Annale BIA 2003 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2003 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 2003 en conditions réelles (2 h 30)
120 questions

Parmi les situations suivantes, quelle est la moins dangereuse pour un avion en approche finale ?

  1. A.dérapage
  2. B.glissade
  3. C.vitesse proche de la vitesse de décrochage
  4. D.virage à forte inclinaison

Bonne réponse : B — glissade

La glissade est une manœuvre maîtrisée, utilisée volontairement pour perdre de la hauteur sans prendre de vitesse. Le dérapage à basse vitesse peut provoquer un départ en vrille, et une vitesse proche du décrochage ou une forte inclinaison (qui augmente la vitesse de décrochage) sont dangereuses près du sol.

Lors d'un dérapage, l'aile à l'intérieur du virage est en :

  1. A.avant de l'aile extérieure et porte davantage
  2. B.arrière de l'aile extérieure et porte davantage
  3. C.avant de l'aile extérieure et porte moins
  4. D.arrière de l'aile extérieure et porte moins

Bonne réponse : D — arrière de l'aile extérieure et porte moins

En dérapage, le nez est poussé vers l'intérieur du virage par trop de pied : l'avion tourne en lacet, l'aile extérieure avance et l'aile intérieure recule. Le vent relatif étant moins favorable sur l'aile intérieure (masquée, plus lente), elle porte moins : c'est ce qui rend le dérapage propice au départ en vrille.

Un planeur a une finesse de 40. En air calme, il se trouve à 5000 ft. Quelle est approximativement la distance maximale qu'il peut parcourir en ligne droite ?

  1. A.40 km
  2. B.40 NM
  3. C.60 NM
  4. D.60 km

Bonne réponse : D — 60 km

La distance franchissable en air calme vaut finesse × hauteur. 5000 ft ≈ 1524 m, donc 40 × 1524 m ≈ 61 km, soit environ 60 km. Le piège est de confondre kilomètres et milles nautiques.

Pour les questions 4 à 6, l'ULM étudié a une masse de 385 kg et une surface alaire de 15 m². Sa vitesse de décrochage en palier rectiligne est de 65 km/h. La masse volumique de l'air dans les conditions du vol est de 1,2 kg/m³ (g = 10 N/kg). En virage à 60° d'inclinaison, cet ULM subit un facteur de charge de :

  1. A.2
  2. B.6
  3. C.6,5
  4. D.-1

Bonne réponse : A — 2

En virage en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5, donc n = 2 : la portance doit valoir deux fois le poids.

Pour les questions 4 à 6, l'ULM étudié a une masse de 385 kg et une surface alaire de 15 m². Sa vitesse de décrochage en palier rectiligne est de 65 km/h. La masse volumique de l'air dans les conditions du vol est de 1,2 kg/m³ (g = 10 N/kg). Le même ULM subit maintenant en virage un facteur de charge égal à 3. Sa vitesse de décrochage en virage vaut alors :

  1. A.65 km/h
  2. B.68 km/h
  3. C.92 km/h
  4. D.113 km/h

Bonne réponse : D — 113 km/h

La vitesse de décrochage augmente comme la racine carrée du facteur de charge : Vs virage = Vs × √n. Ici 65 × √3 ≈ 65 × 1,73 ≈ 113 km/h.

Pour les questions 4 à 6, l'ULM étudié a une masse de 385 kg et une surface alaire de 15 m². Sa vitesse de décrochage en palier rectiligne est de 65 km/h. La masse volumique de l'air dans les conditions du vol est de 1,2 kg/m³ (g = 10 N/kg). Cet ULM vole maintenant à la vitesse de 126 km/h, en palier. Son coefficient de portance vaut :

  1. A.0,01
  2. B.0,1
  3. C.0,26
  4. D.0,35

Bonne réponse : D — 0,35

En palier, la portance égale le poids : ½ ρ S V² Cz = m g. Avec V = 126 km/h = 35 m/s : Cz = 3850 / (0,5 × 1,2 × 15 × 35²) = 3850 / 11025 ≈ 0,35. On retrouve le même résultat avec Czmax × (65/126)² ≈ 1,31 × 0,266 ≈ 0,35.

Les cadrans des instruments du tableau de bord d'un avion en vol évoluant à basse vitesse affichent depuis plusieurs secondes les indications ci-dessous (indicateur de virage et bille, horizon artificiel, variomètre). On en déduit que :

  1. A.l'avion est en montée
  2. B.l'avion est en virage à gauche
  3. C.il faut mettre du pied à droite pour retrouver un vol symétrique
  4. D.toutes les réponses sont correctes

Bonne réponse : D — toutes les réponses sont correctes

Le variomètre indique une vitesse verticale positive (montée), l'horizon et l'indicateur de virage montrent un virage à gauche, et la bille est décentrée à droite. Pour recentrer la bille, on met du pied du côté de la bille, donc à droite : toutes les propositions sont vraies.

En air calme, un planeur vole en palier rectiligne horizontal depuis quelques secondes :

  1. A.sa vitesse augmente forcément
  2. B.son pilote tire de plus en plus sur le manche
  3. C.sa vitesse est constante
  4. D.son pilote pousse de plus en plus sur le manche

Bonne réponse : B — son pilote tire de plus en plus sur le manche

Sans moteur, un planeur ne peut pas maintenir le palier : n'ayant plus de composante du poids pour compenser la traînée, il ralentit. Pour garder la portance égale au poids malgré la baisse de vitesse, le pilote doit augmenter l'incidence, donc tirer de plus en plus sur le manche, jusqu'au décrochage.

Pour un avion à moteur, lors d'un vol en montée rectiligne à vitesse constante :

  1. A.la puissance à afficher est la même que celle nécessaire au vol rectiligne à la même vitesse
  2. B.la portance est forcément supérieure au poids puisque l'avion monte
  3. C.la portance est inférieure au poids
  4. D.le moteur de l'appareil est mieux refroidi par en dessous

Bonne réponse : C — la portance est inférieure au poids

En montée stabilisée, la portance équilibre seulement la composante du poids perpendiculaire à la trajectoire : Fz = P cos γ, donc légèrement inférieure au poids. C'est la traction du moteur qui équilibre la traînée plus la composante P sin γ ; il faut donc plus de puissance qu'en palier.

Un spoiler a pour effet principal :

  1. A.d'augmenter la portance
  2. B.de diminuer la traînée
  3. C.de diminuer la vitesse de décrochage
  4. D.de détruire la portance

Bonne réponse : D — de détruire la portance

Le spoiler est un dispositif hyposustentateur : en se levant sur l'extrados, il décolle l'écoulement et détruit une partie de la portance (tout en augmentant la traînée). Il sert à augmenter le taux de descente, à plaquer l'avion au sol à l'atterrissage ou à assister le roulis.

En air calme, la finesse d'un planeur peut s'exprimer par les rapports suivants, sauf un : lequel ?

  1. A.portance / traînée
  2. B.envergure / corde de profil de l'aile
  3. C.vitesse horizontale / vitesse verticale
  4. D.distance horizontale parcourue / perte de hauteur

Bonne réponse : B — envergure / corde de profil de l'aile

La finesse est le rapport portance/traînée (Cz/Cx), égal en air calme au rapport vitesse horizontale/vitesse verticale et distance parcourue/hauteur perdue. Le rapport envergure/corde est l'allongement : une grandeur géométrique qui influe sur la finesse mais ne la mesure pas.

Sur la polaire ci-contre (Cz en fonction de Cx), on appelle point de portance nulle :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : A — le point A

Le point de portance nulle est le point de la polaire situé sur l'axe des Cx (Cz = 0) : c'est le point A. L'aile y produit encore de la traînée mais aucune portance.

Sur la polaire ci-contre (Cz en fonction de Cx, même polaire que la question précédente), on appelle point de finesse maximum :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : C — le point C

La finesse vaut Cz/Cx, c'est-à-dire la pente de la droite joignant l'origine au point de la polaire. Elle est maximale au point de tangence de la droite issue de l'origine avec la polaire : le point C. Le point D correspond au Cz maximum (décrochage).

On appelle tourbillons marginaux (ou turbulence de sillage) :

  1. A.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à l'hélice
  2. B.les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite
  3. C.les turbulences d'air situées à l'arrière de l'avion et dues à sa pénétration dans l'air
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — les tourbillons d'air dus à la portance et à l'origine de la traînée induite

La différence de pression entre intrados (surpression) et extrados (dépression) fait contourner l'air en bout d'aile, créant des tourbillons marginaux. Ils sont donc liés à la portance et sont à l'origine de la traînée induite.

Lors d'une utilisation normale d'un avion, le centre de poussée d'une aile de profil classique :

  1. A.est fixe quel que soit l'angle d'incidence
  2. B.se déplace de la même manière que le foyer
  3. C.avance quand l'incidence augmente
  4. D.recule quand l'incidence augmente

Bonne réponse : C — avance quand l'incidence augmente

Sur un profil classique (non autostable), le centre de poussée, point d'application de la résultante aérodynamique, avance vers le bord d'attaque quand l'incidence augmente dans le domaine normal de vol. Le foyer, lui, est pratiquement fixe (vers 25 % de la corde).

Un avion monomoteur a son hélice qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre vue de la place pilote. Pour contrer l'effet du couple de renversement et du souffle hélicoïdal au décollage, il faut « mettre du manche » :

  1. A.à droite et du pied à droite
  2. B.à gauche et du pied à droite
  3. C.à droite et du pied à gauche
  4. D.à gauche et du pied à gauche

Bonne réponse : A — à droite et du pied à droite

Une hélice tournant à droite crée un couple de renversement qui incline l'avion à gauche (contré par du manche à droite) et un souffle hélicoïdal qui frappe la dérive par la gauche et fait embarquer le nez à gauche (contré par du pied à droite).

Les winglets servent à :

  1. A.augmenter la traînée de l'aile
  2. B.diminuer la stabilité en lacet
  3. C.rendre tourbillonnaire l'écoulement de l'air sur les ailes
  4. D.diminuer la traînée induite

Bonne réponse : D — diminuer la traînée induite

Les winglets, ailettes verticales en bout d'aile, gênent le contournement de l'air de l'intrados vers l'extrados. Ils affaiblissent les tourbillons marginaux et réduisent donc la traînée induite, ce qui économise du carburant.

Un avion de voltige monomoteur fortement motorisé possède une hélice de grand diamètre qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre vue de la place pilote. Le seul effet gyroscopique dû à l'hélice fait qu'au décollage :

  1. A.l'avion a tendance à embarquer (dévier) vers la droite
  2. B.l'avion s'incline à droite
  3. C.l'avion a tendance à embarquer (dévier) vers la gauche
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : A — l'avion a tendance à embarquer (dévier) vers la droite

L'hélice se comporte comme un gyroscope : un mouvement en tangage provoque une réaction en lacet décalée de 90° dans le sens de rotation. Lors de la rotation à cabrer au décollage, une hélice tournant à droite fait embarquer le nez vers la droite. L'effet gyroscopique ne crée pas d'inclinaison.

Le coefficient de traînée induite d'une aile est :

  1. A.faible aux grands angles d'incidence
  2. B.fort aux grands angles d'incidence
  3. C.la somme des coefficients de portance et de traînée
  4. D.fort sur les planeurs, faible sur les avions

Bonne réponse : B — fort aux grands angles d'incidence

Le coefficient de traînée induite est proportionnel au carré du Cz (Cxi = Cz² / (π λ)). Il est donc fort aux grandes incidences, c'est-à-dire aux faibles vitesses. Les planeurs, très allongés, ont au contraire une traînée induite faible.

En l'absence de vent, en air calme et en vol horizontal vers l'avant, un hélicoptère classique dont la vitesse linéaire moyenne de rotation des pales de rotor vaut environ 400 km/h :

  1. A.ne pourra jamais atteindre la vitesse de 400 km/h car la pale reculante serait dans un vent relatif de vitesse nulle
  2. B.ne pourra jamais atteindre la vitesse de 800 km/h car la pale avançante atteindrait alors la vitesse du son (voisine de 1200 km/h)
  3. C.a les deux pales de son rotor réglées au même pas (calées du même angle par rapport à leur plan de rotation)
  4. D.peut arrêter son rotor de queue (rotor anti-couple) dès qu'il se déplace à une vitesse suffisante

Bonne réponse : A — ne pourra jamais atteindre la vitesse de 400 km/h car la pale reculante serait dans un vent relatif de vitesse nulle

La pale reculante voit un vent relatif égal à la vitesse de rotation moins la vitesse d'avancement : à 400 km/h, il serait nul et la pale ne porterait plus, d'où la dissymétrie de portance qui limite la vitesse des hélicoptères. Le pas cyclique varie justement d'une pale à l'autre, et le rotor anticouple reste indispensable.

La gouverne de direction est une surface :

  1. A.fixe et horizontale placée à l'arrière de l'avion
  2. B.mobile et verticale placée à l'arrière de l'avion
  3. C.mobile et située à l'extrémité de chaque demi-aile
  4. D.fixe et verticale placée à l'arrière de l'avion

Bonne réponse : B — mobile et verticale placée à l'arrière de l'avion

La gouverne de direction est la partie mobile de l'empennage vertical, articulée derrière la dérive (partie fixe). Commandée par le palonnier, elle agit sur le lacet.

Quelle commande est utilisée pour assurer la stabilité de route d'un aéronef ?

  1. A.le manche
  2. B.la dérive
  3. C.les ailerons
  4. D.le palonnier

Bonne réponse : D — le palonnier

La dérive est une surface fixe qui assure la stabilité en lacet, mais ce n'est pas une commande. La commande qui agit sur le lacet, et permet de tenir la route en vol symétrique, est le palonnier, relié à la gouverne de direction.

On appelle surface alaire :

  1. A.la surface d'une aile
  2. B.la somme des surfaces de deux ailes
  3. C.la surface totale de la voilure y compris celle qui traverse le fuselage
  4. D.la somme de la surface des ailes et de la totalité du fuselage

Bonne réponse : C — la surface totale de la voilure y compris celle qui traverse le fuselage

La surface alaire est la surface de référence de la voilure vue en plan, y compris la partie fictive qui traverse le fuselage. C'est elle qu'on utilise dans les formules de portance et de traînée.

Les volets sont sortis :

  1. A.pour voler aux faibles vitesses
  2. B.pour voler aux grandes vitesses
  3. C.au moment de l'atterrissage et du décollage
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses a et c sont exactes

Les volets hypersustentateurs augmentent le Cz maximal et abaissent la vitesse de décrochage. On les sort donc pour voler lentement, en particulier au décollage (braquage modéré) et à l'atterrissage (braquage important).

Un compensateur est une petite surface placée à l'arrière d'une gouverne et qui sert :

  1. A.à compenser les erreurs de pilotage
  2. B.à soulager les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes
  3. C.à compenser les variations de pression dues aux changements d'altitude de l'avion
  4. D.les réponses a, b, c sont exactes

Bonne réponse : B — à soulager les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes

Le compensateur (tab) crée un petit effort aérodynamique qui maintient la gouverne dans la position voulue. Il annule ainsi l'effort que le pilote devrait exercer en permanence sur le manche, sans corriger les erreurs de pilotage.

La déviation est une erreur concernant :

  1. A.le conservateur de cap
  2. B.le compas magnétique
  3. C.l'indicateur de virage
  4. D.le tachymètre

Bonne réponse : B — le compas magnétique

La déviation est l'erreur du compas magnétique due aux masses métalliques et aux champs électriques de l'avion. Elle varie selon le cap et est donnée par la courbe ou la carte de déviation.

Quelle est la pression utilisée par l'altimètre ?

  1. A.la pression totale
  2. B.la pression dynamique
  3. C.la pression statique
  4. D.la pression manométrique

Bonne réponse : C — la pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde relié à la prise statique : il mesure la pression statique et la traduit en altitude selon l'atmosphère standard. La pression dynamique est utilisée par l'anémomètre.

La VNE signifie :

  1. A.la vitesse à ne jamais dépasser
  2. B.la vitesse normale d'exploitation
  3. C.la vitesse en nœuds
  4. D.la vitesse maximale volets sortis

Bonne réponse : A — la vitesse à ne jamais dépasser

VNE vient de « Velocity Never Exceed » : vitesse à ne jamais dépasser, matérialisée par le trait rouge sur l'anémomètre. La vitesse maximale volets sortis est la VFE.

Dans un moteur à explosion, le vilebrequin :

  1. A.sert à limiter la course du cylindre
  2. B.transmet le mouvement des soupapes aux bielles
  3. C.transmet le mouvement des pistons aux cylindres
  4. D.transmet le mouvement des pistons à l'arbre de l'hélice

Bonne réponse : D — transmet le mouvement des pistons à l'arbre de l'hélice

Le vilebrequin transforme le mouvement alternatif des pistons, transmis par les bielles, en mouvement de rotation qui entraîne l'hélice. Les cylindres sont fixes et les soupapes sont commandées par l'arbre à cames.

La richesse du mélange :

  1. A.augmente avec l'altitude
  2. B.diminue avec l'altitude
  3. C.reste constante quelle que soit l'altitude
  4. D.varie avec la pression d'admission

Bonne réponse : A — augmente avec l'altitude

Avec l'altitude, l'air devient moins dense : pour la même quantité d'essence, le carburateur fournit une masse d'air plus faible, donc le mélange s'enrichit. Le pilote doit l'appauvrir avec la manette de mélange.

Parmi ces instruments du tableau de bord, lequel ne fonctionne pas à l'aide d'un gyroscope ?

  1. A.l'horizon artificiel
  2. B.le compas
  3. C.l'indicateur de virage
  4. D.le conservateur de cap

Bonne réponse : B — le compas

L'horizon artificiel, l'indicateur de virage et le conservateur de cap utilisent tous un gyroscope. Le compas est un instrument magnétique : une aiguille aimantée s'oriente dans le champ magnétique terrestre.

Mettre une hélice en drapeau consiste à amener les pales dans une position telle que :

  1. A.l'angle de calage soit nul
  2. B.l'angle d'incidence soit maximum
  3. C.le pas soit nul
  4. D.l'angle de calage soit voisin de 90°

Bonne réponse : D — l'angle de calage soit voisin de 90°

En drapeau, les pales sont tournées pour être alignées avec le vent relatif, calage voisin de 90°. Après une panne moteur, l'hélice cesse de tourner en moulinet et sa traînée devient minimale.

Dans un turboréacteur, l'air suit le trajet suivant :

  1. A.tuyère, turbine, chambre de combustion, compresseur
  2. B.compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère
  3. C.turbine, compresseur, chambre de combustion, tuyère
  4. D.compresseur, tuyère, chambre de combustion, turbine

Bonne réponse : B — compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère

L'air est d'abord comprimé par le compresseur, puis chauffé par la combustion du kérosène dans la chambre ; les gaz détendus entraînent la turbine (qui fait tourner le compresseur) puis sont accélérés dans la tuyère pour produire la poussée.

En vol, l'aileron gauche est abaissé, l'aileron droit levé, la bille est à droite, l'avion est en virage :

  1. A.à droite glissé
  2. B.à gauche glissé
  3. C.à droite dérapé
  4. D.à gauche dérapé

Bonne réponse : A — à droite glissé

Aileron gauche baissé et droit levé : l'aile gauche porte plus, l'avion s'incline et vire à droite. La bille est du côté intérieur du virage : l'avion glisse vers l'intérieur, c'est un virage glissé (manque de pied à droite).

La composition idéale du mélange carburé air-essence correspond à une proportion de 1 gramme d'essence pour :

  1. A.17 g d'air
  2. B.20 g d'air
  3. C.15 g d'air
  4. D.8 g d'air

Bonne réponse : C — 15 g d'air

Le mélange stœchiométrique, qui permet une combustion complète, correspond à environ 15 g d'air pour 1 g d'essence (dosage 1/15).

Le conservateur de cap est un instrument qui :

  1. A.est très fiable et permet de contrôler les indications du compas
  2. B.permet de contrôler l'assiette et l'inclinaison de l'avion
  3. C.est sujet à une dérive, obligeant le pilote à des recalages fréquents
  4. D.ne donne pas des indications fiables quand l'avion est en virage

Bonne réponse : C — est sujet à une dérive, obligeant le pilote à des recalages fréquents

Le conservateur de cap est un gyroscope qui donne un cap stable même en virage, mais il dérive avec le temps (frottements, rotation de la Terre). Le pilote doit le recaler régulièrement sur le compas, environ toutes les 15 minutes.

Aux erreurs instrumentales près, l'anémomètre indique :

  1. A.la vitesse sur trajectoire air de l'avion
  2. B.la vitesse de l'air par rapport au sol
  3. C.la pression atmosphérique au niveau du sol
  4. D.la vitesse ascensionnelle de l'avion

Bonne réponse : A — la vitesse sur trajectoire air de l'avion

L'anémomètre mesure la pression dynamique (pression totale moins pression statique) et l'affiche en vitesse : c'est la vitesse de l'avion par rapport à l'air, et non par rapport au sol. La vitesse verticale est donnée par le variomètre.

Dans une aile d'avion, les efforts principaux de flexion sont encaissés par :

  1. A.la poutre longitudinale
  2. B.le longeron d'aile
  3. C.les nervures
  4. D.les couples transversaux

Bonne réponse : B — le longeron d'aile

Le longeron, poutre qui court sur toute l'envergure, reprend l'essentiel des efforts de flexion de l'aile. Les nervures donnent la forme du profil et les couples sont des éléments du fuselage.

L'angle de calage d'une aile est l'angle compris entre :

  1. A.la trajectoire de l'avion et l'axe longitudinal de l'avion
  2. B.la trajectoire de l'avion et l'horizontale
  3. C.la corde de profil et l'horizontale
  4. D.la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion

Bonne réponse : D — la corde de profil et l'axe longitudinal de l'avion

Le calage est un angle fixe, défini à la construction, entre la corde du profil et l'axe longitudinal du fuselage. À ne pas confondre avec l'incidence (corde/vent relatif), l'assiette (axe longitudinal/horizontale) ou la pente (trajectoire/horizontale).

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.lacet inverse
  3. C.roulis induit
  4. D.lacet induit

Bonne réponse : B — lacet inverse

L'aileron baissé augmente la portance mais aussi la traînée de son aile, qui recule : le nez part du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, contré au palonnier. Le roulis induit est, lui, l'effet secondaire de la gouverne de direction.

Le symbole ci-contre, sur une carte de météorologie, signifie :

  1. A.un front froid
  2. B.un front chaud
  3. C.l'absence de vent
  4. D.une courbe isobare

Bonne réponse : B — un front chaud

Sur les cartes, le front chaud est représenté par une ligne portant des demi-cercles (rouges en couleur) tournés vers l'air froid. Le front froid porte des triangles, l'occlusion alterne triangles et demi-cercles.

Sur une carte TEMSI, quelle est la signification de ce symbole ?

  1. A.turbulence en ciel clair
  2. B.averse de neige
  3. C.montagne russe
  4. D.givrage fort

Bonne réponse : D — givrage fort

Sur une TEMSI, le givrage est symbolisé par un arc en forme de U traversé de barres verticales ; deux barres indiquent un givrage modéré, trois barres un givrage fort. La turbulence est représentée par des chapeaux pointus.

Sur les cartes météorologiques, l'isotherme est une ligne qui relie les points :

  1. A.d'égale pression
  2. B.d'égale déclinaison
  3. C.d'égale humidité
  4. D.d'égale température

Bonne réponse : D — d'égale température

Iso- signifie « égal » et -therme renvoie à la température : l'isotherme joint les points de même température. Les points de même pression sont reliés par des isobares.

Dans le dossier météorologique du pilote, on trouve un certain nombre de messages. Parmi eux, le METAR est :

  1. A.un message de prévision du temps à un endroit donné
  2. B.un message d'observation du temps en un lieu donné
  3. C.un message de prévision du temps sous forme d'une carte
  4. D.un message d'observation du temps sous forme d'une carte

Bonne réponse : B — un message d'observation du temps en un lieu donné

Le METAR est un message d'observation régulière, émis toutes les demi-heures ou heures, décrivant le temps observé sur un aérodrome. La prévision pour un aérodrome est le TAF ; la TEMSI est une carte de prévision.

L'appareil qui permet de mesurer l'humidité est un :

  1. A.pluviomètre
  2. B.micromètre
  3. C.hygromètre
  4. D.baromètre

Bonne réponse : C — hygromètre

L'hygromètre mesure l'humidité de l'air. Le pluviomètre mesure la hauteur des précipitations et le baromètre la pression atmosphérique.

Dans l'hémisphère nord, le vent :

  1. A.souffle des basses pressions vers les hautes pressions
  2. B.tourne autour d'une dépression dans le sens des aiguilles d'une montre
  3. C.tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
  4. D.souffle toujours dans le même sens, du nord vers le sud

Bonne réponse : C — tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre

Sous l'effet de la force de Coriolis, le vent de l'hémisphère nord tourne autour des dépressions dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et autour des anticyclones dans le sens horaire. Près du sol, il est en plus dévié des hautes vers les basses pressions.

L'expression « inversion de température » signifie, dans une couche d'air donnée, que la température :

  1. A.diminue quand l'altitude augmente
  2. B.augmente quand l'altitude augmente
  3. C.devient négative à la tombée de la nuit
  4. D.diminue plus vite que le gradient standard

Bonne réponse : B — augmente quand l'altitude augmente

Normalement, la température baisse avec l'altitude. On parle d'inversion lorsque, dans une couche, elle augmente avec l'altitude ; cette couche est très stable et bloque les mouvements verticaux (brumes, pollution).

Selon l'atmosphère standard, le gradient de pression en s'élevant en altitude correspond à une :

  1. A.diminution de pression de 28 hPa par 1000 pieds
  2. B.augmentation de pression de 1 hPa par 28 pieds
  3. C.diminution de pression de 1 hPa par 28 pieds
  4. D.augmentation de pression de 28 hPa par 1000 pieds

Bonne réponse : C — diminution de pression de 1 hPa par 28 pieds

Dans les basses couches de l'atmosphère standard, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 28 ft (environ 8,5 m) lorsqu'on monte. Cela représente environ 36 hPa par 1000 ft, et non 28.

La cause principale de formation d'un nuage est :

  1. A.l'augmentation de la pression atmosphérique
  2. B.le refroidissement d'une masse d'air humide
  3. C.le réchauffement d'une masse d'air humide
  4. D.la proximité d'une zone de basses pressions

Bonne réponse : B — le refroidissement d'une masse d'air humide

Un nuage se forme quand l'air humide se refroidit jusqu'à sa température de saturation (point de rosée) : la vapeur d'eau se condense en gouttelettes. Ce refroidissement provient le plus souvent d'un soulèvement (détente adiabatique).

Un des groupes de nuages suivants ne comporte que des nuages instables (à développement vertical) :

  1. A.St – Cb – Ac – Ci
  2. B.As – Cs – St – Ci
  3. C.Cu – Sc – Cb
  4. D.Ns – Cb – Ci – Ac

Bonne réponse : C — Cu – Sc – Cb

Les cumulus, stratocumulus et cumulonimbus sont des nuages à caractère convectif, liés à l'instabilité. Les autres groupes contiennent des nuages stratiformes (stratus, altostratus, cirrostratus, nimbostratus) qui traduisent une atmosphère stable.

On appelle « traîne » une zone :

  1. A.s'étendant à l'avant d'un front froid et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  2. B.de perturbations avec de fortes averses entre un front froid et un front chaud
  3. C.calme, située à l'arrière d'un cumulonimbus et se caractérisant par des nuages bas de type stratus
  4. D.s'étendant à l'arrière d'une perturbation et caractérisée par des nuages instables

Bonne réponse : D — s'étendant à l'arrière d'une perturbation et caractérisée par des nuages instables

La traîne est la partie arrière d'une perturbation, après le passage du front froid. L'air froid, instable, y produit des cumulus et cumulonimbus, avec averses et bonnes visibilités entre elles.

On appelle « stratus » un nuage :

  1. A.isolé, à base horizontale, dont le sommet est d'un blanc éclatant et qui a souvent l'aspect d'un chou-fleur
  2. B.semblable à de fins cheveux blancs et dont l'altitude est très élevée
  3. C.uniforme, gris et dont la base, souvent située près du sol, est rendue floue par la brume ou le brouillard
  4. D.noir, très élevé et porteur de grêle

Bonne réponse : C — uniforme, gris et dont la base, souvent située près du sol, est rendue floue par la brume ou le brouillard

Le stratus est un nuage bas, en couche grise uniforme, dont la base est souvent très proche du sol. La description en chou-fleur correspond au cumulus, les cheveux blancs au cirrus et le nuage porteur de grêle au cumulonimbus.

La visibilité horizontale n'est pas très bonne : elle est supérieure à 1 km et inférieure à 1,5 km. Il ne pleut pas et ne neige pas non plus. En météorologie, on dit qu'il y a :

  1. A.de la brume
  2. B.CAVOK
  3. C.du brouillard
  4. D.du smog

Bonne réponse : A — de la brume

On parle de brouillard lorsque la visibilité est inférieure à 1 km, et de brume lorsqu'elle est comprise entre 1 et 5 km (brume humide ou sèche). Avec 1 à 1,5 km, c'est donc de la brume ; CAVOK exige au moins 10 km.

Une perturbation forme un système nuageux qui comprend plusieurs parties. Dans laquelle de ces parties se produisent les pluies les plus intenses ?

  1. A.la tête
  2. B.la traîne
  3. C.le corps
  4. D.la marge

Bonne réponse : C — le corps

Le corps de la perturbation, entre la fin de la tête et le front froid, comporte les nuages les plus épais (nimbostratus, cumulonimbus) et les précipitations les plus intenses et continues. La tête n'a que des nuages élevés, la traîne des averses.

Dans une occlusion, lorsque l'air froid postérieur est plus froid que l'air froid antérieur, on a :

  1. A.une occlusion à caractère de front froid
  2. B.une occlusion à caractère de front chaud
  3. C.une occlusion à caractère polaire
  4. D.une occlusion à caractère de front sec

Bonne réponse : A — une occlusion à caractère de front froid

Si l'air froid arrière est plus froid que l'air froid avant, il passe sous lui en le soulevant, comme un front froid : l'occlusion est à caractère de front froid. Dans le cas inverse, l'occlusion est à caractère de front chaud.

Lequel de ces nuages est à fort développement vertical ?

  1. A.le stratus
  2. B.l'altocumulus
  3. C.le cirrocumulus
  4. D.le cumulonimbus

Bonne réponse : D — le cumulonimbus

Le cumulonimbus peut s'étendre de la base des nuages bas jusqu'à la tropopause, sur 10 km ou plus : c'est le nuage à développement vertical par excellence, porteur d'orages.

Lorsque les écarts de pression sont importants sur une faible distance, on peut en déduire :

  1. A.qu'il n'y a pas de vent
  2. B.que le vent est faible
  3. C.que le vent est incertain, car il ne dépend pas de la pression
  4. D.que le vent est fort

Bonne réponse : D — que le vent est fort

Le vent est provoqué par la différence de pression entre deux points. Un fort gradient de pression, visible par des isobares serrées sur la carte, donne un vent fort.

Un vent 230/15 vient du :

  1. A.sud-ouest à une vitesse de 15 kt
  2. B.nord-est à une vitesse de 15 kt
  3. C.sud-ouest à une vitesse de 15 km/h
  4. D.nord-est à une vitesse de 15 km/h

Bonne réponse : A — sud-ouest à une vitesse de 15 kt

En météorologie aéronautique, la direction indique d'où vient le vent, en degrés par rapport au nord, et la vitesse est en nœuds. 230° correspond au sud-ouest, donc vent de sud-ouest de 15 kt.

Au passage d'un front chaud, si l'air est instable, on peut s'attendre à la formation de nuages de type :

  1. A.cumulonimbus
  2. B.cirrostratus
  3. C.cirrocumulus
  4. D.altostratus

Bonne réponse : A — cumulonimbus

Un front chaud donne habituellement des nuages stratiformes (Ci, Cs, As, Ns). Mais si l'air chaud soulevé est instable, des nuages convectifs se développent, notamment des cumulonimbus noyés dans la masse nuageuse, particulièrement dangereux.

L'expression CAVOK veut dire :

  1. A.visibilité supérieure ou égale à 10 km
  2. B.pas de nuages au-dessous de 1500 m, pas de cumulonimbus
  3. C.pas de précipitations ou d'orages, ni brouillard
  4. D.toutes les réponses sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les réponses sont exactes

CAVOK (Ceiling And Visibility OK) regroupe toutes ces conditions : visibilité d'au moins 10 km, pas de nuage significatif en dessous de 1500 m (5000 ft) ni de cumulonimbus, et aucun phénomène significatif (précipitations, orage, brouillard).

Un avion monomoteur survole un rassemblement inférieur à 10 000 personnes. Quelle doit être la hauteur minimale de survol ?

  1. A.environ 1500 m (5000 ft)
  2. B.environ 1000 m (3300 ft)
  3. C.environ 500 m (1600 ft)
  4. D.environ 100 m au-dessus du sol ou de l'eau

Bonne réponse : B — environ 1000 m (3300 ft)

Selon la réglementation française des hauteurs minimales de survol en vigueur à l'époque, un monomoteur doit survoler un rassemblement de moins de 10 000 personnes à au moins 1000 m environ (3300 ft). La hauteur exigée augmente avec la taille du rassemblement.

Un avion vole en VFR au cap magnétique 175°. Un vent d'est lui fait subir une dérive de 15°. Parmi ces niveaux de vol, quel est le seul exploitable pour cet aéronef ?

  1. A.FL 50
  2. B.FL 55
  3. C.FL 60
  4. D.FL 65

Bonne réponse : D — FL 65

Le vent d'est pousse vers l'ouest un avion qui va vers le sud : la dérive est à droite et la route magnétique vaut 175 + 15 = 190°. Pour une route comprise entre 180° et 359°, la règle semi-circulaire impose en VFR un niveau pair + 5 : FL 45, 65, 85... donc FL 65.

Aucun vol VFR de jour ne doit être entrepris sans une autonomie de carburant nécessaire à :

  1. A.30 min de vol
  2. B.45 min de vol
  3. C.1 h de vol
  4. D.1 h 30 de vol

Bonne réponse : A — 30 min de vol

La réglementation impose pour un vol VFR de jour une réserve permettant de voler 30 minutes de plus que la durée prévue jusqu'à destination ; elle est de 45 minutes la nuit.

Une zone à statut particulier identifiée par la lettre « P » est :

  1. A.réglementée
  2. B.restreinte
  3. C.dangereuse
  4. D.interdite

Bonne réponse : D — interdite

Les zones à statut particulier sont notées P (Prohibited) pour interdite, R (Restricted) pour réglementée et D (Danger) pour dangereuse. Une zone P ne peut pas être pénétrée.

Un « taxiway » :

  1. A.peut servir à atterrir et à décoller
  2. B.peut servir à l'atterrissage et au décollage, auquel cas cela sera spécifié sur la carte d'aérodrome
  3. C.ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef, ou roulage
  4. D.est un service de taxi sur certains aéroports

Bonne réponse : C — ne sert qu'aux déplacements au sol de l'aéronef, ou roulage

Le taxiway, ou voie de circulation, relie les pistes aux aires de stationnement. Il est réservé au roulage des aéronefs et ne sert jamais aux décollages ni aux atterrissages.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.l'isobare 1013,25 hPa
  3. C.la pression au niveau de la mer
  4. D.la pression au sol (QFE)

Bonne réponse : B — l'isobare 1013,25 hPa

Un niveau de vol est une altitude-pression lue sur l'altimètre calé à 1013,25 hPa, la pression standard. Tous les avions utilisant le même calage, les séparations verticales sont assurées.

La piste en service est la 12. Quels caps magnétiques successifs (vent arrière, étape de base, finale) devra prendre le pilote pour un tour de piste à gauche ?

  1. A.120° - 210° - 300°
  2. B.120° - 30° - 300°
  3. C.300° - 210° - 120°
  4. D.300° - 30° - 120°

Bonne réponse : C — 300° - 210° - 120°

Piste 12 : la finale est au 120°. La vent arrière est parallèle et opposée : 300°. Dans un circuit à gauche, tous les virages se font à gauche : de 300°, un virage à gauche de 90° donne la base au 210°, puis un autre virage à gauche aligne sur 120°.

Un document officiel sert à notifier les recommandations et/ou les interdictions concernant la circulation aérienne, ou simplement à informer les pilotes, par exemple de la présence d'obstacles dans l'axe de la piste de l'aérodrome, du changement de fréquence VHF, ou encore de l'interdiction provisoire d'atterrir sur cet aérodrome ; ce document est un :

  1. A.SIGMET
  2. B.TAF
  3. C.NOTAM
  4. D.METAR

Bonne réponse : C — NOTAM

Le NOTAM (Notice To Airmen) diffuse des informations temporaires ou urgentes sur les installations, services, procédures ou dangers. SIGMET, TAF et METAR sont des messages météorologiques.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

Le commandant de bord est responsable de l'état de son aéronef : il doit effectuer lui-même la visite prévol avant chaque vol, selon la check-list du manuel de vol.

La préparation du vol comprend l'étude des bulletins et prévisions météorologiques disponibles les plus récents pour :

  1. A.les vols IFR seulement
  2. B.tous les vols IFR et VFR
  3. C.les vols VFR seulement
  4. D.les vols IFR et les vols VFR hors circuit d'aérodrome

Bonne réponse : B — tous les vols IFR et VFR

Avant tout vol, IFR comme VFR, le commandant de bord doit prendre connaissance des informations météorologiques les plus récentes concernant le vol prévu.

Sur une carte aéronautique, on mesure 34 cm entre deux aérodromes. Sachant que la distance qui les sépare sur le terrain est de 170 km, on en déduit que l'échelle de la carte est de :

  1. A.1/50 000
  2. B.1/200 000
  3. C.1/500 000
  4. D.1/1 000 000

Bonne réponse : C — 1/500 000

170 km = 17 000 000 cm. L'échelle vaut 34 / 17 000 000 = 1 / 500 000 : 1 cm sur la carte représente 5 km sur le terrain (échelle de la carte OACI au 1/500 000).

Une ville A se trouve par 40° N - 10° W et une ville B par 42° N - 10° W. Quelle distance les sépare ?

  1. A.120 NM
  2. B.200 km
  3. C.120 km
  4. D.42 NM

Bonne réponse : A — 120 NM

Les deux villes sont sur le même méridien et séparées de 2° de latitude. Une minute d'arc de méridien vaut 1 NM, donc 1° = 60 NM et 2° = 120 NM (environ 222 km).

Un pilote veut suivre une route vraie au 107°. La déclinaison magnétique locale est de 1° W, la déviation du compas à ce cap est de 3° droite (Est), un vent du nord-est provoque une dérive de 10°. Le cap compas à adopter est de :

  1. A.095°
  2. B.096°
  3. C.105°
  4. D.119°

Bonne réponse : A — 095°

Le vent de nord-est vient de la gauche et pousse l'avion à droite : il faut prendre un cap vrai de 107 − 10 = 097°. Déclinaison 1° W : Cm = Cv + 1 = 098°. Déviation 3° Est : Cc = Cm − 3 = 095°.

La navigation à l'estime consiste à :

  1. A.suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.estimer sa position à l'aide d'un goniomètre

Bonne réponse : B — déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

Naviguer à l'estime, c'est calculer à partir de la route, du vent et de la vitesse le cap à tenir et le temps de vol jusqu'au prochain point, puis tenir ce cap et ce temps. Suivre des repères au sol relève du cheminement ; VOR et gonio sont de la radionavigation.

Vous volez à bord d'un avion de Paris vers Brest (Bretagne). Le soleil se couchera à Brest :

  1. A.plus tôt qu'à Paris
  2. B.plus tard qu'à Paris
  3. C.à la même heure qu'à Paris
  4. D.cela dépend de la saison

Bonne réponse : B — plus tard qu'à Paris

La Terre tourne d'ouest en est : le soleil se lève et se couche d'abord à l'est. Brest étant environ 7° à l'ouest de Paris, le coucher de soleil y a lieu environ 28 minutes plus tard (4 minutes par degré de longitude).

En croisière à 4500 ft QNH, un pilote veut rejoindre un aérodrome situé à 150 m d'altitude. Le circuit de piste de cet aérodrome s'effectue à 1000 ft sol. Avec un taux de chute de 500 ft/min, combien de temps va durer la descente jusqu'à l'intégration dans le circuit ?

  1. A.6 min
  2. B.7 min
  3. C.8 min
  4. D.9 min

Bonne réponse : A — 6 min

150 m ≈ 500 ft, donc le circuit se fait à 500 + 1000 = 1500 ft QNH. Il faut descendre de 4500 − 1500 = 3000 ft, soit 3000 / 500 = 6 minutes.

Le DME est un équipement qui :

  1. A.indique la pente à suivre pour l'atterrissage
  2. B.est réservé au trafic militaire
  3. C.est couplé au GPS et sert d'alarme de proximité du sol
  4. D.est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Bonne réponse : D — est couplé au VOR et indique la distance le séparant de la balise

Le DME (Distance Measuring Equipment) mesure la distance oblique entre l'avion et la balise. Il est généralement associé à un VOR, ce qui donne à la fois un relèvement et une distance. La pente d'approche est fournie par l'ILS.

Le transpondeur est un équipement permettant :

  1. A.d'effectuer un vol sans visibilité
  2. B.d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol
  3. C.la pratique du VFR en haute altitude
  4. D.de recevoir des informations météorologiques en vol (VOLMET)

Bonne réponse : B — d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol

Le transpondeur répond aux interrogations du radar secondaire au sol en renvoyant un code (et l'altitude pression en mode C). Le contrôleur peut ainsi identifier et suivre l'avion sur son écran.

Le pilote peut s'orienter dans l'espace grâce aux informations fournies par :

  1. A.la vision
  2. B.les oreilles internes
  3. C.les muscles
  4. D.les 3 propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les 3 propositions ci-dessus sont exactes

L'orientation spatiale combine la vue, l'oreille interne (système vestibulaire, sensible aux accélérations) et les capteurs des muscles et articulations (proprioception). Sans repères visuels, les deux derniers peuvent créer des illusions dangereuses.

Avant d'apprendre à piloter un avion, un certificat médical d'aptitude physique et mentale :

  1. A.est facultatif
  2. B.est obligatoire
  3. C.doit être passé chez un médecin agréé par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC)
  4. D.les réponses b et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses b et c sont exactes

Pour voler seul à bord, l'élève pilote doit détenir un certificat médical d'aptitude, délivré par un médecin aéronautique agréé (à l'époque par la DGAC). Les deux affirmations sont donc exactes.

L'aéronef qui a traversé la Manche pour la première fois était :

  1. A.un ballon, en 1785
  2. B.un dirigeable, en 1852
  3. C.un avion, en 1909
  4. D.un hydravion, en 1911

Bonne réponse : A — un ballon, en 1785

Le 7 janvier 1785, Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversèrent la Manche en ballon à gaz, de Douvres à Guînes. Blériot ne fit la traversée en avion qu'en 1909.

L'un de ces événements aéronautiques a été réalisé en 1908. Lequel ?

  1. A.le vol de Santos-Dumont sur son « 14 bis »
  2. B.le kilomètre en circuit fermé, par Henry Farman
  3. C.la traversée de la Manche par Louis Blériot
  4. D.le décollage d'un hydravion, par Henri Fabre

Bonne réponse : B — le kilomètre en circuit fermé, par Henry Farman

Le 13 janvier 1908, Henry Farman boucla le premier kilomètre en circuit fermé à Issy-les-Moulineaux. Santos-Dumont vola en 1906, Blériot traversa la Manche en 1909 et Fabre fit décoller son hydravion en 1910.

En 1914, l'avion avait vaincu tous ces obstacles, sauf un : lequel ?

  1. A.la Manche
  2. B.la Méditerranée
  3. C.les Alpes
  4. D.les Andes

Bonne réponse : D — les Andes

La Manche fut franchie en 1909 (Blériot), les Alpes en 1910 (Chavez) et la Méditerranée en 1913 (Garros). La cordillère des Andes ne fut traversée en avion qu'en 1918 par l'Argentin Luis Candelaria puis le Chilien Dagoberto Godoy.

Marcel Bloch (plus connu sous le nom de Marcel Dassault) s'est fait connaître pendant la Première Guerre mondiale :

  1. A.en créant l'hélice « Éclair », très performante pour l'époque
  2. B.en équipant certains avions de la TSF (radio)
  3. C.en concevant les célèbres chasseurs SPAD
  4. D.en mettant au point la mitrailleuse synchronisée à l'hélice

Bonne réponse : A — en créant l'hélice « Éclair », très performante pour l'époque

Pendant la Grande Guerre, Marcel Bloch conçut l'hélice « Éclair », adoptée notamment sur les SPAD. Les SPAD furent dessinés par Louis Béchereau, et la synchronisation de la mitrailleuse est due à Fokker (après les essais de Garros).

L'appareil qui réalisa la première liaison Paris-New York sans escale s'appelait :

  1. A.L'Oiseau Blanc
  2. B.Le Spirit of Saint Louis
  3. C.Le Point d'Interrogation
  4. D.L'Oiseau Canari

Bonne réponse : C — Le Point d'Interrogation

En septembre 1930, Costes et Bellonte relièrent Paris à New York sans escale sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation », dans le sens difficile, contre les vents dominants. Lindbergh avait fait New York-Paris en 1927 et Nungesser et Coli disparurent sur l'Oiseau Blanc.

L'auteur du livre « Vol de nuit » est :

  1. A.Joseph Kessel
  2. B.Romain Gary
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry
  4. D.Pierre Clostermann

Bonne réponse : C — Antoine de Saint-Exupéry

« Vol de nuit » (1931), prix Femina, est d'Antoine de Saint-Exupéry ; il s'inspire de l'Aéropostale en Amérique du Sud. Clostermann est l'auteur du « Grand Cirque ».

Les premières liaisons commerciales aériennes sont apparues :

  1. A.juste avant la Première Guerre mondiale de 1914-1918
  2. B.pendant la Première Guerre mondiale de 1914-1918
  3. C.entre les deux guerres mondiales, dès les années 1919 et 1920
  4. D.en 1933, en même temps que la compagnie Air France

Bonne réponse : C — entre les deux guerres mondiales, dès les années 1919 et 1920

Dès 1919, après la guerre, apparaissent les premières lignes commerciales régulières (Paris-Londres, lignes Latécoère vers le Maroc...) utilisant souvent d'anciens bombardiers reconvertis. Air France ne naît qu'en 1933 par fusion de compagnies existantes.

En 1937, le « LZ 129 Hindenburg » est le plus gros dirigeable jamais construit jusqu'alors. Il fut détruit, à son arrivée à Lakehurst (près de New York), par un incendie dans lequel périrent de nombreux passagers. Cet appareil était de la marque :

  1. A.allemande « Zeppelin »
  2. B.belge « Lebaudy »
  3. C.américaine « Curtiss »
  4. D.française « Caquot »

Bonne réponse : A — allemande « Zeppelin »

Le préfixe LZ signifie Luftschiff Zeppelin : le Hindenburg était un dirigeable rigide allemand de la firme Zeppelin, gonflé à l'hydrogène. Sa destruction en 1937 mit fin à l'ère des grands dirigeables de transport.

L'attaque japonaise contre Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, fut effectuée :

  1. A.par des hydravions catapultés
  2. B.par des bombardiers à long rayon d'action
  3. C.par des avions embarqués sur porte-avions
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : C — par des avions embarqués sur porte-avions

L'attaque fut menée par environ 350 avions (chasseurs Zéro, bombardiers en piqué et torpilleurs) décollant de six porte-avions japonais. Elle démontra le rôle décisif du porte-avions dans la guerre navale.

L'avion américain appelé « Mustang » est l'un des plus fameux chasseurs de la Seconde Guerre mondiale. Il est aussi connu sous le nom de son constructeur suivi de sa désignation militaire :

  1. A.Lockheed P-38
  2. B.Boeing B-24
  3. C.Vought F4U
  4. D.North American P-51

Bonne réponse : D — North American P-51

Le Mustang est le North American P-51, chasseur d'escorte à grand rayon d'action. Le P-38 est le Lightning, le F4U le Corsair, et le B-24 Liberator était construit par Consolidated.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une escadrille de pilotes français s'illustra sur le front russe. Elle reçut pour nom :

  1. A.Normandie-Niémen
  2. B.le Cirque Volant
  3. C.le Grand Cirque Blanc
  4. D.les Tigres Volants

Bonne réponse : A — Normandie-Niémen

Le groupe de chasse Normandie, formé de pilotes de la France libre, combattit en URSS sur Yak à partir de 1943 ; il reçut le nom de Normandie-Niémen après les combats sur le fleuve Niémen. Les Tigres Volants étaient des pilotes américains en Chine.

En 1921, la Française Adrienne Bolland franchit :

  1. A.les Alpes
  2. B.les Pyrénées
  3. C.la Méditerranée
  4. D.les Andes

Bonne réponse : D — les Andes

Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland traversa la cordillère des Andes sur un Caudron G.3, de Mendoza (Argentine) à Santiago du Chili : la première femme à réussir cet exploit.

Rangez ces inventions de la plus ancienne à la plus récente : 1 - le « manche à balai » ; 2 - le parachute ; 3 - le turboréacteur ; 4 - le pilote automatique. Le bon classement est :

  1. A.2, 1, 4, 3
  2. B.2, 1, 3, 4
  3. C.4, 2, 1, 3
  4. D.2, 4, 1, 3

Bonne réponse : A — 2, 1, 4, 3

Le parachute date de la fin du XVIIIe siècle (Lenormand 1783, Garnerin 1797), le manche à balai de 1907 (Esnault-Pelterie), le pilote automatique gyroscopique de 1912-1914 (Sperry) et le turboréacteur des années 1930-1939 (Whittle, von Ohain).

Lequel de ces avions n'est pas à réaction ?

  1. A.le Messerschmitt Me 262
  2. B.le DC-3
  3. C.le Mystère IV
  4. D.le B-52

Bonne réponse : B — le DC-3

Le Douglas DC-3 (1935) est un bimoteur à hélices et moteurs à pistons. Le Me 262 fut le premier chasseur à réaction opérationnel, le Mystère IV un chasseur Dassault à réaction et le B-52 un bombardier octoréacteur.

Le premier quadriréacteur de transport civil à avoir volé est le :

  1. A.SE 210 Caravelle
  2. B.Iliouchine Il-62
  3. C.De Havilland Comet
  4. D.Boeing 707

Bonne réponse : C — De Havilland Comet

Le De Havilland Comet britannique vola dès 1949 et entra en service en 1952 : premier avion de ligne à réaction, équipé de quatre réacteurs. La Caravelle est un biréacteur (1955), le Boeing 707 vola en 1957 et l'Il-62 en 1963.

Depuis les années 1960, le seul avion opérationnel à décollage et atterrissage vertical (ADAV) :

  1. A.est le Hawker Harrier
  2. B.utilise un système de propulsion vectorielle inventé par un Français
  3. C.a démontré son efficacité dans la guerre des Malouines
  4. D.toutes les affirmations sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les affirmations sont exactes

Le Hawker Harrier utilise un réacteur Pegasus à tuyères orientables, dont le principe de poussée vectorielle fut imaginé par l'ingénieur français Michel Wibault. Il s'illustra en 1982 pendant la guerre des Malouines.

En 1934, l'Américaine Amelia Earhart a été la première femme à réaliser une traversée aérienne en solitaire. Laquelle ?

  1. A.l'océan Indien
  2. B.l'Atlantique Nord
  3. C.l'Atlantique Sud
  4. D.le Pacifique

Bonne réponse : B — l'Atlantique Nord

Amelia Earhart fut la première femme à traverser seule l'Atlantique Nord, de Terre-Neuve à l'Irlande, en mai 1932. Elle disparut en 1937 dans le Pacifique lors d'une tentative de tour du monde.

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a été créée en :

  1. A.1944
  2. B.1945
  3. C.1947
  4. D.1948

Bonne réponse : A — 1944

L'OACI est issue de la convention de Chicago signée le 7 décembre 1944 ; elle devint pleinement opérationnelle en 1947 après ratification. Sa création est donc rattachée à 1944.

Le programme qui a permis la conquête de la Lune par les Américains en 1969 s'appelait :

  1. A.Mercury
  2. B.Gemini
  3. C.Soyouz
  4. D.Apollo

Bonne réponse : D — Apollo

Le programme Apollo permit à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de marcher sur la Lune le 21 juillet 1969 (Apollo 11). Mercury et Gemini l'avaient préparé ; Soyouz est un vaisseau soviétique.

Les satellites SPOT sont destinés :

  1. A.aux télécommunications
  2. B.à la météorologie
  3. C.à l'observation astronomique
  4. D.à l'observation de la Terre

Bonne réponse : D — à l'observation de la Terre

SPOT (Satellite Pour l'Observation de la Terre), développé par le CNES et lancé à partir de 1986, fournit des images de la surface terrestre pour la cartographie, l'agriculture ou l'environnement.

Le bois qu'on utilise le plus en aéromodélisme, car il est le plus léger, est :

  1. A.le spruce
  2. B.le peuplier
  3. C.le pin
  4. D.le balsa

Bonne réponse : D — le balsa

Le balsa, bois tropical très léger et facile à travailler, est le matériau de base de l'aéromodélisme. Le spruce, plus dur et plus lourd, sert pour les longerons.

Qu'est-ce qu'une aile en expansé coffré ?

  1. A.une aile recouverte de plastique expansé
  2. B.une aile dont les nervures forment un coffre
  3. C.une aile dont le noyau est en polystyrène recouvert de samba
  4. D.une aile en stratifié dont le longeron a la forme d'un coffre

Bonne réponse : C — une aile dont le noyau est en polystyrène recouvert de samba

L'aile en expansé coffré est constituée d'un noyau en polystyrène expansé découpé au fil chaud, puis coffré (recouvert) de fines feuilles de bois comme le samba ou le balsa.

Parmi les colles suivantes, laquelle est la plus employée pour assembler des pièces de bois ?

  1. A.la résine époxy
  2. B.la colle cyanoacrylate
  3. C.la colle néoprène
  4. D.la colle blanche

Bonne réponse : D — la colle blanche

La colle blanche (vinylique) est la plus utilisée pour le bois : bon marché, non toxique, elle laisse le temps d'ajuster les pièces. L'époxy est réservée aux assemblages très sollicités et la cyano aux collages rapides.

Pour découper un noyau d'aile en polystyrène, il faut utiliser :

  1. A.un cutter
  2. B.une scie sauteuse
  3. C.un fil métallique chaud
  4. D.un rabot de précision

Bonne réponse : C — un fil métallique chaud

Le polystyrène expansé se découpe proprement au fil chaud : un fil résistif tendu, chauffé électriquement, fond le polystyrène en suivant des gabarits de profil placés aux extrémités.

Sur un planeur léger (1,20 m d'envergure, masse de 600 g environ), vous utiliserez de préférence pour entoiler l'appareil :

  1. A.du plastique adhésif
  2. B.du film thermorétractable
  3. C.du papier kraft
  4. D.un tissu de verre

Bonne réponse : B — du film thermorétractable

Le film thermorétractable, posé au fer et tendu à la chaleur, est léger, solide et étanche : il convient bien à un petit planeur. Le tissu de verre est trop lourd et le papier kraft inadapté.

Un dièdre positif rend le modèle :

  1. A.plus stable en roulis
  2. B.plus stable en tangage
  3. C.plus stable en lacet
  4. D.plus propre à la vitesse

Bonne réponse : A — plus stable en roulis

Avec un dièdre positif, lors d'une inclinaison, l'aile basse reçoit le vent relatif sous une incidence plus forte et porte davantage : le modèle tend à revenir à plat. Le dièdre améliore donc la stabilité en roulis.

Un modèle centré « avant » :

  1. A.est lourd aux commandes
  2. B.aura tendance à cabrer
  3. C.est très maniable
  4. D.est dangereux du fait de son instabilité

Bonne réponse : A — est lourd aux commandes

Un centre de gravité avancé rend le modèle très stable mais peu maniable : il faut beaucoup de profondeur pour le faire cabrer, il est lourd aux commandes. C'est un centrage arrière qui le rend instable et dangereux.

Un moteur thermique du type « 25 » a une cylindrée de :

  1. A.25 cm³
  2. B.2,5 cm³
  3. C.0,25 cubic inch (soit 4 cm³)
  4. D.0,25 cm³

Bonne réponse : C — 0,25 cubic inch (soit 4 cm³)

La désignation des moteurs de modèles réduits est en centièmes de pouce cube : un « 25 » fait 0,25 in³. Un pouce cube valant 16,4 cm³, cela donne environ 4 cm³.

L'inscription « 10 x 6 » sur une hélice indique :

  1. A.un pas de 10 pouces et un diamètre de 6 pouces
  2. B.un diamètre de 10 pouces et un pas de 6 pouces
  3. C.un pas de 10 cm et un diamètre de 6 cm
  4. D.une épaisseur de 10 mm au moyeu et de 6 mm en bout de pale

Bonne réponse : B — un diamètre de 10 pouces et un pas de 6 pouces

Par convention, le premier nombre est le diamètre et le second le pas, tous deux en pouces : 10 x 6 signifie 10 pouces de diamètre (25,4 cm) et 6 pouces de pas (avance théorique par tour).

La plupart des moteurs thermiques utilisés en aéromodélisme ont comme carburant principal :

  1. A.le kérosène
  2. B.l'huile de ricin
  3. C.le méthyloctane
  4. D.le méthanol

Bonne réponse : D — le méthanol

Les moteurs glow utilisent un mélange à base de méthanol (environ 70 à 80 %), additionné d'huile (ricin ou synthétique) pour la lubrification et parfois de nitrométhane. L'huile de ricin n'est que le lubrifiant.

La catégorie « cacahuètes » correspond à des :

  1. A.avions de vol circulaire radiocommandés
  2. B.modèles de voltige aux formes exotiques
  3. C.répliques d'avions anciens
  4. D.maquettes ultra-légères avec moteur à élastique

Bonne réponse : D — maquettes ultra-légères avec moteur à élastique

Les « cacahuètes » (peanut scale) sont de petites maquettes de vol libre ultra-légères, d'envergure limitée (environ 33 cm), propulsées par un moteur à élastique.

Sur les planeurs d'aéromodélisme, on appelle aérofreins « crocodile » :

  1. A.un mixage des commandes, ailerons vers le haut et volets vers le bas
  2. B.un système de doubles lames placées sur l'intrados et l'extrados
  3. C.un mixage des commandes, ailerons vers le haut, profondeur à piquer
  4. D.des lames crantées sortant de l'extrados

Bonne réponse : A — un mixage des commandes, ailerons vers le haut et volets vers le bas

Le mode « crocodile » (ou butterfly) est un mixage radio : les ailerons se lèvent et les volets s'abaissent, ce qui ressemble à une gueule ouverte. Il augmente fortement la traînée et freine le planeur à l'atterrissage.

L'alimentation électrique d'un ensemble émetteur-récepteur du type le plus répandu s'effectue en :

  1. A.4,8 V pour le récepteur et 9,6 V pour l'émetteur
  2. B.9,6 V pour le récepteur et 4,8 V pour l'émetteur
  3. C.4,8 V pour l'émetteur comme pour le récepteur
  4. D.9,6 A pour l'émetteur comme pour le récepteur

Bonne réponse : A — 4,8 V pour le récepteur et 9,6 V pour l'émetteur

Avec les accumulateurs NiCd de l'époque (1,2 V par élément), le récepteur était alimenté par 4 éléments, soit 4,8 V, et l'émetteur par 8 éléments, soit 9,6 V.

La planche utilisée comme surface de travail pour assembler un modèle est appelée :

  1. A.plateau
  2. B.chantier
  3. C.plan d'assemblage
  4. D.plate-forme de montage

Bonne réponse : B — chantier

Le chantier est la planche plane et rigide sur laquelle on épingle le plan et les pièces pour assembler le modèle sans vrillage.

On lance un planeur par vent faible : il s'élève fortement puis pique vers le sol. La cause en est que :

  1. A.l'angle de calage de l'aile est trop faible : rajouter une cale
  2. B.l'empennage est placé trop loin de l'aile : le rapprocher
  3. C.le dièdre est trop fort : enlever les cales de dièdre
  4. D.le centre de gravité est trop arrière : lester le nez

Bonne réponse : D — le centre de gravité est trop arrière : lester le nez

Un modèle qui cabre fortement puis décroche et pique (vol en « montagnes russes ») est centré trop arrière. Il faut avancer le centre de gravité en ajoutant du lest dans le nez.

Pour démarrer un modèle « à la ficelle », il est recommandé de :

  1. A.se placer bien en face du moteur
  2. B.retenir l'avion avec les jambes devant l'empennage
  3. C.tenir le modèle en l'air
  4. D.se placer assez loin du modèle et en arrière de l'hélice

Bonne réponse : B — retenir l'avion avec les jambes devant l'empennage

Le modèle doit être fermement immobilisé pendant le démarrage : on le maintient avec les jambes, placées devant l'empennage, pour garder les mains libres et rester hors du plan de l'hélice. Ne jamais se placer face à l'hélice.

On pratique le vol de pente avec un planeur par vent fort. Dans ce cas :

  1. A.il vaut mieux effectuer les virages en s'éloignant de la pente
  2. B.il vaut mieux effectuer les virages en revenant vers la pente
  3. C.il vaut mieux effectuer des virages à très faible inclinaison
  4. D.le sens et l'inclinaison du virage n'ont pas d'importance

Bonne réponse : A — il vaut mieux effectuer les virages en s'éloignant de la pente

En vol de pente, on vire toujours face au vent, en s'éloignant de la pente : par vent fort, un virage vers la pente risquerait de rabattre le planeur contre le relief, sous le vent.

Parmi ces disciplines principales de l'aéromodélisme, quel est l'intrus ?

  1. A.le vol libre
  2. B.le vol circulaire
  3. C.le vol aérostatique
  4. D.le vol radiocommandé

Bonne réponse : C — le vol aérostatique

Les trois grandes disciplines de l'aéromodélisme sont le vol libre, le vol circulaire commandé et le vol radiocommandé. Le vol aérostatique (ballons) n'en fait pas partie.

Parmi ces fréquences radio, quelle bande est réservée strictement à l'aéromodélisme ?

  1. A.la bande de 72,000 à 72,250 MHz
  2. B.la bande de 35,000 à 35,999 MHz
  3. C.la bande de 41,000 à 42,000 MHz
  4. D.la bande de 41,000 à 41,100 MHz

Bonne réponse : D — la bande de 41,000 à 41,100 MHz

Selon le corrigé officiel, c'est la bande 41,000-41,100 MHz qui était réservée aux modèles volants, le reste de la bande 41 MHz étant partagé avec les modèles terrestres et nautiques.

La pratique de l'aéromodélisme :

  1. A.est autorisée partout
  2. B.n'est autorisée que sur des terrains agréés par la DGAC
  3. C.est interdite près des voies de communication et des lignes à haute tension
  4. D.suppose une autorisation de l'administration de l'Aviation civile

Bonne réponse : C — est interdite près des voies de communication et des lignes à haute tension

Pour des raisons de sécurité, il est interdit de faire voler des modèles à proximité des routes, voies ferrées et lignes à haute tension. La pratique n'est pas réservée aux terrains agréés et ne demandait pas d'autorisation générale.