Annale BIA 2009 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2009 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 2009 en conditions réelles (2 h 30)
100 questions

À quel croquis est associée la légende correcte ? (voir les quatre croquis a, b, c, d ci-dessous)

  1. A.Croquis a : profil en lisse
  2. B.Croquis b : volet braqué
  3. C.Croquis c : bec sorti
  4. D.Croquis d : volet Fowler sorti

Bonne réponse : A — Croquis a : profil en lisse

Le croquis a montre un profil sans aucun dispositif sorti : c'est bien la configuration lisse. Les autres légendes sont inversées : le croquis b montre un bec de bord d'attaque sorti (et non un volet braqué), le croquis c un volet à fente/Fowler reculé et braqué (et non un bec), et le croquis d un profil volet rentré.

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m², et on prend une masse volumique d'air ρ = 1,2 kg/m³. On rappelle la formule : Portance = 1/2 ρ V² S Cz. Si l'avion vole à 100 m/s, son Cz vaut :

  1. A.0,1
  2. B.0,2
  3. C.0,4
  4. D.0,8

Bonne réponse : B — 0,2

En vol en palier, la portance équilibre le poids : Cz = 2P / (ρ V² S) = 2 × 24 000 / (1,2 × 100² × 20) = 48 000 / 240 000 = 0,2.

L'allongement d'une aile est :

  1. A.le rapport entre l'envergure et la profondeur moyenne de l'aile
  2. B.le rapport entre la longueur du fuselage et l'épaisseur de l'aile
  3. C.proportionnel à la surface de l'aile
  4. D.égal à la longueur de l'aile

Bonne réponse : A — le rapport entre l'envergure et la profondeur moyenne de l'aile

L'allongement λ est le rapport de l'envergure b à la profondeur moyenne de l'aile, soit aussi λ = b²/S. C'est un nombre sans dimension : un planeur a un grand allongement (plus de 20), un avion de chasse un faible allongement.

En phase d'atterrissage, le pilote sort les volets hypersustentateurs. L'effet sera :

  1. A.diminution de la vitesse
  2. B.augmentation de la traînée
  3. C.augmentation instantanée du taux de descente
  4. D.les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

Les volets augmentent le Cz maximal mais aussi fortement la traînée : à puissance égale l'avion ralentit, et il peut voler plus lentement sans décrocher. Il n'y a pas d'augmentation instantanée du taux de descente : au contraire, la sortie des volets provoque d'abord un gain de portance (tendance à « ballonner »).

En vol horizontal stabilisé, quelle est la proposition exacte la plus complète :

  1. A.l'intrados de l'aile est le siège d'une surpression
  2. B.l'aile est « décrochée »
  3. C.l'extrados de l'aile est le siège d'une dépression
  4. D.les propositions « intrados en surpression » et « extrados en dépression » sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions « intrados en surpression » et « extrados en dépression » sont exactes

En vol normal, l'air accélère sur l'extrados (dépression, qui fournit environ les deux tiers de la portance) et ralentit sous l'intrados (légère surpression). La réponse la plus complète regroupe les deux phénomènes.

Le décrochage se produit toujours à :

  1. A.la même vitesse
  2. B.la même inclinaison
  3. C.la même incidence
  4. D.la même assiette

Bonne réponse : C — la même incidence

Le décrochage survient quand l'incidence dépasse l'incidence critique (environ 15 à 18° pour un profil classique), quelles que soient la vitesse, l'assiette ou l'inclinaison. La vitesse de décrochage, elle, varie avec la masse, le facteur de charge et la configuration.

La finesse est définie par le rapport :

  1. A.vitesse horizontale / vitesse verticale
  2. B.distance horizontale parcourue / hauteur perdue
  3. C.portance / traînée
  4. D.les trois propositions précédentes sont exactes

Bonne réponse : D — les trois propositions précédentes sont exactes

La finesse f = Rz/Rx = Cz/Cx. En vol plané, elle est aussi égale au rapport distance parcourue / hauteur perdue et, de façon équivalente, vitesse horizontale / vitesse verticale (taux de chute). Les trois définitions sont donc équivalentes.

La traînée induite d'une aile :

  1. A.augmente avec l'allongement
  2. B.diminue quand la portance augmente
  3. C.est une des conséquences de la présence de moucherons collés sur le bord d'attaque
  4. D.est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

Bonne réponse : D — est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

La surpression d'intrados et la dépression d'extrados font contourner l'air par les saumons : il se forme des tourbillons marginaux qui créent la traînée induite. Elle augmente avec la portance (Cz²) et diminue quand l'allongement augmente ; les moucherons relèvent de la traînée de profil.

Les winglets servent à :

  1. A.augmenter la traînée de l'aile
  2. B.diminuer la stabilité en lacet
  3. C.turbuler l'écoulement de l'air sur les ailes
  4. D.diminuer la traînée induite

Bonne réponse : D — diminuer la traînée induite

Les winglets, petites ailettes relevées en bout d'aile, réduisent l'intensité des tourbillons marginaux et donc la traînée induite, ce qui améliore la finesse et diminue la consommation de carburant.

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de finesse maximale :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : C — le point C

La finesse Cz/Cx est la pente de la droite joignant l'origine à un point de la polaire. Elle est maximale au point où la droite issue de l'origine est tangente à la polaire : ici le point C. Le point D correspond au Cz maximal (proche du décrochage).

La symétrie du vol de l'avion est gérée par la manœuvre suivante :

  1. A.le déplacement latéral du manche
  2. B.l'action conjuguée palonnier / gouverne de direction
  3. C.le réglage de la puissance du moteur
  4. D.le déplacement d'avant en arrière du manche

Bonne réponse : B — l'action conjuguée palonnier / gouverne de direction

La symétrie du vol (absence de glissade ou de dérapage, bille au centre) est contrôlée au palonnier, qui braque la gouverne de direction. Le manche latéral commande le roulis et le manche avant-arrière le tangage.

L'effet du souffle hélicoïdal d'une hélice de propulseur peut être compensé par :

  1. A.le pilote qui agit sur la gouverne de direction
  2. B.une commande dissymétrique des ailerons
  3. C.un calage déporté de la dérive par rapport à l'axe de roulis
  4. D.les réponses « action sur la gouverne de direction » et « calage déporté de la dérive » sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses « action sur la gouverne de direction » et « calage déporté de la dérive » sont exactes

Le souffle hélicoïdal frappe la dérive d'un côté et provoque un mouvement de lacet. Le constructeur le compense en calant la dérive légèrement de travers, et le pilote corrige le reste au palonnier, surtout à forte puissance et faible vitesse (décollage, montée).

Classer les avions ci-dessous (1 : aile en flèche avec dièdre ; 2 : aile en flèche avec dièdre négatif ; 3 : aile elliptique ; 4 : aile droite rectangulaire) dans l'ordre du plus stable au moins stable :

  1. A.1, 2, 3, 4
  2. B.3, 1, 4, 2
  3. C.1, 3, 4, 2
  4. D.3, 4, 2, 1

Bonne réponse : C — 1, 3, 4, 2

La flèche et le dièdre positif augmentent la stabilité latérale : l'avion 1 (flèche + dièdre) est le plus stable. Le dièdre négatif (avion 2) est déstabilisant : c'est le moins stable. Les avions 3 et 4, sans flèche marquée, sont intermédiaires, d'où l'ordre 1, 3, 4, 2 retenu par le corrigé.

Mesuré sur la corde du profil d'aile à partir du bord d'attaque, le foyer est situé :

  1. A.au centre de poussée de l'aile
  2. B.en avant du centre de poussée de l'aile
  3. C.en arrière du centre de poussée de l'aile
  4. D.au bord d'attaque

Bonne réponse : B — en avant du centre de poussée de l'aile

Le foyer est le point fixe (vers 25 % de la corde) où les variations de portance s'appliquent. Pour un profil cambré usuel, le centre de poussée se trouve en arrière du foyer et se rapproche de lui quand l'incidence augmente : mesuré depuis le bord d'attaque, le foyer est donc en avant du centre de poussée.

Lorsqu'un avion est centré avant :

  1. A.sa stabilité augmente et sa maniabilité diminue
  2. B.sa stabilité et sa maniabilité diminuent
  3. C.sa manœuvrabilité augmente
  4. D.sa stabilité et sa maniabilité augmentent

Bonne réponse : A — sa stabilité augmente et sa maniabilité diminue

Plus le centre de gravité est en avant du foyer, plus la marge statique est grande : l'avion est très stable mais demande plus d'effort et de débattement de profondeur, il est donc moins maniable. Un centrage arrière produit l'effet inverse.

La vitesse de finesse maximale permet de :

  1. A.rester en l'air le plus longtemps possible
  2. B.parcourir la plus grande distance possible
  3. C.voler le plus vite possible
  4. D.décoller le plus court possible

Bonne réponse : B — parcourir la plus grande distance possible

En plané, la distance parcourue est égale à la hauteur multipliée par la finesse : voler à la vitesse de finesse maximale donne la plus grande distance. Rester le plus longtemps en l'air correspond à la vitesse de taux de chute minimal, un peu plus faible : c'est le piège.

Sans changer les caractéristiques du profil, plus l'allongement d'une aile est grand :

  1. A.plus les tourbillons marginaux sont faibles
  2. B.plus la traînée induite est faible
  3. C.plus la finesse est grande
  4. D.toutes les propositions sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes

Un grand allongement réduit l'importance relative des saumons : les tourbillons marginaux sont plus faibles, la traînée induite diminue et la finesse augmente. C'est pourquoi les planeurs ont des ailes très allongées.

Dans le cas d'un virage très serré, le facteur de charge d'un avion atteint la valeur +2,5. Le pilote, dont le poids réel est 800 N (sa masse est proche de 80 kg) :

  1. A.a un poids apparent égal à 320 N
  2. B.ne ressent aucun effet dû au virage
  3. C.a un poids apparent égal à 2 000 N
  4. D.perd forcément connaissance

Bonne réponse : C — a un poids apparent égal à 2 000 N

Le poids apparent est égal au poids réel multiplié par le facteur de charge : 800 × 2,5 = 2 000 N. Le pilote se sent écrasé sur son siège, mais 2,5 g ne provoquent pas de perte de connaissance chez un sujet en bonne santé.

Parmi les situations suivantes, quelle est la moins dangereuse pour un avion en approche finale :

  1. A.dérapage
  2. B.glissade
  3. C.vitesse proche de la vitesse de décrochage
  4. D.virage à forte inclinaison

Bonne réponse : B — glissade

La glissade est une manœuvre maîtrisée, parfois utilisée volontairement pour perdre de la hauteur sans prendre de vitesse. Le dérapage à basse vitesse peut conduire à une vrille, et une vitesse proche du décrochage ou une forte inclinaison (qui augmente la vitesse de décrochage) sont très dangereuses près du sol.

La distance de décollage :

  1. A.est plus courte en configuration lisse
  2. B.est plus courte lorsque les volets sont entièrement sortis
  3. C.est définie comme la distance nécessaire à un avion pour passer 15 m de hauteur au décollage
  4. D.les réponses « volets entièrement sortis » et « passer 15 m de hauteur » sont exactes

Bonne réponse : C — est définie comme la distance nécessaire à un avion pour passer 15 m de hauteur au décollage

La distance de décollage est mesurée du lâcher des freins jusqu'au passage de 15 m (50 ft) de hauteur. Elle est la plus courte avec un braquage modéré des volets ; les volets entièrement sortis créent trop de traînée et allongent le décollage.

La gouverne de profondeur est la partie :

  1. A.mobile de la dérive
  2. B.fixe de l'empennage horizontal
  3. C.mobile de l'empennage horizontal
  4. D.mobile d'un volet hypersustentateur

Bonne réponse : C — mobile de l'empennage horizontal

L'empennage horizontal comprend une partie fixe, le plan fixe (stabilisateur), et une partie mobile articulée, la gouverne de profondeur, qui commande le tangage. La partie mobile de la dérive est la gouverne de direction.

Le rotor anticouple d'un hélicoptère :

  1. A.est généralement une hélice verticale qui permet de contrôler les rotations en lacet de l'hélicoptère
  2. B.sert de soutien au rotor principal
  3. C.permet d'éviter que la structure de l'hélicoptère ne tourne sur elle-même
  4. D.les propositions « contrôle du lacet » et « éviter que la structure ne tourne sur elle-même » sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions « contrôle du lacet » et « éviter que la structure ne tourne sur elle-même » sont exactes

Le rotor principal entraîné par le moteur crée un couple de réaction qui ferait tourner le fuselage en sens inverse. Le rotor de queue, hélice à axe horizontal tournant dans un plan vertical, compense ce couple et, en faisant varier son pas, permet de contrôler le lacet.

Un autogire :

  1. A.est un aéronef dont les ailes ont été remplacées par une voilure tournante libre en rotation
  2. B.est un petit hélicoptère
  3. C.est conçu pour décoller verticalement et effectuer un vol stationnaire
  4. D.a un rotor et une hélice entraînés tous deux par le même moteur combinant ainsi tous les avantages de l'avion et de l'hélicoptère

Bonne réponse : A — est un aéronef dont les ailes ont été remplacées par une voilure tournante libre en rotation

Dans l'autogire, inventé par Juan de la Cierva, le rotor n'est pas entraîné par le moteur : il tourne librement en autorotation sous l'effet du vent relatif. Une hélice classique assure la propulsion, si bien que l'autogire ne peut ni décoller verticalement ni faire de stationnaire.

Les spoilers :

  1. A.sont des limiteurs de traînée
  2. B.sont des réducteurs de portance
  3. C.sont toujours automatiques
  4. D.ne servent qu'au sol pour ralentir l'avion

Bonne réponse : B — sont des réducteurs de portance

Les spoilers sont des panneaux qui se lèvent sur l'extrados : ils perturbent l'écoulement, détruisent une partie de la portance et augmentent la traînée. Ils servent en vol (descente, aide au roulis) comme au sol après l'atterrissage, en commande manuelle ou automatique.

En vol, la structure de l'aile d'un avion doit être capable de subir :

  1. A.une compression à l'extrados et une traction à l'intrados
  2. B.une traction à l'extrados et une compression à l'intrados
  3. C.une traction à l'extrados et à l'intrados
  4. D.une compression à l'intrados et à l'extrados

Bonne réponse : A — une compression à l'extrados et une traction à l'intrados

En vol, la portance fait fléchir l'aile vers le haut comme une poutre encastrée dans le fuselage : la partie supérieure (extrados) est comprimée et la partie inférieure (intrados) est tendue.

Parmi les dispositifs suivants, lequel n'est pas un dispositif hypersustentateur :

  1. A.les volets Fowler
  2. B.les volets à fente
  3. C.les becs de bord d'attaque
  4. D.les aérofreins

Bonne réponse : D — les aérofreins

Volets Fowler, volets à fente et becs augmentent le Cz maximal : ce sont des hypersustentateurs. Les aérofreins augmentent la traînée (et réduisent souvent la portance) pour freiner ou augmenter la pente de descente.

Quels sont les bois utilisés en construction aéronautique :

  1. A.le sapin, le pin d'Orégon et le pin d'épice
  2. B.le sapin, le fêt néant, l'épicéa
  3. C.le bouleau, le hêtre et le sapin
  4. D.le balsa, le haut Koumé et le frêne

Bonne réponse : C — le bouleau, le hêtre et le sapin

Le corrigé retient le bouleau (contreplaqué aviation), le hêtre (pièces dures) et le sapin (longerons, nervures). Les autres listes mélangent des essences fantaisistes ou mal orthographiées ; l'épicéa et le pin d'Orégon sont aussi des bois aéronautiques classiques.

Le flutter explosif :

  1. A.est un accident causé par une fuite de carburant dans le circuit d'alimentation électrique
  2. B.survient toujours au même nombre de Mach, quel que soit l'avion
  3. C.est un flotteur de sécurité, présent sur les hydravions et dont le gonflement rapide a donné le qualificatif d'« explosif »
  4. D.est un phénomène de vibrations subies par la structure d'un avion qui entrent en résonance

Bonne réponse : D — est un phénomène de vibrations subies par la structure d'un avion qui entrent en résonance

Le flutter est une vibration aéroélastique : les efforts aérodynamiques entretiennent les oscillations d'une aile ou d'une gouverne qui entrent en résonance et peuvent détruire la structure en quelques secondes. Il dépend de la vitesse et de la structure propre de chaque avion, d'où l'importance de respecter la VNE.

Le train classique d'un avion se compose de 2 roues :

  1. A.directives et d'une roulette de nez
  2. B.principales et d'une roulette de nez
  3. C.principales et d'une roulette de queue
  4. D.directives et d'une roulette de queue

Bonne réponse : C — principales et d'une roulette de queue

Le train classique (ou train « à roulette de queue ») comporte deux roues principales en avant du centre de gravité et une roulette sous la queue. Le train tricycle, lui, a deux roues principales et une roulette de nez.

Dans une structure de fuselage dite « caisson », les couples (ou cadres) :

  1. A.sont les systèmes d'accouplement rapide entre ailes et fuselage
  2. B.donnent la forme de la section du fuselage et encaissent certains efforts
  3. C.sont des lisses accouplées par deux
  4. D.aucune des affirmations ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — donnent la forme de la section du fuselage et encaissent certains efforts

Les couples sont des cadres transversaux répartis le long du fuselage : ils donnent sa forme à la section, maintiennent les lisses et le revêtement, et reprennent des efforts localisés (attaches d'aile, de train, de moteur).

Un avion vole en croisière. Si l'on place l'interrupteur batterie sur « arrêt », on constate :

  1. A.une baisse de régime du moteur (environ 100 tr/min)
  2. B.l'arrêt du moteur
  3. C.que tous les instruments cessent de fonctionner
  4. D.que le moteur continue de tourner

Bonne réponse : D — que le moteur continue de tourner

L'allumage d'un moteur à pistons d'avion léger est assuré par des magnétos, autonomes et indépendantes de la batterie : le moteur continue de tourner. Seuls les équipements électriques (radio, certains instruments) peuvent être affectés ; les instruments anémobarométriques continuent de fonctionner.

Le rendement d'une hélice est défini par le rapport :

  1. A.Puissance utile / Puissance absorbée
  2. B.Puissance absorbée / Puissance utile
  3. C.Traction / vitesse
  4. D.Puissance / Traction

Bonne réponse : A — Puissance utile / Puissance absorbée

Comme tout rendement, celui de l'hélice est le rapport de la puissance utile (traction × vitesse) à la puissance absorbée, fournie par le moteur sur l'arbre. Il est toujours inférieur à 1 (environ 0,8 au mieux).

Une hélice à calage variable est utilisée de la façon suivante :

  1. A.grand pas au décollage, petit pas en croisière
  2. B.petit pas au décollage, grand pas en croisière
  3. C.grand pas au décollage, drapeau en croisière
  4. D.petit pas au décollage, drapeau en croisière

Bonne réponse : B — petit pas au décollage, grand pas en croisière

À basse vitesse (décollage), un petit pas permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance, comme une première vitesse. En croisière, à grande vitesse, le grand pas garde une bonne incidence des pales et un bon rendement. Le drapeau ne sert qu'en cas de panne moteur.

Sur avion multimoteur à hélices, si l'un des moteurs s'arrête en cours de vol, il faut mettre son hélice :

  1. A.en moulinet
  2. B.en drapeau
  3. C.en transparence
  4. D.en reverse

Bonne réponse : B — en drapeau

En drapeau, les pales sont orientées dans le lit du vent : l'hélice s'arrête et sa traînée devient minimale. Une hélice en moulinet, entraînée par le vent relatif, produirait une forte traînée et aggraverait la dissymétrie de poussée.

Un groupe turboréacteur :

  1. A.présente un meilleur rendement à une altitude de 11 000 m
  2. B.est équipé d'une hélice (fan) qui assure environ 70 % de la poussée
  3. C.comprend un compresseur, une chambre de combustion, une turbine et une tuyère
  4. D.les trois propositions ci-dessus sont vraies

Bonne réponse : D — les trois propositions ci-dessus sont vraies

Tout turboréacteur comprend compresseur, chambre de combustion, turbine et tuyère. Son rendement est meilleur en altitude, vers la tropopause, où l'air est froid. Les réacteurs double flux modernes possèdent une soufflante (fan) qui fournit la majeure partie de la poussée, d'où la réponse « toutes vraies » retenue par le corrigé.

La composition idéale du mélange carburé air-essence correspond à une proportion de 1 gramme d'essence pour :

  1. A.17 g d'air
  2. B.20 g d'air
  3. C.15 g d'air
  4. D.8 g d'air

Bonne réponse : C — 15 g d'air

Le mélange stœchiométrique, pour lequel toute l'essence brûle avec tout l'oxygène, est d'environ 1 g d'essence pour 15 g d'air. Un mélange plus pauvre ou plus riche fonctionne moins bien.

Un groupe turbopropulseur est :

  1. A.un moteur à pistons équipé d'un turbo
  2. B.une fusée d'appoint pour le décollage
  3. C.une turbomachine couplée à une hélice
  4. D.un turboréacteur à double entrée

Bonne réponse : C — une turbomachine couplée à une hélice

Dans un turbopropulseur, une turbine à gaz entraîne une hélice par l'intermédiaire d'un réducteur ; l'essentiel de la poussée vient de l'hélice. Le piège est le moteur à pistons turbocompressé, qui reste un moteur à pistons.

Un altimètre fonctionne par mesure :

  1. A.de la pression dynamique
  2. B.de la pression statique
  3. C.de la pression totale
  4. D.de la température

Bonne réponse : B — de la pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde gradué en altitude : il mesure la pression statique, qui diminue avec l'altitude. La pression dynamique (totale moins statique) est utilisée par l'anémomètre.

Après décollage, volets sortis, l'aiguille de l'anémomètre sortira bientôt de l'arc blanc. Dans cette situation :

  1. A.je dois rentrer les volets au plus vite
  2. B.je suis proche de la VNE
  3. C.je dois réduire mon assiette pour éviter le décrochage
  4. D.les réponses « rentrer les volets » et « réduire l'assiette » sont exactes

Bonne réponse : A — je dois rentrer les volets au plus vite

L'arc blanc correspond à la plage d'utilisation des volets : sa limite haute est la VFE, vitesse maximale volets sortis. En accélérant après le décollage, l'aiguille va dépasser la VFE : il faut rentrer les volets avant pour ne pas endommager la structure. La VNE se situe bien plus haut (trait rouge).

L'horizon artificiel représenté ci-dessous indique que l'avion est :

  1. A.incliné à gauche avec une assiette à cabrer de 10°
  2. B.incliné à gauche avec une assiette à piquer de 10°
  3. C.incliné à droite avec une assiette à cabrer de 10°
  4. D.incliné à droite avec une assiette à piquer de 10°

Bonne réponse : A — incliné à gauche avec une assiette à cabrer de 10°

Sur l'horizon artificiel, la maquette fixe représente l'avion et la ligne d'horizon mobile reste parallèle au véritable horizon. L'horizon s'incline dans le sens inverse du virage et la maquette se trouve au-dessus de la ligne d'horizon : l'avion est incliné à gauche avec une assiette à cabrer de 10°.

Sur une carte météorologique, la ligne qui relie tous les points d'égale pression est une ligne :

  1. A.isogone
  2. B.isotherme
  3. C.isocèle
  4. D.isobare

Bonne réponse : D — isobare

Les isobares relient les points de même pression ramenée au niveau de la mer ; elles dessinent les dépressions et anticyclones. Les isothermes relient les points de même température et les isogones ceux de même déclinaison magnétique.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette
  2. B.un machmètre
  3. C.un tachymètre
  4. D.un anémomètre

Bonne réponse : D — un anémomètre

L'anémomètre (à coupelles) mesure la vitesse du vent ; la girouette en indique la direction. Le machmètre et le tachymètre sont des instruments de bord (nombre de Mach, régime moteur).

Sur une carte météorologique, une ligne festonnée de triangles ou de demi-cercles indique la présence :

  1. A.d'un front
  2. B.d'un anticyclone
  3. C.d'une traîne
  4. D.d'une dorsale barométrique

Bonne réponse : A — d'un front

Les fronts sont représentés par des lignes portant des symboles : triangles pour le front froid, demi-cercles pour le front chaud, alternance des deux pour un front occlus.

Quand le bulletin météorologique prévoit que le point de rosée et la température ambiante seront bientôt identiques, il faut s'attendre à :

  1. A.de la neige
  2. B.de la pluie
  3. C.du brouillard
  4. D.de la vapeur d'eau

Bonne réponse : C — du brouillard

Quand la température rejoint le point de rosée, l'air est saturé : la vapeur d'eau se condense en fines gouttelettes près du sol, ce qui forme de la brume ou du brouillard. Un faible écart température/point de rosée est un signal d'alerte pour le pilote.

Dans l'hémisphère nord, le vent :

  1. A.souffle des basses pressions vers les hautes pressions
  2. B.tourne autour d'une dépression dans le sens des aiguilles d'une montre
  3. C.tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
  4. D.souffle toujours dans le même sens, du nord vers le sud

Bonne réponse : C — tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre

Sous l'effet de la force de Coriolis, le vent tourne dans l'hémisphère nord dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression, et dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone. C'est l'inverse dans l'hémisphère sud.

L'expression « inversion de température » signifie que la température :

  1. A.diminue quand l'altitude augmente
  2. B.augmente quand l'altitude augmente
  3. C.devient négative à la tombée de la nuit
  4. D.diminue plus vite que le gradient standard

Bonne réponse : B — augmente quand l'altitude augmente

Normalement la température diminue avec l'altitude (environ 6,5 °C par 1 000 m). Dans une couche d'inversion, elle augmente avec l'altitude : cette couche est très stable et bloque les mouvements verticaux (brumes, pollution, brouillard).

À une altitude voisine du niveau de la mer, une pression atmosphérique de 1035 hPa signifie une zone :

  1. A.anticyclonique
  2. B.de dépression
  3. C.de givrage probable
  4. D.de courant-jet

Bonne réponse : A — anticyclonique

La pression moyenne au niveau de la mer est de 1013,25 hPa. Une pression de 1035 hPa, nettement supérieure, caractérise une zone de hautes pressions, c'est-à-dire un anticyclone.

À 5 000 ft d'altitude, selon l'atmosphère standard, la température et la pression sont respectivement de :

  1. A.+15 °C et 1013,25 hPa
  2. B.−17,5 °C et 700 hPa
  3. C.+5 °C et 850 hPa
  4. D.+25 °C et 750 hPa

Bonne réponse : C — +5 °C et 850 hPa

En atmosphère standard, la température baisse d'environ 2 °C par 1 000 ft : 15 − 2 × 5 = +5 °C. La pression diminue d'environ 1 hPa par 28 ft près du sol, ce qui donne environ 840 à 850 hPa vers 5 000 ft. Les valeurs +15 °C et 1013,25 hPa sont celles du niveau de la mer.

Immédiatement au-dessus de la tropopause il y a :

  1. A.la stratosphère
  2. B.la thermosphère
  3. C.la stratopause
  4. D.la mésopause

Bonne réponse : A — la stratosphère

De bas en haut : troposphère, tropopause, stratosphère, stratopause, mésosphère, mésopause, thermosphère. Juste au-dessus de la tropopause commence donc la stratosphère.

La grêle provient du nuage suivant :

  1. A.le stratus
  2. B.le cumulonimbus
  3. C.l'altostratus
  4. D.le cirrostratus

Bonne réponse : B — le cumulonimbus

La grêle se forme dans les violents courants ascendants du cumulonimbus, où les grêlons montent et descendent plusieurs fois en grossissant par couches de glace successives.

Le mistral est un vent :

  1. A.d'est qui souffle sur la Provence
  2. B.du sud-ouest qui souffle sur le Languedoc
  3. C.du nord-ouest qui souffle sur le Languedoc
  4. D.du nord-ouest qui souffle sur la Provence

Bonne réponse : D — du nord-ouest qui souffle sur la Provence

Le mistral est un vent violent, froid et sec, de secteur nord à nord-ouest, canalisé par la vallée du Rhône et soufflant sur la Provence. Son équivalent sur le Languedoc est la tramontane.

Les nuages d'orage sont les :

  1. A.stratus
  2. B.cirrus
  3. C.cumulonimbus
  4. D.cumulus

Bonne réponse : C — cumulonimbus

Le cumulonimbus, nuage à grand développement vertical souvent coiffé d'une enclume, est le seul nuage orageux : éclairs, tonnerre, grêle, rafales et fortes turbulences.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol est appelé :

  1. A.conduction
  2. B.coalescence
  3. C.subsidence
  4. D.convection

Bonne réponse : D — convection

Le sol chauffé par le soleil réchauffe l'air à son contact, qui s'élève en thermiques compensés par des descendances : c'est la convection. La subsidence est un affaissement lent de l'air dans les anticyclones, la coalescence la fusion de gouttelettes.

Les nuages caractérisés par une masse d'air instable sont les :

  1. A.cumulonimbus, cumulus, nimbostratus
  2. B.altostratus, cumulus, nimbostratus
  3. C.cumulonimbus, cumulus, stratocumulus
  4. D.cumulonimbus, stratus, cirrus

Bonne réponse : C — cumulonimbus, cumulus, stratocumulus

L'air instable favorise les mouvements verticaux et les nuages cumuliformes : cumulus, cumulonimbus et stratocumulus (nuages en balles ou rouleaux). Les nuages stratiformes comme stratus, altostratus ou nimbostratus caractérisent plutôt un air stable.

Voler dans un nuage peut provoquer :

  1. A.une perte des références visuelles
  2. B.une exposition à une forte humidité
  3. C.un risque de collision avec un autre aéronef
  4. D.toutes les réponses sont bonnes

Bonne réponse : D — toutes les réponses sont bonnes

Dans un nuage, le pilote perd l'horizon et ses repères (risque de désorientation spatiale), l'humidité peut entraîner givrage ou givrage carburateur, et il ne peut plus voir les autres aéronefs. C'est pourquoi le vol VFR impose de rester hors des nuages.

Après le coucher du soleil, dans la plupart des cas, les très basses couches de l'atmosphère sont :

  1. A.très instables
  2. B.très stables
  3. C.proches du gradient thermique vertical de l'atmosphère standard
  4. D.turbulentes

Bonne réponse : B — très stables

La nuit, le sol se refroidit par rayonnement et refroidit l'air à son contact : il se forme une inversion de température près du sol. Ces basses couches sont alors très stables, calmes, propices aux brumes et brouillards.

L'été, la brise de mer s'installe :

  1. A.dans les heures les plus chaudes de la journée
  2. B.au lever du soleil
  3. C.dans les heures les plus froides de la journée
  4. D.au coucher du soleil

Bonne réponse : A — dans les heures les plus chaudes de la journée

Le jour, la terre se réchauffe plus vite que la mer : l'air s'élève au-dessus des terres et est remplacé par de l'air venant de la mer. Cette brise de mer est la plus forte aux heures les plus chaudes ; la nuit s'installe la brise de terre.

Un vent du 180/10 vient du :

  1. A.Sud à une vitesse de 10 km/h
  2. B.Sud à une vitesse de 10 kt
  3. C.Nord à une vitesse de 10 kt
  4. D.Nord à une vitesse de 10 km/h

Bonne réponse : B — Sud à une vitesse de 10 kt

En aéronautique, la direction du vent est celle d'où il vient, en degrés : 180° correspond au sud. La vitesse est exprimée en nœuds (kt). Un vent 180/10 vient donc du sud à 10 kt.

L'expression CAVOK veut dire :

  1. A.visibilité supérieure ou égale à 10 km
  2. B.pas de nuages au-dessous de 1 500 m, pas de cumulonimbus
  3. C.pas de précipitations ou orages, ni brouillard
  4. D.toutes les réponses sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les réponses sont exactes

CAVOK (Ceiling And Visibility OK) remplace dans un METAR ou TAF la visibilité, le temps présent et les nuages lorsque : visibilité ≥ 10 km, pas de nuage significatif au-dessous de 5 000 ft (environ 1 500 m) ni de cumulonimbus, et aucun phénomène significatif (précipitations, orage, brouillard).

En été, par une chaude journée, l'apparition de gros cumulus en fin de matinée annonce :

  1. A.une augmentation de la chaleur
  2. B.une diminution de la chaleur
  3. C.un risque de brouillard
  4. D.un risque d'orage

Bonne réponse : D — un risque d'orage

Des cumulus qui se développent déjà fortement en fin de matinée signalent une atmosphère très instable : avec le réchauffement de l'après-midi, ils risquent d'évoluer en cumulonimbus et de donner des orages.

Un avion en vol VFR au cap 150°, en atmosphère standard, désire voler au-dessus de 2 000 m d'altitude. Le plus proche niveau de vol utilisable sera le FL :

  1. A.60
  2. B.75
  3. C.80
  4. D.95

Bonne réponse : B — 75

2 000 m ≈ 6 560 ft. En VFR, la règle semi-circulaire impose, pour une route magnétique entre 000° et 179°, un niveau impair + 500 ft (FL 35, 55, 75…). Le premier niveau utilisable au-dessus de 6 560 ft est le FL 75 (7 500 ft).

En VFR, le plan de vol est :

  1. A.facultatif quelles que soient les conditions de vol
  2. B.inutile sauf cas de force majeure
  3. C.obligatoire pour tout vol supérieur à une heure en espace contrôlé
  4. D.obligatoire pour franchir une frontière et pour survoler une zone inhospitalière

Bonne réponse : D — obligatoire pour franchir une frontière et pour survoler une zone inhospitalière

En VFR, le plan de vol est en général facultatif, mais il devient obligatoire notamment pour franchir une frontière et pour survoler des régions maritimes ou inhospitalières où les recherches seraient difficiles. Il déclenche alors le service d'alerte.

Aux latitudes tempérées, la nuit aéronautique commence :

  1. A.quand la lumière au sol est inférieure à 30 lux
  2. B.au coucher du soleil moins 10 min
  3. C.au coucher du soleil plus 30 min
  4. D.au coucher du soleil

Bonne réponse : C — au coucher du soleil plus 30 min

En France métropolitaine, la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant son lever. Le vol de nuit exige une qualification spécifique.

La responsabilité d'un avion en évolution revient en dernier ressort :

  1. A.à son propriétaire
  2. B.à son constructeur
  3. C.au service d'information de vol
  4. D.au commandant de bord

Bonne réponse : D — au commandant de bord

Le commandant de bord est responsable de la conduite de l'aéronef et de la sécurité du vol ; il a l'autorité finale sur toutes les décisions à bord, même lorsqu'il suit les instructions d'un contrôleur.

Pour qu'un avion puisse être utilisé, son carnet de route doit porter la mention :

  1. A.situation « I »
  2. B.situation « R »
  3. C.situation « V »
  4. D.situation « F »

Bonne réponse : C — situation « V »

Selon l'ancienne réglementation française, la situation technique de l'avion inscrite au carnet de route devait être « V » (avion apte au vol) pour qu'il puisse voler ; « I » désignait un avion immobilisé. Aujourd'hui, l'aptitude au vol résulte du certificat de navigabilité, de son examen et du suivi de l'entretien.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol
  2. B.le matin par le mécanicien
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol
  4. D.uniquement après une réparation

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol

La visite prévol est de la responsabilité du commandant de bord, qui doit la réaliser avant chaque vol en suivant la liste de vérifications du manuel de vol, même si l'avion a déjà volé dans la journée.

Un aéronef en VFR désire entrer dans une région de contrôle terminale (TMA) de classe D :

  1. A.aucune formalité n'est requise
  2. B.il doit demander une clairance radio
  3. C.cet espace lui est interdit
  4. D.il suffit d'informer le contrôleur

Bonne réponse : B — il doit demander une clairance radio

En classe D, les vols VFR sont admis mais soumis à clairance : le pilote doit obtenir une autorisation du contrôle par radio avant d'y pénétrer. Seule la classe E n'impose pas de clairance aux VFR ; les classes A sont interdites aux VFR.

Le circuit de piste doit s'effectuer dans l'ordre suivant :

  1. A.étape de base, montée initiale, dernier virage et vent arrière
  2. B.vent arrière, étape de base, montée initiale, vent traversier, dernier virage et finale
  3. C.montée initiale, vent arrière, étape de base, dernier virage et finale
  4. D.montée initiale, étape de base, vent traversier, vent arrière, dernier virage et finale

Bonne réponse : C — montée initiale, vent arrière, étape de base, dernier virage et finale

Le tour de piste s'enchaîne ainsi : montée initiale dans l'axe, (vent traversier), vent arrière parallèle à la piste, étape de base, dernier virage puis finale face à la piste. Seule la proposition « montée initiale, vent arrière, étape de base, dernier virage et finale » respecte cet ordre.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.la pression au niveau de la mer
  3. C.la pression 1 013,25 hPa
  4. D.la pression au sol (QFE)

Bonne réponse : C — la pression 1 013,25 hPa

Les niveaux de vol sont des surfaces isobares repérées par rapport à la pression standard 1 013,25 hPa, affichée à l'altimètre au-dessus de l'altitude de transition. Le QNH donne une altitude, le QFE une hauteur.

Quelle est la zone dont le survol est strictement interdit :

  1. A.parc naturel
  2. B.zone « D »
  3. C.zone « R »
  4. D.zone « P »

Bonne réponse : D — zone « P »

Une zone P (prohibited) est interdite au survol. Une zone R (restricted) est réglementée, pénétrable sous conditions, et une zone D (dangerous) est seulement dangereuse. Les parcs naturels imposent des hauteurs minimales de survol mais ne sont pas interdits.

Sur une carte OACI au 1/500 000, on mesure entre deux aérodromes 28 cm. La distance qui les sépare sur le terrain est :

  1. A.56 km
  2. B.28 NM
  3. C.140 km
  4. D.280 km

Bonne réponse : C — 140 km

À l'échelle 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 500 000 cm, soit 5 km. Donc 28 cm × 5 km = 140 km (environ 76 NM).

Combien de temps faut-il à la Terre pour tourner sur elle-même de 15° :

  1. A.1 heure
  2. B.3 heures
  3. C.2 heures
  4. D.6 heures

Bonne réponse : A — 1 heure

La Terre fait un tour complet (360°) en 24 heures, soit 360 / 24 = 15° par heure. C'est la base des fuseaux horaires.

Deux points sont situés par 42°N / 6°E et 45°N / 6°E. La distance qui les sépare est :

  1. A.180 km
  2. B.180 NM
  3. C.300 km
  4. D.300 NM

Bonne réponse : B — 180 NM

Les deux points sont sur le même méridien, séparés de 3° de latitude. Une minute d'arc de méridien vaut 1 NM, donc 1° = 60 NM et 3° = 180 NM (environ 333 km).

Sur un aérodrome, l'altimètre indique l'altitude du terrain quand il est calé sur :

  1. A.le calage standard
  2. B.le QNH
  3. C.le QFE
  4. D.le QFU

Bonne réponse : B — le QNH

Calé au QNH, l'altimètre indique l'altitude par rapport au niveau moyen de la mer : au sol, il affiche l'altitude du terrain. Calé au QFE, il indique 0 au sol (hauteur). Le QFU est l'orientation magnétique de la piste.

En croisière à 4 500 ft QNH, un pilote veut rejoindre un aérodrome situé à 150 m d'altitude. Le circuit de piste de cet aérodrome s'effectue à 1 000 ft sol. Avec un taux de chute de 500 ft/min, la descente, jusqu'à intégration dans le circuit, durera :

  1. A.6 min
  2. B.7 min
  3. C.8 min
  4. D.9 min

Bonne réponse : A — 6 min

150 m ≈ 500 ft, donc l'altitude du tour de piste est d'environ 500 + 1 000 = 1 500 ft QNH. Hauteur à perdre : 4 500 − 1 500 = 3 000 ft. Durée : 3 000 / 500 = 6 min.

Un avion vole au cap 360° à 80 kt, le vent est du 270° pour 15 kt. La dérive est :

  1. A.droite et négative
  2. B.gauche et négative
  3. C.droite et positive
  4. D.négligeable, compte tenu de la faible vitesse propre

Bonne réponse : C — droite et positive

Le vent vient de l'ouest (270°) et pousse l'avion vers l'est, c'est-à-dire vers la droite de son cap nord : la route est à droite du cap. Par convention, une dérive droite est positive. Sa valeur est d'environ 15/80 × 60 ≈ 11°, loin d'être négligeable.

Les indications d'un VOR ont pour référence le nord :

  1. A.magnétique
  2. B.géographique
  3. C.vrai
  4. D.compas

Bonne réponse : A — magnétique

Les radiales d'un VOR sont orientées par rapport au nord magnétique de la station. Elles sont donc directement utilisables avec un cap ou une route magnétique.

Le transpondeur est un équipement permettant :

  1. A.de piloter automatiquement l'avion
  2. B.d'identifier et suivre le vol à l'aide d'un radar sol
  3. C.de pratiquer le vol en VFR au-dessus du FL195
  4. D.d'effectuer un vol sans visibilité

Bonne réponse : B — d'identifier et suivre le vol à l'aide d'un radar sol

Interrogé par le radar secondaire au sol, le transpondeur répond en transmettant un code à 4 chiffres (et l'altitude en mode C ou S) : le contrôleur peut identifier et suivre l'avion sur son écran.

Le pilote peut s'orienter dans l'espace grâce aux informations fournies par :

  1. A.la vision
  2. B.l'oreille interne
  3. C.les muscles et les articulations
  4. D.les 3 propositions ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — les 3 propositions ci-dessus sont exactes

L'orientation spatiale combine la vue (principale source, environ 80 %), le système vestibulaire de l'oreille interne (accélérations et rotations) et les capteurs proprioceptifs des muscles et articulations. Sans vision, l'oreille interne et les sensations peuvent tromper le pilote.

Avant d'être lâché sur un avion ou un planeur, le certificat d'aptitude physique et mentale est :

  1. A.facultatif
  2. B.obligatoire
  3. C.établi par un médecin agréé par la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC)
  4. D.les réponses « obligatoire » et « établi par un médecin agréé » sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses « obligatoire » et « établi par un médecin agréé » sont exactes

Pour voler seul à bord (lâcher), l'élève pilote doit détenir un certificat médical en état de validité, délivré par un médecin agréé par l'autorité (DGAC à l'époque de l'épreuve, désormais dans le cadre européen).

Le dirigeable qui contourna la Tour Eiffel en 1901 était piloté par :

  1. A.Ferdinand von Zeppelin
  2. B.Henri Farman
  3. C.Alberto Santos-Dumont
  4. D.Octave Chanute

Bonne réponse : C — Alberto Santos-Dumont

Le 19 octobre 1901, le Brésilien Alberto Santos-Dumont relie Saint-Cloud à la tour Eiffel et revient en moins de 30 minutes à bord de son dirigeable n° 6, remportant le prix Deutsch de la Meurthe.

L'aile de l'Éole de Clément Ader a été inspirée par celle :

  1. A.d'un aigle
  2. B.d'une chauve-souris
  3. C.d'un pigeon
  4. D.d'un vautour

Bonne réponse : B — d'une chauve-souris

Clément Ader, grand observateur de la nature, dota l'Éole d'ailes membraneuses articulées inspirées de celles de la chauve-souris. L'Éole décolla sur une cinquantaine de mètres le 9 octobre 1890.

En 1903, les frères Wright ont réalisé le premier vol :

  1. A.d'un « plus lourd que l'air » motorisé
  2. B.d'un « plus lourd que l'air » non motorisé
  3. C.d'un bimoteur
  4. D.plané piloté avec atterrissage réussi

Bonne réponse : A — d'un « plus lourd que l'air » motorisé

Le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk, Orville Wright effectue avec le Flyer le premier vol motorisé, contrôlé et soutenu d'un plus lourd que l'air (12 secondes, 37 m). Les vols planés pilotés avaient déjà été réalisés, notamment par Lilienthal.

L'une de ces performances aéronautiques a été réalisée en 1913. Laquelle ?

  1. A.La traversée de la Manche par Louis Blériot
  2. B.Le franchissement de la cordillère des Andes par Henri Guillaumet
  3. C.La traversée de la Méditerranée par Roland Garros
  4. D.Le survol de la Loire par Hélène Boucher

Bonne réponse : C — La traversée de la Méditerranée par Roland Garros

Le 23 septembre 1913, Roland Garros traverse la Méditerranée de Fréjus à Bizerte sur un Morane-Saulnier en moins de 8 heures. Blériot a traversé la Manche en 1909 et Guillaumet les Andes dans les années 1930.

Durant la Première Guerre mondiale, le pilote de chasse surnommé « le Baron rouge » était un as :

  1. A.russe
  2. B.français
  3. C.anglais
  4. D.allemand

Bonne réponse : D — allemand

Manfred von Richthofen, as allemand aux 80 victoires homologuées, était surnommé le Baron rouge en raison de la couleur de son Fokker Dr.I triplan. Il fut abattu en avril 1918.

Le premier avion métallique de l'histoire est né en 1915. Cet appareil est :

  1. A.le Fokker E-II « Eindecker »
  2. B.le monomoteur Junkers « J-1 »
  3. C.le chasseur SPAD XIII
  4. D.le monoplace Taube

Bonne réponse : B — le monomoteur Junkers « J-1 »

Le Junkers J 1, conçu par Hugo Junkers et volant en décembre 1915, est le premier avion entièrement métallique, avec une aile cantilever épaisse en tôle d'acier. Il ouvre la voie aux structures métalliques modernes.

Charles Lindbergh a traversé l'Atlantique Nord pour la première fois en solitaire en :

  1. A.1919
  2. B.1920
  3. C.1927
  4. D.1938

Bonne réponse : C — 1927

Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh relie New York à Paris (Le Bourget) sans escale et en solitaire à bord du Spirit of St. Louis, en 33 heures 30.

L'Aéropostale a été créée en 1919 par :

  1. A.Louis Blériot
  2. B.Pierre-Georges Latécoère
  3. C.Henri Guillaumet
  4. D.Antoine de Saint-Exupéry

Bonne réponse : B — Pierre-Georges Latécoère

L'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère fonde en 1918-1919 les Lignes aériennes Latécoère, la future Aéropostale, pour relier la France au Sénégal puis à l'Amérique du Sud. Guillaumet et Saint-Exupéry en furent des pilotes.

On associe pilote et avion. La bonne association est :

  1. A.Charles Lindbergh et « Croix du Sud »
  2. B.Jean Mermoz et « Oiseau blanc »
  3. C.Charles Nungesser et François Coli et « Spirit of St Louis »
  4. D.Dieudonné Costes et Maurice Bellonte et « Point d'Interrogation »

Bonne réponse : D — Dieudonné Costes et Maurice Bellonte et « Point d'Interrogation »

En septembre 1930, Costes et Bellonte réalisent la première traversée de l'Atlantique Nord d'est en ouest, de Paris à New York, sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation ». La Croix du Sud est l'hydravion de Mermoz, l'Oiseau blanc celui de Nungesser et Coli, et le Spirit of St Louis celui de Lindbergh.

Antoine de Saint-Exupéry disparaît en 1944 à bord d'un :

  1. A.Dewoitine D-520
  2. B.Spitfire
  3. C.Messerschmitt Bf-109
  4. D.Lockheed P-38 Lightning

Bonne réponse : D — Lockheed P-38 Lightning

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry disparaît en Méditerranée au large de Marseille lors d'une mission de reconnaissance photographique à bord d'un F-5B, version de reconnaissance du Lockheed P-38 Lightning.

Parmi ces avions de la Seconde Guerre mondiale, lequel est un bimoteur :

  1. A.Junkers Ju-87 « Stuka »
  2. B.Lockheed P-38 « Lightning »
  3. C.Republic P-47 « Thunderbolt »
  4. D.North American P-51 « Mustang »

Bonne réponse : B — Lockheed P-38 « Lightning »

Le P-38 Lightning est un chasseur bimoteur à double poutre. Le Stuka, le P-47 et le P-51 sont tous des monomoteurs.

En 1945, la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima par un quadrimoteur :

  1. A.Lockheed L-1049
  2. B.Lockheed B-25
  3. C.Boeing B-29
  4. D.Boeing B-17

Bonne réponse : C — Boeing B-29

Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Superfortress « Enola Gay » largue la bombe atomique sur Hiroshima. Le B-25 est en réalité un bimoteur North American, et le L-1049 Super Constellation un avion de ligne d'après-guerre.

Le succès de la Caravelle, à la fin des années 1950, s'explique principalement par :

  1. A.le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage
  2. B.la grande élégance de ses lignes
  3. C.son équipement en commandes de vol électriques
  4. D.ses exceptionnelles capacités de long-courrier transocéanique

Bonne réponse : A — le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage

La Caravelle de Sud-Aviation, moyen-courrier mis en service en 1959, innove en plaçant ses deux réacteurs à l'arrière du fuselage, ce qui offre une cabine silencieuse et une aile « propre ». Elle n'avait ni commandes électriques ni rayon d'action transocéanique.

Le premier turboréacteur opérationnel français a été :

  1. A.le Junkers Jumo
  2. B.le SNECMA « Atar »
  3. C.le Hispano-Suiza « Verdon »
  4. D.le Rolls-Royce « Nene »

Bonne réponse : B — le SNECMA « Atar »

L'Atar, développé par la SNECMA après-guerre à partir de travaux d'ingénieurs allemands, est le premier turboréacteur français opérationnel ; il équipa notamment les Mystère, Super Mystère et Mirage. Le Jumo est allemand et le Nene britannique (le Verdon en est un dérivé construit sous licence).

Le premier Airbus A380 mis en service a été livré à la compagnie :

  1. A.Singapore Airlines en 2007
  2. B.Malaysia Airlines en 2001
  3. C.Qatar Airways en 2006
  4. D.Australian Airlines en 2009

Bonne réponse : A — Singapore Airlines en 2007

Le premier A380 a été livré à Singapore Airlines le 15 octobre 2007 et a effectué son premier vol commercial entre Singapour et Sydney le 25 octobre 2007.

L'avion ATR 42 est motorisé par deux :

  1. A.moteurs à pistons
  2. B.turboréacteurs
  3. C.statoréacteurs
  4. D.turbopropulseurs

Bonne réponse : D — turbopropulseurs

L'ATR 42, avion régional franco-italien de 40 à 50 places mis en service en 1985, est propulsé par deux turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PW100, économiques sur courtes distances.

Le premier siège éjectable opérationnel est apparu en :

  1. A.1922
  2. B.1934
  3. C.1946
  4. D.1987

Bonne réponse : C — 1946

Parmi les dates proposées, c'est 1946 : cette année-là, les sièges Martin-Baker sont testés en vol et entrent en service sur les avions à réaction britanniques, la grande vitesse rendant l'évacuation manuelle impossible. Des sièges à air comprimé avaient déjà équipé quelques avions allemands et suédois pendant la guerre.

Le concepteur de la fusée « Saturn V », qui conduisit l'homme sur la Lune, était :

  1. A.Sergueï Korolev
  2. B.Wernher von Braun
  3. C.Constantin Tsiolkovski
  4. D.Robert Goddard

Bonne réponse : B — Wernher von Braun

Wernher von Braun, ingénieur allemand concepteur du V2 puis passé aux États-Unis, dirigea à la NASA le développement de la Saturn V utilisée pour le programme Apollo. Korolev était son homologue soviétique.

La fusée Ariane a été tirée pour la première fois en :

  1. A.1970
  2. B.1979
  3. C.1982
  4. D.1985

Bonne réponse : B — 1979

Le premier lancement d'Ariane 1 a eu lieu avec succès depuis Kourou, en Guyane, le 24 décembre 1979, donnant à l'Europe un accès autonome à l'espace.

L'auteur du livre « Vol de nuit » est :

  1. A.Joseph Kessel
  2. B.Romain Gary
  3. C.Pierre Clostermann
  4. D.Antoine de Saint-Exupéry

Bonne réponse : D — Antoine de Saint-Exupéry

« Vol de nuit », prix Femina 1931, est le roman d'Antoine de Saint-Exupéry inspiré de son expérience à l'Aéropostale en Argentine, où les vols de nuit étaient une prouesse dangereuse.