Annale BIA 1997 corrigée

Toutes les questions de l’annale 1997 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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100 questions

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de traînée minimum

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : C — le point C

Sur la polaire Cz = f(Cx), la traînée minimale correspond au point le plus à gauche de la courbe, c'est-à-dire au Cx le plus faible : c'est le point où la tangente à la courbe est verticale (point C). Le point B, tangent à la droite issue de l'origine, est le point de finesse maximale, A est proche du décrochage (Cz max) et D correspond à la portance nulle.

Un avion en virage stabilisé à 60° d'inclinaison subit un facteur de charge n de

  1. A.n = 0
  2. B.n = 1
  3. C.n = 2
  4. D.n = -1

Bonne réponse : C — n = 2

En virage stabilisé en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Avec une inclinaison de 60°, cos 60° = 0,5, donc n = 1 / 0,5 = 2 : l'avion « pèse » deux fois son poids.

La corde d'un profil est

  1. A.la ligne d'épaisseur moyenne
  2. B.l'envergure de l'aile
  3. C.un fil de laine
  4. D.le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

Bonne réponse : D — le segment qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

La corde de référence d'un profil est le segment de droite qui relie le bord d'attaque au bord de fuite. Il ne faut pas la confondre avec la ligne moyenne (squelette du profil), ni avec l'envergure qui est la distance d'un saumon à l'autre.

L'angle d'incidence d'un profil est

  1. A.égal à la flèche
  2. B.l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif
  3. C.l'assiette de l'avion
  4. D.le calage de l'aile par rapport au fuselage

Bonne réponse : B — l'angle compris entre la corde et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif. Elle ne doit pas être confondue avec l'assiette (angle entre l'axe longitudinal et l'horizontale) ni avec le calage, angle fixe entre la corde de l'aile et l'axe du fuselage.

On peut définir le facteur de charge « n » d'un avion comme étant le rapport

  1. A.portance / poids
  2. B.charge alaire / poids
  3. C.poids / portance
  4. D.charge alaire / envergure

Bonne réponse : A — portance / poids

Le facteur de charge est le rapport entre la portance (plus exactement la force aérodynamique supportée) et le poids : n = Fz / P. En palier rectiligne n = 1 ; en virage ou en ressource, la portance dépasse le poids et n devient supérieur à 1.

L'étude des réactions de l'air en mouvement par rapport à un corps s'appelle

  1. A.la pression dynamique
  2. B.l'aérodynamique
  3. C.la viscosité de l'air
  4. D.l'écoulement laminaire

Bonne réponse : B — l'aérodynamique

L'aérodynamique est la science qui étudie les actions de l'air en mouvement relatif sur un corps (forces de portance et de traînée). La pression dynamique, la viscosité ou l'écoulement laminaire sont des notions étudiées par l'aérodynamique, pas la discipline elle-même.

Dans une veine d'air en mouvement, la pression totale est égale à

  1. A.la pression dynamique moins la pression statique
  2. B.la somme des pressions dynamique et statique
  3. C.la somme des pressions statique et atmosphérique
  4. D.la différence entre la pression atmosphérique et la pression dynamique

Bonne réponse : B — la somme des pressions dynamique et statique

D'après le théorème de Bernoulli, la pression totale le long d'une veine d'air est constante et égale à la somme de la pression statique et de la pression dynamique (½ρV²). C'est ce principe qu'exploite l'anémomètre avec le tube de Pitot.

Le décrochage d'une aile se produit

  1. A.toujours à la même vitesse
  2. B.lorsque le moteur est stoppé
  3. C.toujours au même angle d'incidence lorsque la vitesse est faible
  4. D.toujours au même angle d'incidence, quelle que soit la vitesse

Bonne réponse : D — toujours au même angle d'incidence, quelle que soit la vitesse

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique (de l'ordre de 15° à 18°) : les filets d'air décollent de l'extrados. Cet angle est le même quelle que soit la vitesse ; la vitesse de décrochage, elle, varie avec le facteur de charge, la masse ou la configuration.

Sur un profil soumis à un vent relatif, la plus faible pression s'exerce

  1. A.sur le bord d'attaque
  2. B.sur l'extrados
  3. C.sur les volets
  4. D.sous l'intrados

Bonne réponse : B — sur l'extrados

L'air accélère sur l'extrados et, d'après Bernoulli, sa pression statique diminue : c'est là que règne la dépression la plus forte, qui fournit environ les deux tiers de la portance. Au bord d'attaque se trouve au contraire le point d'arrêt, où la pression est maximale.

La densité de l'air intervient dans la portance. Celle-ci est

  1. A.plus importante au sol quand il fait chaud
  2. B.plus importante au sol quand il fait froid
  3. C.plus importante en altitude
  4. D.plus importante en altitude quand il fait chaud

Bonne réponse : B — plus importante au sol quand il fait froid

La portance Fz = ½ρSV²Cz est proportionnelle à la masse volumique de l'air. L'air froid et dense des basses couches donne donc plus de portance (à vitesse égale) que l'air chaud ou l'air raréfié de l'altitude.

L'assiette est l'angle formé par

  1. A.la pente et la trajectoire
  2. B.la trajectoire et l'horizontale
  3. C.l'horizontale et l'axe longitudinal de l'avion
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : C — l'horizontale et l'axe longitudinal de l'avion

L'assiette est l'angle entre l'axe longitudinal de l'avion et l'horizontale. L'angle entre la trajectoire et l'horizontale est la pente ; on retient la relation assiette = pente + incidence.

Si le facteur de charge augmente, la vitesse de décrochage

  1. A.diminue
  2. B.augmente
  3. C.ne change pas
  4. D.est multiple ou sous-multiple de 1,414 suivant le sens de la charge

Bonne réponse : B — augmente

La vitesse de décrochage varie comme la racine carrée du facteur de charge : Vs(n) = Vs × √n. Quand n augmente (virage, ressource), la portance à fournir est plus grande et l'aile décroche à une vitesse plus élevée.

La gouverne de profondeur sert à évoluer autour du centre de gravité suivant l'axe de

  1. A.roulis
  2. B.tangage
  3. C.lacet
  4. D.l'avion

Bonne réponse : B — tangage

La gouverne de profondeur, commandée par le manche d'avant en arrière, fait tourner l'avion autour de l'axe de tangage (axe transversal). Les ailerons agissent en roulis et la gouverne de direction en lacet.

La portance se traduit par l'expression

  1. A.Fx = ρ/2 · S · V² · Cx
  2. B.F = ρ/2 · S · V² · Cz
  3. C.Fx = ρ/2 · S · V² · Cz
  4. D.F = ρ/2 · S · V² · Cx

Bonne réponse : B — F = ρ/2 · S · V² · Cz

La portance est la composante de la résultante aérodynamique perpendiculaire au vent relatif : Fz = ½ ρ S V² Cz, avec ρ masse volumique de l'air, S surface alaire, V vitesse et Cz coefficient de portance. Le coefficient Cx est celui de la traînée, notée Fx.

Le vent relatif est toujours

  1. A.parallèle à l'axe longitudinal de l'appareil
  2. B.parallèle à l'horizontale
  3. C.parallèle à la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air
  4. D.parallèle et de sens contraire à la trajectoire de l'appareil par rapport au sol

Bonne réponse : C — parallèle à la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air

Le vent relatif est le déplacement de l'air vu depuis l'avion : il est parallèle à la trajectoire air et de sens opposé. Le piège : la trajectoire par rapport au sol, influencée par le vent météo, n'est pas la référence.

Un planeur a une finesse de 32, en air calme, à la vitesse de 128 km/h. Sa vitesse verticale de chute est de

  1. A.4 m/s
  2. B.2 m/s
  3. C.1 m/s
  4. D.11 m/s

Bonne réponse : C — 1 m/s

En vol plané, la finesse est égale au rapport vitesse sur trajectoire / vitesse de chute. 128 km/h = 35,6 m/s, d'où Vz = 35,6 / 32 ≈ 1,1 m/s, soit environ 1 m/s.

Un avion décroche à une vitesse de 100 kt en vol horizontal. Sa vitesse de décrochage en virage à 60° d'inclinaison sera de

  1. A.100 kt
  2. B.121 kt
  3. C.121 km/h
  4. D.141 kt

Bonne réponse : D — 141 kt

À 60° d'inclinaison, n = 1 / cos 60° = 2. La vitesse de décrochage est multipliée par √n = √2 ≈ 1,41 : Vs = 100 × 1,41 ≈ 141 kt.

Sur la demi-aile associée à l'aileron baissé :

  1. A.la portance diminue, la traînée diminue
  2. B.la portance augmente, la traînée augmente
  3. C.la portance ne varie pas, la traînée augmente
  4. D.la portance augmente, la traînée ne varie pas

Bonne réponse : B — la portance augmente, la traînée augmente

Un aileron baissé augmente la courbure du profil : la portance de cette demi-aile augmente, mais sa traînée aussi. Cette traînée supplémentaire fait tourner l'avion du côté opposé au virage voulu : c'est le lacet inverse.

La résistance de l'air est

  1. A.proportionnelle à la vitesse
  2. B.inversement proportionnelle à la vitesse
  3. C.proportionnelle au carré de la vitesse
  4. D.indépendante de la vitesse

Bonne réponse : C — proportionnelle au carré de la vitesse

La résistance de l'air (traînée) s'écrit Fx = ½ ρ S V² Cx : elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Doubler la vitesse multiplie donc la traînée par quatre.

En air calme, pour un angle d'incidence donné, la valeur de l'angle de plané dépend directement

  1. A.de la charge alaire du planeur
  2. B.de la finesse correspondant à l'angle d'incidence considéré
  3. C.de la pression dynamique de l'air
  4. D.de la vitesse sur trajectoire

Bonne réponse : B — de la finesse correspondant à l'angle d'incidence considéré

En plané en air calme, la tangente de l'angle de plané est égale à 1 / finesse (Cx / Cz). L'angle de plané ne dépend donc que de la finesse obtenue à l'incidence considérée ; la charge alaire modifie la vitesse sur la trajectoire, pas l'angle.

Un déplacement du manche vers la droite :

  1. A.lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche
  2. B.baisse l'aileron droit et lève l'aileron gauche
  3. C.abaisse simultanément les ailerons
  4. D.relève simultanément les ailerons

Bonne réponse : A — lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche

Pour s'incliner à droite, il faut diminuer la portance de l'aile droite et augmenter celle de l'aile gauche : le manche à droite lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche. Les ailerons braquent toujours en sens opposés.

Dans un train d'atterrissage tricycle, la roulette de nez

  1. A.assure le freinage au sol
  2. B.permet d'assurer une conduite aisée au sol
  3. C.ne sert qu'à poser l'avion au sol sur 3 points
  4. D.ne sert qu'à protéger l'hélice

Bonne réponse : B — permet d'assurer une conduite aisée au sol

Sur un train tricycle, la roulette avant, généralement orientable et reliée au palonnier, permet de diriger facilement l'avion au roulage et lui donne une bonne visibilité vers l'avant. Le freinage est assuré par les roues du train principal.

Un variomètre mesure

  1. A.la vitesse propre
  2. B.la variation de vitesse propre
  3. C.l'altitude
  4. D.la vitesse verticale

Bonne réponse : D — la vitesse verticale

Le variomètre indique la vitesse verticale (en ft/min ou m/s) en mesurant la vitesse de variation de la pression statique. La vitesse propre est donnée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

L'horizon artificiel fournit des indications sur

  1. A.les variations d'altitude
  2. B.la symétrie du vol
  3. C.l'assiette de l'avion et son inclinaison
  4. D.la visibilité horizontale

Bonne réponse : C — l'assiette de l'avion et son inclinaison

L'horizon artificiel est un instrument gyroscopique qui reproduit l'horizon réel : il indique l'assiette (tangage) et l'inclinaison (roulis) de l'avion. La symétrie du vol est donnée par la bille.

Un avion pèse 20 000 newtons et a une surface alaire de 20 m². Sa charge alaire est de

  1. A.2 000 N/m², car on prend la surface de la demi-aile droite
  2. B.1 000 N/m²
  3. C.2 000 N/m², car on prend la surface de la demi-aile gauche
  4. D.0,001 N/m²

Bonne réponse : B — 1 000 N/m²

La charge alaire est le rapport du poids sur la surface alaire totale : 20 000 N / 20 m² = 1 000 N/m². On prend toujours la surface complète des deux demi-ailes.

La « VNE » signifie

  1. A.vitesse en nœuds
  2. B.vitesse normale d'exploitation
  3. C.vitesse maximale avec volets sortis
  4. D.vitesse à ne jamais dépasser (Never Exceed)

Bonne réponse : D — vitesse à ne jamais dépasser (Never Exceed)

VNE (Velocity Never Exceed) est la vitesse à ne jamais dépasser, matérialisée par le trait rouge sur l'anémomètre. La vitesse maximale volets sortis est la VFE, extrémité de l'arc blanc.

Lorsque le pilote tire le manche à balai ou le volant, il agit sur

  1. A.les ailerons
  2. B.les volets
  3. C.la gouverne de direction
  4. D.la gouverne de profondeur

Bonne réponse : D — la gouverne de profondeur

Le mouvement avant-arrière du manche ou du volant commande la gouverne de profondeur : tirer fait monter la gouverne et cabrer l'avion. Les ailerons sont commandés par le mouvement latéral, la direction par le palonnier.

En considérant le plan ci-contre, quelles sont les combinaisons correctes ? A = bord d'attaque ; B = bord de fuite ; C = saumon

  1. A.A1, B3, C4
  2. B.A2, B3, C1
  3. C.A1, B4, C3
  4. D.A6, B2, C3

Bonne réponse : C — A1, B4, C3

Sur la vue en plan, la flèche 1 désigne le bord avant de l'aile (bord d'attaque), la flèche 4 son bord arrière (bord de fuite) et la flèche 3 l'extrémité de l'aile, appelée saumon. La flèche 6 pointe le nez du fuselage et 5 l'empennage horizontal.

L'avion représenté ci-après possède un train

  1. A.classique
  2. B.tricycle
  3. C.monotrace
  4. D.double

Bonne réponse : A — classique

L'avion dessiné repose sur deux roues principales placées en avant du centre de gravité et sur une roulette de queue : c'est un train classique. Un train tricycle aurait une roulette sous le nez.

L'axe de lacet est

  1. A.vertical
  2. B.longitudinal
  3. C.perpendiculaire à l'axe de roulis
  4. D.les réponses a et c sont exactes

Bonne réponse : C — perpendiculaire à l'axe de roulis

L'axe de lacet est perpendiculaire au plan défini par les axes de roulis et de tangage ; il passe par le centre de gravité. Il n'est vertical qu'en vol horizontal ailes à plat : en virage ou en montée il s'incline avec l'avion, d'où la réponse « perpendiculaire à l'axe de roulis ».

Une hélice à calage variable est utilisée de la façon suivante

  1. A.grand calage au décollage, petit calage en croisière
  2. B.petit calage au décollage, grand calage à l'atterrissage
  3. C.petit calage au décollage, grand calage en croisière
  4. D.petit calage au décollage, calage en drapeau pour la croisière

Bonne réponse : C — petit calage au décollage, grand calage en croisière

Au décollage, à faible vitesse, un petit calage (petit pas) permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance. En croisière, à vitesse élevée, un grand calage (grand pas) améliore le rendement de l'hélice. Le drapeau ne sert qu'en cas de panne moteur.

Le palonnier se manœuvre

  1. A.du bout des doigts
  2. B.avec les pieds
  3. C.uniquement pour décoller
  4. D.uniquement en virage

Bonne réponse : B — avec les pieds

Le palonnier est actionné avec les pieds ; il commande la gouverne de direction (lacet) et souvent la roulette orientable et les freins au sol. Il sert dans toutes les phases du vol, notamment pour garder la bille au milieu.

Le variomètre est un instrument

  1. A.précis et fiable
  2. B.qui indique une vitesse verticale
  3. C.qui mesure une variation de pression statique
  4. D.les réponses b) et c) sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses b) et c) sont exactes

Le variomètre indique la vitesse verticale de l'avion, et il l'obtient en mesurant la rapidité de la variation de pression statique (fuite calibrée d'une capacité). Les deux affirmations sont exactes ; en revanche il présente un retard d'indication.

Le dosage air-essence idéal pour un moteur à pistons est de :

  1. A.1 g d'essence pour 15 g d'air
  2. B.15 g d'essence pour 1 g d'air
  3. C.10 g d'air pour 1 g d'essence
  4. D.1 g d'air pour 10 g d'essence

Bonne réponse : A — 1 g d'essence pour 15 g d'air

Le mélange idéal (stœchiométrique) correspond à environ 1 g d'essence pour 15 g d'air, soit un dosage de 1/15. Plus d'essence donne un mélange riche, moins d'essence un mélange pauvre.

Quel est, parmi ces instruments, celui qui n'est pas un instrument de radionavigation ?

  1. A.Radiocompas
  2. B.VOR
  3. C.Directionnel
  4. D.DME

Bonne réponse : C — Directionnel

Le directionnel (conservateur de cap) est un instrument gyroscopique autonome qui ne reçoit aucun signal radio. Le radiocompas (ADF), le VOR et le DME exploitent des émissions de balises au sol.

Aux erreurs près, l'anémomètre indique

  1. A.la vitesse sur trajectoire air de l'avion
  2. B.la symétrie du vol
  3. C.la pression au sol
  4. D.le régime moteur

Bonne réponse : A — la vitesse sur trajectoire air de l'avion

L'anémomètre mesure la pression dynamique (pression totale moins pression statique) et l'affiche sous forme de vitesse par rapport à l'air, sur la trajectoire. Il n'indique pas la vitesse sol.

Pour augmenter la sécurité de fonctionnement des moteurs d'avion, on adopte généralement :

  1. A.quatre soupapes par cylindre
  2. B.un double système d'allumage
  3. C.le refroidissement par eau
  4. D.des fréquences de rotation très élevées

Bonne réponse : B — un double système d'allumage

Les moteurs d'avion possèdent deux magnétos indépendantes et deux bougies par cylindre : si un circuit tombe en panne, le moteur continue de fonctionner. Ce double allumage améliore aussi la combustion.

Un empennage monobloc :

  1. A.comporte un plan fixe et une gouverne mobile
  2. B.comporte une seule partie
  3. C.comporte deux parties
  4. D.comporte trois parties

Bonne réponse : B — comporte une seule partie

Un empennage monobloc (stabilisateur entièrement mobile, ou « stabilator ») est constitué d'une seule pièce qui pivote en totalité. L'empennage classique, lui, associe un plan fixe et une gouverne mobile.

Avant d'entreprendre un vol sur avion ou planeur, le pilote effectue

  1. A.un « point fixe »
  2. B.un « tour de chauffe »
  3. C.une « grande visite »
  4. D.une « visite prévol »

Bonne réponse : D — une « visite prévol »

Avant chaque vol, le pilote fait le tour de l'appareil pour la visite prévol : état de la cellule, des gouvernes, carburant, huile, pneus… Le point fixe est un essai moteur et la grande visite une opération d'entretien en atelier.

Les bois utilisés en construction aéronautique résistent le mieux, dans le sens axial des fibres,

  1. A.en flexion
  2. B.en traction
  3. C.en cisaillement
  4. D.en compression

Bonne réponse : B — en traction

Le bois est un matériau anisotrope : c'est dans le sens des fibres et en traction qu'il présente sa meilleure résistance. Il résiste moins bien en compression et surtout en cisaillement.

Sur une carte météorologique, un vent du 270°/65 kt est représenté par

  1. A.la représentation a
  2. B.la représentation b
  3. C.la représentation c
  4. D.la représentation d

Bonne réponse : D — la représentation d

La hampe du symbole est placée du côté d'où vient le vent : un vent d'ouest (270°) a ses barbules à l'ouest et souffle vers l'est. 65 kt se codent avec un fanion (50 kt), une grande barbule (10 kt) et une demi-barbule (5 kt) : c'est la représentation d.

La visibilité sur un aérodrome est de 3 000 mètres. On dit qu'il y a

  1. A.du brouillard
  2. B.des précipitations
  3. C.de la brume
  4. D.une bonne visibilité

Bonne réponse : C — de la brume

On parle de brouillard quand la visibilité est inférieure à 1 km, et de brume lorsqu'elle est comprise entre 1 et 5 km (avec une humidité élevée). Avec 3 000 m, il s'agit donc de brume.

Dans une couche d'air, il y a « inversion de température » lorsque la température

  1. A.diminue quand l'altitude augmente
  2. B.augmente quand l'altitude augmente
  3. C.est fluctuante
  4. D.est stable

Bonne réponse : B — augmente quand l'altitude augmente

Normalement, la température diminue avec l'altitude. On parle d'inversion lorsqu'elle augmente avec l'altitude ; une couche d'inversion est très stable et bloque la convection (brumes, fumées piégées sous elle).

Sur une carte météorologique, des lignes isobares très rapprochées signifient qu'il règne :

  1. A.un vent fort
  2. B.un vent faible
  3. C.un anticyclone
  4. D.une très forte ascendance

Bonne réponse : A — un vent fort

L'écartement des isobares traduit le gradient horizontal de pression : plus elles sont serrées, plus le gradient est fort et plus le vent est fort. Des isobares lâches signalent un vent faible.

Lorsqu'au niveau de la mer la température atteint 20 °C, un pilote qui vole à l'altitude de 9 000 ft est soumis à une température de :

  1. A.+2 °C
  2. B.-10 °C
  3. C.+15 °C
  4. D.-15 °C

Bonne réponse : A — +2 °C

Dans l'atmosphère standard, la température décroît d'environ 2 °C par 1 000 ft. Sur 9 000 ft, la baisse est de 18 °C : 20 − 18 = +2 °C.

La surface atmosphérique se situant vers 11 000 m d'altitude s'appelle

  1. A.troposphère
  2. B.ionosphère
  3. C.tropopause
  4. D.stratosphère

Bonne réponse : C — tropopause

La tropopause est la surface de séparation entre la troposphère et la stratosphère, située vers 11 000 m en atmosphère standard (plus haut à l'équateur, plus bas aux pôles). Troposphère et stratosphère sont des couches, pas des surfaces.

Un anémomètre sert à mesurer

  1. A.la pression atmosphérique
  2. B.la direction du vent
  3. C.l'humidité de l'air
  4. D.la vitesse du vent

Bonne réponse : D — la vitesse du vent

En météorologie, l'anémomètre (souvent à coupelles) mesure la vitesse du vent. La direction est donnée par la girouette, la pression par le baromètre et l'humidité par l'hygromètre.

Si la tour de contrôle indique un vent de 30 nœuds, cette vitesse de vent peut s'exprimer également par :

  1. A.30 km/h
  2. B.56 km/h
  3. C.16 km/h
  4. D.120 km/h

Bonne réponse : B — 56 km/h

Un nœud vaut un mille marin par heure, soit 1,852 km/h. 30 × 1,852 ≈ 55,6 km/h, soit environ 56 km/h. Astuce de calcul mental : multiplier par 2 et retrancher 10 %.

D'après le schéma, indiquez la position des différents fronts

  1. A.AB = front froid, AC = front chaud, AD = occlusion
  2. B.AB = occlusion, AC = front froid, AD = front chaud
  3. C.AB = front chaud, AC = front froid, AD = occlusion
  4. D.AB = front chaud, AC = occlusion, AD = front froid

Bonne réponse : C — AB = front chaud, AC = front froid, AD = occlusion

Sur les cartes, le front chaud est représenté avec des demi-cercles (segment AB), le front froid avec des triangles (segment AC) et l'occlusion avec une alternance de triangles et de demi-cercles (segment AD), qui part du centre de la dépression.

Le nuage appelé cumulonimbus est souvent accompagné

  1. A.de brouillards persistants
  2. B.de pluies continues avec vents faibles ou modérés
  3. C.de bruines et de soleil alternés
  4. D.de fortes averses de pluie ou de grêle, d'orages violents et de rafales de vent

Bonne réponse : D — de fortes averses de pluie ou de grêle, d'orages violents et de rafales de vent

Le cumulonimbus est un nuage convectif à très grand développement vertical : il donne des averses violentes, de la grêle, des orages, de fortes rafales et de la turbulence. Les pluies continues sont plutôt associées au nimbostratus.

Dans la carte ci-dessous, le vent le plus fort en surface se situe en

  1. A.D
  2. B.B
  3. C.A
  4. D.C

Bonne réponse : D — C

Le vent est d'autant plus fort que les isobares sont serrées. Sur la carte, c'est au point C, entre la dépression et l'anticyclone, que les isobares sont les plus rapprochées.

Le ciel nous apparaît comme ci-dessous. Les nuages observés sont des :

  1. A.cumulus, mais ils ne sont pas favorables à la pratique du vol à voile
  2. B.cirrus, mais ils ne sont pas favorables à la pratique du vol à voile
  3. C.cumulonimbus, et ils sont favorables à la pratique du vol à voile
  4. D.cumulus, et ils sont favorables à la pratique du vol à voile

Bonne réponse : D — cumulus, et ils sont favorables à la pratique du vol à voile

Le dessin montre des nuages cumuliformes isolés à base plate et sommet bourgeonnant, de faible extension : des cumulus de beau temps. Ils signalent des ascendances thermiques, recherchées par les vélivoles.

Sur un aérodrome, le vent souffle du sud de 15 à 20 kt. On peut en déduire que

  1. A.une dépression se situe au nord de l'aérodrome et un anticyclone à l'est
  2. B.une dépression se situe à l'ouest de l'aérodrome et un anticyclone à l'est
  3. C.un anticyclone se situe à l'ouest de l'aérodrome et une dépression à l'est
  4. D.on ne peut rien en déduire

Bonne réponse : B — une dépression se situe à l'ouest de l'aérodrome et un anticyclone à l'est

Loi de Buys-Ballot dans l'hémisphère nord : dos au vent, on a les basses pressions à sa gauche. Avec un vent du sud, on est tourné vers le nord : la dépression est à gauche (ouest) et l'anticyclone à droite (est).

La zone appelée « traîne » est toujours située

  1. A.entre un front froid et un front chaud d'une même perturbation
  2. B.à l'arrière d'un front froid
  3. C.à l'avant d'un front froid
  4. D.à l'arrière d'un front chaud

Bonne réponse : B — à l'arrière d'un front froid

La traîne est la partie de la perturbation située derrière le front froid, dans l'air froid et instable : ciel de cumulus et cumulonimbus, averses et bonne visibilité entre elles. La zone entre front chaud et front froid est le secteur chaud.

Pour mesurer correctement la température de l'air au voisinage du sol, il est nécessaire de placer le thermomètre :

  1. A.dans un abri ventilé naturellement, à environ 1,50 m au-dessus du sol
  2. B.au soleil, à 10 cm au-dessus d'une surface gazonnée
  3. C.au soleil, à même le sol
  4. D.dans un abri hermétiquement clos, pour protéger le thermomètre du soleil, de la pluie et du vent

Bonne réponse : A — dans un abri ventilé naturellement, à environ 1,50 m au-dessus du sol

La température de l'air se mesure sous abri (type abri Stevenson), à l'ombre, bien ventilé, à environ 1,50 m du sol. Au soleil, le thermomètre mesurerait son propre échauffement ; dans un abri clos, l'air ne serait pas représentatif.

On appelle « isotherme » une courbe qui joint tous les points où règne une même :

  1. A.pression
  2. B.température
  3. C.humidité
  4. D.vitesse de vent

Bonne réponse : B — température

Une isotherme relie les points de même température. Les points de même pression sont reliés par des isobares, et ceux de même vitesse de vent par des isotaches.

L'appareil appelé « hygromètre » sert à mesurer

  1. A.la pression
  2. B.l'humidité
  3. C.la vitesse du vent
  4. D.la direction du vent

Bonne réponse : B — l'humidité

L'hygromètre mesure l'humidité de l'air (humidité relative). La pression se mesure au baromètre, la vitesse du vent à l'anémomètre et sa direction à la girouette.

Quelle information donne le QFE ?

  1. A.une pression atmosphérique au sol
  2. B.la pression atmosphérique ramenée au niveau de la mer
  3. C.la pression standard : 1013 hPa
  4. D.aérodrome fermé pour raison météorologique

Bonne réponse : A — une pression atmosphérique au sol

Le QFE est la pression atmosphérique mesurée au niveau de l'aérodrome : affiché sur l'altimètre, il fait indiquer une hauteur au-dessus de la piste. La pression ramenée au niveau de la mer est le QNH, et 1013,25 hPa est le calage standard.

Le mistral est un vent dû à : 1) une dépression au large du Portugal ; 2) une dépression près du golfe de Gênes ; 3) une accélération du vent synoptique dans la vallée du Rhône ; 4) un ralentissement du vent synoptique dans la vallée du Rhône

  1. A.les réponses 1 et 3 sont justes
  2. B.les réponses 1 et 4 sont justes
  3. C.les réponses 2 et 3 sont justes
  4. D.les réponses 2 et 4 sont justes

Bonne réponse : C — les réponses 2 et 3 sont justes

Le mistral est un vent de nord violent qui s'établit lorsqu'une dépression se creuse sur le golfe de Gênes avec un anticyclone sur l'ouest de la France. Canalisé entre Alpes et Massif central, le flux s'accélère dans la vallée du Rhône (effet Venturi).

En météorologie, un météore est :

  1. A.un fragment minéral provenant de l'espace et traversant l'atmosphère terrestre
  2. B.tout phénomène météorologique autre qu'un nuage
  3. C.tout phénomène météorologique
  4. D.tout phénomène météorologique ne faisant pas intervenir l'eau

Bonne réponse : B — tout phénomène météorologique autre qu'un nuage

Au sens météorologique, un météore est tout phénomène observé dans l'atmosphère ou à la surface du sol, autre qu'un nuage : précipitations (hydrométéores), brume sèche (lithométéores), arc-en-ciel (photométéores), orage (électrométéores). Le piège est le sens astronomique du mot.

La déclinaison magnétique est l'angle

  1. A.appelé également dérive
  2. B.formé entre la direction du nord magnétique et la route vraie
  3. C.appelé également déviation du compas
  4. D.formé entre la direction du nord géographique et celle du nord magnétique

Bonne réponse : D — formé entre la direction du nord géographique et celle du nord magnétique

La déclinaison magnétique (Dm) est l'angle entre le nord géographique (vrai) et le nord magnétique en un lieu donné. La dérive est due au vent et la déviation aux masses métalliques de l'avion qui perturbent le compas.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 degré correspond à une distance de

  1. A.1 mille terrestre
  2. B.1 mille marin
  3. C.60 milles marins
  4. D.60 kilomètres

Bonne réponse : C — 60 milles marins

Le mille marin est défini comme la longueur d'une minute d'arc de méridien. Un degré valant 60 minutes, un arc de 1° correspond à 60 NM, soit environ 111 km.

Un avion dont la vitesse propre est de 200 km/h subit un vent d'est de 70 km/h environ. Pour suivre une route au nord, l'avion devra prendre un cap

  1. A.360°
  2. B.020°
  3. C.340°
  4. D.090°

Bonne réponse : B — 020°

Le vent d'est pousse l'avion vers l'ouest : il faut corriger en mettant le nez vers l'est (à droite). La correction vaut arcsin(70/200) ≈ 20°, d'où un cap de 020°.

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée

  1. A.20
  2. B.21
  3. C.03
  4. D.23

Bonne réponse : A — 20

Le numéro de piste correspond à l'orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche, divisée par 10 : 203° est arrondi à 200°, d'où le numéro 20.

Vous êtes en vol, parallèlement à la piste. Votre position dans le circuit est dite

  1. A.étape de base
  2. B.finale
  3. C.vent arrière
  4. D.vent traversier

Bonne réponse : C — vent arrière

Dans le tour de piste, la branche vent arrière est parallèle à la piste, en sens inverse de l'atterrissage. Elle est suivie de l'étape de base (perpendiculaire) puis de la finale, dans l'axe de la piste.

Le transpondeur est un équipement permettant

  1. A.d'effectuer un vol sans visibilité
  2. B.d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol
  3. C.la pratique du vol en haute altitude
  4. D.de recevoir des informations météorologiques

Bonne réponse : B — d'identifier et de suivre un vol à l'aide d'un radar sol

Le transpondeur répond aux interrogations du radar secondaire au sol en renvoyant un code à 4 chiffres et, en mode C ou S, l'altitude pression. Il permet au contrôleur d'identifier et de suivre l'avion.

Une distance de 57 km mesurée sur une carte au 1/500 000 a pour valeur

  1. A.28,5 cm
  2. B.11,4 cm
  3. C.114 cm
  4. D.5,7 cm

Bonne réponse : B — 11,4 cm

Au 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 500 000 cm, soit 5 km. 57 km / 5 km = 11,4 cm.

Quel temps met la Terre pour tourner sur elle-même de 45° ?

  1. A.6 h
  2. B.2 h
  3. C.3 h
  4. D.24 h

Bonne réponse : C — 3 h

La Terre fait un tour complet (360°) en 24 h, soit 15° par heure. 45° / 15° = 3 h.

En ULM, un pilote peut se poser sur une plate-forme occasionnelle

  1. A.à condition d'avoir des pneus basse pression
  2. B.sans condition
  3. C.c'est strictement interdit
  4. D.oui, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire du terrain et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Bonne réponse : D — oui, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire du terrain et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Les ULM peuvent utiliser des plates-formes occasionnelles, à condition d'avoir l'accord du propriétaire ou de l'exploitant du terrain et de respecter la réglementation (zones interdites, règles locales, restrictions éventuelles).

Un avion dispose des feux de navigation suivants, depuis la place pilote

  1. A.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière
  2. B.feu blanc vers l'avant, rouge vers l'arrière
  3. C.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière, tous clignotants
  4. D.feu rouge à droite, vert à gauche, blanc derrière

Bonne réponse : A — feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière

Les feux de position sont fixes : rouge en bout d'aile gauche, vert en bout d'aile droite, blanc vers l'arrière. Ils permettent de déterminer de nuit le sens de déplacement d'un autre aéronef.

Un vol IFR est

  1. A.effectué sous le régime du vol aux instruments
  2. B.intérieur aux frontières réglementaires
  3. C.effectué sous le régime d'un vol inhabituel
  4. D.effectué toujours de nuit

Bonne réponse : A — effectué sous le régime du vol aux instruments

IFR signifie Instrument Flight Rules : le vol est effectué selon les règles du vol aux instruments, sous contrôle et avec des procédures publiées. Il peut avoir lieu de jour comme de nuit ; son pendant est le vol à vue (VFR).

À la radio, un avion immatriculé F-BJFU s'épelle

  1. A.François - Bernard - Jean - François - Ursule
  2. B.Fox-trot - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform
  3. C.France - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform
  4. D.effe - bé - ji - effe - hu (en phonétique)

Bonne réponse : B — Fox-trot - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform

Les immatriculations s'épellent avec l'alphabet phonétique international de l'OACI : F = Fox-trot, B = Bravo, J = Juliett, U = Uniform. Le mot « France » n'appartient pas à cet alphabet.

Avant de partir, un pilote :

  1. A.doit prendre connaissance de la dernière météo
  2. B.doit prendre connaissance de la dernière météo et l'avoir par écrit
  3. C.n'en a pas besoin puisqu'il reste dans la région
  4. D.n'en a pas besoin puisqu'il fait beau

Bonne réponse : B — doit prendre connaissance de la dernière météo et l'avoir par écrit

La préparation d'un vol impose de prendre connaissance des dernières informations météorologiques disponibles. La réglementation de l'époque exigeait de les avoir sous forme écrite (dossier météo), ce qui permet de les consulter en vol ; on ne s'en dispense jamais, même par beau temps ou en vol local.

En vol, lorsque deux avions sont face à face

  1. A.chaque aéronef doit virer à droite
  2. B.le plus léger doit s'arrêter pour laisser le passage à l'autre
  3. C.ils doivent faire demi-tour
  4. D.aucune des réponses ne convient

Bonne réponse : A — chaque aéronef doit virer à droite

Selon les règles de l'air, lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face avec un risque de collision, chacun doit dévier sa trajectoire vers la droite.

Quel est l'ordre de priorité entre aéronefs de performances différentes ?

  1. A.planeur, avions en formation, avion seul, remorqueur, ballon
  2. B.ballon, planeur, remorqueur, avions en formation, avion seul
  3. C.avion seul, planeur, ballon, remorqueur, avions en formation
  4. D.avions en formation, avion seul, ballon, planeur, remorqueur

Bonne réponse : B — ballon, planeur, remorqueur, avions en formation, avion seul

La priorité est donnée aux aéronefs les moins manœuvrants : le ballon d'abord, puis le planeur, puis l'aéronef qui remorque, puis les aéronefs motorisés. L'ordre proposé dans l'épreuve place ensuite les avions en formation avant l'avion seul.

Les indications d'un VOR ont pour référence le nord

  1. A.magnétique
  2. B.géographique
  3. C.vrai
  4. D.compas

Bonne réponse : A — magnétique

Les radiales d'un VOR sont orientées par rapport au nord magnétique de la station. On peut ainsi les reporter directement en route magnétique sur la carte.

Les zones interdites sont signalées sur les cartes à l'usage du pilote par la lettre

  1. A.D
  2. B.R
  3. C.A
  4. D.P

Bonne réponse : D — P

Les zones interdites sont repérées par la lettre P (Prohibited), les zones réglementées par R (Restricted) et les zones dangereuses par D (Dangerous).

La définition correcte de la nuit aéronautique en France est

  1. A.la nuit aéronautique commence 30 min après le coucher du soleil et se termine 30 min avant son lever
  2. B.la nuit aéronautique commence 30 min avant le coucher du soleil et se termine 30 min après son lever
  3. C.la nuit aéronautique commence 20 min après le coucher du soleil et se termine 20 min avant son lever
  4. D.la nuit aéronautique commence 30 min après le coucher du soleil et se termine 30 min après son lever

Bonne réponse : A — la nuit aéronautique commence 30 min après le coucher du soleil et se termine 30 min avant son lever

En France, la nuit aéronautique s'étend de 30 minutes après le coucher du soleil à 30 minutes avant son lever. Entre ces bornes, on est de jour aéronautique même s'il fait déjà sombre.

Pour suivre une route vraie au 140° avec une dérive de 10° à droite, une déclinaison de 2° ouest et une déviation de -3°, quel cap compas faut-il adopter ?

  1. A.140°
  2. B.120°
  3. C.135°
  4. D.150°

Bonne réponse : C — 135°

Dérive à droite : le cap vrai est Rv − X = 140 − 10 = 130°. Déclinaison ouest : Cm = Cv + 2 = 132°. Déviation −3° : Cc = Cm − d = 132 − (−3) = 135°.

La navigation à l'estime consiste

  1. A.à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.à estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.à estimer sa position à l'aide d'un gonio

Bonne réponse : B — à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

La navigation à l'estime consiste à calculer, à partir de la route, de la vitesse et du vent, le cap à tenir et le temps de vol pour arriver à un point donné. Suivre des repères au sol est la navigation par cheminement ; VOR et gonio relèvent de la radionavigation.

Qui a effectué la première ascension en ballon ?

  1. A.Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes
  2. B.Les frères Montgolfier
  3. C.Charles Dollfus
  4. D.Von Zeppelin

Bonne réponse : A — Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes réalisent le premier vol humain en montgolfière au-dessus de Paris. Les frères Montgolfier avaient conçu le ballon mais n'étaient pas à bord.

L'aile de l'Éole de Clément Ader a une forme d'aile

  1. A.de chauve-souris
  2. B.d'aigle
  3. C.de pigeon
  4. D.de vautour

Bonne réponse : A — de chauve-souris

Clément Ader s'est inspiré de la chauve-souris pour l'Éole (1890) : ses ailes membraneuses articulées imitaient celles de cet animal. Il réalisa avec lui un bond d'une cinquantaine de mètres à Armainvilliers.

Les frères Orville et Wilbur Wright effectuent leurs premiers vols motorisés en

  1. A.1901
  2. B.1902
  3. C.1903
  4. D.1904

Bonne réponse : C — 1903

Le 17 décembre 1903, à Kitty Hawk (Caroline du Nord), Orville puis Wilbur Wright réalisent les premiers vols motorisés et contrôlés avec le Flyer, le plus long durant 59 secondes.

L'attaque japonaise contre Pearl Harbor, en 1941, a été effectuée par

  1. A.l'aéronautique navale japonaise
  2. B.l'armée de l'air japonaise
  3. C.des sous-marins japonais
  4. D.des dirigeables japonais

Bonne réponse : A — l'aéronautique navale japonaise

Le 7 décembre 1941, ce sont les avions embarqués de six porte-avions de la marine impériale japonaise qui attaquent la base américaine de Pearl Harbor, entraînant l'entrée en guerre des États-Unis.

Le premier avion du monde à avoir atteint le mur du son est

  1. A.le Bell X-1
  2. B.le Dassault Mystère IV
  3. C.le De Havilland Vampire
  4. D.le MiG-15

Bonne réponse : A — le Bell X-1

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit pour la première fois le mur du son en vol en palier à bord de l'avion-fusée Bell X-1, largué depuis un B-29.

Jean Mermoz effectue en 1930 la première traversée postale de l'Atlantique Sud, de Saint-Louis du Sénégal à Natal (Brésil), sur

  1. A.Breguet 14
  2. B.Breguet 19
  3. C.Caudron Simoun
  4. D.Latécoère 28

Bonne réponse : D — Latécoère 28

Les 12 et 13 mai 1930, Mermoz relie Saint-Louis du Sénégal à Natal en 21 heures sur l'hydravion Latécoère 28 « Comte-de-la-Vaulx », première traversée commerciale de l'Atlantique Sud pour l'Aéropostale.

Le premier avion français à passer le mur du son est

  1. A.le MD 450 Ouragan
  2. B.le SO 6000 Triton
  3. C.le MD 452 Mystère
  4. D.le Leduc 010

Bonne réponse : C — le MD 452 Mystère

Le 28 octobre 1952, le Dassault MD 452 Mystère II franchit le mur du son en piqué : c'est le premier avion français supersonique. L'Ouragan était subsonique et le Triton fut le premier avion à réaction français.

Le pilote français Pégoud réalise en 1913 une première mondiale. Laquelle ?

  1. A.premier vol sur le dos
  2. B.premier looping
  3. C.premier atterrissage de nuit
  4. D.premier atterrissage sur la neige

Bonne réponse : A — premier vol sur le dos

Le 1er septembre 1913, Adolphe Pégoud réalise le premier vol sur le dos de l'histoire. Il boucle aussi des loopings quelques jours plus tard, mais le Russe Piotr Nesterov l'avait précédé dans cette figure (9 septembre 1913).

Charles Lindbergh a traversé l'Atlantique Nord en

  1. A.1919
  2. B.1920
  3. C.1927
  4. D.1930

Bonne réponse : C — 1927

Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh relie seul et sans escale New York à Paris en 33 h 30 à bord du Spirit of St. Louis. La traversée de 1919 est celle d'Alcock et Brown, avec escale terrestre en Irlande.

Le programme qui a permis la conquête de la Lune par les Américains, en 1969, s'appelait

  1. A.Mercury
  2. B.Gemini
  3. C.Soyouz
  4. D.Apollo

Bonne réponse : D — Apollo

C'est le programme Apollo qui permet à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de marcher sur la Lune le 21 juillet 1969 (Apollo 11). Mercury et Gemini l'avaient préparé ; Soyouz est un vaisseau soviétique.

Quelle est la nationalité des frères Orville et Wilbur Wright ?

  1. A.États-Unis
  2. B.France
  3. C.Allemagne
  4. D.Italie

Bonne réponse : A — États-Unis

Les frères Wright étaient américains, fabricants de bicyclettes à Dayton (Ohio). Ils ont réalisé leurs premiers vols à Kitty Hawk, en Caroline du Nord, en 1903.

Jean Mermoz disparut au large des côtes de Dakar en 1936 à bord de quel appareil ?

  1. A.Le Point d'Interrogation
  2. B.Le Spirit of Saint-Louis
  3. C.La Croix du Sud
  4. D.L'Oiseau Blanc

Bonne réponse : C — La Croix du Sud

Le 7 décembre 1936, Mermoz disparaît dans l'Atlantique Sud avec son équipage à bord de l'hydravion Latécoère 300 « Croix du Sud ». L'Oiseau Blanc est l'avion de Nungesser et Coli, disparus en 1927.

Par qui a été effectuée la première traversée de la Méditerranée, entre Saint-Raphaël et Bizerte, en 1913 ?

  1. A.Adrienne Bolland
  2. B.Mermoz
  3. C.Roland Garros
  4. D.Orville Wright

Bonne réponse : C — Roland Garros

Le 23 septembre 1913, Roland Garros relie Saint-Raphaël à Bizerte (Tunisie) en un peu moins de 8 heures sur un Morane-Saulnier, réalisant la première traversée aérienne de la Méditerranée.

Quel auteur a écrit « Courrier Sud » ?

  1. A.Jean Mermoz
  2. B.Henri Guillaumet
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry
  4. D.Didier Daurat

Bonne réponse : C — Antoine de Saint-Exupéry

Courrier Sud (1929) est le premier roman d'Antoine de Saint-Exupéry, inspiré de son expérience de pilote de l'Aéropostale. Il a écrit ensuite Vol de nuit, Terre des hommes et Le Petit Prince.

Les premiers voyages transatlantiques eurent lieu

  1. A.à bord d'hydravions
  2. B.à bord d'avions monomoteurs
  3. C.à bord d'avions multimoteurs
  4. D.à bord de dirigeables

Bonne réponse : A — à bord d'hydravions

La première traversée aérienne de l'Atlantique fut réalisée en mai 1919 par l'hydravion américain Curtiss NC-4, avec escales aux Açores. Les liaisons transatlantiques des années 1930 furent également largement assurées par des hydravions.

Le premier hydravion de l'histoire est dû aux travaux

  1. A.d'un ingénieur américain, Mac Waterworld
  2. B.d'un scientifique allemand, Hugo Heland
  3. C.du Français Henri Fabre
  4. D.des Italiens Came et Leone

Bonne réponse : C — du Français Henri Fabre

Le 28 mars 1910, Henri Fabre décolle de l'étang de Berre avec son « Canard » à flotteurs : c'est le premier hydravion à décoller de l'eau par ses propres moyens.

La première traversée aérienne de la Manche s'est effectuée

  1. A.en avion
  2. B.en hydravion
  3. C.en dirigeable
  4. D.en ballon

Bonne réponse : D — en ballon

Le 7 janvier 1785, Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Calais en ballon à gaz. La première traversée en avion, par Louis Blériot, n'a lieu qu'en 1909.

Au cours de la Première Guerre mondiale, on va d'abord employer l'avion

  1. A.à l'observation du champ de bataille
  2. B.à l'évacuation des blessés
  3. C.à l'appui des troupes
  4. D.au transport de troupes

Bonne réponse : A — à l'observation du champ de bataille

Au début de la guerre de 1914-1918, l'avion sert d'abord à la reconnaissance et à l'observation (réglage d'artillerie, repérage des mouvements ennemis). La chasse, le bombardement et l'appui apparaissent ensuite.

Le supersonique franco-britannique « Concorde », dont le prototype 001 est conservé au musée de l'Air et de l'Espace du Bourget, a effectué son premier vol en

  1. A.1978
  2. B.1982
  3. C.1974
  4. D.1969

Bonne réponse : D — 1969

Le prototype Concorde 001 a effectué son premier vol le 2 mars 1969 à Toulouse, piloté par André Turcat. Le service commercial a débuté en 1976 et s'est achevé en 2003.

Antoine de Saint-Exupéry disparaît, en 1944, à bord d'un

  1. A.Dewoitine 520
  2. B.Spitfire
  3. C.Messerschmitt 109
  4. D.Lightning

Bonne réponse : D — Lightning

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry disparaît en Méditerranée au large de Marseille lors d'une mission de reconnaissance à bord d'un Lockheed P-38 Lightning (version F-5B).