur l'autre. Quelle est la cause possible de ce comportement ?

  1. A.l'aile a un dièdre trop important
  2. B.le centre de gravité est trop en avant
  3. C.une aile est plus lourde que l'autre
  4. D.une aile est plus longue que l'autre

Bonne réponse : A — l'aile a un dièdre trop important

Un dièdre excessif donne un effet de rappel en roulis trop fort : le modèle dépasse sa position d'équilibre et oscille d'un côté sur l'autre (roulis hollandais). Une aile plus lourde ou plus longue ferait plutôt virer le modèle toujours du même côté.

Pour qu'un planeur vole mieux par grand vent, on a intérêt à l'alourdir en plaçant du lest :

  1. A.à chaque extrémité des ailes, le modèle devenant plus maniable en roulis
  2. B.au bout du nez et de la queue, il devient plus maniable en tangage
  3. C.aux extrémités de chaque aile, au nez et à la queue
  4. D.au centre de gravité

Bonne réponse : D — au centre de gravité

Le lest augmente la charge alaire et donc la vitesse de vol, ce qui permet de mieux pénétrer dans le vent. Il doit être placé au centre de gravité pour ne modifier ni le centrage ni l'inertie : du lest aux extrémités rendrait au contraire le modèle moins maniable.

La stabilité longitudinale d'un aéromodèle :

  1. A.est essentiellement liée à la position en hauteur de l'aile sur le fuselage (aile basse, aile médiane et aile haute)
  2. B.augmente lorsque le centrage avance et vice-versa
  3. C.ne dépend exclusivement que de l'efficacité de l'empennage horizontal
  4. D.diminue lorsque le centrage avance et vice-versa

Bonne réponse : B — augmente lorsque le centrage avance et vice-versa

Plus le centre de gravité est en avant du foyer de l'ensemble, plus le modèle est stable en tangage ; quand le centrage recule, la stabilité diminue. Un centrage trop avant rend toutefois le modèle lourd aux commandes.

Vous désirez que votre planeur tienne l'air le plus longtemps possible en gagnant de l'altitude et en parcourant une longue distance. Qu'allez-vous utiliser ?

  1. A.un secteur à fortes turbulences dans un endroit peu dégagé
  2. B.l'abri d'une pente et un vent faible
  3. C.les ascendances dynamiques du vol de pente
  4. D.les vibrations thermiques après une pluie

Bonne réponse : C — les ascendances dynamiques du vol de pente

Le vent qui rencontre une pente est dévié vers le haut : cette ascendance dynamique, présente tout le long du relief, permet au planeur de se maintenir et de parcourir de longues distances le long de la pente. À l'abri de la pente, l'air est au contraire descendant et turbulent.

Vous récupérez un modèle qui vient d'atterrir, il faut :

  1. A.couper tout de suite l'émetteur pour ne pas perturber les modèles en vol
  2. B.couper le récepteur puis l'émetteur
  3. C.couper l'émetteur puis le récepteur
  4. D.enlever le quartz du récepteur pour ne pas recevoir de parasites

Bonne réponse : B — couper le récepteur puis l'émetteur

On coupe toujours le récepteur avant l'émetteur (et on allume l'émetteur avant le récepteur) : si le récepteur restait alimenté sans émetteur, il pourrait capter des parasites ou un autre émetteur et actionner le moteur ou les gouvernes de façon incontrôlée.

Pour faire atterrir en douceur un modèle réduit à train tricycle, il faut :

  1. A.toucher le sol en premier avec la roulette de nez
  2. B.augmenter le piqué en approchant du sol
  3. C.donner une assiette positive pour toucher d'abord le sol avec le train principal
  4. D.couper le moteur avant de toucher le sol pour diminuer la vitesse

Bonne réponse : C — donner une assiette positive pour toucher d'abord le sol avec le train principal

Comme pour un avion grandeur, un appareil à train tricycle se pose avec une légère assiette à cabrer, sur le train principal d'abord ; la roulette de nez est posée ensuite. Toucher d'abord avec la roulette de nez provoque rebonds et risque de casse.

Allen et Redlich ont réussi à faire traverser la Manche par leur maquette Radio-Queen, ouvrant une nouvelle ère pour la radiocommande. En quelle année ?

  1. A.1953
  2. B.1954
  3. C.1955
  4. D.1956

Bonne réponse : B — 1954

Selon le corrigé officiel, la traversée de la Manche par le modèle radiocommandé Radio-Queen d'Allen et Redlich eut lieu en 1954. Cet exploit montra la fiabilité nouvelle de la radiocommande sur une longue distance.