Annale BIA 1993 corrigée

Toutes les questions de l’annale 1993 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

La corde de profil est :

  1. A.la ligne d'épaisseur moyenne
  2. B.l'envergure de l'aile
  3. C.un fil de laine
  4. D.le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

Bonne réponse : D — le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

La corde est le segment de droite qui relie le bord d'attaque au bord de fuite du profil. Elle sert de référence pour mesurer l'incidence et la position du foyer ; la ligne d'épaisseur moyenne (ligne moyenne) est une autre notion.

L'angle d'incidence d'un profil est :

  1. A.égal à la flèche
  2. B.l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.l'assiette de l'avion
  4. D.le calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif (l'écoulement non perturbé). Il ne faut pas la confondre avec l'assiette (angle fuselage/horizontale) ni avec le calage (angle fixe entre aile et fuselage).

L'angle de portance nulle d'un profil est :

  1. A.l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle
  2. B.l'angle d'incidence qui correspond à une traînée nulle
  3. C.l'angle d'incidence qui correspond à un moment nul
  4. D.égal à 0 pour les profils creux

Bonne réponse : A — l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle

Comme son nom l'indique, c'est l'incidence pour laquelle le Cz est nul. Pour un profil cambré (creux ou plan-convexe) cet angle est légèrement négatif ; la traînée, elle, n'est jamais nulle.

Lorsque la portance est nulle, le profil d'aile classique subit un moment :

  1. A.cabreur
  2. B.piqueur
  3. C.nécessairement nul
  4. D.la portance d'un profil n'est jamais nulle

Bonne réponse : B — piqueur

Un profil cambré classique possède un moment de tangage à portance nulle (Cm0) négatif, c'est-à-dire piqueur : l'extrados et l'intrados créent deux forces opposées décalées, formant un couple qui tend à faire piquer le profil. C'est pourquoi l'empennage horizontal doit généralement déporter vers le bas.

Le foyer d'un profil est :

  1. A.confondu avec le centre de poussée
  2. B.situé au bord d'attaque
  3. C.situé à 25% de la corde à partir du bord d'attaque
  4. D.situé à 25% de la corde à partir du bord de fuite

Bonne réponse : C — situé à 25% de la corde à partir du bord d'attaque

Le foyer est le point par rapport auquel le moment aérodynamique ne varie pas avec l'incidence ; en subsonique il se situe vers 25 % de la corde à partir du bord d'attaque. Le centre de poussée, lui, se déplace avec l'incidence.

La traînée d'une aile est la somme :

  1. A.d'une traînée parasite et d'une traînée induite
  2. B.d'une traînée et d'une portance
  3. C.d'une traînée et d'un moment
  4. D.d'une portance et d'un moment

Bonne réponse : A — d'une traînée parasite et d'une traînée induite

La traînée totale d'une aile se décompose en traînée de profil (dite parasite : frottement et forme) et en traînée induite, liée à la portance et aux tourbillons marginaux. Portance et moment ne s'additionnent pas à une force de traînée.

On considère une aile trapézoïdale dont les dimensions sont données par le plan ci-contre (deux demi-ailes de 7,5 m d'envergure, corde d'emplanture 3 m, corde en bout 2 m). Son allongement est de :

  1. A.5
  2. B.7,5
  3. C.8
  4. D.6

Bonne réponse : D — 6

Envergure b = 2 × 7,5 = 15 m. Surface : chaque demi-aile est un trapèze de (3 + 2)/2 × 7,5 = 18,75 m², soit S = 37,5 m². Allongement λ = b²/S = 225/37,5 = 6.

La traînée induite d'une aile est :

  1. A.forte aux grandes vitesses
  2. B.faible aux grandes vitesses
  3. C.nulle en vol dos
  4. D.forte sur les planeurs, faible sur les avions

Bonne réponse : B — faible aux grandes vitesses

La traînée induite est proportionnelle à Cz² : elle est importante aux grandes incidences, donc aux faibles vitesses, et faible aux grandes vitesses. Les planeurs, très allongés, ont au contraire une traînée induite réduite.

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m² ; on prend ρ = 1,2 kg/m³ et on rappelle la formule de la portance Fz = 1/2 ρ S V² Cz. Si l'avion vole à 100 m/s, son Cz vaut :

  1. A.0,1
  2. B.0,2
  3. C.0,4
  4. D.0,8

Bonne réponse : B — 0,2

En palier, la portance équilibre le poids : Cz = 2P/(ρ S V²) = 2 × 24 000/(1,2 × 20 × 100²) = 48 000/240 000 = 0,2.

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m² ; on prend ρ = 1,2 kg/m³ et on rappelle la formule de la portance Fz = 1/2 ρ S V² Cz. Si l'avion vole à 50 m/s, son Cz vaut :

  1. A.0,1
  2. B.0,2
  3. C.0,4
  4. D.0,8

Bonne réponse : D — 0,8

Cz = 2P/(ρ S V²) = 48 000/(1,2 × 20 × 2 500) = 48 000/60 000 = 0,8. En divisant la vitesse par deux, il faut multiplier le Cz par quatre (0,2 × 4).

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m² ; on prend ρ = 1,2 kg/m³ et on rappelle la formule de la portance Fz = 1/2 ρ S V² Cz. Quelle est sa vitesse de décrochage si le Cz maximal est de 2,22 ?

  1. A.100 m/s
  2. B.50 m/s
  3. C.30 m/s
  4. D.10 m/s

Bonne réponse : C — 30 m/s

Au décrochage, V² = 2P/(ρ S Czmax) = 48 000/(1,2 × 20 × 2,22) = 48 000/53,3 ≈ 900, d'où V ≈ 30 m/s.

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m² ; on prend ρ = 1,2 kg/m³ et on rappelle la formule de la portance Fz = 1/2 ρ S V² Cz. Quelle est sa finesse si l'on mesure une traînée de 3 000 N ?

  1. A.50
  2. B.22,2
  3. C.10
  4. D.8

Bonne réponse : D — 8

En vol stabilisé la portance vaut le poids, 24 000 N. La finesse est le rapport portance/traînée : f = 24 000/3 000 = 8.

À quel croquis est associée la légende correcte ?

  1. A.situation a
  2. B.situation b
  3. C.situation c
  4. D.situation d

Bonne réponse : B — situation b

Seul le croquis b, un profil sans aucun dispositif, correspond à sa légende « profil lisse ». Le croquis a montre en réalité un bec (et non un volet), le c un volet de bord de fuite (et non un bec), et le d un dispositif de bord d'attaque (et non un volet Fowler).

Quel est le croquis correct ?

  1. A.situation a
  2. B.situation b
  3. C.situation c
  4. D.situation d

Bonne réponse : A — situation a

Le croquis a montre bien un volet Fowler : il recule et s'abaisse en arrière du bord de fuite en ouvrant une fente. Dans b et c le sens de braquage est inversé (un volet braqué positivement descend), et d représente un bec de bord d'attaque, pas un Fowler.

Avec un bec de bord d'attaque sorti, un profil voit son Cz max :

  1. A.diminuer d'environ 50%
  2. B.augmenter d'environ 50%
  3. C.rester constant
  4. D.augmenter, alors que la traînée diminue

Bonne réponse : B — augmenter d'environ 50%

Le bec à fente recolle l'écoulement sur l'extrados et retarde le décrochage : l'incidence maximale et le Cz max augmentent, de l'ordre de 50 %. La traînée, elle, augmente aussi.

Sur les avions modernes, la sortie des becs et des volets permet :

  1. A.d'augmenter le Cz max de plus de 100%
  2. B.de diminuer le Cz max de plus de 100%
  3. C.de diminuer le Cz max de 20%
  4. D.d'augmenter le Cz max d'environ 20%

Bonne réponse : A — d'augmenter le Cz max de plus de 100%

En combinant becs de bord d'attaque et volets à fentes multiples (type Fowler), les avions de ligne modernes font plus que doubler leur Cz max, ce qui permet de réduire fortement les vitesses d'approche et d'atterrissage.

Un avion en approche est :

  1. A.généralement en vol stationnaire
  2. B.généralement au premier régime de vol
  3. C.généralement au second régime de vol
  4. D.généralement au quatrième régime de vol

Bonne réponse : C — généralement au second régime de vol

En approche, l'avion vole lentement, à grande incidence, en dessous de la vitesse de puissance minimale : c'est le second régime, où il faut ajouter de la puissance pour voler plus lentement. Le premier régime correspond aux vitesses élevées (croisière).

Un avion est en approche sur un plan de descente de 5%. Sa finesse est de 10.

  1. A.le moteur est nécessairement « plein réduit »
  2. B.le moteur est nécessairement calé
  3. C.il est impossible que le moteur soit « plein réduit »
  4. D.les règlements interdisent l'approche sur un plan de 5%

Bonne réponse : C — il est impossible que le moteur soit « plein réduit »

Moteur réduit, l'avion plane sur une pente égale à 1/finesse = 1/10, soit 10 %. Pour tenir un plan plus faible de 5 %, il doit compenser une partie de la traînée par de la traction : le moteur ne peut donc pas être plein réduit.

Les facteurs suivants, sauf un, améliorent les performances aérodynamiques d'un planeur. Lequel ?

  1. A.une aile propre, sans moucheron
  2. B.des turbulateurs
  3. C.un train fixe
  4. D.un train rentrant

Bonne réponse : C — un train fixe

Un train fixe reste exposé à l'écoulement et ajoute de la traînée parasite, ce qui dégrade la finesse. Une aile propre, des turbulateurs bien placés et un train rentrant réduisent au contraire la traînée.

Les facteurs suivants, sauf un, sont favorables à la stabilité d'un avion. Lequel ?

  1. A.flèche positive
  2. B.dièdre positif
  3. C.dièdre négatif
  4. D.dérive dorsale

Bonne réponse : C — dièdre négatif

Le dièdre positif et la flèche positive stabilisent l'avion en roulis, et la dérive dorsale renforce la stabilité de route. Le dièdre négatif est au contraire déstabilisant en roulis ; on ne l'emploie que pour corriger un excès de stabilité (aile haute en flèche).

En considérant le plan « trois vues » ci-contre, quelles sont les combinaisons exactes ? A = bord d'attaque, B = bord de fuite, C = saumon

  1. A.A1 - B2 - C3
  2. B.A2 - B1 - C3
  3. C.A3 - B1 - C2
  4. D.A2 - B3 - C1

Bonne réponse : A — A1 - B2 - C3

Sur la vue de dessus, le repère 1 désigne l'avant de l'aile (bord d'attaque), le repère 2 l'arrière de l'aile (bord de fuite) et le repère 3 l'extrémité de l'aile, appelée saumon.

En considérant le plan « trois vues » ci-contre, quelles sont les combinaisons correctes ? D = volets, E = ailerons, F = gouverne de profondeur

  1. A.D4 - E5 - F6
  2. B.D6 - E5 - F4
  3. C.D5 - E4 - F6
  4. D.D5 - E6 - F4

Bonne réponse : C — D5 - E4 - F6

Au bord de fuite, les volets sont placés près du fuselage (repère 5) et les ailerons vers l'extrémité de l'aile (repère 4). La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal (repère 6).

L'avion représenté sur le plan trois vues ci-contre :

  1. A.a un dièdre négatif important
  2. B.a un dièdre négatif modéré
  3. C.n'a pas de dièdre
  4. D.a un dièdre positif modéré

Bonne réponse : D — a un dièdre positif modéré

Sur la vue de face, les ailes hautes de cet avion sont très légèrement relevées vers leurs extrémités : c'est un dièdre positif modéré, typique des monomoteurs à aile haute dont la position de l'aile apporte déjà de la stabilité en roulis.

En considérant le plan « trois vues » ci-contre, quelles sont les combinaisons correctes ? A = axe de roulis, B = axe de tangage, C = axe de lacet

  1. A.A7 - B8 - C9
  2. B.A7 - B9 - C8
  3. C.A8 - B7 - C9
  4. D.A9 - B7 - C8

Bonne réponse : D — A9 - B7 - C8

L'axe de roulis est l'axe longitudinal, orienté vers l'avant (repère 9) ; l'axe de tangage est l'axe transversal, parallèle aux ailes (repère 7) ; l'axe de lacet est l'axe vertical (repère 8).

L'avion représenté ci-contre (plan trois vues) possède un train :

  1. A.classique
  2. B.tricycle
  3. C.monotrace
  4. D.classique escamotable

Bonne réponse : B — tricycle

Les vues de face et de profil montrent une roue avant sous le moteur et deux roues principales : c'est un train tricycle, fixe. Un train classique aurait une roulette de queue.

L'avion représenté ci-contre (plan trois vues) est de formule :

  1. A.classique
  2. B.aile volante
  3. C.canard
  4. D.hydravion à coque

Bonne réponse : A — classique

L'aile est en avant et l'empennage (plan horizontal et dérive) à l'arrière du fuselage : c'est la formule classique. Une formule canard aurait son plan horizontal à l'avant.

Manche en avant, la gouverne de profondeur occupe la position :

  1. A.a
  2. B.b
  3. C.c
  4. D.d

Bonne réponse : C — c

Pousser le manche fait braquer la gouverne de profondeur vers le bas (position c) : la portance de l'empennage augmente, la queue monte et l'avion pique. La position b (gouverne vers le haut) correspond au manche tiré.

Un empennage monobloc :

  1. A.comporte un plan fixe et une gouverne mobile
  2. B.comporte une seule partie
  3. C.comporte deux parties
  4. D.comporte trois parties

Bonne réponse : B — comporte une seule partie

Un empennage monobloc (stabilisateur monobloc) est d'une seule pièce entièrement mobile : il n'y a pas de séparation entre plan fixe et gouverne. L'empennage classique, lui, comporte un plan fixe et une gouverne.

Un avion pèse 20 000 N et a une surface alaire de 20 m². Sa charge alaire est de :

  1. A.2 000 N/m², car on prend la surface de la demi-aile droite
  2. B.1 000 N/m²
  3. C.2 000 N/m², car on prend la surface de la demi-aile gauche
  4. D.0,001 N/m²

Bonne réponse : B — 1 000 N/m²

La charge alaire est le poids divisé par la surface alaire totale : 20 000/20 = 1 000 N/m². On ne prend jamais la surface d'une seule demi-aile.

Le rendement d'une hélice est défini par le rapport :

  1. A.puissance utile / puissance absorbée
  2. B.puissance absorbée / puissance utile
  3. C.traction / puissance
  4. D.puissance / traction

Bonne réponse : A — puissance utile / puissance absorbée

Comme tout rendement, celui de l'hélice est le rapport de la puissance utile (traction × vitesse) à la puissance absorbée fournie par le moteur ; il est toujours inférieur à 1.

La VNE signifie :

  1. A.vitesse en nœuds
  2. B.vitesse négative
  3. C.extrémité de l'arc blanc sur l'anémomètre
  4. D.vitesse à ne jamais dépasser (NEVER EXCEED)

Bonne réponse : D — vitesse à ne jamais dépasser (NEVER EXCEED)

VNE (Velocity Never Exceed) est la vitesse à ne jamais dépasser, matérialisée par un trait rouge sur l'anémomètre. L'extrémité supérieure de l'arc blanc correspond à la vitesse maximale volets sortis (VFE).

On peut définir le facteur de charge « n » d'un avion comme le rapport :

  1. A.portance / poids
  2. B.poids / portance
  3. C.charge alaire / poids
  4. D.charge alaire / envergure

Bonne réponse : A — portance / poids

Le facteur de charge est le rapport de la portance au poids, n = Fz/P. Il vaut 1 en palier rectiligne et augmente en virage ou en ressource.

En virage stabilisé à 60° d'inclinaison, le facteur de charge d'un avion vaut :

  1. A.1
  2. B.2
  3. C.60
  4. D.un tel virage n'est pas possible

Bonne réponse : B — 2

En virage en palier, n = 1/cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5, donc n = 2 : la portance doit valoir deux fois le poids.

Si un avion décroche à 100 km/h au facteur de charge n = 1, alors au facteur de charge n = 4, il décroche à :

  1. A.100 km/h
  2. B.141 km/h
  3. C.200 km/h
  4. D.400 km/h

Bonne réponse : C — 200 km/h

La vitesse de décrochage croît comme la racine carrée du facteur de charge : Vs(n) = Vs × √n = 100 × √4 = 200 km/h.

Un variomètre mesure :

  1. A.la vitesse verticale de l'avion
  2. B.l'altitude de l'avion
  3. C.la vitesse propre de l'avion
  4. D.les variations du régime moteur, car c'est un tachymètre

Bonne réponse : A — la vitesse verticale de l'avion

Le variomètre mesure la vitesse verticale (en m/s ou ft/min) à partir des variations de la pression statique. L'altitude est donnée par l'altimètre et le régime moteur par le compte-tours.

Un VOR est un équipement :

  1. A.pneumatique
  2. B.électronique fonctionnant avec un radar
  3. C.jouant le même rôle qu'un transpondeur
  4. D.de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Bonne réponse : D — de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Le VOR est une aide de radionavigation : le récepteur de bord indique le radial (relèvement magnétique) sur lequel se trouve l'avion par rapport à une balise au sol. Il n'a rien à voir avec un radar ni un transpondeur.

Une hélice à pas variable est utilisée de la façon suivante :

  1. A.grand pas au décollage, petit pas en croisière
  2. B.petit pas au décollage, grand pas en croisière
  3. C.grand pas au décollage, drapeau en croisière
  4. D.petit pas au décollage, drapeau en croisière

Bonne réponse : B — petit pas au décollage, grand pas en croisière

À faible vitesse (décollage), le petit pas permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance avec une bonne traction. En croisière, à vitesse élevée, on prend un grand pas pour garder une bonne incidence des pales et un bon rendement. Le drapeau ne sert qu'en cas de panne moteur.

Sur un avion à moteur à pistons muni d'un carburateur, une réduction brusque des gaz :

  1. A.est toujours possible, sans précaution particulière
  2. B.est toujours possible, sans précaution particulière, si la température de l'air est comprise entre -7 et +20 °C
  3. C.nécessite l'utilisation de la « réchauffe carburateur », particulièrement si la température de l'air est comprise entre -7 et +20 °C
  4. D.s'appelle une « remise de gaz »

Bonne réponse : C — nécessite l'utilisation de la « réchauffe carburateur », particulièrement si la température de l'air est comprise entre -7 et +20 °C

Gaz réduits, le papillon presque fermé accentue la détente et le refroidissement dans le carburateur : le givrage est très probable, surtout par air humide entre -7 et +20 °C environ. On utilise donc la réchauffe carburateur avant de réduire. Une remise de gaz est l'inverse (remise de puissance).

Avant d'entreprendre un vol sur avion ou planeur, le pilote effectue :

  1. A.un « point fixe »
  2. B.un « tour de chauffe »
  3. C.une « grande visite »
  4. D.une « visite prévol »

Bonne réponse : D — une « visite prévol »

Avant chaque vol, avion comme planeur, le pilote effectue la visite prévol : tour de l'appareil pour vérifier son état et son aptitude au vol. Le point fixe ne concerne que les appareils à moteur et la grande visite est une opération d'entretien.

Un avion ou un planeur en centrage arrière, dans les limites de centrage autorisées par le manuel de vol :

  1. A.est plus stable et plus performant
  2. B.est moins stable et plus performant
  3. C.est plus stable, mais plus facile à « arrondir »
  4. D.est plus stable et moins performant

Bonne réponse : B — est moins stable et plus performant

Plus le centre de gravité recule, plus il se rapproche du foyer : la stabilité diminue. En revanche la déportance de l'empennage nécessaire à l'équilibre est plus faible, donc la traînée de compensation baisse et les performances s'améliorent.

Un thermomètre à minimum est en général constitué par un tube de verre à l'intérieur duquel l'alcool se dilate. La valeur « Tn » de la température minimale est lue sur un index métallique :

  1. A.qui baigne dans l'alcool ; la valeur Tn est lue à l'extrémité de l'index opposée au réservoir d'alcool
  2. B.qui est situé au-dessus de la colonne d'alcool ; la valeur Tn est lue à l'extrémité de l'index opposée au réservoir d'alcool
  3. C.qui est situé au-dessus de la colonne d'alcool ; la valeur Tn est lue à l'extrémité de l'index située du côté du réservoir d'alcool
  4. D.qui baigne dans l'alcool ; la valeur Tn est lue à l'extrémité de l'index qui est située du côté du réservoir d'alcool

Bonne réponse : A — qui baigne dans l'alcool ; la valeur Tn est lue à l'extrémité de l'index opposée au réservoir d'alcool

Dans le thermomètre à minimum, l'index baigne dans l'alcool : quand la température baisse, le ménisque l'entraîne vers le réservoir ; quand elle remonte, l'alcool passe autour sans le déplacer. La minimale se lit donc à l'extrémité de l'index la plus éloignée du réservoir, celle qui touchait le ménisque.

Les météorologistes utilisent fréquemment, pour mesurer la température et l'humidité de l'air, un appareil constitué de deux thermomètres, dont le réservoir de l'un est entouré de mousseline maintenue humide. Cet appareil est appelé :

  1. A.hygromètre
  2. B.baromètre
  3. C.psychromètre
  4. D.anémomètre

Bonne réponse : C — psychromètre

C'est le psychromètre : le thermomètre mouillé est refroidi par l'évaporation, d'autant plus que l'air est sec. L'écart entre thermomètre sec et mouillé permet de déterminer l'humidité. L'hygromètre (à cheveu par exemple) mesure l'humidité directement.

Le ciel vous apparaît comme indiqué sur le croquis ci-contre. Les nuages observés sont des :

  1. A.Cumulus, mais ils ne sont pas favorables pour la pratique du vol à voile
  2. B.Cirrus, mais ils ne sont pas favorables pour la pratique du vol à voile
  3. C.Cumulonimbus, et ils sont favorables pour la pratique du vol à voile
  4. D.Cumulus, et ils sont favorables pour la pratique du vol à voile

Bonne réponse : D — Cumulus, et ils sont favorables pour la pratique du vol à voile

Le croquis montre des nuages bourgeonnants à base plate, bien séparés : ce sont des cumulus de beau temps. Ils signalent des ascendances thermiques sous leur base et sont donc favorables au vol à voile.

Vous apercevez un nuage qui a l'allure du croquis ci-contre et dont vous estimez le sommet à 2 000 mètres d'altitude. Vous savez que l'isotherme 0 °C est à 3 000 mètres d'altitude. Ce nuage est donc constitué :

  1. A.de vapeur d'eau
  2. B.d'un mélange de vapeurs d'eau et de cristaux de glace
  3. C.d'un mélange d'air, de vapeur d'eau et de gouttelettes d'eau
  4. D.de gouttelettes d'eau

Bonne réponse : D — de gouttelettes d'eau

Le nuage est entièrement sous l'isotherme 0 °C : il est donc composé de gouttelettes d'eau liquide. La vapeur d'eau est un gaz invisible ; ce qu'on voit d'un nuage, ce sont les gouttelettes (ou les cristaux de glace au-dessus de l'isotherme 0 °C).

Une masse d'air dite « polaire maritime » arrive sur la France un 15 août. Hors de la zone intéressée par le front froid qui la délimite :

  1. A.elle se réchauffe par la base et donne naissance à des cumulus
  2. B.elle se réchauffe par la base et se traduit par un ciel restant parfaitement clair
  3. C.elle se refroidit par la base et donne naissance à de nombreux brouillards et stratus
  4. D.elle se refroidit par la base et donne naissance à des cumulus et cumulonimbus

Bonne réponse : A — elle se réchauffe par la base et donne naissance à des cumulus

En plein été, l'air polaire maritime, plus frais que le sol, se réchauffe par la base : il devient instable et l'humidité qu'il contient se condense en cumulus. Le refroidissement par la base produirait au contraire stratus et brouillards (air stable).

Après une période de beau temps, on constate que le ciel devient de plus en plus nuageux par Cirrus, puis par Cirrostratus. Cela annonce :

  1. A.l'arrivée probable d'un front chaud
  2. B.l'arrivée probable d'un front (chaud, ou froid, ou occlus)
  3. C.la formation prochaine de brouillard
  4. D.le maintien du beau temps sous un anticyclone

Bonne réponse : A — l'arrivée probable d'un front chaud

L'envahissement progressif du ciel par les cirrus puis les cirrostratus (halo) est le signe classique de l'approche d'un front chaud : ces nuages élevés précèdent la surface frontale de plusieurs centaines de kilomètres. Un front froid arrive en général sans ce long préavis.

De la carte d'analyse météorologique ci-contre, on peut déduire que l'on doit observer le vent en surface le plus fort :

  1. A.au point A
  2. B.au point B
  3. C.au point C
  4. D.au point E

Bonne réponse : B — au point B

La force du vent est d'autant plus grande que les isobares sont resserrées (fort gradient de pression). Sur la carte, c'est au point B, dans le secteur chaud où les isobares sont très rapprochées, que le vent est le plus fort.

La limite minimale de visibilité pour les vols VFR dans un espace aérien contrôlé est de 8 kilomètres. Si la visibilité mesurée par les services météorologiques est de 7 km, on dit alors :

  1. A.qu'il y a de la brume
  2. B.qu'il n'y a ni brume, ni brouillard
  3. C.qu'il y a du brouillard
  4. D.que le plafond est bas

Bonne réponse : B — qu'il n'y a ni brume, ni brouillard

On parle de brouillard lorsque la visibilité est inférieure à 1 km et de brume entre 1 et 5 km. Avec 7 km, il n'y a ni brume ni brouillard, même si cette visibilité est insuffisante pour le VFR dans l'espace considéré. Le plafond concerne les nuages, pas la visibilité.

Le seul cas dans lequel un aéronef évoluant en vol à vue peut observer un givrage de la cellule fort et très dangereux est :

  1. A.lorsqu'il vole hors des nuages, sous une chute de pluie et que la température de l'air est inférieure à 0 °C
  2. B.lorsqu'il vole dans une atmosphère, nuageuse ou non, dont la température est inférieure à 0 °C
  3. C.lorsqu'il vole à l'intérieur d'un nuage
  4. D.lorsqu'il vole en montagne

Bonne réponse : A — lorsqu'il vole hors des nuages, sous une chute de pluie et que la température de l'air est inférieure à 0 °C

Un VFR reste hors des nuages ; le givrage sévère qu'il peut y rencontrer est la pluie surfondue (pluie verglaçante) : des gouttes liquides à température négative qui gèlent instantanément sur la cellule. Un air froid mais sans eau liquide ne provoque pas de givrage important.

Un planeur évolue sous le vent d'un relief montagneux, face au vent ; le pilote observe une forte turbulence. En même temps, son variomètre indique -5 m/s, 10 secondes plus tard -4 m/s, 10 secondes plus tard -3 m/s. Pour retrouver une zone d'ascendance :

  1. A.il faut effectuer un virage de 90 degrés par la droite
  2. B.il faut effectuer un virage de 90 degrés par la gauche
  3. C.il faut faire demi-tour
  4. D.il faut continuer face au vent

Bonne réponse : D — il faut continuer face au vent

Sous le vent d'un relief, les zones descendantes et ascendantes (rotors, ondes) alternent dans le sens du vent. Le taux de chute diminue régulièrement : le planeur sort de la descendance et se rapproche de la zone ascendante. Il faut donc poursuivre face au vent.

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée :

  1. A.20
  2. B.21
  3. C.03
  4. D.aucune réponse n'est bonne

Bonne réponse : A — 20

Le numéro de piste est l'orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche, divisée par 10 : 203° est arrondi à 200°, d'où la piste 20.

Vous êtes en vol, parallèle à la piste ; votre position dans le circuit est dite :

  1. A.étape de base
  2. B.finale
  3. C.vent arrière
  4. D.vent traversier

Bonne réponse : C — vent arrière

Dans le tour de piste, la branche parallèle à la piste et de sens opposé à l'atterrissage est la vent arrière. L'étape de base et le vent traversier sont perpendiculaires à la piste, la finale est dans son axe.

Une intégration sur un aérodrome non contrôlé et non pourvu d'AFIS (service d'information de vol d'aérodrome) se fait :

  1. A.directement dans l'axe de piste pour se poser en sécurité
  2. B.à la verticale de l'aérodrome pour l'examiner puis en rejoignant la branche vent arrière
  3. C.directement en vent arrière en observant l'aérodrome
  4. D.après avoir eu un échange radio avec un autre avion

Bonne réponse : B — à la verticale de l'aérodrome pour l'examiner puis en rejoignant la branche vent arrière

Sans contrôle ni AFIS, le pilote passe à la verticale (au-dessus du circuit) pour lire l'aire à signaux, la manche à air et repérer le trafic, puis rejoint la vent arrière pour s'intégrer dans le circuit.

Le survol de l'eau, du sol, ou de tout obstacle artificiel, se fait au minimum :

  1. A.1 000 ft au-dessus de l'obstacle le plus élevé dans un rayon de 600 mètres
  2. B.à 150 mètres au-dessus de l'obstacle artificiel le plus haut
  3. C.assez haut pour planer tout en évitant l'obstacle en cas de panne
  4. D.il n'y a pas de hauteur minimale

Bonne réponse : B — à 150 mètres au-dessus de l'obstacle artificiel le plus haut

En dehors des agglomérations et rassemblements, la règle générale impose de voler au moins à 150 m (500 ft) au-dessus du sol, de l'eau ou de tout obstacle artificiel. Les 1 000 ft dans un rayon de 600 m concernent le survol des zones à forte densité.

Le dépassement en vol d'un aéronef s'effectue toujours :

  1. A.par la gauche de celui-ci
  2. B.par la droite de celui-ci
  3. C.par dessous celui-ci
  4. D.par dessus celui-ci

Bonne réponse : B — par la droite de celui-ci

L'aéronef qui en rattrape un autre doit s'en écarter en obliquant vers la droite : le dépassement se fait donc par la droite de l'aéronef dépassé, qui garde la priorité.

La déclinaison magnétique est l'angle :

  1. A.appelé également dérive
  2. B.formé entre la direction du Nord magnétique et la route vraie
  3. C.appelé également déviation du compas
  4. D.formé entre la direction du Nord géographique et celle du Nord magnétique

Bonne réponse : D — formé entre la direction du Nord géographique et celle du Nord magnétique

La déclinaison magnétique (Dm) est l'angle entre le Nord vrai (géographique) et le Nord magnétique en un lieu donné. La déviation est l'erreur propre au compas de l'avion et la dérive est due au vent.

La navigation à l'estime consiste :

  1. A.à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.à estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.à estimer sa position à l'aide d'un GONIO

Bonne réponse : B — à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

L'estime consiste à calculer, à partir de la route, de la vitesse et du vent, le cap à tenir et le temps de vol, donc l'heure estimée d'arrivée. Suivre les repères du sol est le cheminement ; VOR et gonio relèvent de la radionavigation.

Le cheminement consiste :

  1. A.à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à suivre les indications du compas
  3. C.à suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR
  4. D.à demander son chemin par radio VHF

Bonne réponse : A — à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol

Le cheminement est une navigation qui consiste à suivre des lignes caractéristiques du sol (fleuves, routes, voies ferrées, côtes), par opposition à l'estime qui repose sur le cap et le temps.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 degré correspond à une distance de :

  1. A.1 mille terrestre
  2. B.1 mille marin
  3. C.60 milles marins
  4. D.60 kilomètres

Bonne réponse : C — 60 milles marins

Le mille marin est défini comme la longueur d'une minute d'arc de méridien. Un degré valant 60 minutes, il correspond à 60 NM, soit environ 111 km.

Un avion, dont la vitesse propre est de 200 km/h, subit un vent d'est de 70 km/h environ. Pour suivre une route Nord, l'avion devra prendre un cap :

  1. A.360
  2. B.020
  3. C.340
  4. D.090

Bonne réponse : B — 020

Le vent venant de l'est pousse l'avion vers l'ouest : il faut corriger en orientant le cap vers l'est, du côté d'où vient le vent. La dérive vaut environ sin⁻¹(70/200) ≈ 20°, d'où un cap de 020°.

Lorsqu'au niveau de la mer la température atteint 20 °C, un pilote qui vole à l'altitude de 9 000 ft est soumis à une température de :

  1. A.+2 °C
  2. B.-10 °C
  3. C.+15 °C
  4. D.-15 °C

Bonne réponse : A — +2 °C

Dans l'atmosphère standard, la température décroît d'environ 2 °C par 1 000 ft. À 9 000 ft : 20 − 9 × 2 = 2 °C.

La visibilité sur un aérodrome est de 3 000 mètres. On dit qu'il y a :

  1. A.du brouillard
  2. B.des précipitations
  3. C.de la brume
  4. D.une bonne visibilité

Bonne réponse : C — de la brume

Par convention, on parle de brume lorsque la visibilité est comprise entre 1 et 5 km et de brouillard en dessous de 1 km. Avec 3 000 m, il y a de la brume.

Si la tour de contrôle indique un vent de 30 nœuds, cette vitesse de vent peut s'exprimer également par :

  1. A.30 km/h
  2. B.56 km/h
  3. C.16 km/h
  4. D.120 km/h

Bonne réponse : B — 56 km/h

Un nœud vaut un mille marin par heure, soit 1,852 km/h. 30 kt × 1,852 ≈ 56 km/h (calcul mental : 30 × 2 − 10 % ≈ 54 à 56).

Sur quelle catégorie d'aéronefs un ballon a-t-il priorité ?

  1. A.les avions
  2. B.les hélicoptères
  3. C.les planeurs
  4. D.tous types d'aéronefs

Bonne réponse : D — tous types d'aéronefs

Dans les règles de priorité, le ballon, le moins manœuvrant, a priorité sur tous les autres aéronefs : avions, hélicoptères, dirigeables et planeurs doivent s'en écarter.

Le choix d'un niveau de vol (FL) est fonction :

  1. A.de la route magnétique
  2. B.du cap magnétique
  3. C.du cap vrai
  4. D.du cap compas

Bonne réponse : A — de la route magnétique

La règle semi-circulaire attribue les niveaux de croisière impairs ou pairs selon la route magnétique suivie (0 à 179° ou 180 à 359°), et non selon le cap qui dépend du vent.

La fréquence internationale de détresse est :

  1. A.121,50 MHz
  2. B.122,10 MHz
  3. C.122,60 MHz
  4. D.123,50 MHz

Bonne réponse : A — 121,50 MHz

La fréquence aéronautique VHF internationale de détresse et d'urgence est 121,5 MHz ; elle est veillée par les organismes de contrôle et de nombreux aéronefs.

Hauteur minimale de survol pour un monomoteur d'une usine isolée :

  1. A.500 ft
  2. B.1000 ft
  3. C.1700 ft
  4. D.50 ft

Bonne réponse : B — 1000 ft

La réglementation française de l'époque impose aux monomoteurs une hauteur minimale de 1 000 ft (300 m) pour le survol des installations isolées telles qu'usines, hôpitaux ou établissements signalés sur les cartes, comme pour les petites agglomérations.

Hauteur minimale pour un monomoteur dans le cas d'un vol de direction parallèle à l'autoroute et à proximité de celle-ci :

  1. A.500 ft
  2. B.1000 ft
  3. C.1500 ft
  4. D.1500 mètres

Bonne réponse : B — 1000 ft

La réglementation française interdisait aux monomoteurs de suivre une autoroute à proximité en dessous de 1 000 ft (300 m), afin de ne pas distraire les automobilistes et de garder une marge de sécurité en cas de panne.

Sur l'aire à signaux, vous voyez qu'il est interdit d'atterrir ; quel est le signal utilisé ?

  1. A.une croix blanche sur fond noir
  2. B.une croix jaune sur fond rouge
  3. C.un « H » blanc sur fond noir
  4. D.un panneau « sens interdit »

Bonne réponse : B — une croix jaune sur fond rouge

L'interdiction d'atterrir est signalée sur l'aire à signaux par un panneau carré rouge barré de deux diagonales jaunes, c'est-à-dire une croix jaune sur fond rouge.

La cause principale de la formation d'un nuage est :

  1. A.l'augmentation de la pression atmosphérique
  2. B.le refroidissement d'une masse d'air humide
  3. C.le réchauffement d'une masse d'air humide
  4. D.la proximité d'une zone de basses pressions

Bonne réponse : B — le refroidissement d'une masse d'air humide

Un nuage se forme lorsqu'une masse d'air humide se refroidit jusqu'à saturation (point de rosée) : la vapeur d'eau se condense en gouttelettes. Ce refroidissement est le plus souvent dû à une ascendance (détente adiabatique).

Un arbre situé à 1 km est visible alors qu'un immeuble situé à 1,5 km ne l'est pas :

  1. A.il y a de la brume
  2. B.il y a du brouillard
  3. C.la visibilité est insuffisante pour effectuer un vol VFR
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses a et c sont exactes

La visibilité est comprise entre 1 et 1,5 km : au-dessus de 1 km ce n'est pas du brouillard mais de la brume, et une telle visibilité est inférieure aux minima VFR. Les deux affirmations a et c sont donc exactes.

Quel temps mettez-vous pour parcourir une distance de 30 NM, sans vent, avec un avion dont la vitesse de croisière est égale à 100 kt ?

  1. A.1,8 heure
  2. B.18 minutes
  3. C.1 800 secondes
  4. D.30 minutes

Bonne réponse : B — 18 minutes

Temps = distance / vitesse = 30/100 = 0,3 h, soit 0,3 × 60 = 18 minutes (1 080 s). Le facteur de base à 100 kt est 0,6 min/NM : 30 × 0,6 = 18 min.

Calculer la vitesse sol en fonction des données suivantes : route vraie = 030°, vent = 080°/20 kt, vitesse propre = 170 kt.

  1. A.156 km/h
  2. B.150 kt
  3. C.156 kt
  4. D.184 kt

Bonne réponse : C — 156 kt

Le vent fait 50° avec la route. Composante de face : 20 × cos 50° ≈ 13 kt ; composante traversière : 20 × sin 50° ≈ 15 kt, d'où une dérive d'environ 5° qui réduit à peine la vitesse (170 × cos 5° ≈ 169 kt). Vs ≈ 169 − 13 ≈ 156 kt.

La manche à air vous renseigne sur :

  1. A.la direction du vent
  2. B.la vitesse du vent
  3. C.la direction et la vitesse du vent
  4. D.le point de rosée

Bonne réponse : C — la direction et la vitesse du vent

La manche à air s'oriente dans le lit du vent (direction) et se gonfle d'autant plus que le vent est fort ; ses bandes permettent d'estimer la vitesse. Elle renseigne donc sur la direction et la force du vent.

Dans une couche d'air, il y a « inversion de température » lorsque la température :

  1. A.diminue quand l'altitude augmente
  2. B.augmente quand l'altitude augmente
  3. C.est fluctuante
  4. D.est stable

Bonne réponse : B — augmente quand l'altitude augmente

Normalement la température décroît avec l'altitude. On parle d'inversion lorsqu'elle augmente avec l'altitude dans une couche ; une température constante avec l'altitude est une isothermie. Les inversions sont très stables.

Quel temps met la Terre pour tourner sur elle-même de 45° ?

  1. A.6 h
  2. B.2 h
  3. C.3 h
  4. D.24 h

Bonne réponse : C — 3 h

La Terre fait un tour (360°) en 24 h, soit 15° par heure. Pour 45° : 45/15 = 3 h.

Avant de partir, un pilote :

  1. A.doit prendre connaissance de la dernière météo
  2. B.doit prendre connaissance de la dernière météo et l'avoir par écrit
  3. C.n'en a pas besoin puisqu'il reste dans la région
  4. D.n'en a pas besoin puisqu'il fait beau

Bonne réponse : A — doit prendre connaissance de la dernière météo

Le pilote commandant de bord doit, avant tout vol, prendre connaissance des informations météorologiques disponibles les plus récentes ; il n'est pas tenu de les avoir par écrit. Rester dans la région ou constater du beau temps ne dispense pas de cette obligation.

La définition correcte de la nuit aéronautique en France est :

  1. A.la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  2. B.la nuit aéronautique commence 30 minutes avant le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil
  3. C.la nuit aéronautique commence 20 minutes après le coucher du soleil et se termine 20 minutes avant le lever du soleil
  4. D.la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil

Bonne réponse : A — la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil

En France, la nuit aéronautique s'étend de 30 minutes après le coucher du soleil à 30 minutes avant son lever (fin et début du crépuscule civil, en simplifiant).

Les zones interdites sont signalées sur les cartes à l'usage du pilote par la lettre :

  1. A.D
  2. B.R
  3. C.A
  4. D.P

Bonne réponse : D — P

Les zones interdites sont désignées par la lettre P (Prohibited), les zones réglementées par R (Restricted) et les zones dangereuses par D (Danger).

En vol, lorsque deux avions sont face à face :

  1. A.chaque aéronef doit virer à droite
  2. B.le plus léger doit s'arrêter pour laisser le passage à l'autre
  3. C.ils doivent faire demi-tour
  4. D.aucune des réponses ne convient

Bonne réponse : A — chaque aéronef doit virer à droite

Lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face avec un risque de collision, chacun doit obliquer vers sa droite.

Le premier ballon gonflé à l'air chaud s'élève en 1783 en transportant des passagers. Il emporte :

  1. A.les frères Montgolfier
  2. B.Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes
  3. C.Charles et Robert
  4. D.Blanchard et Jeffries

Bonne réponse : B — Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes

Le 21 novembre 1783, une montgolfière emporte Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes au-dessus de Paris : c'est le premier vol humain. Charles et Robert volent dix jours plus tard en ballon à hydrogène ; Blanchard et Jeffries traversent la Manche en 1785.

Le premier vol, en Europe, d'un aéroplane à moteur est effectué par Alberto Santos-Dumont sur son 14 bis en :

  1. A.1905
  2. B.1906
  3. C.1907
  4. D.1908

Bonne réponse : B — 1906

Santos-Dumont vole sur le 14 bis à Bagatelle en 1906 (60 m le 23 octobre, 220 m le 12 novembre), premier vol officiellement homologué d'un aéroplane en Europe.

Le premier kilomètre en circuit fermé fut réalisé en 1908 par :

  1. A.Clément Ader
  2. B.Santos-Dumont
  3. C.Otto Lilienthal
  4. D.Henry Farman

Bonne réponse : D — Henry Farman

Le 13 janvier 1908, à Issy-les-Moulineaux, Henry Farman boucle le premier kilomètre en circuit fermé sur un biplan Voisin et remporte le prix Deutsch-Archdeacon.

En 1910, Henri Fabre effectue une première mondiale en étant le premier :

  1. A.à décoller avec un hydravion
  2. B.à survoler les Alpes
  3. C.à sauter en parachute
  4. D.à traverser la Manche

Bonne réponse : A — à décoller avec un hydravion

Le 28 mars 1910, à Martigues, Henri Fabre décolle de l'étang de Berre avec son « Hydravion » : premier décollage d'un hydravion depuis l'eau. Chavez franchit les Alpes la même année et Blériot avait traversé la Manche en 1909.

Quel pilote détient le plus de victoires aériennes dans la Première Guerre mondiale ?

  1. A.Georges Guynemer
  2. B.Manfred von Richthofen
  3. C.René Fonck
  4. D.Pierre Clostermann

Bonne réponse : B — Manfred von Richthofen

Manfred von Richthofen, le « Baron rouge », totalise 80 victoires homologuées, record de la Première Guerre mondiale. René Fonck, as des as allié, en compte 75 et Guynemer 53 ; Clostermann est un pilote de la Seconde Guerre mondiale.

Marcel Dassault (alors Marcel Bloch) a commencé sa carrière aéronautique en 1916 en construisant une hélice. Quel est son nom ?

  1. A.Éclair
  2. B.Ratier
  3. C.Hispano
  4. D.Hamilton

Bonne réponse : A — Éclair

En 1916, Marcel Bloch conçoit l'hélice « Éclair », adoptée notamment sur le SPAD de Guynemer. Ratier et Hamilton sont d'autres fabricants d'hélices, Hispano un motoriste.

La première traversée aérienne sans escale de l'Atlantique Nord est effectuée en :

  1. A.1919
  2. B.1927
  3. C.1929
  4. D.1930

Bonne réponse : A — 1919

Alcock et Brown relient Terre-Neuve à l'Irlande sans escale les 14 et 15 juin 1919 sur un Vickers Vimy. Lindbergh réalise en 1927 la première traversée en solitaire, de New York à Paris.

Les aviateurs Alcock et Brown effectuent la première traversée aérienne sans escale de :

  1. A.l'Atlantique Nord
  2. B.l'Atlantique Sud
  3. C.l'Antarctique
  4. D.l'Australie

Bonne réponse : A — l'Atlantique Nord

En juin 1919, John Alcock et Arthur Whitten Brown traversent l'Atlantique Nord sans escale, de Terre-Neuve à Clifden en Irlande, sur un bombardier Vickers Vimy modifié.

En France, le ministère de l'Air est créé en :

  1. A.1926
  2. B.1927
  3. C.1928
  4. D.1929

Bonne réponse : C — 1928

Le ministère de l'Air est créé en septembre 1928 ; Laurent Eynac en est le premier titulaire. L'armée de l'Air deviendra une armée indépendante en 1933-1934.

Le premier avion à réaction à avoir volé dans le monde est le :

  1. A.Gloster Meteor
  2. B.Messerschmitt 262
  3. C.SO-6000 Triton
  4. D.Heinkel 178

Bonne réponse : D — Heinkel 178

Le Heinkel He 178, propulsé par un turboréacteur de Hans von Ohain, vole le 27 août 1939. Le Me 262 et le Gloster Meteor volent ensuite pendant la guerre ; le SO-6000 Triton est le premier avion à réaction français (1946).

Le premier homme à avoir passé le mur du son est :

  1. A.Jean Charpentier
  2. B.Chuck Yeager
  3. C.Kostia Rozanoff
  4. D.Marion Davis

Bonne réponse : B — Chuck Yeager

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit le mur du son en vol en palier à bord de l'avion-fusée Bell X-1. Kostia Rozanoff est un pilote d'essai français, premier Français à franchir le mur du son en 1954 sur Mystère IV.

La SE 210 Caravelle a ses réacteurs placés :

  1. A.sous les ailes
  2. B.au-dessus des ailes
  3. C.à l'arrière du fuselage
  4. D.au bout des ailes

Bonne réponse : C — à l'arrière du fuselage

La Caravelle (1955) innove en plaçant ses deux réacteurs Avon à l'arrière du fuselage, ce qui dégage une aile propre et réduit le bruit en cabine. Cette formule sera reprise par de nombreux biréacteurs.

Le Mirage III est équipé d'un réacteur fabriqué par :

  1. A.SNECMA
  2. B.Rolls Royce
  3. C.General Electric
  4. D.Pratt et Whitney

Bonne réponse : A — SNECMA

Le Mirage III de Dassault est propulsé par un turboréacteur Atar 9 fabriqué par la SNECMA, motoriste français.

Le premier satellite artificiel soviétique a été lancé en :

  1. A.1955
  2. B.1956
  3. C.1957
  4. D.1958

Bonne réponse : C — 1957

Spoutnik 1, premier satellite artificiel de l'histoire, est lancé par l'URSS le 4 octobre 1957, ouvrant l'ère spatiale.

Youri Gagarine est le premier homme à avoir été dans l'espace en :

  1. A.1960
  2. B.1961
  3. C.1962
  4. D.1963

Bonne réponse : B — 1961

Le 12 avril 1961, Youri Gagarine effectue un tour de la Terre à bord de Vostok 1, en 108 minutes.

La fusée Ariane est lancée de :

  1. A.Kourou en Guyane
  2. B.Cap Kennedy aux USA
  3. C.Woomera en Australie
  4. D.du centre d'essais des Landes en France

Bonne réponse : A — Kourou en Guyane

Les lanceurs Ariane décollent du Centre spatial guyanais à Kourou, dont la proximité de l'équateur favorise les lancements vers l'orbite géostationnaire.

Le Dassault Rafale C-01 est propulsé par deux réacteurs SNECMA. Quel est le nom de ce réacteur ?

  1. A.Atar 9
  2. B.M-53
  3. C.M-88
  4. D.CFM-56

Bonne réponse : C — M-88

Le Rafale de série, dont le premier exemplaire C01 a volé en 1991, est équipé de deux SNECMA M88. L'Atar 9 équipe le Mirage III, le M53 le Mirage 2000 et le CFM56 les avions de ligne.

La première traversée de la Méditerranée est effectuée par Roland Garros en :

  1. A.1911
  2. B.1912
  3. C.1913
  4. D.1914

Bonne réponse : C — 1913

Le 23 septembre 1913, Roland Garros relie Fréjus à Bizerte (Tunisie) sur un Morane-Saulnier, réalisant la première traversée aérienne de la Méditerranée.

La première femme à aller dans l'espace s'appelle :

  1. A.Jacqueline Auriol
  2. B.Jacqueline Cochran
  3. C.Sandy White
  4. D.Valentina Terechkova

Bonne réponse : D — Valentina Terechkova

La Soviétique Valentina Terechkova vole à bord de Vostok 6 en juin 1963. Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochran sont des aviatrices célèbres, recordwoman de vitesse, mais n'ont pas volé dans l'espace.

De combien de réacteurs est équipé l'Airbus A330 ?

  1. A.C'est un avion à hélice
  2. B.Deux
  3. C.Trois
  4. D.Quatre

Bonne réponse : B — Deux

L'A330 est un long-courrier biréacteur ; son cousin l'A340, qui partage la même aile et le même fuselage, est un quadriréacteur.

On appelle profil :

  1. A.la tranche verticale d'une aile obtenue en coupant l'aile dans le sens de l'avion
  2. B.la partie avant de l'aile
  3. C.la partie de l'aile qui fait jonction avec le fuselage
  4. D.la partie arrière de l'aile

Bonne réponse : A — la tranche verticale d'une aile obtenue en coupant l'aile dans le sens de l'avion

Le profil est la section de l'aile obtenue par une coupe verticale parallèle à l'axe longitudinal de l'avion. La partie avant est le bord d'attaque et la jonction avec le fuselage l'emplanture.

On appelle le dessus de l'aile :

  1. A.l'intrados
  2. B.le bord d'attaque
  3. C.l'extrados
  4. D.le bord marginal

Bonne réponse : C — l'extrados

L'extrados est la face supérieure de l'aile, l'intrados la face inférieure. Le bord marginal est l'extrémité de l'aile.

On appelle emplanture :

  1. A.la partie de l'aile qui fait jonction avec le fuselage
  2. B.la zone de jonction de la dérive avec le plan fixe
  3. C.la partie du fuselage sur laquelle est fixé le train d'atterrissage
  4. D.la partie arrière du fuselage

Bonne réponse : A — la partie de l'aile qui fait jonction avec le fuselage

L'emplanture est la racine de l'aile, là où elle se raccorde au fuselage ; c'est la zone la plus sollicitée en flexion.

On appelle maître-couple :

  1. A.la plus grande surface qui se présente au vent dans le sens de la marche
  2. B.le moniteur dans le couple maître-élève
  3. C.la partie arrière du fuselage
  4. D.le couple piqueur dû à la résultante aérodynamique

Bonne réponse : A — la plus grande surface qui se présente au vent dans le sens de la marche

Le maître-couple est la plus grande section transversale du fuselage (ou de l'appareil) exposée à l'écoulement ; il intervient dans la traînée de forme.

On appelle maquettes volantes :

  1. A.des répliques exactes d'appareils réels construits à une échelle donnée et volant effectivement
  2. B.des appareils modèles réduits réalisés pour la voltige
  3. C.tous les appareils réduits et volant effectivement
  4. D.les maquettes des compagnies aériennes

Bonne réponse : A — des répliques exactes d'appareils réels construits à une échelle donnée et volant effectivement

Une maquette volante est la reproduction fidèle, à une échelle donnée, d'un aéronef réel, capable de voler. Tous les modèles réduits volants ne sont pas des maquettes.

On appelle centre de gravité :

  1. A.le point où s'applique le poids apparent
  2. B.le point où se situe le maître-couple
  3. C.le point où s'applique la résultante aérodynamique
  4. D.le foyer de l'aile

Bonne réponse : A — le point où s'applique le poids apparent

Le centre de gravité est le point d'application du poids (y compris le poids apparent en évolution). La résultante aérodynamique s'applique au centre de poussée, et le foyer est un point aérodynamique distinct.

La finesse d'un planeur aéromodèle est égale au rapport :

  1. A.vitesse horizontale du planeur sur vitesse verticale du planeur
  2. B.distance parcourue sur hauteur perdue
  3. C.portance sur traînée
  4. D.les trois propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les trois propositions ci-dessus sont exactes

En vol plané stabilisé sans vent, la finesse est à la fois le rapport portance/traînée, distance parcourue/hauteur perdue et vitesse horizontale/vitesse verticale : les trois définitions sont équivalentes.

La résistance d'une aile dépend de la section de son longeron principal. La section la plus résistante est :

  1. A.situation a
  2. B.situation b
  3. C.situation c
  4. D.situation d

Bonne réponse : D — situation d

En flexion, ce sont les fibres les plus éloignées de l'axe neutre qui travaillent le plus : un longeron en caisson dont les semelles supérieure et inférieure sont épaisses et reliées par des âmes (croquis d) offre la meilleure résistance pour sa masse. Une baguette posée à plat (croquis b) est la moins résistante.

Le coffrage d'une aile offre les avantages suivants :

  1. A.augmentation de la rigidité en torsion
  2. B.augmentation de la résistance
  3. C.meilleur aspect du profil
  4. D.les trois propositions sont exactes

Bonne réponse : D — les trois propositions sont exactes

Le coffrage (revêtement en balsa du bord d'attaque ou de toute l'aile) forme un caisson qui rigidifie l'aile en torsion, augmente sa résistance et respecte mieux la forme du profil.

Une hélice 6 × 4 a les caractéristiques suivantes :

  1. A.diamètre 6 pouces, pas 4 centimètres
  2. B.diamètre 15 cm, pas 10 cm
  3. C.diamètre 6 pouces, pas 4 pouces
  4. D.les propositions « b » et « c » sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions « b » et « c » sont exactes

Les hélices de modèles sont désignées en pouces : diamètre × pas. 6 pouces ≈ 15 cm et 4 pouces ≈ 10 cm (1 pouce = 2,54 cm), donc b et c décrivent la même hélice.

Un moteur à explosion de type « 25 » a une cylindrée de :

  1. A.25 cm³
  2. B.2,5 cm³
  3. C.0,25 cubic inch, soit 4 cm³
  4. D.0,25 cm³

Bonne réponse : C — 0,25 cubic inch, soit 4 cm³

La désignation anglo-saxonne des micromoteurs est en centièmes de pouce cube : un « 25 » cube 0,25 in³, soit 0,25 × 16,39 ≈ 4 cm³.

Classer les matériaux suivants par ordre de résistance croissante :

  1. A.fibre de carbone, balsa, spruce
  2. B.spruce, balsa, fibre de carbone
  3. C.balsa, fibre de carbone, spruce
  4. D.balsa, spruce, fibre de carbone

Bonne réponse : D — balsa, spruce, fibre de carbone

Le balsa, très léger, est le moins résistant ; le spruce (épicéa), bois dense et fibreux, est nettement plus résistant ; la fibre de carbone est de loin la plus résistante.

La masse volumique du balsa est de l'ordre de :

  1. A.1,5 kg/m³
  2. B.15 kg/m³
  3. C.150 kg/m³
  4. D.1 500 kg/m³

Bonne réponse : C — 150 kg/m³

Le balsa a une masse volumique d'environ 100 à 200 kg/m³, soit de l'ordre de 150 kg/m³ : il est environ 6 fois plus léger que l'eau. 1,5 kg/m³ serait à peine plus que l'air.

La vitesse de rotation d'un micromoteur est de l'ordre de :

  1. A.150 tours/minute
  2. B.1 500 tours/minute
  3. C.15 000 tours/minute
  4. D.150 000 tours/minute

Bonne réponse : C — 15 000 tours/minute

Les micromoteurs thermiques de modèles réduits tournent typiquement entre 10 000 et 20 000 tr/min, soit de l'ordre de 15 000 tr/min.

L'utilisation d'une radiocommande est subordonnée à :

  1. A.une déclaration auprès de France Télécom
  2. B.un examen de radio-télégraphiste restreint
  3. C.l'obtention du BIA
  4. D.l'obtention d'une licence fédérale

Bonne réponse : A — une déclaration auprès de France Télécom

À l'époque, l'utilisation d'un émetteur de radiocommande sur les fréquences réservées au modélisme devait être déclarée auprès de l'administration des télécommunications (France Télécom). Aucun examen ni le BIA n'étaient exigés.

Sur une plate-forme de modèles réduits radiocommandés, la mise sous tension de l'émetteur :

  1. A.peut être faite sans précautions
  2. B.peut être faite si l'antenne est repliée
  3. C.peut être faite si le récepteur est mis sous tension
  4. D.ne peut être faite qu'après avoir vérifié que la fréquence est effectivement libre

Bonne réponse : D — ne peut être faite qu'après avoir vérifié que la fréquence est effectivement libre

Avec les radiocommandes à fréquence fixe, allumer un émetteur sur une fréquence déjà utilisée brouille le modèle en vol, avec un risque d'accident. On vérifie donc toujours (tableau des fréquences, pinces) que la fréquence est libre.

La charge alaire d'un modèle est :

  1. A.le poids total en ordre de vol
  2. B.le rapport de la surface totale du modèle sur son poids
  3. C.le rapport de la surface alaire sur le poids de l'aile
  4. D.le rapport du poids du modèle sur la surface alaire

Bonne réponse : D — le rapport du poids du modèle sur la surface alaire

La charge alaire est le poids (ou la masse) du modèle divisé par sa surface alaire, en g/dm² en aéromodélisme. Plus elle est élevée, plus le modèle vole vite.

Un modèle doit être centré à 25 %. Ce centrage s'effectue par rapport :

  1. A.au bord d'attaque de la corde moyenne
  2. B.au bord d'attaque de la corde d'emplanture
  3. C.au moteur et à 25 % de la longueur du fuselage
  4. D.au bord d'attaque de l'aile et à 25 % de la distance entre le foyer et celui du stabilisateur

Bonne réponse : A — au bord d'attaque de la corde moyenne

Le centrage s'exprime en pourcentage de la corde aérodynamique moyenne, mesuré à partir de son bord d'attaque : centré à 25 % signifie que le centre de gravité est au quart de la corde moyenne.

Des ailerons « FULLSPAN » sont :

  1. A.des ailerons à fente
  2. B.des ailerons qui servent également de volets
  3. C.des ailerons différentiels
  4. D.des ailerons qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

Bonne réponse : D — des ailerons qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

« Full span » signifie « sur toute l'envergure » : ce sont des ailerons qui occupent toute la longueur du bord de fuite.

La fréquence d'un émetteur se trouve :

  1. A.en mesurant la longueur de l'antenne
  2. B.sur la face avant du boîtier
  3. C.dans le manuel d'utilisation
  4. D.inscrite sur le quartz

Bonne réponse : D — inscrite sur le quartz

Sur les radiocommandes à quartz, c'est le quartz enfichable qui fixe la fréquence (ou le canal) d'émission ; elle est inscrite dessus. En changeant le quartz, on change de fréquence.