Annale BIA 2014 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2014 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

Le déplacement latéral du manche d'un avion a des effets sur :

  1. A.l'axe de roulis.
  2. B.l'axe de lacet.
  3. C.l'axe de tangage.
  4. D.l'axe de l'aile.

Bonne réponse : A — l'axe de roulis.

Le déplacement latéral du manche braque les ailerons en sens inverse l'un de l'autre, ce qui fait tourner l'avion autour de son axe de roulis (axe longitudinal). Le tangage est commandé par le mouvement avant-arrière du manche et le lacet par les palonniers.

L'étude des réactions de l'air en mouvement par rapport à un corps s'appelle :

  1. A.la pression dynamique.
  2. B.la viscosité de l'air.
  3. C.l'aérodynamique.
  4. D.l'écoulement laminaire.

Bonne réponse : C — l'aérodynamique.

L'aérodynamique est la science qui étudie les forces et les phénomènes produits par le mouvement relatif de l'air autour d'un corps. Pression dynamique, viscosité et écoulement laminaire ne sont que des notions utilisées par cette science.

Dans une veine d'air en mouvement, la pression totale est égale à :

  1. A.la pression dynamique moins la pression statique.
  2. B.la somme des pressions dynamique et statique.
  3. C.la somme des pressions statique et atmosphérique.
  4. D.la différence entre la pression atmosphérique et la pression dynamique.

Bonne réponse : B — la somme des pressions dynamique et statique.

D'après le théorème de Bernoulli, dans un écoulement la pression totale (ou d'arrêt) est constante et vaut Pt = Ps + ½ρV², c'est-à-dire la somme de la pression statique et de la pression dynamique. C'est ce principe qu'exploite l'anémomètre avec le tube de Pitot.

La densité de l'air intervient dans la portance. Celle-ci est plus importante :

  1. A.au sol quand il fait chaud.
  2. B.en altitude.
  3. C.au sol quand il fait froid.
  4. D.en altitude quand il fait chaud.

Bonne réponse : C — au sol quand il fait froid.

La portance est proportionnelle à la masse volumique de l'air (Fz = ½ρSV²Cz). L'air est le plus dense là où la pression est forte (au sol) et la température basse : c'est donc au sol par temps froid que la portance est la plus grande, à vitesse égale.

Sur la demi-aile associée à l'aileron baissé, la portance :

  1. A.diminue, la traînée diminue.
  2. B.ne varie pas, la traînée augmente.
  3. C.augmente, la traînée augmente.
  4. D.augmente, la traînée ne varie pas.

Bonne réponse : C — augmente, la traînée augmente.

L'aileron baissé augmente la courbure du profil et donc le Cz : la portance de cette demi-aile augmente, ce qui la fait monter. Mais la traînée induite augmente aussi, ce qui est à l'origine du lacet inverse.

L'assiette d'un appareil :

  1. A.est toujours égale à l'incidence.
  2. B.n'est pas en relation directe avec l'incidence.
  3. C.est toujours inférieure à l'angle d'incidence.
  4. D.est toujours supérieure à l'angle d'incidence.

Bonne réponse : B — n'est pas en relation directe avec l'incidence.

L'assiette est l'angle entre l'axe longitudinal et l'horizontale, l'incidence l'angle entre la corde et la trajectoire (vent relatif). Elles sont reliées par la pente : assiette = pente + incidence. En palier elles sont égales, en montée l'assiette est supérieure à l'incidence, en descente elle lui est inférieure : aucune des relations « toujours » n'est vraie.

La finesse d'un planeur peut s'exprimer par tous les rapports suivants, sauf un ; lequel ?

  1. A.portance / traînée.
  2. B.vitesse horizontale / vitesse verticale.
  3. C.distance horizontale parcourue / perte de hauteur (en air calme).
  4. D.envergure / corde de l'aile.

Bonne réponse : D — envergure / corde de l'aile.

La finesse est le rapport portance/traînée ; en vol plané en air calme elle est aussi égale au rapport vitesse horizontale/vitesse verticale et au rapport distance parcourue/hauteur perdue. Le rapport envergure/corde définit l'allongement de l'aile, pas la finesse.

Les turbulences de sillage d'un avion sont fonction de :

  1. A.la différence de pression entre l'intrados et l'extrados.
  2. B.l'incidence.
  3. C.l'allongement.
  4. D.toutes les propositions sont exactes.

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes.

Les tourbillons marginaux naissent du contournement du bout d'aile par l'air passant de l'intrados (surpression) vers l'extrados (dépression). Leur intensité croît avec cette différence de pression, donc avec l'incidence, et diminue quand l'allongement augmente : les trois facteurs interviennent.

En vol en palier stabilisé :

  1. A.la portance est toujours supérieure au poids, sinon l'avion tombe.
  2. B.la traction est supérieure à la traînée en descente rectiligne à vitesse constante.
  3. C.la portance est égale au poids.
  4. D.toutes les réponses sont exactes.

Bonne réponse : C — la portance est égale au poids.

En palier rectiligne uniforme les forces s'équilibrent : la portance compense exactement le poids et la traction compense la traînée. Une portance supérieure au poids ferait monter l'avion.

La résistance aérodynamique d'un corps passe de 60 N à 540 N. La vitesse de ce corps a été :

  1. A.multipliée par 9.
  2. B.divisée par 3.
  3. C.multipliée par 3.
  4. D.divisée par 6.

Bonne réponse : C — multipliée par 3.

La résistance aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse. Elle a été multipliée par 540 / 60 = 9 ; la vitesse a donc été multipliée par √9 = 3. Le piège consiste à répondre 9 en oubliant le carré.

La tangente à la courbe polaire passant par l'origine :

  1. A.indique le point de traînée minimum.
  2. B.indique le point de finesse maximum.
  3. C.indique le point de portance maximum.
  4. D.toutes les réponses sont fausses.

Bonne réponse : B — indique le point de finesse maximum.

Sur la polaire Cz = f(Cx), la finesse en un point est la pente de la droite joignant l'origine à ce point (Cz/Cx). La tangente issue de l'origine est la droite de plus grande pente qui touche la courbe : son point de contact est celui de finesse maximale.

Les facteurs suivants, sauf un, sont favorables à la stabilité d'un avion. Lequel ?

  1. A.flèche positive.
  2. B.dièdre positif.
  3. C.dièdre négatif.
  4. D.dérive dorsale.

Bonne réponse : C — dièdre négatif.

La flèche positive et le dièdre positif améliorent la stabilité latérale, la dérive dorsale renforce la stabilité de route. Le dièdre négatif (aile en dièdre inversé) diminue au contraire la stabilité latérale et augmente la maniabilité.

Le décrochage d'un profil se produit :

  1. A.toujours à la même vitesse.
  2. B.toujours en cas de panne moteur.
  3. C.quand l'angle d'incidence devient très faible.
  4. D.quand l'angle d'incidence devient très important.

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient très important.

Le décrochage survient quand l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute brutalement. Il dépend de l'incidence et non d'une vitesse fixe (la vitesse de décrochage varie avec la masse, le facteur de charge, la configuration).

Quand on avance le centre de gravité par rapport à sa position habituelle :

  1. A.cela ne modifie pas le comportement de l'avion.
  2. B.l'avion devient plus agréable à piloter, il « répond » plus rapidement aux commandes.
  3. C.l'avion a tendance à prendre une assiette supérieure, à se cabrer.
  4. D.l'avion devient moins maniable mais plus stable.

Bonne réponse : D — l'avion devient moins maniable mais plus stable.

Avancer le centre de gravité éloigne celui-ci du foyer : la stabilité longitudinale augmente mais il faut plus d'effort et de braquage de profondeur pour manœuvrer, l'avion est moins maniable et a tendance à piquer.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse.
  2. B.lacet inverse.
  3. C.roulis induit.
  4. D.lacet induit.

Bonne réponse : B — lacet inverse.

L'aileron baissé crée plus de traînée que l'aileron levé : l'avion tend à tourner en lacet du côté opposé au virage demandé. C'est le lacet inverse, que le pilote corrige au palonnier. Le roulis induit est, lui, l'effet secondaire de la gouverne de direction.

Un avion léger « centré arrière » sera :

  1. A.plus stable qu'un avion « centré avant ».
  2. B.plus maniable qu'un avion « centré avant ».
  3. C.moins sensible à la turbulence qu'un avion « centré avant ».
  4. D.obligatoirement incontrôlable.

Bonne réponse : B — plus maniable qu'un avion « centré avant ».

Un centre de gravité reculé se rapproche du foyer : la stabilité longitudinale diminue et l'avion répond plus vivement aux commandes, il est plus maniable. Tant que le centrage reste dans les limites, il n'est pas incontrôlable.

La distance de décollage augmente quand la pression :

  1. A.et la température diminuent.
  2. B.diminue et que la température augmente.
  3. C.augmente et que la température diminue.
  4. D.et la température augmentent.

Bonne réponse : B — diminue et que la température augmente.

Une pression plus basse et une température plus élevée diminuent la masse volumique de l'air : l'aile porte moins à vitesse égale et le moteur fournit moins de puissance. Il faut donc atteindre une vitesse sol plus grande et la distance de décollage augmente.

Un facteur de charge proche de zéro :

  1. A.ne provoque aucune sensation particulière.
  2. B.provoque une sensation proche de l'apesanteur.
  3. C.provoque une sensation de tassement.
  4. D.on ne peut pas prévoir les effets provoqués.

Bonne réponse : B — provoque une sensation proche de l'apesanteur.

Le facteur de charge est le rapport portance/poids ; il mesure le poids apparent. Avec n proche de 0, le poids apparent s'annule et l'on ressent une impression d'apesanteur (vol parabolique). Un facteur supérieur à 1 produit au contraire une sensation de tassement.

Un planeur a une finesse de 40. En air calme, il se trouve à une hauteur de 1500 m. Approximativement, la distance maximale qu'il peut parcourir en ligne droite est :

  1. A.40 km.
  2. B.40 NM.
  3. C.60 NM.
  4. D.60 km.

Bonne réponse : D — 60 km.

En air calme, distance = finesse × hauteur = 40 × 1500 m = 60 000 m, soit 60 km. Le piège est la confusion d'unités : 60 NM représenteraient environ 111 km.

Le décollage d'un avion se fait toujours face au vent pour :

  1. A.éviter de dépasser la VNE.
  2. B.avoir une meilleure portance et une plus faible traînée.
  3. C.décoller sur une distance plus courte.
  4. D.avoir un taux de montée inférieur.

Bonne réponse : C — décoller sur une distance plus courte.

L'avion a besoin d'une certaine vitesse air pour décoller. Face au vent, une partie de cette vitesse est fournie par le vent : la vitesse sol nécessaire est plus faible et la distance de roulement plus courte.

Le pilote d'un avion léger peut sortir les volets :

  1. A.lorsque la vitesse indiquée est dans l'arc blanc de l'anémomètre.
  2. B.seulement lors de la visite prévol pour vérifier le braquage différentiel des volets.
  3. C.seulement lorsque le contrôleur l'autorise à atterrir.
  4. D.lors d'un virage pour éviter un « cabré » dangereux.

Bonne réponse : A — lorsque la vitesse indiquée est dans l'arc blanc de l'anémomètre.

L'arc blanc de l'anémomètre délimite la plage de vitesses d'utilisation des volets (de VS0 à VFE). Au-delà, la structure des volets risquerait d'être endommagée.

La manœuvre qui permet d'effectuer une rotation autour de l'axe de tangage est :

  1. A.le déplacement du manche en avant ou en arrière.
  2. B.le déplacement latéral du manche.
  3. C.le déplacement des palonniers à gauche ou à droite.
  4. D.aucune réponse n'est exacte.

Bonne réponse : A — le déplacement du manche en avant ou en arrière.

Le mouvement avant-arrière du manche braque la gouverne de profondeur, qui fait tourner l'avion autour de l'axe de tangage (cabrer/piquer). Le mouvement latéral agit sur le roulis, les palonniers sur le lacet.

Les volets sont sortis :

  1. A.pour voler aux faibles vitesses.
  2. B.pour voler aux grandes vitesses.
  3. C.au moment de l'atterrissage et du décollage.
  4. D.les réponses a et c sont exactes.

Bonne réponse : D — les réponses a et c sont exactes.

Les volets sont des hypersustentateurs : ils augmentent le Cz maximal et permettent de voler plus lentement. On les utilise donc aux faibles vitesses, notamment au décollage et à l'atterrissage.

Un hexamoteur est un :

  1. A.avion propulsé par un moteur à hélice et dont la sustentation est assurée par une hélice.
  2. B.aéronef hybride dont la sustentation est assurée par 8 moteurs à hélice.
  3. C.hélicoptère dont le rotor principal est composé de 8 pales.
  4. D.avion propulsé par 6 moteurs.

Bonne réponse : D — avion propulsé par 6 moteurs.

Le préfixe grec « hexa » signifie six : un hexamoteur possède six moteurs (comme le B-36 ou l'An-225). Les propositions avec 8 moteurs ou 8 pales correspondraient au préfixe « octo ».

En vol, sous facteur de charge positif, l'aile d'un avion subit :

  1. A.une compression à l'extrados.
  2. B.une traction à l'extrados.
  3. C.une flexion supportée par le longeron.
  4. D.les propositions a et c sont exactes.

Bonne réponse : D — les propositions a et c sont exactes.

Sous facteur de charge positif, la portance fléchit l'aile vers le haut. Cette flexion est reprise principalement par le longeron ; la partie supérieure (extrados) est comprimée et la partie inférieure (intrados) est tendue.

Un empennage « canard » :

  1. A.est synonyme d'un empennage en V.
  2. B.est situé à l'avant d'un avion.
  3. C.remplace les ailerons.
  4. D.est celui des avions de la Patrouille de France.

Bonne réponse : B — est situé à l'avant d'un avion.

Dans la formule « canard », le plan horizontal est placé à l'avant du fuselage, devant l'aile (Rafale, Rutan VariEze). Il n'a rien à voir avec un empennage en V et ne remplace pas les ailerons ; l'Alphajet de la Patrouille de France a un empennage classique.

Un water ballast :

  1. A.est une poche d'eau, placée dans la cloison pare-feu des petits avions de tourisme pour limiter la progression d'un début d'incendie.
  2. B.est un équipement de toilettes compact spécialement destiné à l'aviation légère.
  3. C.est un réservoir permettant d'emporter de l'eau sur certains planeurs afin d'augmenter leur vitesse dans certaines phases de vol.
  4. D.est un système de délestage des flotteurs améliorant le décollage des hydravions.

Bonne réponse : C — est un réservoir permettant d'emporter de l'eau sur certains planeurs afin d'augmenter leur vitesse dans certaines phases de vol.

Les planeurs de performance emportent de l'eau dans des réservoirs d'aile (water ballast). L'augmentation de masse accroît la vitesse sur trajectoire à finesse égale, utile par bonnes conditions ; l'eau est vidangée avant l'atterrissage ou quand les ascendances faiblissent.

En phase d'atterrissage, le pilote sort le 1er cran de volet. Ce volet est un :

  1. A.hypersustentateur de bord de fuite.
  2. B.hypersustentateur de bord d'attaque.
  3. C.hyposustentateur de bord de fuite.
  4. D.hyposustentateur de bord d'attaque.

Bonne réponse : A — hypersustentateur de bord de fuite.

Les volets d'atterrissage sont situés au bord de fuite de l'aile et augmentent la portance maximale : ce sont des hypersustentateurs de bord de fuite. Les becs sont des hypersustentateurs de bord d'attaque, les spoilers des hyposustentateurs.

Un avion STOL ou ADAC est un avion :

  1. A.qui ne décroche pas (absence de décrochage au cabré).
  2. B.à décrochage et à rattrapage commandé.
  3. C.à décollage et à atterrissage courts (short take-off and landing).
  4. D.à décrochage automatiquement contrôlé.

Bonne réponse : C — à décollage et à atterrissage courts (short take-off and landing).

STOL signifie Short Take-Off and Landing, en français ADAC : avion à décollage et atterrissage courts, comme le Pilatus Porter ou le Twin Otter.

Pour un avion en bois et toile moderne :

  1. A.seules les ailes sont en bois recouvert de toile.
  2. B.les longerons d'aile sont en bois et les nervures en alliage d'aluminium.
  3. C.toute la structure est en bois recouvert de toile.
  4. D.le fuselage est en bois entoilé et l'aile en alliage métallique.

Bonne réponse : C — toute la structure est en bois recouvert de toile.

Dans un avion de construction bois et toile (Jodel, Robin DR400), toute la structure primaire, ailes et fuselage, est réalisée en bois (longerons, nervures, cadres) puis recouverte de toile tendue et enduite.

Lors de la visite prévol, le contrôle des purges de réservoir a pour objectif d'éliminer :

  1. A.les bulles d'air du circuit carburant.
  2. B.les impuretés piégées dans les filtres des pompes à carburant.
  3. C.le risque de « vapor lock » en cas de surchauffe de la cellule.
  4. D.d'éventuelles traces d'eau qui seraient piégées dans les réservoirs de carburant.

Bonne réponse : D — d'éventuelles traces d'eau qui seraient piégées dans les réservoirs de carburant.

L'eau, plus dense que l'essence, s'accumule au point bas des réservoirs (condensation, carburant pollué). La purge permet de la recueillir et de l'éliminer avant le vol pour éviter un arrêt moteur.

En vol, la richesse du mélange air-essence peut varier naturellement. Elle :

  1. A.augmente avec l'altitude.
  2. B.diminue avec l'altitude.
  3. C.reste constante quelle que soit l'altitude.
  4. D.varie avec la pression d'admission.

Bonne réponse : A — augmente avec l'altitude.

Le carburateur dose l'essence en volume alors que la masse volumique de l'air diminue avec l'altitude : pour une même quantité d'essence, la masse d'air admise est plus faible, le mélange s'enrichit. C'est pourquoi le pilote appauvrit le mélange en altitude.

Sur une hélice à pas variable, le « plein petit pas » est utilisé pour le :

  1. A.vol en croisière.
  2. B.vol à haute altitude.
  3. C.décollage.
  4. D.vol à grande vitesse.

Bonne réponse : C — décollage.

Le petit pas donne un faible angle de calage : l'hélice tourne vite et le moteur délivre sa puissance maximale à basse vitesse, ce qui convient au décollage et à la montée. Le grand pas est réservé à la croisière rapide.

Un groupe turbopropulseur est conçu pour être alimenté en carburant de type :

  1. A.kérosène.
  2. B.super 98.
  3. C.100LL.
  4. D.propergol.

Bonne réponse : A — kérosène.

Comme toutes les turbines à gaz aéronautiques, le turbopropulseur utilise du kérosène (Jet A1). Le 100LL est l'essence aviation des moteurs à pistons, le propergol est le carburant des moteurs-fusées.

Le pulsoréacteur :

  1. A.n'a jamais propulsé d'objets volants : c'est un système d'analyse de vibrations, sans chambre de combustion, uniquement destiné aux bancs d'essais des réacteurs.
  2. B.est un moteur-fusée à réaction qui ne comporte qu'une turbine mais aucun étage de compression.
  3. C.est un moteur-fusée fonctionnant avec un couple carburant / comburant solide (poudre) injectés de manière pulsée (alternativement l'un puis l'autre).
  4. D.est un moteur à réaction qui ne comporte comme pièce mobile que des clapets placés sur l'entrée d'air.

Bonne réponse : D — est un moteur à réaction qui ne comporte comme pièce mobile que des clapets placés sur l'entrée d'air.

Le pulsoréacteur fonctionne par combustions successives : des clapets (volets) à l'entrée d'air s'ouvrent pour admettre l'air puis se ferment lors de l'explosion. Ce sont ses seules pièces mobiles ; il a notamment propulsé le V1 allemand.

Le réchauffage carburateur doit être utilisé :

  1. A.aux forts régimes du moteur si la température de l'air se situe entre –5 °C et +5 °C.
  2. B.aux faibles régimes du moteur et forte humidité relative.
  3. C.pendant tout le vol lorsque la température de l'air est négative.
  4. D.aux forts régimes du moteur et faible humidité relative.

Bonne réponse : B — aux faibles régimes du moteur et forte humidité relative.

Le givrage carburateur est provoqué par la détente et l'évaporation de l'essence dans le venturi ; il est favorisé par une forte humidité et par les faibles régimes (papillon presque fermé, réduction en descente). Le réchauffage s'utilise donc préventivement dans ces conditions.

L'anémomètre d'un avion est un instrument qui donne la valeur de :

  1. A.l'assiette de l'avion sur les trois axes.
  2. B.la pression statique.
  3. C.l'altitude par rapport au niveau de la mer.
  4. D.la vitesse relative à la masse d'air dans laquelle vole l'avion.

Bonne réponse : D — la vitesse relative à la masse d'air dans laquelle vole l'avion.

L'anémomètre mesure la pression dynamique (différence entre pression totale et pression statique) et l'affiche sous forme de vitesse : la vitesse de l'avion par rapport à l'air, et non par rapport au sol.

L'horizon artificiel représenté ci-contre indique que l'avion est incliné :

  1. A.à gauche avec une assiette à cabrer.
  2. B.à gauche avec une assiette à piquer.
  3. C.à droite avec une assiette à cabrer.
  4. D.à droite avec une assiette à piquer.

Bonne réponse : A — à gauche avec une assiette à cabrer.

La maquette est fixe et c'est l'horizon qui bouge : la ligne d'horizon s'abaisse du côté droit, ce qui correspond à une inclinaison à gauche. La maquette se trouve au-dessus de la ligne d'horizon (côté ciel), l'assiette est donc à cabrer.

Un compas placé à bord d'un avion est soumis à des influences magnétiques parasites qui provoquent :

  1. A.la déclinaison.
  2. B.la déviation.
  3. C.la dérive.
  4. D.l'inclinaison déviatrice.

Bonne réponse : B — la déviation.

Les masses métalliques et les équipements électriques de bord créent un champ magnétique parasite qui écarte l'aiguille du nord magnétique : c'est la déviation, corrigée par la courbe de déviation. La déclinaison est l'écart entre nord vrai et nord magnétique, propre au lieu.

Le compas magnétique et le directionnel (conservateur de cap) n'indiquent pas le même cap :

  1. A.il faut régulièrement recaler le conservateur de cap (directionnel).
  2. B.il faut régulièrement recaler le compas magnétique.
  3. C.ce sont les perturbations magnétiques produites par les appareils électriques de bord qui dérèglent le directionnel.
  4. D.on ne peut pas voler dans ces conditions.

Bonne réponse : A — il faut régulièrement recaler le conservateur de cap (directionnel).

Le directionnel est un gyroscope qui dérive avec le temps (précession apparente, frottements) ; il n'a pas de référence magnétique. Il faut donc le recaler régulièrement sur le compas, en vol rectiligne stabilisé.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette.
  2. B.un machmètre.
  3. C.un tachymètre.
  4. D.un anémomètre.

Bonne réponse : D — un anémomètre.

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (à coupelles, à hélice ou à ultrasons). La girouette indique sa direction, le machmètre mesure le nombre de Mach d'un avion et le tachymètre la vitesse de rotation d'un moteur.

Dans le dossier météorologique du pilote on trouve un certain nombre de messages ; parmi eux le METAR est un message :

  1. A.de prévision du temps à un endroit donné.
  2. B.d'observation du temps en un lieu donné.
  3. C.de prévision du temps sous forme d'une carte.
  4. D.d'observation du temps sous forme d'une carte.

Bonne réponse : B — d'observation du temps en un lieu donné.

Le METAR est un message d'observation régulière du temps sur un aérodrome (vent, visibilité, nuages, température, QNH). Le message de prévision pour un aérodrome est le TAF.

Un vent du 180/10 vient du :

  1. A.Sud à une vitesse de 10 km/h.
  2. B.Sud à une vitesse de 10 kt.
  3. C.Nord à une vitesse de 10 kt.
  4. D.Nord à une vitesse de 10 km/h.

Bonne réponse : B — Sud à une vitesse de 10 kt.

En aéronautique, la direction du vent indique d'où il vient, et sa vitesse s'exprime en nœuds. 180° correspond au sud : le vent 180/10 vient du sud à 10 kt.

Les satellites géostationnaires permettant les observations météorologiques françaises sont appelés :

  1. A.Météosat.
  2. B.Spot.
  3. C.Telstar.
  4. D.Météociel.

Bonne réponse : A — Météosat.

Les satellites européens géostationnaires d'observation météorologique, exploités par EUMETSAT, sont les Météosat. Spot est un satellite d'observation de la Terre, Telstar un satellite de télécommunications et Météociel un site internet.

La température au sol est de 15 °C, le gradient de température étant standard ; la température à 10 000 pieds sera de :

  1. A.10 °C.
  2. B.0 °C.
  3. C.-5 °C.
  4. D.-17 °C.

Bonne réponse : C — -5 °C.

En atmosphère standard la température diminue d'environ 2 °C par 1000 ft. Sur 10 000 ft la baisse est de 20 °C : 15 – 20 = –5 °C.

La pression atmosphérique standard au niveau de la mer est :

  1. A.1013,25 hPa.
  2. B.recalculée périodiquement par Météo-France pour chaque pays.
  3. C.1000 hPa par convention internationale (pour faciliter les calculs).
  4. D.impossible à déterminer en raison du réchauffement climatique.

Bonne réponse : A — 1013,25 hPa.

L'atmosphère standard OACI fixe au niveau de la mer une pression de 1013,25 hPa, une température de 15 °C et une masse volumique de 1,225 kg/m³. C'est une convention fixe qui sert de référence aux altimètres.

À 3000 mètres d'altitude, l'ébullition de l'eau a lieu :

  1. A.à 100 °C car c'est toujours la température d'ébullition de l'eau.
  2. B.à moins de 100 °C car la température de l'air est plus basse.
  3. C.à moins de 100 °C car la pression est plus faible.
  4. D.à plus de 100 °C car la masse volumique de l'air est plus faible.

Bonne réponse : C — à moins de 100 °C car la pression est plus faible.

La température d'ébullition de l'eau dépend de la pression : elle n'est de 100 °C que sous 1013 hPa. En altitude la pression est plus faible (environ 700 hPa à 3000 m), l'eau bout donc vers 90 °C.

Après le coucher du soleil, dans la plupart des cas, les basses couches de l'atmosphère sont :

  1. A.stables.
  2. B.instables.
  3. C.turbulentes.
  4. D.le siège de cisaillements.

Bonne réponse : A — stables.

La nuit, le sol se refroidit par rayonnement et refroidit l'air à son contact : il se forme souvent une inversion de température près du sol, et les basses couches deviennent stables (fin des thermiques).

La pression atmosphérique provient :

  1. A.du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air.
  2. B.du poids de l'air situé au-dessus du lieu d'observation.
  3. C.du vent.
  4. D.de l'échauffement de l'air par le soleil.

Bonne réponse : B — du poids de l'air situé au-dessus du lieu d'observation.

La pression atmosphérique est le poids de la colonne d'air située au-dessus du point considéré, rapporté à l'unité de surface. C'est pourquoi elle diminue quand on s'élève.

Dans l'hémisphère nord, quand le pilote vole avec le vent de face, les hautes pressions sont :

  1. A.devant lui.
  2. B.derrière lui.
  3. C.à sa droite.
  4. D.à sa gauche.

Bonne réponse : D — à sa gauche.

Loi de Buys-Ballot : dans l'hémisphère nord, un observateur dos au vent a les basses pressions à sa gauche et les hautes pressions à sa droite. Face au vent, la situation est inversée : les hautes pressions sont à sa gauche.

Les nuages de rotors et les nuages lenticulaires semblent immobiles par rapport au sol, car :

  1. A.ils se forment dans le creux des ondulations du courant d'air.
  2. B.leur durée de vie étant très brève, ils ne se déplacent que sur une très courte distance.
  3. C.ils se forment à leur partie « au vent » et se désagrègent à leur partie « sous le vent ».
  4. D.ils sont le signe d'un air calme et laminaire.

Bonne réponse : C — ils se forment à leur partie « au vent » et se désagrègent à leur partie « sous le vent ».

Dans une onde de relief, l'air se condense en montant vers la crête de l'onde puis s'évapore en redescendant. Le nuage se reforme sans cesse côté au vent et se dissout côté sous le vent : l'air le traverse mais le nuage reste stationnaire. Ils se situent aux crêtes et non dans les creux des ondulations.

On pourra trouver de la neige sous :

  1. A.les cirrus.
  2. B.les altostratus.
  3. C.les nimbostratus.
  4. D.les stratocumulus.

Bonne réponse : C — les nimbostratus.

Le nimbostratus est le nuage des précipitations continues : pluie ou neige selon la température. Les cirrus ne donnent pas de précipitations au sol et les stratocumulus tout au plus quelques faibles précipitations.

On appelle « stratus » un nuage :

  1. A.isolé, à base horizontale, dont le sommet d'un blanc éclatant a souvent l'aspect d'un chou-fleur.
  2. B.semblable à de fins cheveux blancs et dont l'altitude est très élevée.
  3. C.uniforme, gris, dont la base souvent située près du sol est rendue floue par la brume ou le brouillard.
  4. D.noir, très élevé et porteur de grêle.

Bonne réponse : C — uniforme, gris, dont la base souvent située près du sol est rendue floue par la brume ou le brouillard.

Le stratus est un nuage bas en couche uniforme et grise, à base souvent très proche du sol, qui peut donner de la bruine. Les autres descriptions correspondent au cumulus, au cirrus et au cumulonimbus.

L'Europe est le plus souvent soumise à :

  1. A.une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone sur l'Espagne.
  2. B.un anticyclone sur l'Alsace et une dépression sur la Bretagne.
  3. C.une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores.
  4. D.un anticyclone sur la Côte d'Azur et une dépression sur les Pyrénées.

Bonne réponse : C — une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores.

Le temps en Europe de l'Ouest est gouverné par deux centres d'action quasi permanents : la dépression d'Islande au nord et l'anticyclone des Açores au sud-ouest. Entre les deux circule le flux d'ouest qui amène les perturbations.

Une brise de vallée :

  1. A.se renforce là où la vallée se resserre.
  2. B.n'est jamais turbulente.
  3. C.est plus forte sur les sommets.
  4. D.se rencontre en plaine.

Bonne réponse : A — se renforce là où la vallée se resserre.

La brise de vallée remonte la vallée le jour sous l'effet de l'échauffement des pentes. Lorsque la vallée se resserre, l'air est canalisé et accélère (effet venturi) : la brise se renforce.

Au voisinage d'un front chaud :

  1. A.l'air froid s'élève au-dessus de l'air chaud.
  2. B.l'air chaud s'élève au-dessus de l'air froid.
  3. C.l'air froid s'avance en repoussant l'air chaud devant lui.
  4. D.l'air chaud s'affaisse sous l'air froid.

Bonne réponse : B — l'air chaud s'élève au-dessus de l'air froid.

Dans un front chaud, l'air chaud, plus léger, avance et glisse lentement au-dessus de l'air froid qui le précède, en pente douce. Ce soulèvement progressif produit des nuages en couches (cirrus, altostratus, nimbostratus).

On appelle « anticyclone » une zone :

  1. A.de basses pressions.
  2. B.d'égales pressions.
  3. C.de vent faible.
  4. D.de hautes pressions.

Bonne réponse : D — de hautes pressions.

Un anticyclone est une zone de hautes pressions, où l'air subside et où le temps est généralement calme. Une zone de basses pressions est une dépression.

Quand le bulletin météorologique prévoit que le point de rosée et la température ambiante seront bientôt identiques, il faut s'attendre à :

  1. A.de la neige.
  2. B.de la pluie.
  3. C.du brouillard.
  4. D.de la vapeur d'eau.

Bonne réponse : C — du brouillard.

Quand la température rejoint le point de rosée, l'air devient saturé et la vapeur d'eau se condense en fines gouttelettes près du sol : c'est le brouillard (ou des nuages bas). Un faible écart T – Td est un signal d'alerte pour le pilote VFR.

Les phénomènes météorologiques qui peuvent dégrader notablement la visibilité horizontale sont :

  1. A.la pluie, le vent, la neige.
  2. B.le givre, le vent, la neige.
  3. C.la brume, le brouillard, la neige.
  4. D.la brume, le vent, la neige.

Bonne réponse : C — la brume, le brouillard, la neige.

La brume, le brouillard et la neige sont des hydrométéores qui réduisent directement la visibilité. Le vent seul ne la dégrade pas (sauf s'il soulève du sable ou de la poussière) et le givre est un dépôt de glace sur les surfaces.

Une rue de nuages cumuliformes :

  1. A.permet à un planeur de parcourir de longues distances.
  2. B.constitue la limite entre un secteur chaud et froid.
  3. C.est aussi appelée ligne de grains.
  4. D.est formée par l'ombre des nuages sur le sol.

Bonne réponse : A — permet à un planeur de parcourir de longues distances.

Une rue de nuages est un alignement de cumulus dans l'axe du vent, sous lequel les ascendances sont organisées en bandes. Le vélivole peut la suivre en spiralant peu et parcourir ainsi de grandes distances sans perdre d'altitude.

Aucun vol VFR de jour ne doit être entrepris sans une quantité de carburant nécessaire à :

  1. A.30 min de vol.
  2. B.45 min de vol.
  3. C.1 h de vol.
  4. D.1 h 30 de vol.

Bonne réponse : A — 30 min de vol.

La réglementation impose d'emporter le carburant nécessaire pour rejoindre la destination prévue puis voler encore au moins 30 minutes à la vitesse de croisière en VFR de jour (45 minutes de nuit ou en IFR).

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol.
  2. B.le matin par le mécanicien.
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol.
  4. D.uniquement après une réparation.

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol.

Le commandant de bord est responsable de l'état de navigabilité de l'aéronef qu'il utilise : il doit effectuer lui-même la visite prévol avant chaque vol, en suivant la check-list du manuel de vol.

Lors d'un survol de l'eau, tout aéronef doit emporter pour chaque occupant un gilet de sauvetage lorsque l'aéronef :

  1. A.est à une distance de la côte telle qu'avec un moteur en panne il ne peut rejoindre une terre se prêtant à un atterrissage d'urgence.
  2. B.se trouve à plus de 50 milles marins de la côte.
  3. C.n'est pas un hydravion.
  4. D.les réponses a et b sont exactes.

Bonne réponse : D — les réponses a et b sont exactes.

Selon la réglementation en vigueur à l'époque, le gilet est obligatoire pour chaque occupant dès que l'avion vole au-delà de la distance de plané lui permettant de rejoindre la terre en cas de panne moteur, et en tout cas au-delà de 50 NM des côtes. Les deux conditions a et b sont donc exactes.

En dehors des manœuvres de décollage et d'atterrissage, un avion doit respecter une hauteur minimale de survol :

  1. A.de 500 ft au-dessus du sol ou 1000 ft au-dessus de l'eau.
  2. B.de 500 ft au-dessus du sol et une distance de 500 ft de toute personne ou obstacle artificiel.
  3. C.de 500 ft au-dessus de l'eau et 1000 ft au-dessus du sol.
  4. D.de 1000 ft au-dessus de l'eau et du sol.

Bonne réponse : B — de 500 ft au-dessus du sol et une distance de 500 ft de toute personne ou obstacle artificiel.

En VFR, hors agglomérations et rassemblements, l'avion ne doit pas voler à moins de 500 ft (150 m) au-dessus du sol ou de l'eau, ni à moins de 500 ft de toute personne, véhicule, navire ou obstacle artificiel. Des hauteurs supérieures s'appliquent au survol des villes.

Vous êtes en vol, parallèlement à la piste, à contre-QFU ; votre position dans le circuit est dite en :

  1. A.étape de base.
  2. B.finale.
  3. C.vent arrière.
  4. D.vent traversier.

Bonne réponse : C — vent arrière.

La branche vent arrière est parallèle à la piste et parcourue dans le sens opposé à celui de l'atterrissage (contre-QFU). Le vent traversier et l'étape de base sont perpendiculaires à la piste, la finale est dans l'axe, dans le sens du QFU.

Un avion s'apprête à doubler un autre aéronef. Pour effectuer cette manœuvre il doit doubler :

  1. A.par la droite.
  2. B.par la gauche.
  3. C.en passant par-dessus.
  4. D.en passant par-dessous.

Bonne réponse : A — par la droite.

Les règles de l'air imposent que l'aéronef qui dépasse le fasse par la droite de l'aéronef dépassé, en s'en écartant suffisamment. L'aéronef dépassé est prioritaire.

La piste en service est la 12. Les caps magnétiques successifs (vent arrière, étape de base, finale) que devra prendre le pilote pour un tour de piste à gauche sont :

  1. A.120° - 210° - 300°.
  2. B.120° - 30° - 300°.
  3. C.300° - 210° - 120°.
  4. D.300° - 30° - 120°.

Bonne réponse : C — 300° - 210° - 120°.

Piste 12 : QFU 120°. La vent arrière se fait à contre-QFU, au 300°. Tour de piste à gauche : on tourne de 90° à gauche, 300 – 90 = 210° en étape de base, puis encore 90° à gauche pour s'aligner en finale au 120°.

Le mille nautique vaut :

  1. A.1609 m.
  2. B.1 km.
  3. C.1852 m.
  4. D.1000 m.

Bonne réponse : C — 1852 m.

Le mille nautique (NM) correspond à une minute d'arc de méridien terrestre, soit 1852 m. 1609 m est la valeur du mille terrestre (statute mile) anglo-saxon.

Sur une carte OACI au 1/500 000 (projection Lambert), les méridiens sont représentés par :

  1. A.des courbes.
  2. B.des cercles.
  3. C.des droites parallèles.
  4. D.des droites convergentes.

Bonne réponse : D — des droites convergentes.

La projection conique conforme de Lambert représente les méridiens par des droites convergeant vers le pôle (le sommet du cône) et les parallèles par des arcs de cercle. Ce sont les méridiens de la projection de Mercator qui sont des droites parallèles.

L'unité de mesure d'altitude du relief sur une carte aéronautique au 1/500 000 est :

  1. A.le mètre.
  2. B.le pied.
  3. C.l'hectopascal.
  4. D.le pied par minute.

Bonne réponse : B — le pied.

Sur la carte OACI au 1/500 000, les altitudes du relief, des obstacles et des limites d'espaces sont exprimées en pieds, comme les altitudes lues à l'altimètre.

Vous lisez sur votre compas 185°. Sachant que vous avez une déviation de 4° W et une déclinaison magnétique de 6° E, votre cap vrai est :

  1. A.Cv = 10°.
  2. B.Cv = 195°.
  3. C.Cv = 187°.
  4. D.Cv = 191°.

Bonne réponse : C — Cv = 187°.

Cm = Cc + d = 185 – 4 = 181° (déviation ouest négative). Cv = Cm + Dm = 181 + 6 = 187° (déclinaison est positive).

Un avion vole au cap magnétique 150 en VFR. Quels sont les niveaux de vol qu'il peut adopter ?

  1. A.FL 35, FL 40 et FL 45.
  2. B.FL 45, FL 55 et FL 65.
  3. C.FL 45, FL 65 et FL 85.
  4. D.FL 55, FL 75 et FL 95.

Bonne réponse : D — FL 55, FL 75 et FL 95.

Règle semi-circulaire : en VFR, pour une route magnétique entre 000° et 179°, on vole aux niveaux impairs + 5 (FL 35, 55, 75, 95…). Entre 180° et 359°, ce sont les niveaux pairs + 5 (FL 45, 65, 85…). Le cap 150 impose donc FL 55, 75 ou 95.

Vous êtes à Bordeaux et vous devez rejoindre Nantes. Vous tracez sur une carte VFR un segment qui relie ces deux villes. Vous avez tracé :

  1. A.un cap vrai.
  2. B.une route vraie.
  3. C.un cap magnétique.
  4. D.une route magnétique.

Bonne réponse : B — une route vraie.

Le trait tracé sur la carte représente la trajectoire à suivre par rapport au sol, mesurée par rapport aux méridiens (nord vrai) : c'est la route vraie. Le cap dépend du vent et la référence magnétique s'obtient ensuite en appliquant la déclinaison.

Un avion vole au cap 225° à la Vp de 100 kt avec un vent du 045° pour 20 kt. Sa vitesse sol est :

  1. A.80 kt.
  2. B.145 kt.
  3. C.120 kt.
  4. D.100 kt.

Bonne réponse : C — 120 kt.

Un vent venant du 045° souffle vers le 225° : l'avion qui vole au cap 225° a donc un vent arrière pur. Vs = Vp + Vw = 100 + 20 = 120 kt, sans dérive.

Le cheminement consiste :

  1. A.à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol.
  2. B.à suivre les indications du compas.
  3. C.à suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR.
  4. D.à demander son chemin par radio VHF.

Bonne réponse : A — à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol.

Naviguer en cheminement, c'est suivre des repères linéaires caractéristiques visibles au sol (côte, fleuve, autoroute, voie ferrée) pour rejoindre sa destination.

Un VOR est un équipement :

  1. A.pneumatique.
  2. B.électronique fonctionnant avec un radar.
  3. C.jouant le même rôle qu'un transpondeur.
  4. D.de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise.

Bonne réponse : D — de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise.

Le VOR (VHF Omnidirectional Range) est une balise de radionavigation au sol. Le récepteur de bord indique le radial sur lequel se trouve l'avion, ce qui lui permet de se situer par rapport à la balise.

En vol, vous affichez le code 7700 sur votre transpondeur. Vous êtes :

  1. A.en panne radio.
  2. B.en détresse.
  3. C.en détournement (intervention illicite).
  4. D.en code par défaut.

Bonne réponse : B — en détresse.

Codes transpondeur d'urgence : 7700 détresse, 7600 panne radio, 7500 intervention illicite. Le code VFR par défaut en France est 7000.

Après une plongée sous-marine avec paliers à la remontée, on peut entreprendre un vol :

  1. A.après un délai de 48 h.
  2. B.immédiatement.
  3. C.après un délai de 12 h.
  4. D.après un délai de 24 h.

Bonne réponse : D — après un délai de 24 h.

Après une plongée, l'organisme reste saturé en azote ; la baisse de pression en altitude pourrait provoquer un accident de décompression. Après une plongée avec paliers de décompression, il faut attendre au moins 24 h avant de voler (12 h environ sans paliers).

Le taux maximum d'alcool autorisé pour piloter un avion est de :

  1. A.0 g/l.
  2. B.0,3 g/l.
  3. C.0,5 g/l.
  4. D.0,8 g/l.

Bonne réponse : A — 0 g/l.

Même faible, l'alcool dégrade la vigilance, le jugement et la tolérance à l'altitude. La règle enseignée est la tolérance zéro : on ne pilote pas après avoir bu de l'alcool.

À la radio, un avion immatriculé F-BJFU s'épelle :

  1. A.François - Bernard - Jean - François - Ursule.
  2. B.Fox-trot - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform.
  3. C.France - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform.
  4. D.effe - bé - ji - effe - hu (en phonétique).

Bonne réponse : B — Fox-trot - Bravo - Juliett - Fox-trot - Uniform.

On utilise l'alphabet phonétique de l'OACI : F = Fox-trot, B = Bravo, J = Juliett, U = Uniform. « France » n'est pas un mot de l'alphabet OACI.

L'aéronef qui a traversé la Manche pour la première fois était :

  1. A.un ballon, en 1785.
  2. B.un dirigeable, en 1852.
  3. C.un avion, en 1909.
  4. D.un hydravion, en 1911.

Bonne réponse : A — un ballon, en 1785.

Le 7 janvier 1785, Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Guînes en ballon à gaz. L'avion de Louis Blériot ne la franchira que le 25 juillet 1909.

En 2013, nous avons fêté l'anniversaire du premier vol effectué par les frères Wright, il y a :

  1. A.70 ans.
  2. B.90 ans.
  3. C.110 ans.
  4. D.130 ans.

Bonne réponse : C — 110 ans.

Le premier vol motorisé du Flyer des frères Wright a eu lieu le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk : 2013 – 1903 = 110 ans.

Le Russe Constantin TSIOLKOVSKI est un précurseur :

  1. A.des ballons.
  2. B.de l'astronautique.
  3. C.des hélicoptères.
  4. D.des planeurs.

Bonne réponse : B — de l'astronautique.

Konstantin Tsiolkovski (1857-1935) a établi l'équation fondamentale de la propulsion par fusée et imaginé les fusées à étages et à ergols liquides : il est considéré comme le père de l'astronautique.

Le terme « cellule d'un avion » provient de l'invention, en 1893, du cerf-volant cellulaire. Ce cerf-volant est l'invention de :

  1. A.Clément ADER.
  2. B.Otto LILIENTHAL.
  3. C.Lawrence HARGRAVE.
  4. D.Octave CHANUTE.

Bonne réponse : C — Lawrence HARGRAVE.

L'Australien Lawrence Hargrave invente en 1893 le cerf-volant cellulaire (box kite), très stable. Sa structure inspirera les premiers biplans, comme le 14-bis de Santos-Dumont, d'où le terme de cellule.

Le premier « looping » en avion a été effectué en 1913 par :

  1. A.Roland GARROS.
  2. B.Hubert LATHAM.
  3. C.Adolphe PÉGOUD.
  4. D.Jules VÉDRINES.

Bonne réponse : C — Adolphe PÉGOUD.

Adolphe Pégoud, pionnier de la voltige, réalise en septembre 1913 la boucle (looping) à bord d'un Blériot, après avoir effectué le premier vol sur le dos. Le Russe Nesterov l'avait précédé de quelques jours, mais l'exploit est traditionnellement attribué à Pégoud en France.

Pendant la Grande Guerre (1914-1918), l'escadrille française la plus prestigieuse, celle où servirent Guynemer et Fonck, et qui existe toujours, avait pour emblème :

  1. A.la cigogne.
  2. B.le faucon.
  3. C.l'hirondelle.
  4. D.l'aigle.

Bonne réponse : A — la cigogne.

L'escadrille des Cigognes (SPA 3, puis groupe de combat 12) réunissait les meilleurs as français comme Guynemer et Fonck. La cigogne orne toujours les avions de ses unités héritières.

Durant la Première Guerre mondiale, le pilote de chasse surnommé « le Baron rouge » était un as :

  1. A.russe.
  2. B.français.
  3. C.anglais.
  4. D.allemand.

Bonne réponse : D — allemand.

Manfred von Richthofen, l'as allemand aux 80 victoires, devait son surnom à la couleur rouge de ses avions, notamment son triplan Fokker Dr.I.

Les « Lignes Latécoère », compagnie créée en 1918, avaient pour but :

  1. A.d'assurer un transport régulier du courrier.
  2. B.d'assurer les liaisons entre la France et ses colonies.
  3. C.de transporter des passagers, quand le temps le permettait.
  4. D.de concurrencer la Lufthansa sur l'Atlantique nord.

Bonne réponse : A — d'assurer un transport régulier du courrier.

Pierre-Georges Latécoère crée ses lignes pour acheminer régulièrement le courrier, d'abord de Toulouse vers l'Espagne, le Maroc et le Sénégal, puis vers l'Amérique du Sud. Elles deviendront l'Aéropostale.

Jean Mermoz effectue en 1930 la première traversée postale de l'Atlantique Sud, de Saint-Louis du Sénégal à Natal (Brésil), sur :

  1. A.Breguet 14.
  2. B.Breguet 19.
  3. C.Caudron Simoun.
  4. D.Latécoère 28.

Bonne réponse : D — Latécoère 28.

Les 12 et 13 mai 1930, Mermoz traverse l'Atlantique Sud en 21 heures à bord de l'hydravion Latécoère 28-3 « Comte de La Vaulx », avec Dabry et Gimié.

Howard Hughes (1905-1976), le héros du film intitulé « Aviator », fut :

  1. A.réalisateur de cinéma.
  2. B.constructeur d'avions.
  3. C.recordman de vitesse en avion.
  4. D.les réponses a et c sont exactes.

Bonne réponse : D — les réponses a et c sont exactes.

Howard Hughes fut producteur et réalisateur de cinéma (Hell's Angels) et battit plusieurs records de vitesse, dont le tour du monde en 1938. Il fonda aussi la Hughes Aircraft, mais la réponse attendue est celle qui combine cinéma et records.

Quelle est l'aviatrice qui a traversé la première l'Atlantique entre Terre-Neuve et l'Irlande en 1932 ?

  1. A.Hélène BOUCHER.
  2. B.Adrienne BOLLAND.
  3. C.Amelia EARHART.
  4. D.Maryse BASTIÉ.

Bonne réponse : C — Amelia EARHART.

En mai 1932, l'Américaine Amelia Earhart devient la première femme à traverser l'Atlantique Nord en solitaire, de Terre-Neuve à l'Irlande, sur Lockheed Vega.

Parmi ces avions de la Seconde Guerre mondiale, le bimoteur est le :

  1. A.B-17 « Flying Fortress ».
  2. B.P-38 « Lightning ».
  3. C.P-47 « Thunderbolt ».
  4. D.P-51 « Mustang ».

Bonne réponse : B — P-38 « Lightning ».

Le Lockheed P-38 Lightning est un chasseur bimoteur à double poutre. Le B-17 est un quadrimoteur, les P-47 et P-51 sont des chasseurs monomoteurs.

En 1945, la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima par un quadrimoteur :

  1. A.Lockheed L-1049.
  2. B.North American B-25.
  3. C.Boeing B-29.
  4. D.Boeing B-17.

Bonne réponse : C — Boeing B-29.

Le 6 août 1945, le Boeing B-29 Superfortress « Enola Gay » largue la bombe atomique sur Hiroshima. Le B-25 est un bimoteur et le L-1049 Super Constellation un avion de ligne d'après-guerre.

Le premier avion français à passer le mur du son est :

  1. A.MD 450 Ouragan.
  2. B.SO 6000 Triton.
  3. C.Leduc 010.
  4. D.MD 452 Mystère.

Bonne réponse : D — MD 452 Mystère.

Le Dassault MD 452 Mystère II est le premier avion français à franchir le mur du son, en piqué, le 28 octobre 1951. L'Ouragan restait subsonique, le Triton et le Leduc étaient des avions expérimentaux.

Le premier siège éjectable opérationnel est apparu en :

  1. A.1922.
  2. B.1934.
  3. C.1946.
  4. D.1987.

Bonne réponse : C — 1946.

Les sièges éjectables sont apparus pendant la Seconde Guerre mondiale, et la firme britannique Martin-Baker a mis au point en 1946 le premier siège éjectable opérationnel, testé en vol réel et produit en série.

Depuis 1963, le record d'altitude est détenu par l'avion-fusée North American X-15. Quelle est l'altitude atteinte ?

  1. A.56 900 mètres.
  2. B.65 730 mètres.
  3. C.90 120 mètres.
  4. D.107 960 mètres.

Bonne réponse : D — 107 960 mètres.

Le 22 août 1963, Joseph Walker atteint 107 960 m (354 200 ft) à bord du X-15, au-delà de la limite de l'espace fixée à 100 km.

L'Airbus A400M est un avion de transport militaire de fabrication :

  1. A.européenne.
  2. B.russe.
  3. C.américaine.
  4. D.chinoise.

Bonne réponse : A — européenne.

L'A400M Atlas est un quadriturbopropulseur de transport militaire développé par Airbus pour sept pays européens (dont la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni) ; son premier vol date de 2009.

Ces événements se sont déroulés dans l'ordre suivant :

  1. A.1er vol du Douglas DC-3, 1er vol d'un avion à réaction, 1er passage du mur du son, 1er vol de la Caravelle SE-210.
  2. B.1er vol d'un avion à réaction, 1er vol du Douglas DC-3, 1er passage du mur du son, 1er vol de la Caravelle SE-210.
  3. C.1er passage du mur du son, 1er vol du Douglas DC-3, 1er vol d'un avion à réaction, 1er vol de la Caravelle SE-210.
  4. D.1er vol d'un avion à réaction, 1er passage du mur du son, 1er vol de la Caravelle SE-210, 1er vol du Douglas DC-3.

Bonne réponse : A — 1er vol du Douglas DC-3, 1er vol d'un avion à réaction, 1er passage du mur du son, 1er vol de la Caravelle SE-210.

DC-3 : 1935 ; premier avion à réaction, le Heinkel He 178 : 1939 ; mur du son franchi par Chuck Yeager sur Bell X-1 : 1947 ; Caravelle : 1955.

Le premier vol orbital a été effectué par :

  1. A.Youri GAGARINE.
  2. B.Alan SHEPARD.
  3. C.Valentina TERECHKOVA.
  4. D.Frank BORMAN.

Bonne réponse : A — Youri GAGARINE.

Le 12 avril 1961, Youri Gagarine effectue à bord de Vostok 1 le premier vol orbital habité, un tour de la Terre en 108 minutes. Alan Shepard n'a réalisé qu'un vol suborbital en mai 1961.

Le vaisseau spatial lancé par la NASA en 1977 et qui est officiellement sorti du système solaire en 2013 est :

  1. A.Apollo 13.
  2. B.Voyager 1.
  3. C.USS Enterprise.
  4. D.Atlas.

Bonne réponse : B — Voyager 1.

La sonde Voyager 1, lancée en 1977, a survolé Jupiter et Saturne ; la NASA a annoncé en 2013 qu'elle avait franchi l'héliopause et atteint l'espace interstellaire.

Sur un avion de débutant, le moteur est installé incliné :

  1. A.vers le haut pour faciliter la montée de l'avion.
  2. B.vers le bas pour dégager les empennages du souffle de l'hélice.
  3. C.vers le haut ou vers le bas selon que l'on utilise un moteur 2 ou 4 temps.
  4. D.vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer plein gaz.

Bonne réponse : D — vers le bas pour empêcher le modèle de cabrer plein gaz.

Sur un modèle stable de débutant, l'augmentation de vitesse et le souffle d'hélice font cabrer le modèle quand on met les gaz. On donne donc au moteur un léger piqueur (inclinaison vers le bas) pour compenser cette tendance.

Lors de la construction de l'aile d'un modèle en mousse expansée, l'aile sera suffisamment raidie par :

  1. A.une bande de ruban collant renforcé.
  2. B.un tube en carbone.
  3. C.l'entoilage thermo-rétractable.
  4. D.un bord de fuite renforcé.

Bonne réponse : B — un tube en carbone.

La mousse seule est souple en flexion : on y incorpore un longeron, généralement un tube ou un jonc en carbone, qui reprend les efforts de flexion comme le longeron d'une aile d'avion.

L'EPP est une mousse :

  1. A.d'Élastomère de Particules en Poudre.
  2. B.de PolyPropylène expansé.
  3. C.de Polystyrène Expansé.
  4. D.constituée d'Éléments Poly Polygonaux.

Bonne réponse : B — de PolyPropylène expansé.

EPP signifie Expanded PolyPropylene, polypropylène expansé : une mousse très résiliente qui reprend sa forme après un choc, idéale pour les modèles d'initiation. Le polystyrène expansé correspond à l'EPS.

Lors de la construction des empennages d'un modèle en mousse expansée, on utilise de préférence :

  1. A.une planchette de balsa fibreux et dense pour résister aux différentes sollicitations.
  2. B.un matériau de masse indifférente, le poids des empennages n'a pas d'importance.
  3. C.systématiquement une construction en plaque de plastique alvéolé.
  4. D.de la mousse expansée éventuellement raidie par des haubans ou un longeron.

Bonne réponse : D — de la mousse expansée éventuellement raidie par des haubans ou un longeron.

Les empennages sont loin du centre de gravité : toute masse ajoutée à l'arrière exige du lest à l'avant. On les réalise donc légers, dans la même mousse, raidie si besoin par un jonc ou des haubans.

Pour diminuer le débattement de la gouverne, il suffit :

  1. A.d'augmenter le bras de levier sur le disque de servomoteur.
  2. B.de diminuer le bras de levier sur le disque de servomoteur.
  3. C.de diminuer le bras de levier du guignol sur la gouverne.
  4. D.de raccourcir la tige de commande.

Bonne réponse : B — de diminuer le bras de levier sur le disque de servomoteur.

Le débattement de la gouverne dépend du rapport entre le bras de levier côté servo et le bras côté gouverne. Accrocher la tringle plus près de l'axe du servo réduit la course de la tige, donc le débattement. Réduire le bras côté gouverne aurait l'effet inverse.

Pour obtenir de bonnes performances avec un moteur électrique à courant continu (à balais) de modèle réduit :

  1. A.il est nécessaire de roder les charbons.
  2. B.aucun rodage n'est nécessaire.
  3. C.le faire chauffer quelques secondes à la première utilisation pour « glacer » la surface du collecteur.
  4. D.il faut changer les charbons à la fin du rodage.

Bonne réponse : A — il est nécessaire de roder les charbons.

Sur un moteur à balais, les charbons doivent épouser la forme du collecteur pour assurer un bon contact électrique. On les rode en faisant tourner le moteur à faible tension et sans charge avant la première utilisation.

Avant de remiser les batteries pour une période assez longue, il est conseillé de charger :

  1. A.les batteries Ni-Cd uniquement.
  2. B.les batteries Ni-Cd et les batteries Ni-MH.
  3. C.les batteries Ni-Cd et les batteries Li-Po.
  4. D.les batteries Li-Po et les batteries Ni-MH.

Bonne réponse : D — les batteries Li-Po et les batteries Ni-MH.

Les Li-Po ne doivent jamais être stockées déchargées (risque de passer sous la tension minimale) : on les stocke à une charge partielle dite de stockage. Les Ni-MH supportent mal la décharge profonde et s'autodéchargent : on les stocke chargées. Les Ni-Cd peuvent au contraire être stockés déchargés.

Si le point de fixation de la commande sur le guignol de la gouverne n'est pas à la verticale de l'articulation de celle-ci, le débattement de la gouverne :

  1. A.ne sera pas identique de chaque côté du neutre.
  2. B.sera ralenti.
  3. C.sera accéléré.
  4. D.risque de s'inverser.

Bonne réponse : A — ne sera pas identique de chaque côté du neutre.

Si le point d'attache n'est pas aligné avec l'axe d'articulation, la géométrie de la transmission devient dissymétrique : pour une même course de la tige, le braquage sera plus grand d'un côté du neutre que de l'autre (différentiel involontaire).

Pour coller une cloison pare-feu sur un modèle à moteur thermique, on utilise de préférence de la colle :

  1. A.vinylique.
  2. B.polyuréthane.
  3. C.époxy.
  4. D.cellulosique.

Bonne réponse : C — époxy.

La cloison pare-feu supporte le moteur, ses vibrations et le carburant (méthanol, huile). La colle époxy offre la résistance mécanique et la tenue au carburant nécessaires ; les colles vinyliques et cellulosiques sont attaquées ou trop faibles.

Les moteurs « brushless » sont des moteurs :

  1. A.à courant continu puisqu'ils utilisent une batterie.
  2. B.triphasés.
  3. C.triphasés à courant continu.
  4. D.dont les charbons sont remplacés par des frotteurs (brush).

Bonne réponse : B — triphasés.

Un moteur brushless (sans balais) est un moteur synchrone triphasé : le contrôleur électronique (ESC) transforme le courant continu de la batterie en courants triphasés qui alimentent successivement les bobinages. Il n'a ni charbons ni frotteurs.

Le terme « moto-planeur » est réservé exclusivement aux modèles de planeurs possédant :

  1. A.un moteur thermique.
  2. B.un moteur électrique.
  3. C.un dispositif embarqué de mise en altitude.
  4. D.une hélice repliable.

Bonne réponse : C — un dispositif embarqué de mise en altitude.

Un motoplaneur est un planeur équipé de son propre moyen de montée embarqué, quel que soit le type de moteur ou d'hélice. Ce qui le définit, c'est l'autonomie de mise en altitude, par opposition au planeur lancé au treuil ou remorqué.

Le vol libre est une discipline dans laquelle :

  1. A.chaque modéliste fait ce qu'il veut.
  2. B.le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance.
  3. C.l'hélice du modèle est entraînée par un écheveau de caoutchouc.
  4. D.seuls les avions sont admis.

Bonne réponse : B — le modèle ne possède aucun dispositif de guidage à distance.

En vol libre, le modèle vole sans aucune liaison avec le modéliste, ni radiocommande ni câbles : il doit être réglé pour voler seul de façon stable. Il peut être planeur, motorisé au caoutchouc ou à moteur.

Sur un modèle de vol circulaire, les 2 câbles commandent :

  1. A.la gouverne de direction pour assurer la tension des câbles grâce à la force centripète.
  2. B.la gouverne de gauchissement pour assurer la tension des câbles grâce à la force centrifuge.
  3. C.la gouverne de profondeur.
  4. D.le carburateur.

Bonne réponse : C — la gouverne de profondeur.

En vol circulaire commandé, le pilote au centre tient une poignée reliée au modèle par deux câbles qui actionnent la gouverne de profondeur (montée/descente). La tension des câbles est assurée par la force centrifuge et par un léger braquage fixe de la dérive.

Pour immobiliser les différents éléments sur le chantier lors de la construction du modèle :

  1. A.vous les collez directement sur le plan pour être certain de leur emplacement.
  2. B.vous réalisez d'excellentes découpes qui permettent de se passer de moyens d'immobilisation.
  3. C.vous les immobilisez avec de la colle contact facile à enlever en cas d'erreur.
  4. D.vous assurez le maintien par des épingles, des poids ou des élastiques.

Bonne réponse : D — vous assurez le maintien par des épingles, des poids ou des élastiques.

Sur le chantier, on protège le plan par un film et l'on maintient les pièces avec des épingles, des poids ou des élastiques pendant le séchage, sans les coller au plan pour pouvoir les retirer ensuite.

Le contreplaqué utilisé en aéromodélisme est composé de plusieurs feuilles de bois :

  1. A.collées et orientées à 90° de la précédente.
  2. B.collées et orientées à 45° de la précédente.
  3. C.collées avec une orientation quelconque.
  4. D.plaquées une par une contre un assemblage.

Bonne réponse : A — collées et orientées à 90° de la précédente.

Le contreplaqué est formé de plis de bois collés en croisant les fibres à 90° d'un pli à l'autre, ce qui lui donne une résistance homogène dans les deux directions et limite les déformations.

Pour obtenir la polymérisation (durcissement) d'une résine, on lui ajoute :

  1. A.de l'acétone.
  2. B.de l'époxy.
  3. C.du méthanol.
  4. D.du durcisseur.

Bonne réponse : D — du durcisseur.

Les résines (époxy, polyester) durcissent par réaction chimique avec un durcisseur (ou catalyseur) ajouté dans des proportions précises. L'acétone sert au nettoyage, le méthanol est un carburant de moteur glow.

Pour ne pas alourdir un modèle, la peinture est réalisée :

  1. A.à l'aide d'un pinceau.
  2. B.à l'aide d'un rouleau.
  3. C.à l'aide d'un aérosol.
  4. D.au moyen de trempage.

Bonne réponse : C — à l'aide d'un aérosol.

La pulvérisation (aérosol ou aérographe) dépose des couches fines et régulières, ce qui limite la masse de peinture. Le pinceau, le rouleau et le trempage déposent des couches épaisses et lourdes.

Pour fabriquer un couple de fixation du moteur, on utilise le plus souvent :

  1. A.du balsa.
  2. B.du médium.
  3. C.du contreplaqué.
  4. D.de l'aggloméré.

Bonne réponse : C — du contreplaqué.

Le couple moteur doit résister aux efforts et aux vibrations du moteur : on le découpe en contreplaqué (souvent de bouleau), solide et léger. Le balsa est trop tendre, le médium et l'aggloméré trop lourds et fragiles à l'humidité.

Avant d'utiliser un modèle, il est recommandé de tester la radiocommande sur le terrain, au moins :

  1. A.avant le premier vol de la journée.
  2. B.à chaque vol.
  3. C.toutes les semaines.
  4. D.une fois par mois.

Bonne réponse : A — avant le premier vol de la journée.

Un test de portée et de fonctionnement de l'ensemble radio (émetteur, récepteur, servos, batteries) se fait sur le terrain au moins avant le premier vol de la journée, ainsi qu'après toute réparation ou modification.

Sur un modèle en mousse de polypropylène expansé (EPP), l'aile :

  1. A.nécessite un dispositif raidisseur.
  2. B.est suffisamment rigide pour ne pas nécessiter un dispositif raidisseur.
  3. C.a une rigidité assurée par recouvrement en film thermo-rétractable.
  4. D.est nécessairement réalisée dans une autre matière.

Bonne réponse : A — nécessite un dispositif raidisseur.

L'EPP est une mousse très souple et résiliente, qui encaisse les chocs mais se déforme facilement en flexion. L'aile doit donc recevoir un raidisseur, typiquement un jonc ou un tube en carbone.