Annale BIA 2005 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2005 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 2005 en conditions réelles (2 h 30)
120 questions

La corde du profil d'une aile quelconque est :

  1. A.la ligne d'épaisseur moyenne
  2. B.l'envergure de l'aile
  3. C.la ligne d'égale distance entre l'intrados et l'extrados
  4. D.le segment de droite qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

Bonne réponse : D — le segment de droite qui joint le bord d'attaque au bord de fuite

La corde de profil est le segment de droite reliant le bord d'attaque au bord de fuite ; elle sert de référence pour mesurer l'incidence. La ligne à égale distance de l'intrados et de l'extrados est la ligne moyenne (squelette), à ne pas confondre avec la corde.

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de traînée minimale :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : A — le point A

Sur une polaire Cz = f(Cx), le point de traînée minimale est le point de la courbe le plus à gauche, c'est-à-dire celui où la tangente est verticale (Cx minimal) : c'est le point A. Le point C, où la droite issue de l'origine est tangente à la courbe, est le point de finesse maximale, et D le point de Cz maximal (décrochage).

En soufflerie, si on multiplie par 3 la vitesse du vent relatif, la force aérodynamique est :

  1. A.multipliée par 2
  2. B.multipliée par 3
  3. C.multipliée par 4
  4. D.multipliée par 9

Bonne réponse : D — multipliée par 9

La force aérodynamique vaut 1/2 ρ S V² C : elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Si la vitesse est multipliée par 3, la force est multipliée par 3² = 9.

L'angle d'incidence de l'aile est l'angle compris entre :

  1. A.la trajectoire et l'axe longitudinal de l'avion
  2. B.la trajectoire et l'horizontale
  3. C.la corde de profil et l'horizontale
  4. D.la corde de profil et la trajectoire

Bonne réponse : D — la corde de profil et la trajectoire

L'incidence est l'angle entre la corde de profil et la direction du vent relatif, c'est-à-dire la trajectoire. L'angle entre la trajectoire et l'horizontale est la pente, et celui entre l'axe longitudinal et l'horizontale est l'assiette.

Lors d'un virage à 30° d'inclinaison à altitude constante, le poids apparent est :

  1. A.égal au poids réel
  2. B.égal à 1,15 fois le poids réel
  3. C.égal au double du poids réel
  4. D.inférieur au poids réel

Bonne réponse : B — égal à 1,15 fois le poids réel

En virage en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Pour 30° : n = 1 / 0,866 ≈ 1,15, donc le poids apparent vaut environ 1,15 fois le poids réel. Le double correspond à une inclinaison de 60°.

L'incidence de portance nulle d'un profil biconvexe dissymétrique est un angle :

  1. A.pour lequel la traînée est maximale
  2. B.d'incidence négatif
  3. C.pour lequel la traînée est nulle
  4. D.d'incidence positif

Bonne réponse : B — d'incidence négatif

Un profil biconvexe dissymétrique (cambré) produit encore de la portance à incidence nulle grâce à sa courbure. Pour annuler la portance, il faut donc lui donner une incidence légèrement négative. La traînée, elle, n'est jamais nulle.

Le foyer du profil d'une aile quelconque est situé :

  1. A.au centre de poussée
  2. B.au bord d'attaque
  3. C.en un point fixe
  4. D.au bord de fuite

Bonne réponse : C — en un point fixe

Le foyer est le point d'application des variations de portance lorsque l'incidence varie : sa position est fixe (environ au quart avant de la corde en subsonique). Au contraire, le centre de poussée se déplace avec l'incidence.

Pour un avion à moteur, lors d'un vol en montée rectiligne à vitesse constante :

  1. A.le facteur de charge est égal à 1
  2. B.le facteur de charge est supérieur à 1
  3. C.la portance est inférieure au poids de l'avion
  4. D.la portance est supérieure au poids de l'avion

Bonne réponse : C — la portance est inférieure au poids de l'avion

En montée stabilisée, le poids se décompose selon la trajectoire et perpendiculairement à elle. La portance n'équilibre que la composante perpendiculaire, P × cos(pente), qui est inférieure au poids ; c'est la traction qui compense la composante du poids le long de la trajectoire. Le piège est de croire qu'il faut plus de portance pour monter.

Quelle est la finesse d'un planeur qui vole en air calme à 144 km/h avec une descente de 1,25 m/s ?

  1. A.15
  2. B.32
  3. C.50
  4. D.58

Bonne réponse : B — 32

La finesse est le rapport entre la vitesse sur trajectoire et la vitesse verticale de descente. 144 km/h = 144 / 3,6 = 40 m/s, d'où f = 40 / 1,25 = 32. Il faut penser à convertir les deux vitesses dans la même unité.

Sans changer les caractéristiques du profil, plus l'allongement d'une aile est grand :

  1. A.les tourbillons marginaux sont moins violents
  2. B.plus la traînée induite est faible
  3. C.plus la vitesse augmente
  4. D.toutes les propositions sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes

Un grand allongement réduit l'importance relative des tourbillons marginaux, donc la traînée induite. La traînée totale étant plus faible, l'avion peut voler plus vite à puissance égale. Le corrigé officiel retient donc l'ensemble des propositions.

En phase d'atterrissage, le pilote sort les volets hypersustentateurs. Les effets seront :

  1. A.diminution de la vitesse
  2. B.augmentation de la traînée
  3. C.augmentation instantanée du taux de descente
  4. D.les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses « diminution de la vitesse » et « augmentation de la traînée » sont exactes

La sortie des volets augmente à la fois la portance (Cz) et la traînée (Cx). La traînée accrue fait diminuer la vitesse, et le gain de portance permet de voler plus lentement. Dans l'instant, la portance augmente : l'avion a tendance à « monter » (effet ballon), il n'y a donc pas d'augmentation instantanée du taux de descente.

Sur un planeur en virage, le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.lacet inverse
  3. C.roulis induit
  4. D.lacet induit

Bonne réponse : B — lacet inverse

L'aileron baissé augmente la portance mais aussi la traînée de l'aile qui monte, ce qui fait tourner le nez du côté opposé au virage : c'est le lacet inverse, très marqué sur les planeurs à grande envergure. Le roulis induit est au contraire l'effet secondaire de la gouverne de direction.

Le pilote veut mettre son appareil en virage à droite, en vol symétrique. Il met du manche :

  1. A.et du « pied » à droite
  2. B.à gauche et du « pied » à droite
  3. C.et du « pied » à gauche
  4. D.à droite et du « pied » à gauche

Bonne réponse : A — et du « pied » à droite

Pour un virage symétrique (bille au milieu) à droite, le pilote incline avec le manche à droite et conjugue avec le palonnier du même côté (pied à droite) pour contrer le lacet inverse. Croiser les commandes produirait un vol dissymétrique (dérapage ou glissade).

Un avion en virage stabilisé à 60° d'inclinaison subit un facteur de charge n de :

  1. A.n = 0
  2. B.n = 1
  3. C.n = 2
  4. D.n = -1

Bonne réponse : C — n = 2

En virage en palier stabilisé, n = 1 / cos φ. Pour 60°, cos 60° = 0,5, donc n = 1 / 0,5 = 2 : l'avion et ses occupants « pèsent » deux fois leur poids.

Lorsqu'un avion est centré avant : 1 - sa stabilité augmente ; 2 - sa stabilité diminue ; 3 - sa manœuvrabilité augmente ; 4 - sa manœuvrabilité diminue. Choisir la combinaison correcte :

  1. A.2, 4
  2. B.1, 4
  3. C.1, 3
  4. D.2, 3

Bonne réponse : B — 1, 4

Avec un centre de gravité avancé, le bras de levier entre le centre de gravité et le foyer augmente : l'avion est plus stable mais il faut plus d'effort de profondeur pour le manœuvrer. Stabilité et maniabilité varient toujours en sens inverse.

Le décollage d'un avion se fait face au vent pour :

  1. A.éviter de dépasser la VNE
  2. B.avoir une meilleure portance et une plus faible traînée
  3. C.décoller sur une distance plus courte
  4. D.avoir un taux de montée inférieur

Bonne réponse : C — décoller sur une distance plus courte

La portance dépend de la vitesse par rapport à l'air. Face au vent, la vitesse air nécessaire au décollage est atteinte avec une vitesse sol plus faible, donc sur une distance de roulage plus courte.

Parmi les éléments ci-dessous, quels sont ceux qui améliorent la stabilité ?

  1. A.la dérive de l'avion et le radôme conique
  2. B.la dérive de l'avion et le dièdre positif de l'aile
  3. C.le dièdre négatif et la flèche de l'aile
  4. D.la dérive et le dièdre négatif de l'aile

Bonne réponse : B — la dérive de l'avion et le dièdre positif de l'aile

La dérive assure la stabilité de route (en lacet), comme une girouette, et le dièdre positif assure la stabilité latérale (en roulis). Le dièdre négatif est au contraire déstabilisant en roulis.

La vitesse de finesse maximale permet de :

  1. A.rester en l'air le plus longtemps possible
  2. B.parcourir la plus grande distance possible
  3. C.voler le plus vite possible
  4. D.décoller le plus court possible

Bonne réponse : B — parcourir la plus grande distance possible

À finesse maximale, le rapport distance parcourue / hauteur perdue est le plus grand : en vol plané, on parcourt la plus grande distance. Rester le plus longtemps en l'air correspond à la vitesse de taux de chute minimal, un peu plus faible.

La longueur de roulage nécessaire au décollage augmente :

  1. A.avec l'altitude
  2. B.avec la température
  3. C.avec la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

L'altitude et la température diminuent la masse volumique de l'air, ce qui réduit la portance, la traction de l'hélice et la puissance du moteur : il faut rouler plus longtemps. Un vent arrière augmente la vitesse sol nécessaire pour atteindre la vitesse air de décollage. Les trois facteurs allongent donc le roulage.

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.toujours à la même vitesse
  2. B.toujours en cas de panne moteur
  3. C.quand l'angle d'incidence devient très faible
  4. D.quand l'angle d'incidence devient trop important

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient trop important

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute. Il se produit toujours à la même incidence, mais pas à la même vitesse, car la vitesse de décrochage varie avec la masse et le facteur de charge.

Un Karman est :

  1. A.un célèbre appareil de compétition utilisé dans les courses de vitesse aux USA (courses de pylônes)
  2. B.un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air
  3. C.un chariot de déplacement d'aéronef lourd sur les aires de parking des aéroports
  4. D.un dirigeable gonflé au sulfure d'hydrogène

Bonne réponse : B — un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air

Le karman est le carénage placé à la jonction entre l'aile et le fuselage (emplanture). Il adoucit l'écoulement à cet endroit et réduit la traînée d'interférence.

Les spoilers :

  1. A.sont des limiteurs de traînée
  2. B.sont des réducteurs de portance
  3. C.sont toujours automatiques
  4. D.ne servent qu'au sol pour ralentir l'avion afin de ne pas faire chauffer les freins

Bonne réponse : B — sont des réducteurs de portance

Les spoilers sont des panneaux qui se lèvent sur l'extrados : ils détruisent une partie de la portance (dispositifs hyposustentateurs) tout en augmentant la traînée. Ils servent en vol (descente, aide au roulis) et au sol après l'atterrissage.

Parmi les éléments ci-après, lequel n'est pas un constituant de la cellule ?

  1. A.le fuselage
  2. B.les empennages
  3. C.l'aile
  4. D.l'avionique

Bonne réponse : D — l'avionique

La cellule est la structure de l'aéronef : fuselage, voilure, empennages et atterrisseurs. L'avionique (équipements électroniques de bord) n'en fait pas partie.

Quelle est la description correcte pour l'avion représenté ?

  1. A.aile basse à dièdre négatif et empennage cruciforme
  2. B.aile médiane à dièdre positif et empennage en T
  3. C.aile basse cantilever à dièdre positif et empennage cruciforme
  4. D.aile médiane à flèche positive et empennage papillon

Bonne réponse : C — aile basse cantilever à dièdre positif et empennage cruciforme

Vu de face, l'aile est fixée sous le fuselage (aile basse), sans hauban (cantilever) et ses extrémités remontent (dièdre positif). Le plan horizontal est fixé à mi-hauteur de la dérive, ce qui forme un empennage cruciforme.

Un compensateur est une petite surface placée à l'arrière d'une gouverne et qui sert à :

  1. A.compenser les erreurs de pilotage
  2. B.compenser les variations de pression dues aux changements d'altitude de l'avion
  3. C.compenser les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes
  4. D.compenser les erreurs de pilotage, les variations de pression et les efforts aux commandes

Bonne réponse : C — compenser les efforts que le pilote doit effectuer sur les commandes

Le tab compensateur, braqué en sens inverse de la gouverne, crée un petit moment aérodynamique qui maintient la gouverne en position. Il annule ainsi l'effort que le pilote devrait exercer en permanence sur le manche.

Les winglets servent à :

  1. A.augmenter la stabilité d'un avion
  2. B.diminuer la traînée due aux tourbillons marginaux
  3. C.augmenter la portance d'une aile en virage
  4. D.augmenter la portance d'une aile en approche avant l'atterrissage

Bonne réponse : B — diminuer la traînée due aux tourbillons marginaux

Les winglets sont des ailettes verticales en bout d'aile. Elles limitent le contournement de l'air de l'intrados vers l'extrados, donc l'intensité des tourbillons marginaux et la traînée induite, ce qui réduit la consommation.

Parmi les éléments suivants, un seul ne concerne pas le circuit carburant :

  1. A.la pompe électrique de gavage
  2. B.le carburateur
  3. C.les réservoirs
  4. D.l'alternateur

Bonne réponse : D — l'alternateur

Réservoirs, pompe de gavage et carburateur font partie du circuit carburant. L'alternateur, entraîné par le moteur, produit le courant du circuit électrique.

À bord des avions légers, on rencontre souvent une alimentation électrique en :

  1. A.220 volts
  2. B.110 volts
  3. C.12 volts
  4. D.50 Hz

Bonne réponse : C — 12 volts

Les avions légers ont un circuit électrique en courant continu de 12 V (parfois 24 V), alimenté par une batterie et un alternateur, comme une automobile. 50 Hz est une fréquence, pas une tension.

Pour connaître la vitesse d'un aéronef, une antenne anémométrique permet la prise de :

  1. A.la pression totale et la pression statique
  2. B.la pression dynamique et la pression statique
  3. C.la pression totale et la pression d'impact
  4. D.uniquement la pression statique

Bonne réponse : A — la pression totale et la pression statique

L'antenne (tube de Pitot et prises statiques) capte la pression totale et la pression statique. L'anémomètre en fait la différence pour obtenir la pression dynamique, 1/2 ρV², qui dépend de la vitesse. La pression dynamique n'est donc pas prise directement.

En montée à vitesse constante, l'avance par tour d'une hélice est :

  1. A.égale au pas théorique
  2. B.plus petite que le pas théorique
  3. C.plus grande que le pas théorique
  4. D.indépendante du pas théorique

Bonne réponse : B — plus petite que le pas théorique

Le pas théorique est la distance que parcourrait l'hélice en un tour si elle « se vissait » dans un solide. Dans l'air, l'hélice glisse (recul) : l'avance réelle par tour est plus petite que le pas théorique, et ce recul est important en montée où la vitesse est faible.

Le rendement d'une hélice est défini par le rapport :

  1. A.Puissance utile / Puissance absorbée
  2. B.Puissance absorbée / Puissance utile
  3. C.Traction × vitesse / Puissance
  4. D.Puissance / Traction

Bonne réponse : A — Puissance utile / Puissance absorbée

Comme tout rendement, celui de l'hélice est le rapport entre la puissance utile qu'elle fournit (traction × vitesse) et la puissance absorbée sur l'arbre moteur. Il est toujours inférieur à 1 ; le rapport inverse serait supérieur à 1.

L'angle de calage d'une hélice est :

  1. A.l'angle formé entre les pales (180° pour une bipale, 120° pour une tripale, etc.)
  2. B.l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice
  3. C.le diamètre de l'hélice multiplié par le coefficient de plénitude
  4. D.l'angle formé par la verticale et une des pales de l'hélice lorsque le moteur est arrêté

Bonne réponse : B — l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice

Le calage est l'angle entre la corde du profil de la pale, mesurée à une station donnée, et le plan de rotation. Il diminue du moyeu vers l'extrémité (vrillage) et détermine le pas de l'hélice.

Le cône d'hélice :

  1. A.améliore l'écoulement de l'air
  2. B.favorise le refroidissement du moteur
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage
  4. D.améliore l'écoulement de l'air et favorise le refroidissement du moteur

Bonne réponse : D — améliore l'écoulement de l'air et favorise le refroidissement du moteur

Le cône (casserole) carène le moyeu : il améliore l'écoulement de l'air et guide l'air vers les entrées de refroidissement du capot. Il n'empêche pas le souffle hélicoïdal, qui est créé par la rotation des pales.

Dans un moteur à explosion, l'ensemble bielle-vilebrequin :

  1. A.sert à limiter la course du cylindre
  2. B.transmet le mouvement des soupapes aux bielles
  3. C.transmet le mouvement alternatif des pistons aux cylindres
  4. D.transforme le mouvement alternatif des pistons en mouvement de rotation du vilebrequin

Bonne réponse : D — transforme le mouvement alternatif des pistons en mouvement de rotation du vilebrequin

La bielle relie le piston au maneton du vilebrequin : le mouvement de va-et-vient du piston est transformé en rotation du vilebrequin, qui entraîne l'hélice. Les soupapes sont commandées par l'arbre à cames.

Un moteur refroidi par air risque de chauffer : 1) au cours d'un roulage ou d'une attente au sol prolongés ; 2) par condition givrante ; 3) lors d'une montée prolongée ; 4) au cours d'un vol à haute altitude. Choisir la combinaison la plus complète :

  1. A.2 et 4
  2. B.2 et 3
  3. C.1 et 3
  4. D.3 et 4

Bonne réponse : C — 1 et 3

Un moteur refroidi par air dépend du débit d'air qui traverse ses ailettes. Au sol, ce débit est faible ; en montée prolongée, la vitesse est réduite alors que la puissance est élevée. Ces deux situations risquent la surchauffe, contrairement au givrage ou à la haute altitude où l'air est froid.

Durant un cycle de fonctionnement d'un moteur à piston, le seul temps qui produit de l'énergie mécanique utile pour la propulsion est :

  1. A.l'admission
  2. B.la compression
  3. C.l'échappement
  4. D.la combustion-détente

Bonne réponse : D — la combustion-détente

Sur les quatre temps (admission, compression, combustion-détente, échappement), seul le temps moteur, la combustion-détente, fournit du travail : les gaz brûlés repoussent le piston. Les trois autres temps consomment de l'énergie, prélevée sur l'inertie du vilebrequin.

L'horizon artificiel représenté ci-dessous indique que l'avion est incliné :

  1. A.à gauche avec une assiette à cabrer
  2. B.à gauche avec une assiette à piquer
  3. C.à droite avec une assiette à cabrer
  4. D.à droite avec une assiette à piquer

Bonne réponse : A — à gauche avec une assiette à cabrer

Sur l'horizon artificiel, la maquette est fixe et la ligne d'horizon reste parallèle au vrai horizon. Lorsque la ligne d'horizon penche dans un sens, l'avion est incliné dans le sens opposé ; si la maquette se trouve au-dessus de la ligne d'horizon (dans la partie ciel), l'assiette est à cabrer. Ici, l'avion est incliné à gauche, nez au-dessus de l'horizon.

L'indicateur de virage indique :

  1. A.le sens du virage et l'inclinaison de l'avion
  2. B.le sens et le taux de virage
  3. C.le sens du virage et le facteur de charge
  4. D.uniquement le sens du virage

Bonne réponse : B — le sens et le taux de virage

L'indicateur de virage est un gyroscope sensible à la vitesse de rotation en lacet : il indique le sens et le taux de virage (par exemple taux 1 = 3° par seconde). Il n'indique pas directement l'inclinaison, c'est le rôle de l'horizon artificiel.

Quel instrument de bord n'utilise pas de gyroscope pour son fonctionnement ?

  1. A.indicateur de virage
  2. B.horizon artificiel
  3. C.conservateur de cap
  4. D.compas magnétique

Bonne réponse : D — compas magnétique

Le compas magnétique fonctionne avec un aimant qui s'oriente dans le champ magnétique terrestre. L'indicateur de virage, l'horizon artificiel et le conservateur de cap sont tous des instruments gyroscopiques.

La déviation est une erreur instrumentale concernant :

  1. A.le conservateur de cap
  2. B.le compas magnétique
  3. C.l'indicateur de virage
  4. D.le tachymètre

Bonne réponse : B — le compas magnétique

La déviation est l'erreur du compas magnétique due aux masses métalliques et aux champs électriques de l'avion. Elle est relevée sur la courbe de déviation placée près du compas. Le conservateur de cap souffre, lui, de dérive gyroscopique.

L'unité de pression utilisée dans le système international (SI) et en aéronautique est :

  1. A.le Pascal
  2. B.le Newton
  3. C.le millimètre de mercure
  4. D.l'isobare

Bonne réponse : A — le Pascal

L'unité SI de pression est le pascal (1 Pa = 1 N/m²) ; en aéronautique on utilise son multiple, l'hectopascal (hPa). Le newton est une unité de force et l'isobare une ligne d'égale pression.

Au cours de la journée, la température minimale est relevée :

  1. A.juste avant le lever du soleil
  2. B.à minuit
  3. C.juste après le lever du soleil
  4. D.en début d'après-midi

Bonne réponse : C — juste après le lever du soleil

La nuit, le sol perd de la chaleur par rayonnement et l'air se refroidit jusqu'à ce que le soleil compense cette perte. Le minimum est donc atteint peu après le lever du soleil ; le maximum, en début d'après-midi.

Quel instrument permet de mesurer l'humidité relative de l'air ?

  1. A.Le psychrographe
  2. B.L'hygromètre
  3. C.Le thermomètre sec
  4. D.Le pluviomètre

Bonne réponse : B — L'hygromètre

L'hygromètre mesure l'humidité relative de l'air. Le pluviomètre mesure la hauteur des précipitations et le thermomètre sec seul ne donne que la température.

L'appareil servant à mesurer la direction du vent s'appelle :

  1. A.une rose des vents
  2. B.un anémomètre
  3. C.une girouette
  4. D.un transmissomètre

Bonne réponse : C — une girouette

La girouette indique la direction d'où vient le vent. L'anémomètre mesure sa vitesse et le transmissomètre la visibilité (portée visuelle de piste).

L'orage est associé au type de nuages suivant :

  1. A.nimbostratus
  2. B.cumulonimbus
  3. C.stratus
  4. D.altostratus

Bonne réponse : B — cumulonimbus

L'orage est toujours lié au cumulonimbus, nuage convectif à très grand développement vertical, siège d'éclairs, de tonnerre, de grêle et de fortes turbulences.

Au voisinage du niveau de la mer, la pression atmosphérique :

  1. A.augmente d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft
  2. B.diminue d'environ 28 hPa quand on s'élève de 1 ft
  3. C.augmente d'environ 28 hPa quand on s'élève de 1 ft
  4. D.diminue d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

Bonne réponse : D — diminue d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft

La pression diminue avec l'altitude. Près du sol, on perd environ 1 hPa tous les 28 ft (soit environ 8,5 m). Les valeurs de 28 hPa par pied sont absurdes.

On appelle « dorsale » :

  1. A.une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone
  2. B.une vallée de basses pressions prolongeant un anticyclone
  3. C.le centre d'un anticyclone
  4. D.une région dépourvue de nuages

Bonne réponse : A — une crête de hautes pressions prolongeant un anticyclone

Une dorsale est une avancée de hautes pressions prolongeant un anticyclone, avec des isobares en forme de V ou de U. Son contraire, le prolongement d'une dépression, est le thalweg.

Selon l'atmosphère standard, le gradient de température en s'élevant en altitude est d'environ :

  1. A.-2 °C par 1000 m
  2. B.-2 °C par 1000 pieds
  3. C.+2 °C par 1000 m
  4. D.+2 °C par 1000 pieds

Bonne réponse : B — -2 °C par 1000 pieds

Dans l'atmosphère standard, la température diminue de 6,5 °C par 1000 m dans la troposphère, soit environ 2 °C par 1000 ft. Le piège est l'unité : -2 °C par 1000 m serait trois fois trop faible.

Dans l'hémisphère Nord, les vents associés à une dépression :

  1. A.se déplacent de l'ouest vers l'est
  2. B.se déplacent de l'est vers l'ouest
  3. C.tournent dans le sens horaire autour du centre de cette dépression
  4. D.tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Bonne réponse : D — tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression

Sous l'effet de la force de Coriolis, dans l'hémisphère Nord, le vent tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression et dans le sens horaire autour d'un anticyclone. C'est l'inverse dans l'hémisphère Sud.

La transformation de l'état gazeux à l'état liquide de l'eau s'appelle :

  1. A.sublimation
  2. B.condensation
  3. C.évaporation
  4. D.fusion

Bonne réponse : B — condensation

Le passage de la vapeur d'eau à l'eau liquide est la condensation : c'est ce qui forme les gouttelettes des nuages. L'évaporation est le passage inverse, la fusion le passage solide-liquide et la sublimation le passage direct solide-gaz.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol est appelé :

  1. A.conduction
  2. B.coalescence
  3. C.subsidence
  4. D.convection

Bonne réponse : D — convection

Le sol chauffé par le soleil réchauffe l'air à son contact ; cet air plus léger s'élève (thermiques) tandis que de l'air plus frais redescend : c'est la convection. La subsidence est une descente lente d'air à grande échelle, typique des anticyclones.

Les nuages caractérisés par une masse d'air instable sont les :

  1. A.cumulonimbus, cumulus, nimbostratus
  2. B.altostratus, cumulus, nimbostratus
  3. C.cumulonimbus, cumulus, stratocumulus
  4. D.cumulonimbus, stratus, cirrus

Bonne réponse : C — cumulonimbus, cumulus, stratocumulus

L'air instable favorise les mouvements verticaux et donc les nuages à développement vertical ou d'aspect cumuliforme : cumulus, cumulonimbus, stratocumulus. Les nuages stratiformes comme le nimbostratus, l'altostratus ou le stratus caractérisent plutôt un air stable.

Un arbre situé à 0,8 km est visible alors qu'un immeuble situé à 1 km ne l'est pas :

  1. A.il y a de la brume
  2. B.il y a du brouillard
  3. C.la masse d'air est proche de la saturation
  4. D.nous sommes en conditions CAVOK

Bonne réponse : B — il y a du brouillard

Par convention, on parle de brouillard lorsque la visibilité est inférieure à 1 km, et de brume lorsqu'elle est comprise entre 1 et 5 km. Ici la visibilité est comprise entre 800 m et 1 km, donc inférieure à 1 km : c'est du brouillard.

Les stratus sont des nuages :

  1. A.dangereux à cause des turbulences et précipitations qui lui sont associées
  2. B.dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.qui permettent le vol à voile grâce aux ascendances qui leur donnent naissance
  4. D.de grande étendue verticale

Bonne réponse : B — dangereux par la faible hauteur de leur base

Le stratus est un nuage bas, en couche uniforme, dont la base peut être très proche du sol et masquer le relief : c'est ce plafond bas qui le rend dangereux. Il est peu épais et se forme en air stable, sans ascendances exploitables.

Après le coucher du soleil, dans la plupart des cas, les très basses couches de l'atmosphère sont :

  1. A.très stables
  2. B.en instabilité absolue
  3. C.avec un gradient thermique vertical proche de l'atmosphère standard
  4. D.en instabilité conditionnelle

Bonne réponse : A — très stables

La nuit, le sol se refroidit par rayonnement et refroidit l'air à son contact. Il se forme souvent une inversion de température près du sol, ce qui rend les très basses couches très stables.

Un vent fort apparaît lorsque :

  1. A.les isobares sont espacées
  2. B.les isobares sont resserrées
  3. C.les isothermes sont éloignées
  4. D.les isothermes sont resserrées et les isobares sont éloignées

Bonne réponse : B — les isobares sont resserrées

Plus les isobares sont serrées, plus la différence de pression sur une distance donnée (le gradient de pression) est forte, et plus le vent est fort.

Au niveau de la mer, la pression atmosphérique maximale est de 1031 hPa. Il s'agit d'une :

  1. A.zone anticyclonique
  2. B.dépression
  3. C.des conditions de l'atmosphère standard
  4. D.zone de risque important de givrage

Bonne réponse : A — zone anticyclonique

La pression standard au niveau de la mer est de 1013,25 hPa. Une pression maximale de 1031 hPa, nettement supérieure, caractérise un anticyclone.

Un jour de thermiques purs, vous recherchez préférentiellement les ascendances sur les zones :

  1. A.marécageuses
  2. B.fortement contrastées où les différences de température au sol sont bien marquées
  3. C.au-dessus des forêts
  4. D.au-dessus des plans d'eau

Bonne réponse : B — fortement contrastées où les différences de température au sol sont bien marquées

Les thermiques naissent des différences d'échauffement du sol : une zone sèche et sombre (champ labouré, village) chauffe plus que ses voisines. Les sols humides, les forêts et les plans d'eau chauffent peu et sont plutôt des zones de descendances.

En planeur, vous n'avez pas été assez prévoyant et vous vous retrouvez au niveau des barbules d'un gros cumulus avec un variomètre fortement positif. Vous :

  1. A.profitez de l'aubaine pour gagner encore quelques centaines de mètres
  2. B.augmentez l'inclinaison
  3. C.piquez pour échapper à l'influence ascensionnelle du nuage
  4. D.montez pour tenter de traverser le nuage

Bonne réponse : C — piquez pour échapper à l'influence ascensionnelle du nuage

Le vol en nuage est interdit en VFR et très dangereux (perte de repères, aspiration vers le haut). Il faut s'éloigner de la base du cumulus en piquant et en sortant de l'ascendance, avec si besoin les aérofreins.

La France est le plus souvent assujettie à :

  1. A.un anticyclone dont la position moyenne est sur l'Islande et une dépression aux Açores
  2. B.une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores
  3. C.une dépression dont la position moyenne est sur la mer du Nord et un anticyclone sur l'Espagne
  4. D.une dépression sur la Bretagne et un anticyclone sur la Côte d'Azur

Bonne réponse : B — une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores

Les centres d'action qui commandent le temps en France sont la dépression d'Islande au nord et l'anticyclone des Açores au sud. Entre les deux circule le flux d'ouest qui amène les perturbations atlantiques.

Le survol de l'eau en VFR est soumis à certaines exigences ; l'aéronef doit :

  1. A.avoir à bord une balise de détresse si l'éloignement par rapport à la côte est supérieur à 100 NM
  2. B.comprendre un gilet par personne si l'éloignement par rapport à la côte est supérieur à 50 NM
  3. C.aucune obligation si l'aéronef peut rejoindre la côte en vol plané
  4. D.toutes les réponses ci-dessus sont exactes

Bonne réponse : D — toutes les réponses ci-dessus sont exactes

Selon la réglementation en vigueur à l'époque, un gilet de sauvetage par occupant était exigé au-delà de 50 NM des côtes et une balise de détresse au-delà de 100 NM. Si l'avion reste à distance de vol plané de la côte, ces équipements ne sont pas obligatoires.

Un avion vole au FL 55. Quelle est l'indication de son deuxième altimètre calé au QNH = 1003 hPa ?

  1. A.55 780 ft
  2. B.5 780 ft
  3. C.5 220 ft
  4. D.54 720 ft

Bonne réponse : C — 5 220 ft

Le FL 55 correspond à 5500 ft lus avec le calage 1013 hPa. Le QNH est inférieur de 10 hPa, soit 10 × 28 ft = 280 ft. Avec une pression au sol plus basse, l'avion est plus bas qu'il n'y paraît : 5500 - 280 = 5220 ft. Le piège est d'ajouter la correction.

Pour pénétrer dans un espace de classe D, le pilote VFR :

  1. A.doit obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace
  2. B.reçoit de la part des services une séparation dont la fréquence est indiquée sur la carte
  3. C.n'a aucune obligation de contact radio
  4. D.n'a pas à y pénétrer, cette classe étant interdite aux vols VFR

Bonne réponse : A — doit obtenir une clairance avant d'entrer dans cet espace

L'espace de classe D est un espace contrôlé ouvert aux vols VFR, avec contact radio et clairance obligatoires. Les vols VFR n'y reçoivent pas de séparation, seulement des informations de trafic. L'espace interdit aux VFR est la classe A.

Dans l'aire à signaux, le T indique :

  1. A.le sens de décollage et d'atterrissage
  2. B.la force du vent
  3. C.des travaux sur la piste
  4. D.le vol de planeurs

Bonne réponse : A — le sens de décollage et d'atterrissage

Le T d'atterrissage, placé dans l'aire à signaux, indique le sens de décollage et d'atterrissage : on se pose en allant de la barre du T vers la tête du T. Le vol de planeurs est signalé par une double croix blanche.

En vol, lorsque deux aéronefs arrivent face à face :

  1. A.chaque aéronef doit virer à droite
  2. B.ils doivent faire demi-tour
  3. C.le plus manœuvrant dégage
  4. D.le moins rapide passe en dessous

Bonne réponse : A — chaque aéronef doit virer à droite

Règle de l'air : lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque de face et qu'il y a risque de collision, chacun d'eux oblique vers sa droite.

Le port du parachute individuel en planeur non équipé d'un motopropulseur :

  1. A.est facultatif
  2. B.est obligatoire selon le type de planeur
  3. C.est toujours obligatoire
  4. D.n'est obligatoire que pour le vol en montagne

Bonne réponse : B — est obligatoire selon le type de planeur

Selon le corrigé officiel, l'obligation du parachute en planeur dépend du type de planeur et de son utilisation (par exemple la voltige). Il n'est donc ni toujours obligatoire, ni simplement facultatif.

Le message relatif aux informations destinées à la navigation aérienne s'appelle :

  1. A.la note du service aéronautique
  2. B.la consigne opérationnelle
  3. C.le NOTAM
  4. D.le METAR

Bonne réponse : C — le NOTAM

Le NOTAM (Notice to Airmen) diffuse les informations temporaires ou urgentes utiles à la navigation aérienne : fermeture de piste, zone activée, panne d'une aide radio. Le METAR est un message d'observation météorologique.

Dans quel cas le vol en VFR est-il permis ?

  1. A.par tous les temps
  2. B.en conditions VMC
  3. C.en conditions météorologiques « IFR »
  4. D.seulement lorsque le vent est nul

Bonne réponse : B — en conditions VMC

Le vol VFR n'est autorisé que dans les conditions météorologiques de vol à vue (VMC), définies par des minima de visibilité et de distance aux nuages. En conditions IMC, il faut voler selon les règles IFR.

Vous mesurez sur votre carte une Rv 050. La déclinaison est de 6° W, la route magnétique est :

  1. A.056°
  2. B.044°
  3. C.050°
  4. D.230°

Bonne réponse : A — 056°

Rm = Rv - Dm, en comptant une déclinaison ouest comme négative. Avec Dm = -6° : Rm = 050 + 6 = 056°. Moyen mnémotechnique : déclinaison ouest, le magnétique est plus grand.

Les lignes d'égale déclinaison s'appellent des :

  1. A.isothermes
  2. B.isogones
  3. C.isobares
  4. D.isocèles

Bonne réponse : B — isogones

Les isogones relient les points de même déclinaison magnétique et figurent sur les cartes aéronautiques. Les isothermes relient les points de même température et les isobares ceux de même pression.

Quelle durée met la Terre pour tourner sur elle-même de 15° ?

  1. A.6 h
  2. B.3 h
  3. C.1 h
  4. D.24 h

Bonne réponse : C — 1 h

La Terre fait un tour complet (360°) en 24 heures, soit 360 / 24 = 15° par heure. C'est pour cela qu'un fuseau horaire correspond à 15° de longitude.

Une zone à statut particulier identifiée par la lettre « P » est :

  1. A.réglementée
  2. B.interdite
  3. C.restreinte
  4. D.dangereuse

Bonne réponse : B — interdite

P vient de « prohibited » : c'est une zone interdite, dont le survol est interdit. Les zones R (restricted) sont réglementées et les zones D (danger) dangereuses.

Un avion vole au cap 225° à la Vp de 100 kt avec un vent du 045° pour 20 kt. Sa vitesse sol est :

  1. A.80 kt
  2. B.145 kt
  3. C.120 kt
  4. D.100 kt

Bonne réponse : C — 120 kt

Un vent du 045° souffle vers le 225° : pour un avion au cap 225°, c'est un vent arrière pur, sans dérive. La vitesse sol vaut donc Vp + vent = 100 + 20 = 120 kt.

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée :

  1. A.20
  2. B.21
  3. C.03
  4. D.Aucune réponse n'est exacte

Bonne réponse : A — 20

Le numéro de piste est son orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche, divisée par 10 : 203° s'arrondit à 200°, d'où la piste 20.

Vous devez parcourir une distance de 370 km de jour avec une Vp = 100 kt. Le coucher du soleil au point d'arrivée est à 16 h 30. Pour rejoindre votre destination, vous devez décoller au plus tard à :

  1. A.14 h 00
  2. B.14 h 30
  3. C.15 h 00
  4. D.15 h 30

Bonne réponse : C — 15 h 00

370 km = 370 / 1,852 ≈ 200 NM ; à 100 kt (sans vent), le vol dure 2 heures. En aéronautique, la nuit commence 30 minutes après le coucher du soleil, soit 17 h 00. Il faut donc décoller au plus tard à 17 h 00 - 2 h = 15 h 00.

Lors d'un vol de nuit vous apercevez un aéronef. Vous voyez ses feux de navigation vert à votre gauche et rouge à votre droite. Cet aéronef :

  1. A.tient la même route que vous
  2. B.vient en face
  3. C.vient de votre droite
  4. D.vient de votre gauche

Bonne réponse : B — vient en face

Le feu rouge est sur l'aile gauche et le feu vert sur l'aile droite d'un aéronef. Si vous voyez son vert à votre gauche et son rouge à votre droite, c'est qu'il vous fait face : il vient en face, risque de collision frontale.

Un V.O.R. est un équipement :

  1. A.pneumatique
  2. B.électronique fonctionnant avec un radar
  3. C.jouant le même rôle qu'un transpondeur
  4. D.de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Bonne réponse : D — de radionavigation qui permet au pilote de se situer par rapport à une balise

Le VOR est une balise de radionavigation VHF : le récepteur de bord détermine le radial, c'est-à-dire la direction magnétique de l'avion par rapport à la station. Il ne fait pas appel à un radar.

Le radiocompas indique :

  1. A.une route vraie
  2. B.un gisement
  3. C.une route magnétique
  4. D.un cap magnétique

Bonne réponse : B — un gisement

Le radiocompas (ADF) pointe vers la balise NDB : son aiguille donne le gisement, angle entre l'axe de l'avion et la direction de la balise. Pour obtenir le relèvement, il faut y ajouter le cap.

Le taux maxi d'alcool autorisé pour piloter un avion est de :

  1. A.0 g/l
  2. B.0,3 g/l
  3. C.0,5 g/l
  4. D.0,8 g/l

Bonne réponse : A — 0 g/l

Le corrigé officiel retient 0 g/l : le pilote ne doit pas voler sous l'influence de l'alcool. Même une faible alcoolémie dégrade les réflexes, le jugement et la tolérance à l'altitude.

On appelle « hypoxie » :

  1. A.anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation due à l'altitude
  2. B.l'insuffisance respiratoire de certains sujets sensibles aux accélérations
  3. C.la « suffocation » d'un sujet stressé
  4. D.aucune des propositions ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : A — anoxémie d'altitude ou défaut d'oxygénation due à l'altitude

L'hypoxie est le manque d'oxygène des tissus, dû à la baisse de la pression partielle d'oxygène avec l'altitude. Elle est insidieuse : euphorie, baisse du jugement, puis perte de conscience.

Le ballon qui transporta pour la première fois des êtres humains en 1783 était gonflé :

  1. A.à l'air chaud
  2. B.à l'air comprimé
  3. C.à l'hélium
  4. D.à l'hydrogène

Bonne réponse : A — à l'air chaud

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes effectuent le premier vol humain à bord d'une montgolfière gonflée à l'air chaud. Le ballon à hydrogène de Charles et Robert vole dix jours plus tard.

Le premier vol humain sur un plus lourd que l'air a été effectué par :

  1. A.Jean-Marie LE BRIS
  2. B.Clément ADER
  3. C.Otto LILIENTHAL
  4. D.Paul BELMONDO

Bonne réponse : A — Jean-Marie LE BRIS

Le corrigé retient Jean-Marie Le Bris, marin breton qui, en 1856, s'éleva brièvement à bord de son planeur « l'Albatros » tiré par une charrette. Ce fut l'un des tout premiers vols humains sur un plus lourd que l'air, bien avant ceux de Lilienthal (1891) ou le bond d'Ader (1890).

En 1903, les frères Wright ont réalisé :

  1. A.le premier décollage autonome d'un « plus lourd que l'air » piloté
  2. B.le premier vol piloté d'un « plus lourd que l'air »
  3. C.le premier vol d'un bimoteur
  4. D.le premier vol plané piloté avec atterrissage réussi

Bonne réponse : B — le premier vol piloté d'un « plus lourd que l'air »

Le 17 décembre 1903, à Kitty Hawk, Orville Wright réalise le premier vol motorisé, soutenu et contrôlé d'un plus lourd que l'air. Le Flyer décollait cependant à l'aide d'un rail et du vent, pas de façon totalement autonome. Le vol plané piloté avait déjà été réalisé avant eux.

En 1910, Henri Fabre effectue une première mondiale :

  1. A.en survolant les Alpes
  2. B.en traversant la Méditerranée
  3. C.en sautant en parachute
  4. D.en décollant un hydravion

Bonne réponse : D — en décollant un hydravion

Le 28 mars 1910, à Martigues, Henri Fabre réussit le premier décollage d'un hydravion depuis l'eau avec son « Canard ». La traversée de la Méditerranée est l'œuvre de Roland Garros en 1913.

Parmi ces « as » de la Première Guerre mondiale, quel est l'intrus ?

  1. A.Georges GUYNEMER
  2. B.René FONCK
  3. C.Pierre CLOSTERMANN
  4. D.Roland NUNGESSER

Bonne réponse : C — Pierre CLOSTERMANN

Guynemer, Fonck et Nungesser sont des as français de 1914-1918. Pierre Clostermann est un as de la Seconde Guerre mondiale, au sein des Forces aériennes françaises libres.

Durant la première guerre mondiale, le pilote de chasse surnommé « Baron rouge » était un as :

  1. A.russe
  2. B.français
  3. C.anglais
  4. D.allemand

Bonne réponse : D — allemand

Manfred von Richthofen, le « Baron rouge », était un as allemand crédité de 80 victoires, surnommé ainsi pour la couleur rouge de son triplan Fokker.

La première traversée sans escale, d'est en ouest, de l'Atlantique Nord est réalisée par :

  1. A.Charles LINDBERGH
  2. B.COSTES et BELLONTE
  3. C.ALCOCK et BROWN
  4. D.NUNGESSER et COLI

Bonne réponse : B — COSTES et BELLONTE

En septembre 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte relient Paris à New York sans escale sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation », réussissant la difficile traversée d'est en ouest, contre les vents dominants. Lindbergh (1927) et Alcock et Brown (1919) ont traversé d'ouest en est ; Nungesser et Coli ont disparu en 1927.

Les Lignes Latécoère, compagnie créée en 1918, avaient pour but :

  1. A.d'assurer un transport régulier du courrier
  2. B.d'assurer les liaisons entre la France et ses colonies
  3. C.de transporter des passagers, quand le temps le permettait
  4. D.de concurrencer la Lufthansa sur l'Atlantique nord

Bonne réponse : A — d'assurer un transport régulier du courrier

Pierre-Georges Latécoère crée ses lignes pour acheminer rapidement le courrier de Toulouse vers le Maroc, le Sénégal puis l'Amérique du Sud. Ce sera l'épopée de l'Aéropostale.

Jean Mermoz effectue en 1930 la première traversée postale de l'Atlantique Sud de Saint-Louis du Sénégal à Natal (Brésil) sur :

  1. A.Breguet 14
  2. B.Breguet 19
  3. C.Caudron Simoun
  4. D.Latécoère 28

Bonne réponse : D — Latécoère 28

Les 12 et 13 mai 1930, Mermoz relie Saint-Louis du Sénégal à Natal en hydravion Latécoère 28 « Comte de la Vaulx » en 21 heures. Le Breguet 14 fut l'avion des débuts de la Ligne.

L'armée de l'air française a été créée en :

  1. A.1933
  2. B.1935
  3. C.1939
  4. D.1940

Bonne réponse : A — 1933

L'armée de l'air française devient une armée autonome par le décret du 1er avril 1933, confirmé par la loi de 1934 ; elle cesse alors d'être une composante de l'armée de terre.

En 1937, avant l'entrée des États-Unis dans le conflit mondial, l'Américaine Amelia Earhart disparaît en effectuant une traversée aérienne maritime. Laquelle ?

  1. A.l'Antarctique
  2. B.l'Atlantique
  3. C.l'océan Indien
  4. D.le Pacifique

Bonne réponse : D — le Pacifique

En juillet 1937, lors de sa tentative de tour du monde, Amelia Earhart disparaît au-dessus du Pacifique avec son navigateur Fred Noonan, en cherchant à rejoindre l'île Howland.

Le pilote français ayant remporté le plus de victoires durant la seconde guerre mondiale est :

  1. A.René MOUCHOTTE
  2. B.Antoine DE SAINT-EXUPÉRY
  3. C.Kostia ROZANOFF
  4. D.Pierre CLOSTERMANN

Bonne réponse : D — Pierre CLOSTERMANN

Pierre Clostermann, pilote des Forces aériennes françaises libres au sein de la RAF, a été crédité de 33 victoires homologuées : c'est le premier as français de la Seconde Guerre mondiale.

Parmi ces avions de la seconde guerre mondiale, lequel est un bimoteur ?

  1. A.B-17 « Flying Fortress »
  2. B.P-38 « Lightning »
  3. C.P-47 « Thunderbolt »
  4. D.P-51 « Mustang »

Bonne réponse : B — P-38 « Lightning »

Le Lockheed P-38 Lightning est un chasseur bimoteur à double poutre. Le B-17 est un quadrimoteur, les P-47 et P-51 sont des monomoteurs.

Le premier homme à avoir officiellement franchi le mur du son s'appelle :

  1. A.Jean CARPENTIER
  2. B.Chuck YEAGER
  3. C.Kostia ROZANOFF
  4. D.Marion DAVIS

Bonne réponse : B — Chuck YEAGER

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager dépasse Mach 1 en palier à bord de l'avion-fusée Bell X-1. Kostia Rozanoff fut, lui, le premier Français à franchir le mur du son.

Quelle compagnie aérienne a fêté en 2003 ses 70 ans ?

  1. A.Lufthansa
  2. B.British Airways
  3. C.Sabena
  4. D.Air France

Bonne réponse : D — Air France

Air France est née le 7 octobre 1933 de la fusion de plusieurs compagnies, dont Air Orient et la CIDNA ainsi que des actifs de l'Aéropostale. Elle a donc fêté ses 70 ans en 2003.

Concorde volait en croisière maximale :

  1. A.à Mach 1,2
  2. B.à Mach 1,8
  3. C.à Mach 2,02
  4. D.aussi vite que le SR-71 « Blackbird »

Bonne réponse : C — à Mach 2,02

Concorde croisait à environ Mach 2,02 (près de 2 200 km/h) vers 18 000 m d'altitude. Le SR-71 dépassait Mach 3.

Le premier spationaute français est allé dans l'espace en 1982. Il s'appelle :

  1. A.Jean-Loup CHRÉTIEN
  2. B.Patrick BAUDRY
  3. C.André TURCAT
  4. D.Claudie ANDRÉ-DESHAYS

Bonne réponse : A — Jean-Loup CHRÉTIEN

Jean-Loup Chrétien vole en juin 1982 à bord de Soyouz T-6 vers la station Saliout 7. Patrick Baudry vole en 1985 sur la navette, Claudie André-Deshays en 1996 ; André Turcat est le pilote d'essai de Concorde.

Le concepteur de la fusée Saturn V, qui conduisit l'homme sur la Lune, était :

  1. A.Werner von BRAUN
  2. B.Sergueï KOROLEV
  3. C.Constantin TSIOLKOVSKI
  4. D.Robert GODDARD

Bonne réponse : A — Werner von BRAUN

Werner von Braun, concepteur du V2 puis passé aux États-Unis, dirigea à la NASA le développement de Saturn V, qui lança les missions Apollo. Korolev était son homologue soviétique.

Le Russe Constantin TSIOLKOVSKI est un précurseur :

  1. A.des ballons
  2. B.de l'astronautique
  3. C.des hélicoptères
  4. D.des planeurs

Bonne réponse : B — de l'astronautique

Constantin Tsiolkovski établit à la fin du XIXe siècle les bases théoriques du vol spatial, dont l'équation de la fusée. Il est considéré comme le père de l'astronautique.

L'avion Lockheed « Constellation » a été mis en service au sein de la compagnie Air France en :

  1. A.1937
  2. B.1946
  3. C.1970
  4. D.1952

Bonne réponse : B — 1946

Air France met en service le Lockheed L-049 Constellation en 1946, notamment sur la ligne Paris-New York. Ce quadrimoteur pressurisé marque l'essor du transport aérien transatlantique d'après-guerre.

Sur un planeur léger (1,20 m d'envergure, masse de 600 g environ) vous utiliserez de préférence pour entoiler l'appareil un :

  1. A.plastique adhésif
  2. B.film thermorétractable
  3. C.papier kraft
  4. D.tissu de verre

Bonne réponse : B — film thermorétractable

Le film thermorétractable est léger, solide et se tend à la chaleur : c'est l'entoilage le plus courant pour un modèle de cette taille. Le papier kraft est trop lourd et le tissu de verre réservé aux stratifiés.

L'inscription « 10 x 6 » sur une hélice indique :

  1. A.un pas de 10 pouces et un diamètre de 6 pouces
  2. B.un diamètre de 10 pouces et un pas de 6 pouces
  3. C.un pas de 10 cm et un diamètre de 6 cm
  4. D.une épaisseur de 10 mm au moyeu et de 6 mm en bout de pale

Bonne réponse : B — un diamètre de 10 pouces et un pas de 6 pouces

Par convention, une hélice est désignée par son diamètre puis son pas, exprimés en pouces : 10 x 6 signifie 10 pouces de diamètre (environ 25 cm) et 6 pouces de pas.

L'alimentation électrique d'un émetteur-récepteur du type le plus répandu s'effectue en :

  1. A.4,8 V pour le récepteur et 9,6 V pour l'émetteur
  2. B.9,6 V pour le récepteur et 4,8 V pour l'émetteur
  3. C.4,8 V pour l'émetteur comme pour le récepteur
  4. D.9,6 A pour l'émetteur comme pour le récepteur

Bonne réponse : A — 4,8 V pour le récepteur et 9,6 V pour l'émetteur

Classiquement, le récepteur est alimenté par un pack de 4 éléments NiCd ou NiMH (4 × 1,2 V = 4,8 V) et l'émetteur par un pack de 8 éléments (8 × 1,2 V = 9,6 V). L'ampère est une unité d'intensité, pas de tension.

Avant d'allumer votre émetteur vous :

  1. A.criez la fréquence que vous utilisez afin d'informer les autres modélistes présents sur le terrain d'évolution
  2. B.utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et si c'est le cas vous indiquez que vous utilisez cette fréquence à l'aide du moyen utilisé dans le club
  3. C.ne prenez aucune précaution particulière puisque maintenant les ensembles de radiocommande récents utilisent tous des quartz d'émission et de réception appariés
  4. D.utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et si ce n'est pas le cas vous modifiez la longueur de l'antenne de votre émetteur afin d'en changer la fréquence

Bonne réponse : B — utilisez le tableau de fréquences afin de voir si la fréquence que vous utilisez est disponible et si c'est le cas vous indiquez que vous utilisez cette fréquence à l'aide du moyen utilisé dans le club

Deux émetteurs sur la même fréquence brouillent les modèles et provoquent des accidents. Avant d'allumer, on vérifie au tableau des fréquences que la sienne est libre, puis on la réserve (pince, fanion). Modifier l'antenne ne change pas la fréquence.

En vol radiocommandé, pour contrôler un hélicoptère autour de l'axe de lacet on se sert :

  1. A.de la commande d'anti-couple
  2. B.du manche cyclique longitudinal
  3. C.du manche cyclique latéral
  4. D.du manche cyclique longitudinal et du manche cyclique latéral conjugués

Bonne réponse : A — de la commande d'anti-couple

Le lacet d'un hélicoptère se commande avec le rotor anticouple (rotor de queue), dont on fait varier le pas. Le cyclique agit sur le tangage et le roulis.

Sur un modèle réduit, un moteur « Brushless » est un moteur qui :

  1. A.ne possède pas de charbon
  2. B.ne possède pas de champ magnétique
  3. C.s'utilise uniquement à vitesse constante
  4. D.s'utilise directement sans contrôleur

Bonne réponse : A — ne possède pas de charbon

Brushless signifie « sans balais » : la commutation n'est plus assurée par des charbons frottant sur un collecteur mais par un contrôleur électronique. Il possède bien des aimants et un champ magnétique, et ne fonctionne pas sans contrôleur.

On lance un planeur par vent faible, il s'élève fortement puis pique vers le sol :

  1. A.l'angle de calage de l'aile est trop faible : rajouter une cale
  2. B.l'empennage est placé trop loin de l'aile : le rapprocher
  3. C.le dièdre est trop fort : enlever les cales de dièdre
  4. D.le centre de gravité est trop arrière : lester le nez

Bonne réponse : D — le centre de gravité est trop arrière : lester le nez

Un modèle qui cabre fortement puis décroche et pique est mal équilibré en tangage. Selon le corrigé officiel, le centrage est trop arrière : il faut avancer le centre de gravité en lestant le nez.

La stabilité longitudinale d'un aéromodèle :

  1. A.est essentiellement liée à la position en hauteur de l'aile sur le fuselage (aile basse, aile médiane et aile haute)
  2. B.augmente lorsque le centrage avance et vice-versa
  3. C.ne dépend exclusivement que de l'efficacité de l'empennage horizontal
  4. D.diminue lorsque le centrage avance et vice-versa

Bonne réponse : B — augmente lorsque le centrage avance et vice-versa

Plus le centre de gravité est en avant du foyer, plus le modèle revient fortement à son équilibre en tangage : la stabilité longitudinale augmente quand le centrage avance. Elle dépend aussi de l'empennage, mais pas exclusivement.

Le profil d'aile « Clark Y » beaucoup utilisé sur les avions de début est un profil :

  1. A.biconvexe symétrique
  2. B.biconvexe dissymétrique
  3. C.creux
  4. D.plat

Bonne réponse : D — plat

Le Clark Y est un profil à intrados plat (plan-convexe) : sa face inférieure est rectiligne sur la majeure partie de la corde. C'est pourquoi il est facile à construire et apprécié des débutants.

Si, à l'issue d'un test en vol, on place une cale sous le bord de fuite de l'aile sans rien modifier par ailleurs :

  1. A.on augmente le V longitudinal
  2. B.on diminue le V longitudinal
  3. C.on augmente le calage de l'aile
  4. D.on diminue le calage de l'empennage horizontal

Bonne réponse : B — on diminue le V longitudinal

Caler le bord de fuite le soulève, ce qui diminue le calage de l'aile. La différence de calage entre l'aile et le stabilisateur, appelée V longitudinal, diminue donc.

On pratique le vol de pente avec un planeur par vent fort. Dans ce cas il vaut mieux effectuer :

  1. A.des virages en s'éloignant de la pente
  2. B.des virages en revenant vers la pente
  3. C.des virages à très faible inclinaison
  4. D.le sens et l'inclinaison n'ont pas d'importance

Bonne réponse : A — des virages en s'éloignant de la pente

Par vent fort, un virage vers la pente risque de faire dériver le planeur sur le relief. On vire toujours face au vent, en s'éloignant de la pente, pour garder une marge de sécurité.

Vous désirez que votre planeur tienne l'air le plus longtemps possible en gagnant de l'altitude et en parcourant une longue distance. Vous utilisez :

  1. A.un secteur à fortes turbulences dans un endroit peu dégagé
  2. B.l'abri d'une pente et un vent faible
  3. C.les ascendances dynamiques du vol de pente
  4. D.les vibrations thermiques après une pluie

Bonne réponse : D — les vibrations thermiques après une pluie

Le corrigé officiel retient les ascendances thermiques (« vibrations thermiques ») qui se forment lorsque le soleil réchauffe le sol après une pluie. Contrairement au vol de pente, lié à un relief, les thermiques permettent de gagner de l'altitude puis de s'éloigner pour parcourir une distance.

À l'approche d'un cumulonimbus :

  1. A.vous lancez votre modèle de planeur car les ascendances sont plus faciles à localiser
  2. B.vous écourtez votre vol malgré les ascendances faciles à détecter
  3. C.vous ne vous souciez pas de ce type de nuage car la structure de votre modèle comporte beaucoup de carbone
  4. D.vous continuez votre vol car ce nuage ne présente pas de particularité pour l'aéromodélisme

Bonne réponse : B — vous écourtez votre vol malgré les ascendances faciles à détecter

Le cumulonimbus provoque rafales violentes, aspirations, foudre et grêle : le modèle risque d'être perdu et le pilote foudroyé. Il faut écourter le vol et se mettre à l'abri.

À la vue de quel nuage déciderez-vous de faire décoller votre planeur ?

  1. A.un cumulonimbus
  2. B.un stratus
  3. C.un cumulus
  4. D.un cirrus

Bonne réponse : C — un cumulus

Le cumulus de beau temps signale une ascendance thermique sous sa base : c'est le nuage recherché pour le vol de planeur. Le cumulonimbus est dangereux ; stratus et cirrus n'indiquent pas d'ascendances.

Parmi ces fréquences radio, quelle bande est réservée strictement à l'aéromodélisme ?

  1. A.la bande des 72,000 à 72,250 MHz
  2. B.la bande des 35,000 à 35,999 MHz
  3. C.la bande des 41,000 à 41,200 MHz
  4. D.la bande des 41,000 à 41,100 MHz

Bonne réponse : C — la bande des 41,000 à 41,200 MHz

À l'époque, en France, la bande 41,000-41,200 MHz était réservée aux seuls aéromodèles ; la bande 72 MHz était partagée avec les modèles terrestres et nautiques. Aujourd'hui, la plupart des radiocommandes utilisent la bande 2,4 GHz.

Pour qu'un modèle réduit soit classé en catégorie 1, il doit répondre aux caractéristiques suivantes :

  1. A.masse < 12 kg et cylindrée moteur < 50 cm³
  2. B.envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³
  3. C.masse < 12 kg et envergure < 3 mètres
  4. D.masse < 12 kg, envergure < 3 mètres et cylindrée moteur < 50 cm³

Bonne réponse : A — masse < 12 kg et cylindrée moteur < 50 cm³

Selon la réglementation française de l'époque, un aéromodèle de catégorie 1 avait une masse inférieure à 12 kg et une cylindrée inférieure à 50 cm³ ; au-delà, il relevait de la catégorie 2. L'envergure n'était pas un critère.

Vous souhaitez faire voler votre modèle dans une prairie proche de votre lieu de vacances :

  1. A.votre licence suffit
  2. B.votre assurance suffit
  3. C.vous n'avez besoin de rien
  4. D.vous devez demander l'autorisation au propriétaire du terrain

Bonne réponse : D — vous devez demander l'autorisation au propriétaire du terrain

Un terrain privé ne peut être utilisé qu'avec l'accord de son propriétaire, quelle que soit la licence ou l'assurance du modélisme. Il faut aussi vérifier que le lieu n'est pas situé dans un espace aérien réglementé.

Allen et Redlich ont réussi à faire traverser la Manche par leur maquette Radio-Queen ouvrant une nouvelle ère pour la radiocommande, en quelle année ?

  1. A.1953
  2. B.1954
  3. C.1955
  4. D.1956

Bonne réponse : B — 1954

Selon le corrigé officiel, la traversée de la Manche par la maquette radiocommandée Radio-Queen d'Allen et Redlich date de 1954. Cet exploit a montré la fiabilité naissante de la radiocommande.

Alphonse PÉNAUD a été le premier à :

  1. A.réaliser un moteur à explosion pour les modèles réduits
  2. B.utiliser l'élastique comme moyen de propulsion pour modèles réduits
  3. C.effectuer un looping avec un hélicoptère modèle réduit
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte

Bonne réponse : B — utiliser l'élastique comme moyen de propulsion pour modèles réduits

En 1871, Alphonse Pénaud fait voler son « planophore », un modèle propulsé par un écheveau de caoutchouc torsadé. Ce fut le premier modèle stable propulsé par élastique, mode de propulsion encore utilisé.

Le champion du monde actuel de voltige avec un modèle radiocommandé est de nationalité :

  1. A.autrichienne
  2. B.allemande
  3. C.française
  4. D.américaine

Bonne réponse : C — française

En 2005, le champion du monde de voltige radiocommandée (F3A) était le Français Christophe Paysant-Le Roux, titré à plusieurs reprises. La réponse dépend bien sûr de l'année de l'examen.