Annale BIA 1994 corrigée

Toutes les questions de l’annale 1994 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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76 questions

La traînée induite d'une aile :

  1. A.augmente avec l'allongement
  2. B.augmente ou diminue en même temps et de la même manière que la portance
  3. C.est une des conséquences de la présence de moucherons collés sur le bord d'attaque
  4. D.est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

Bonne réponse : D — est une conséquence des différences de pressions entre intrados et extrados

La surpression d'intrados et la dépression d'extrados s'équilibrent en bout d'aile en formant des tourbillons marginaux : c'est l'origine de la traînée induite. Elle diminue quand l'allongement augmente et varie comme le carré du Cz, donc pas de la même manière que la portance. Les moucherons augmentent la traînée de frottement et de forme, pas la traînée induite.

L'assiette d'un appareil :

  1. A.est toujours égale à l'angle d'incidence
  2. B.est toujours supérieure à l'angle d'incidence
  3. C.est toujours inférieure à l'angle d'incidence
  4. D.n'est pas en relation directe avec l'angle d'incidence

Bonne réponse : D — n'est pas en relation directe avec l'angle d'incidence

L'assiette est l'angle entre l'axe longitudinal et l'horizontale, l'incidence l'angle entre la corde et le vent relatif. Les deux sont liées par la pente (assiette = pente + incidence, au calage près), mais selon que l'avion monte, descend ou vole en palier, l'assiette peut être supérieure, égale ou inférieure à l'incidence : il n'y a pas de relation directe.

Pour un profil d'aile classique, dans les premiers degrés d'augmentation de l'angle d'incidence :

  1. A.le centre de poussée ne bouge pas
  2. B.le centre de poussée se rapproche du bord d'attaque
  3. C.le centre de poussée se rapproche du bord de fuite
  4. D.le centre de poussée reste confondu avec le foyer du profil

Bonne réponse : B — le centre de poussée se rapproche du bord d'attaque

Sur un profil classique (cambré), le centre de poussée avance vers le bord d'attaque quand l'incidence augmente dans le domaine de vol normal, et recule quand elle diminue. C'est le foyer, et non le centre de poussée, qui reste pratiquement fixe (vers 25 % de la corde).

Le vent relatif est toujours :

  1. A.parallèle à l'axe longitudinal de l'appareil
  2. B.parallèle à l'horizontale
  3. C.parallèle à la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air
  4. D.parallèle et de sens contraire à la trajectoire de l'appareil par rapport au sol

Bonne réponse : C — parallèle à la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air

Le vent relatif est l'écoulement d'air ressenti par l'avion du fait de son déplacement dans la masse d'air : il est parallèle à la trajectoire air et de sens opposé. Il n'est lié ni à l'axe longitudinal (l'écart est l'incidence), ni à l'horizontale, ni à la trajectoire sol qui dépend du vent météo.

En virage serré à faible vitesse, l'avion risque de partir en autorotation ou vrille :

  1. A.celle-ci pourrait alors être arrêtée en braquant le manche à balai ou le volant du côté opposé au sens du virage
  2. B.celle-ci est due à une portance plus faible sur l'aile intérieure qui, en s'enfonçant davantage, risque même de décrocher, aggravant ainsi le phénomène
  3. C.celle-ci est due à l'effet gyroscopique de l'hélice et des parties mobiles en rotation du moteur, qui entraîne une rotation incontrôlée de l'appareil autour de l'axe de lacet
  4. D.celle-ci est due au souffle hélicoïdal de l'hélice qui vient frapper l'appareil dissymétriquement en faisant perdre ainsi une grande partie de la portance de ses ailes

Bonne réponse : B — celle-ci est due à une portance plus faible sur l'aile intérieure qui, en s'enfonçant davantage, risque même de décrocher, aggravant ainsi le phénomène

En virage, l'aile intérieure va moins vite que l'aile extérieure et porte moins ; à faible vitesse et forte incidence, elle s'enfonce, son incidence augmente encore et elle décroche la première : c'est l'autorotation qui mène à la vrille. On en sort au palonnier opposé et manche vers l'avant, pas en braquant les ailerons à l'opposé, ce qui aggraverait le décrochage de l'aile basse.

Un avion est en virage stabilisé à droite à très forte inclinaison. Pour relever le nez de l'appareil depuis cette position sans resserrer le rayon du virage, le pilote :

  1. A.met plutôt du manche (ou du volant) à gauche
  2. B.diminue la puissance moteur
  3. C.met plutôt du « pied » à gauche
  4. D.tire plutôt le manche vers lui

Bonne réponse : C — met plutôt du « pied » à gauche

À très forte inclinaison, les rôles des gouvernes s'échangent en partie : la profondeur agit surtout dans le plan horizontal (tirer resserre le virage) et la direction agit dans le plan vertical. Mettre du pied du côté haut, ici à gauche, relève le nez par rapport à l'horizon sans resserrer le virage. Réduire la puissance ferait au contraire baisser le nez.

En virage stabilisé à 45° d'inclinaison, le pilote a l'impression que son poids est :

  1. A.le même
  2. B.multiplié par 1,4 environ
  3. C.multiplié par 2 environ
  4. D.multiplié par 4,5 environ

Bonne réponse : B — multiplié par 1,4 environ

En virage stabilisé en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. À 45°, cos 45° ≈ 0,707, donc n ≈ 1,41 : le pilote se sent environ 1,4 fois plus lourd. Le facteur 2 correspond à 60° d'inclinaison.

Un ULM biplace de masse 175 kg à vide a été calculé par le constructeur pour résister à un facteur de charge positif de 4 à la masse maximale de 340 kg. Le pilote a installé divers accessoires (instruments de contrôle, parachute pyrotechnique de sécurité, réservoir supplémentaire, etc.) dont la masse totale représente 80 kg. Le plein d'essence (40 kg) étant fait, le pilote et son passager (160 kg à eux deux) décident de s'envoler. Le facteur de charge limite de l'appareil pour cette nouvelle masse est de :

  1. A.3
  2. B.4
  3. C.5
  4. D.8

Bonne réponse : A — 3

La structure supporte une charge maximale fixe : 4 × 340 = 1 360 kg (en poids). Nouvelle masse : 175 + 80 + 40 + 160 = 455 kg. Le facteur de charge limite devient 1 360 / 455 ≈ 3. Surcharger un appareil réduit donc directement sa marge de résistance structurale.

Lorsque le pilote tire vers lui le manche à balai ou le volant d'un appareil, il agit sur :

  1. A.les ailerons
  2. B.les volets
  3. C.la gouverne de direction
  4. D.la gouverne de profondeur

Bonne réponse : D — la gouverne de profondeur

Le mouvement avant-arrière du manche ou du volant commande la gouverne de profondeur (tangage) : tirer fait cabrer l'avion. Le mouvement latéral commande les ailerons (roulis), le palonnier la gouverne de direction (lacet) ; les volets ont une commande séparée.

Le pilote braque le manche (ou le volant) à gauche :

  1. A.la gouverne de direction se braque à gauche
  2. B.la gouverne de profondeur se braque vers le haut
  3. C.l'aileron gauche se lève
  4. D.l'aileron gauche s'abaisse

Bonne réponse : C — l'aileron gauche se lève

Manche à gauche, l'aileron gauche se lève (moins de portance sur l'aile gauche) et l'aileron droit s'abaisse : l'avion s'incline à gauche. Le manche latéral n'agit ni sur la direction (palonnier) ni sur la profondeur.

Le pilote veut mettre son appareil en virage à droite, en vol symétrique. Il met :

  1. A.du « pied » à droite et du manche (ou du volant) à droite
  2. B.du « pied » à droite et du manche (ou du volant) à gauche
  3. C.du « pied » à gauche et du manche (ou du volant) à gauche
  4. D.du « pied » à gauche et du manche (ou du volant) à droite

Bonne réponse : A — du « pied » à droite et du manche (ou du volant) à droite

Pour une mise en virage coordonnée à droite, on incline l'avion avec le manche à droite et on accompagne au palonnier du même côté pour contrer le lacet inverse dû aux ailerons. Des commandes croisées produiraient un vol dissymétrique (glissade).

En virage glissé à droite, l'indicateur (ou coordinateur) de virage indique :

  1. A.aiguille à droite, bille à gauche
  2. B.aiguille à gauche, bille à droite
  3. C.aiguille à droite, bille au centre
  4. D.aiguille à droite, bille à droite

Bonne réponse : D — aiguille à droite, bille à droite

L'aiguille (ou la maquette) indique le sens du virage : à droite. En virage glissé, l'avion est trop incliné pour son taux de virage et glisse vers l'intérieur : la bille se décale du côté intérieur, donc à droite. Une bille à l'extérieur indiquerait un virage dérapé, une bille au centre un virage symétrique.

En virage glissé à droite (aiguille à droite, bille à droite), pour corriger la situation et revenir en vol symétrique, le pilote peut, entre autres :

  1. A.mettre du « pied » à gauche
  2. B.mettre du « pied » à droite
  3. C.mettre du manche (ou du volant) à gauche
  4. D.tirer légèrement sur le manche

Bonne réponse : B — mettre du « pied » à droite

La règle est de « mettre du pied du côté de la bille » : bille à droite, pied à droite. Le palonnier fait tourner le nez vers l'intérieur du virage et recentre la bille. On pourrait aussi réduire l'inclinaison, mais le manche à gauche n'est pas la correction principale attendue.

La VLE est :

  1. A.la vitesse limite d'envol
  2. B.la vitesse maximale de sortie du train d'atterrissage
  3. C.la vitesse maximale de sortie des volets « plein braqués »
  4. D.la vitesse lue sur l'écran de l'anémomètre (vitesse indiquée)

Bonne réponse : B — la vitesse maximale de sortie du train d'atterrissage

VLE (Landing gear Extended) est la vitesse maximale à laquelle on peut voler train sorti ; la VLO est celle de manœuvre du train. La vitesse maximale volets sortis est la VFE, et la vitesse indiquée se note Vi (IAS).

Le calage (ou angle de calage) d'une hélice est :

  1. A.l'angle formé entre les pales (180° pour une bipale, 120° pour une tripale, etc.)
  2. B.le diamètre de l'hélice multiplié par le coefficient de plénitude
  3. C.l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice
  4. D.la position occupée par l'une des pales de l'hélice lorsque le moteur est arrêté, en degrés par rapport à la verticale

Bonne réponse : C — l'angle formé par la corde de profil de la pale à un endroit donné et le plan de rotation de l'hélice

L'angle de calage est l'angle entre la corde du profil de la pale, à une station donnée, et le plan de rotation de l'hélice. Il diminue du moyeu vers le bout de pale (vrillage), car la vitesse de rotation augmente avec le rayon. C'est lui qui détermine le pas de l'hélice.

L'aiguille du variomètre d'un appareil en mouvement rectiligne uniforme se trouve dans le demi-cadran inférieur, devant la quatrième division. Le cadran porte l'inscription 100 ft/mn. L'avion a une vitesse verticale d'environ :

  1. A.4 m/s vers le haut
  2. B.4 m/s vers le bas
  3. C.2 m/s vers le haut
  4. D.2 m/s vers le bas

Bonne réponse : D — 2 m/s vers le bas

Chaque division vaut 100 ft/min : quatrième division = 400 ft/min. Le demi-cadran inférieur correspond à la descente. 400 ft/min ≈ 400 × 0,3048 / 60 ≈ 2 m/s : l'avion descend à environ 2 m/s.

Sous un cumulonimbus, on peut rencontrer :

  1. A.des courants verticaux de l'ordre de 10 m/s et de la turbulence forte
  2. B.des courants verticaux de l'ordre de 0,1 m/s et de la turbulence faible
  3. C.des courants verticaux de l'ordre de 50 m/s et de la turbulence modérée
  4. D.ni courants verticaux, ni turbulence

Bonne réponse : A — des courants verticaux de l'ordre de 10 m/s et de la turbulence forte

Le cumulonimbus est le siège de violents courants ascendants et descendants, couramment de l'ordre de 10 m/s (parfois davantage), accompagnés de turbulence forte. C'est pourquoi on l'évite toujours largement en vol.

Sur un planeur, le givrage de la cellule affecte en particulier et d'abord :

  1. A.le carburateur
  2. B.les bords d'attaque des ailes et de l'empennage
  3. C.les bords de fuite des ailes et de l'empennage
  4. D.le dessus des ailes (extrados)

Bonne réponse : B — les bords d'attaque des ailes et de l'empennage

Les gouttelettes d'eau surfondue gèlent à l'impact là où elles frappent la cellule : d'abord les bords d'attaque des ailes et des empennages. Un planeur n'a de toute façon pas de carburateur.

Le secteur nuageux appelé « traîne » est toujours situé :

  1. A.à l'avant d'un front froid
  2. B.à l'arrière d'un front chaud
  3. C.à l'arrière d'un front froid
  4. D.entre le front chaud et le front froid d'une même perturbation

Bonne réponse : C — à l'arrière d'un front froid

Dans une perturbation du front polaire, la traîne est la partie située à l'arrière du front froid, dans l'air froid instable : ciel de cumulus et d'averses avec de belles éclaircies. Entre les deux fronts se trouve le secteur chaud.

L'abréviation utilisée en météorologie pour désigner un altocumulus est :

  1. A.As
  2. B.Cu
  3. C.At
  4. D.Ac

Bonne réponse : D — Ac

L'altocumulus est noté Ac. As désigne l'altostratus, Cu le cumulus ; « At » n'existe pas dans la classification internationale des nuages.

Le développement d'un cumulonimbus est :

  1. A.souvent très rapide : son sommet peut atteindre 8 000 à 10 000 mètres d'altitude en quelques minutes
  2. B.souvent très rapide : sa base s'abaisse, tandis que son sommet s'élève notablement en quelques minutes
  3. C.très lent : on a le temps de prendre toutes les précautions utiles dès qu'il commence à se former
  4. D.lié à un front froid : les cumulonimbus sont toujours précédés de cirrostratus puis d'altostratus

Bonne réponse : B — souvent très rapide : sa base s'abaisse, tandis que son sommet s'élève notablement en quelques minutes

Un cumulonimbus se développe souvent très vite : en quelques minutes son sommet s'élève notablement et sa base s'abaisse avec les précipitations. Atteindre 8 000 à 10 000 m demande toutefois plutôt une demi-heure ou plus. Il n'est pas forcément lié à un front froid (orages de chaleur) et la séquence cirrostratus-altostratus annonce un front chaud.

Sur une carte météorologique, le symbole de l'orage (un « R » dont la barre est prolongée par une flèche en forme d'éclair) implique qu'il y a :

  1. A.des altostratus
  2. B.des cirrostratus
  3. C.des stratus de rayonnement
  4. D.un cumulonimbus

Bonne réponse : D — un cumulonimbus

Le symbole de l'orage signale de la convection profonde : orage, éclairs, averses, voire grêle, phénomènes produits par un cumulonimbus. Les nuages stratiformes (altostratus, cirrostratus, stratus) ne donnent pas d'orage.

En vol de plaine en planeur, par beau temps, vous utilisez des ascendances thermiques dont la vitesse verticale moyenne est de 2 m/s. Vous notez l'arrivée par l'ouest d'un voile de cirrus qui envahit progressivement le ciel tout en s'épaississant. Lorsque les cirrus arriveront à la verticale du lieu où vous vous trouvez, les ascendances :

  1. A.disparaîtront totalement
  2. B.se renforceront à 3 m/s
  3. C.diminueront à 1,5 puis 1 m/s
  4. D.s'organiseront en ondes de ressaut

Bonne réponse : C — diminueront à 1,5 puis 1 m/s

Les thermiques naissent du réchauffement du sol par le soleil. Un voile de cirrus qui s'épaissit filtre le rayonnement solaire : le sol chauffe moins et les ascendances faiblissent progressivement, sans disparaître d'un coup tant que le voile reste mince.

Entre le sol et la base d'un cumulus formé par convection thermique, la température de l'air :

  1. A.diminue d'environ 1 °C par 100 mètres
  2. B.diminue de 0,065 °C par 100 mètres
  3. C.augmente de 1 °C par 1 000 mètres
  4. D.reste constante

Bonne réponse : A — diminue d'environ 1 °C par 100 mètres

Sous la base d'un cumulus thermique, l'air ascendant n'est pas saturé : il se refroidit selon le gradient adiabatique sec, environ 1 °C par 100 m. Le gradient de l'atmosphère standard est de 0,65 °C par 100 m (et non 0,065).

En vol en planeur, sous des altocumulus qui ont l'aspect de grosses lentilles, vous observez des ascendances de 5 m/s. Ces ascendances sont liées :

  1. A.à la convection thermique
  2. B.à des ondes de ressaut
  3. C.au soulèvement par un front chaud
  4. D.au rayonnement du sol

Bonne réponse : B — à des ondes de ressaut

Les altocumulus lenticulaires se forment sur les crêtes des ondes de ressaut créées par un vent fort franchissant un relief. Ces ondes offrent des ascendances régulières et puissantes, très recherchées en vol à voile.

Sur une carte météorologique, une ligne continue portant des triangles pleins, tous tournés du même côté, représente :

  1. A.un front chaud
  2. B.une isobare
  3. C.une occlusion
  4. D.un front froid

Bonne réponse : D — un front froid

Le front froid se représente par une ligne garnie de triangles (en bleu sur les cartes en couleur) pointant dans le sens de déplacement. Le front chaud porte des demi-cercles, l'occlusion une alternance de triangles et de demi-cercles du même côté, et l'isobare est une simple ligne.

La pratique de l'aérostation nécessite des vents faibles et des courants verticaux très faibles ou nuls. Cette situation se rencontre :

  1. A.dans un anticyclone, tôt le matin ou en fin d'après-midi
  2. B.au centre d'une dépression, au milieu de la journée
  3. C.sur la périphérie d'une dépression, là où les isobares sont serrées
  4. D.dans un anticyclone, au milieu de la journée

Bonne réponse : A — dans un anticyclone, tôt le matin ou en fin d'après-midi

Un anticyclone donne des vents faibles. Tôt le matin et en fin d'après-midi, la convection thermique est faible ou absente, ce qui évite les courants verticaux. Au milieu de la journée, le soleil déclenche les thermiques ; près des dépressions, le vent est plus fort.

La pratique du parapente nécessite :

  1. A.un vent nul et un temps couvert par stratus
  2. B.un décollage en région de plaine par vent fort
  3. C.un décollage sur une pente montagneuse intéressée par un vent modéré perpendiculaire à la pente
  4. D.un décollage sur une pente montagneuse intéressée par un vent modéré parallèle à la pente

Bonne réponse : C — un décollage sur une pente montagneuse intéressée par un vent modéré perpendiculaire à la pente

Le parapente décolle face au vent sur une pente : un vent modéré soufflant perpendiculairement à la pente facilite le gonflage et crée une ascendance dynamique. Un vent parallèle à la pente ne produit pas d'ascendance et un vent fort est dangereux.

Si vous pratiquez l'aéromodélisme sur un terrain situé en bordure de la mer, et possédant une colline parallèle au rivage, vous pouvez faire du :

  1. A.vol à voile de pente quand il fait suffisamment chaud pour déclencher des ascendances thermiques
  2. B.vol à voile de pente quand le vent souffle parallèlement au rivage
  3. C.vol à voile thermique quand souffle la brise de mer
  4. D.vol à voile de pente quand souffle la brise de mer

Bonne réponse : D — vol à voile de pente quand souffle la brise de mer

La brise de mer souffle de la mer vers la terre, donc perpendiculairement au rivage et à la colline : l'air est dévié vers le haut sur la pente, ce qui permet le vol de pente. Un vent parallèle au rivage longerait la colline sans créer d'ascendance, et l'air marin frais est peu favorable aux thermiques.

Si les prévisions météorologiques reçues avant un voyage aérien sont mauvaises, la décision et la responsabilité d'effectuer le voyage reviennent :

  1. A.au service météorologique qui a fourni la prévision
  2. B.à l'organisme local du contrôle de la circulation aérienne
  3. C.au commandant de l'aérodrome de départ
  4. D.au pilote

Bonne réponse : D — au pilote

Le commandant de bord est seul responsable de la décision d'entreprendre ou non un vol. Le service météorologique fournit l'information, le contrôle rend un service, mais aucun d'eux ne décide à la place du pilote.

En vol sous une chute de neige, le givrage de la cellule est :

  1. A.fort et la visibilité généralement bonne
  2. B.faible et la visibilité très mauvaise
  3. C.fort et la visibilité très mauvaise
  4. D.nul et la visibilité très bonne

Bonne réponse : B — faible et la visibilité très mauvaise

La neige est constituée de cristaux de glace déjà gelés qui adhèrent peu à la cellule : le givrage est faible (il est fort sous la pluie surfondue). En revanche, la neige réduit fortement la visibilité.

La distance entre deux villes est de 47,5 km. Sur une carte, ces deux villes sont séparées par une longueur de 95 mm. Quelle est l'échelle de la carte ?

  1. A.1/500 000
  2. B.1/200 000
  3. C.1/1 000 000
  4. D.4/5

Bonne réponse : A — 1/500 000

Échelle = distance carte / distance réelle = 95 mm / 47 500 000 mm = 1/500 000. C'est l'échelle de la carte OACI au 1/500 000 couramment utilisée en vol à vue.

Un avion vole à la vitesse de 120 nœuds (kt). Calculer sa vitesse en km/h.

  1. A.240 km/h
  2. B.130 km/h
  3. C.222 km/h
  4. D.100 mph

Bonne réponse : C — 222 km/h

Un nœud vaut un mille marin par heure, soit 1,852 km/h. 120 × 1,852 ≈ 222 km/h. En calcul mental, on peut faire 120 × 2 − 10 % ≈ 216, proche de 222.

Convertir 150 km en milles marins (NM) et 92 NM en km.

  1. A.100 NM et 188 km
  2. B.75 NM et 200 km
  3. C.81 NM et 170 km
  4. D.100 NM et 100 km

Bonne réponse : C — 81 NM et 170 km

1 NM = 1,852 km. 150 / 1,852 ≈ 81 NM et 92 × 1,852 ≈ 170 km.

Données : Rv = 270°, vent du 090° pour 20 kt, Vp = 100 kt. Calculer la vitesse sol Vs.

  1. A.80 kt
  2. B.120 kt
  3. C.200 km/h
  4. D.100 kt

Bonne réponse : B — 120 kt

Le vent vient du 090° et l'avion suit la route 270° : le vent souffle exactement dans le dos. La vitesse sol est donc Vp + vent = 100 + 20 = 120 kt.

Données : Rv = 270°, vent du 090° pour 20 kt, Vp = 100 kt. Calculer le cap vrai Cv.

  1. A.280°
  2. B.260°
  3. C.270°
  4. D.090°

Bonne réponse : C — 270°

Le vent étant exactement arrière, il n'a pas de composante traversière : la dérive est nulle et le cap vrai est égal à la route vraie, 270°.

Quel temps met la Terre pour tourner sur elle-même de 45° ?

  1. A.6 h
  2. B.2 h
  3. C.3 h
  4. D.24 h

Bonne réponse : C — 3 h

La Terre tourne de 360° en 24 h, soit 15° par heure. Pour 45° : 45 / 15 = 3 h.

Un avion de Vp = 100 kt subit un vent du 045° pour 10 kt sur une route suivie de 135°. Quel temps met-il pour parcourir 10 NM ?

  1. A.6 min
  2. B.4 min
  3. C.5 min
  4. D.10 min

Bonne réponse : A — 6 min

Le vent du 045° est perpendiculaire à la route 135° : c'est un vent traversier pur, sans composante de face ni arrière. La vitesse sol reste pratiquement égale à 100 kt (√(100² − 10²) ≈ 99,5 kt). Temps = 10 / 100 h = 0,1 h = 6 min.

Pour une route vraie Rv = 140° avec une dérive de 10° gauche, une déclinaison D = +5° et une déviation d = +5°, calculer le cap compas Cc.

  1. A.130°
  2. B.140°
  3. C.120°
  4. D.160°

Bonne réponse : B — 140°

Dérive gauche : on corrige vers la droite, Cv = Rv + 10 = 150°. Avec la convention Cv = Cm + D et Cm = Cc + d (D et d positives vers l'est) : Cm = 150 − 5 = 145°, puis Cc = 145 − 5 = 140°.

Une distance de 57 km mesurée sur une carte au 1/500 000 a pour valeur :

  1. A.28,5 cm
  2. B.11,4 cm
  3. C.114 cm
  4. D.5,7 cm

Bonne réponse : B — 11,4 cm

À l'échelle 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 5 km. 57 / 5 = 11,4 cm.

Exprimée en kilomètres, la longueur d'un arc de méridien de 1 minute a pour valeur :

  1. A.111 km
  2. B.1 852 km
  3. C.1,852 km
  4. D.0,54 km

Bonne réponse : C — 1,852 km

Le mille marin est défini comme la longueur d'un arc de méridien de 1 minute, soit 1 852 m = 1,852 km. Un degré (60 minutes) vaut environ 111 km.

Une manche à air renseigne un pilote :

  1. A.sur la présence de planeurs
  2. B.sur le sens d'atterrissage, face au vent
  3. C.sur le sens d'atterrissage, dos au vent
  4. D.sur l'existence d'une activité parachutiste

Bonne réponse : B — sur le sens d'atterrissage, face au vent

La manche à air indique la direction et approximativement la force du vent au sol. On atterrit et on décolle face au vent : la manche aide donc à choisir le sens d'atterrissage.

À la radio, un avion immatriculé F-BJFU s'épelle :

  1. A.François - Bernard - Jean - François - Ursule
  2. B.Foxtrot - Bravo - Juliett - Foxtrot - Uniform
  3. C.France - Bravo - Juliett - Foxtrot - Uniform
  4. D.effe, bé, ji, effe, hu (en phonétique)

Bonne réponse : B — Foxtrot - Bravo - Juliett - Foxtrot - Uniform

L'alphabet phonétique international de l'OACI donne F = Foxtrot, B = Bravo, J = Juliett, U = Uniform. Les prénoms français ou la prononciation ordinaire des lettres ne sont pas utilisés en radiotéléphonie.

Lorsque deux avions en croisière à la même altitude ont des routes convergentes, la priorité est :

  1. A.à l'avion dont le pilote se sera signalé à l'autre en premier
  2. B.à l'avion qui vient de gauche
  3. C.à l'avion qui vient de droite
  4. D.il n'y a pas de règle, l'évitement doit se faire simplement en sécurité par initiative des pilotes

Bonne réponse : C — à l'avion qui vient de droite

Selon les règles de l'air, en cas de routes convergentes entre aéronefs de même catégorie, celui qui voit l'autre à sa droite doit céder le passage : la priorité est à l'avion venant de droite.

Un pilote vole à 150 mètres de hauteur au-dessus d'un champ plat et se rapproche d'une maison :

  1. A.il peut maintenir sa hauteur
  2. B.il doit monter à une hauteur minimale de 300 mètres à cause de la proximité de la maison
  3. C.il peut, s'il le désire, descendre jusqu'à 50 mètres sol
  4. D.il devrait déjà être à 300 mètres

Bonne réponse : A — il peut maintenir sa hauteur

Hors agglomération, la hauteur minimale de survol en VFR est de 150 m (500 ft) au-dessus du sol ou de l'eau et de tout obstacle, personne, véhicule ou construction isolée. À 150 m, le pilote respecte déjà ce minimum en passant au-dessus d'une maison isolée ; descendre à 50 m serait interdit.

Sur un aérodrome non contrôlé, le Té d'atterrissage sur l'aire à signaux étant replié, et sauf consignes particulières sur la carte d'aérodrome :

  1. A.le pilote n'a pas le droit d'atterrir
  2. B.le pilote s'enquiert auprès des contrôleurs du sens d'atterrissage
  3. C.le pilote doit s'informer auprès des autres pilotes en vol du sens d'atterrissage
  4. D.le pilote choisit son sens d'atterrissage en fonction du vent

Bonne réponse : D — le pilote choisit son sens d'atterrissage en fonction du vent

Le Té d'atterrissage indique le sens imposé ; s'il est replié, aucun sens n'est imposé et le pilote choisit son sens d'atterrissage en fonction du vent (manche à air), en s'intégrant au trafic. Sur un aérodrome non contrôlé, il n'y a par définition pas de contrôleur.

Un pilote effectue un vol VFR sur une route magnétique 070°. Son premier niveau de vol utilisable est :

  1. A.30
  2. B.35
  3. C.40
  4. D.45

Bonne réponse : B — 35

La règle semi-circulaire impose en VFR, pour une route magnétique comprise entre 000° et 179°, les niveaux impairs plus 500 ft : 35, 55, 75… Le premier niveau utilisable est donc le FL 35. Les niveaux impairs ronds (30, 50) sont réservés aux IFR.

Un avion dispose des feux de navigation suivants, depuis la place pilote :

  1. A.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière
  2. B.feu blanc vers l'avant, rouge vers l'arrière
  3. C.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière, tous clignotants
  4. D.feu rouge à droite, vert à gauche, blanc derrière

Bonne réponse : A — feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière

Les feux de navigation sont fixes : rouge en bout d'aile gauche, vert en bout d'aile droite, blanc vers l'arrière. Les feux anticollision, eux, sont clignotants.

Un émetteur-récepteur VHF est obligatoire :

  1. A.lorsque les contacts radio sont obligatoires là où le pilote veut évoluer
  2. B.sur tout avion et planeur
  3. C.lorsque les contacts radio sont obligatoires là où le pilote veut évoluer et si l'aéronef vole sans contact visuel du sol et de l'eau
  4. D.en aucun cas

Bonne réponse : A — lorsque les contacts radio sont obligatoires là où le pilote veut évoluer

L'emport d'une radio VHF est exigé dès que le pilote évolue dans un espace ou sur un aérodrome où le contact radio est obligatoire (espace contrôlé, aérodrome contrôlé…). Elle n'est pas exigée pour tout vol, notamment pour un planeur en espace non contrôlé.

Un vol IFR est :

  1. A.effectué sous le régime d'un vol aux instruments
  2. B.intérieur aux frontières réglementaires
  3. C.effectué sous le régime d'un vol inhabituel
  4. D.effectué toujours de nuit

Bonne réponse : A — effectué sous le régime d'un vol aux instruments

IFR signifie Instrument Flight Rules : règles de vol aux instruments. Un vol IFR peut se faire de jour comme de nuit ; il s'oppose au vol VFR, effectué selon les règles de vol à vue.

Le port du parachute en planeur non équipé d'un motopropulseur est :

  1. A.facultatif
  2. B.obligatoire
  3. C.dépendant du type de planeur
  4. D.facultatif et dépendant du type de planeur

Bonne réponse : A — facultatif

La réglementation n'impose pas le port du parachute pour le vol en planeur courant ; il est toutefois très vivement recommandé et généralement exigé par les clubs, et il devient obligatoire pour la voltige.

Un pilote prêt à s'aligner pour décoller voit un avion en finale :

  1. A.il estime avoir le temps de décoller, s'aligne et décolle devant l'avion en finale
  2. B.il contacte par radio l'aéronef en finale pour le prévenir qu'il va s'aligner
  3. C.il attend hors de la piste que l'avion en finale se soit posé pour s'aligner
  4. D.il retourne au parking pour reprendre la procédure

Bonne réponse : C — il attend hors de la piste que l'avion en finale se soit posé pour s'aligner

Un aéronef en finale est prioritaire sur un aéronef au sol. Le pilote doit attendre au point d'arrêt, hors de la piste, que l'avion en finale ait atterri et dégagé avant de s'aligner.

Dans un espace de classe G, le pilote VFR :

  1. A.doit contacter le service compétent dont la fréquence est indiquée sur la carte
  2. B.reçoit de la part des services une séparation avec les autres aéronefs
  3. C.n'a aucune obligation de contact radio
  4. D.n'a pas à pénétrer, cette classe étant interdite aux vols VFR

Bonne réponse : C — n'a aucune obligation de contact radio

La classe G est un espace non contrôlé : le vol VFR y est libre, sans clairance ni obligation de contact radio, et aucun service de séparation n'est fourni. Le pilote assure lui-même l'anticollision (voir et éviter).

L'absorption d'alcool provoque :

  1. A.un élargissement du champ visuel
  2. B.une diminution des facultés intellectuelles
  3. C.un accroissement temporaire des facultés intellectuelles
  4. D.une meilleure prise en compte des mouvements induits de l'aéronef

Bonne réponse : B — une diminution des facultés intellectuelles

L'alcool diminue les facultés intellectuelles : jugement, attention, temps de réaction et coordination. Il rétrécit le champ visuel et perturbe l'oreille interne, aggravant la désorientation. Son effet est encore accru en altitude.

La visibilité en espace aérien non contrôlé au-dessous de 900 m AMSL ou 300 m AGL (le plus haut des deux) doit être au minimum de :

  1. A.1 500 mètres, hors des nuages et en vue de la surface
  2. B.8 000 mètres, hors des nuages et en vue de la surface
  3. C.8 000 mètres, 1 500 mètres horizontalement et 300 mètres verticalement hors des nuages
  4. D.pas de minimum

Bonne réponse : A — 1 500 mètres, hors des nuages et en vue de la surface

Selon la réglementation de l'époque, en espace non contrôlé sous 900 m AMSL ou 300 m AGL, le vol VFR exigeait une visibilité d'au moins 1 500 m, hors des nuages et en vue de la surface. Les 8 km avec distances aux nuages s'appliquent plus haut. Les valeurs actuelles (SERA) sont un peu différentes.

En ULM, un pilote peut se poser sur une plate-forme occasionnelle :

  1. A.c'est vrai, à condition d'avoir des pneus basse pression
  2. B.c'est vrai sans condition
  3. C.c'est strictement interdit
  4. D.c'est vrai, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Bonne réponse : D — c'est vrai, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Un ULM peut utiliser une plate-forme occasionnelle, hors aérodrome, avec l'accord du propriétaire ou de l'exploitant du terrain et en respectant les restrictions réglementaires (zones interdites, agglomérations, parcs naturels…).

Le ballon qui a transporté pour la première fois des êtres humains, en 1783, était gonflé :

  1. A.au gaz de ville
  2. B.à l'hydrogène
  3. C.à l'air chaud
  4. D.à l'hélium

Bonne réponse : C — à l'air chaud

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes effectuent le premier vol humain à bord d'une montgolfière, gonflée à l'air chaud. Le ballon à hydrogène de Charles et Robert vole quelques jours plus tard, le 1er décembre 1783.

En 1884, le premier parcours en circuit fermé est effectué par un ballon dirigeable. Quel est son nom ?

  1. A.L'Akron
  2. B.Le R-101
  3. C.Le Zeppelin
  4. D.La France

Bonne réponse : D — La France

Le 9 août 1884, le dirigeable « La France » de Charles Renard et Arthur Krebs, mû par un moteur électrique, réalise à Chalais-Meudon le premier circuit fermé de l'histoire, revenant à son point de départ. Les Zeppelin et l'Akron sont plus tardifs.

Quelle est la nationalité des frères Orville et Wilbur Wright ?

  1. A.États-Unis
  2. B.France
  3. C.Allemagne
  4. D.Italie

Bonne réponse : A — États-Unis

Les frères Wright sont américains, originaires de Dayton (Ohio). Ils réalisent le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk le premier vol motorisé contrôlé avec leur Flyer.

En 1921, la Française Adrienne Bolland franchit :

  1. A.les Alpes
  2. B.les Pyrénées
  3. C.la Méditerranée
  4. D.les Andes

Bonne réponse : D — les Andes

Le 1er avril 1921, Adrienne Bolland traverse la cordillère des Andes à bord d'un Caudron G.3, entre l'Argentine et le Chili : c'est la première femme à réaliser cet exploit.

En quelle année Jean Mermoz effectue-t-il la première liaison aérienne postale directe entre Saint-Louis du Sénégal et Natal (Brésil) ?

  1. A.1927
  2. B.1930
  3. C.1933
  4. D.1934

Bonne réponse : B — 1930

Les 12 et 13 mai 1930, Jean Mermoz traverse l'Atlantique Sud en hydravion Latécoère 28 « Comte de La Vaulx », de Saint-Louis du Sénégal à Natal, en environ 21 heures : c'est la première liaison postale aérienne directe pour l'Aéropostale.

Le premier avion à réaction à avoir volé dans le monde, en 1939, est le :

  1. A.Messerschmitt 262
  2. B.SO-6000 Triton
  3. C.Heinkel 178
  4. D.Gloster Meteor

Bonne réponse : C — Heinkel 178

Le Heinkel He 178, propulsé par le turboréacteur de Hans von Ohain, vole le 27 août 1939 en Allemagne. Le Messerschmitt 262 et le Gloster Meteor ne volent à réaction qu'en 1942-1943, le SO-6000 Triton en 1946.

Antoine de Saint-Exupéry disparaît en 1944 à bord d'un :

  1. A.Dewoitine 520
  2. B.Spitfire
  3. C.Messerschmitt 109
  4. D.Lightning

Bonne réponse : D — Lightning

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry disparaît en mission de reconnaissance au-dessus de la Méditerranée aux commandes d'un Lockheed P-38 Lightning (version F-5B). L'épave a été identifiée au large de Marseille en 2004.

Le premier avion à réaction mis en service dans l'armée de l'Air française est le :

  1. A.De Havilland Vampire
  2. B.Dassault Ouragan
  3. C.SO-6000 Triton
  4. D.Dassault Mystère II

Bonne réponse : A — De Havilland Vampire

L'armée de l'Air reçoit à partir de 1948-1949 des De Havilland Vampire britanniques, puis des Mistral construits sous licence. Le Dassault Ouragan, premier chasseur à réaction français de série, n'entre en service qu'en 1952 ; le Triton était un prototype.

Le premier quadriréacteur de transport civil à avoir volé est le :

  1. A.SE-210 Caravelle
  2. B.Iliouchine 62
  3. C.De Havilland Comet
  4. D.Boeing 707

Bonne réponse : C — De Havilland Comet

Le De Havilland DH.106 Comet britannique, équipé de quatre réacteurs logés dans l'emplanture des ailes, vole pour la première fois en 1949. La Caravelle est un biréacteur (1955), le Boeing 707 vole en 1954 (prototype 367-80) et l'Il-62 en 1963.

En quelle année le premier quadriréacteur de transport civil, le De Havilland Comet, a-t-il volé pour la première fois ?

  1. A.1949
  2. B.1950
  3. C.1952
  4. D.1955

Bonne réponse : A — 1949

Le Comet effectue son premier vol le 27 juillet 1949 et entre en service commercial avec la BOAC en mai 1952 : il ne faut pas confondre ces deux dates.

Le Mirage I de Dassault effectue son premier vol en 1955. C'est un :

  1. A.monoréacteur
  2. B.biréacteur
  3. C.triréacteur
  4. D.quadriréacteur

Bonne réponse : B — biréacteur

Le Mirage I (MD 550 Mystère-Delta), petit intercepteur à aile delta, était propulsé par deux turboréacteurs Armstrong Siddeley Viper, complétés par un moteur-fusée. Son successeur, le Mirage III, sera un monoréacteur.

Le 4 octobre 1957, un événement stupéfie le monde entier. Lequel ?

  1. A.le premier vol de la Caravelle
  2. B.le premier vol du Mirage III
  3. C.le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1
  4. D.le premier vol du Boeing 707

Bonne réponse : C — le lancement du premier satellite artificiel Spoutnik 1

Le 4 octobre 1957, l'URSS place en orbite Spoutnik 1, premier satellite artificiel de la Terre, ouvrant l'ère spatiale et la course à l'espace avec les États-Unis.

Le premier satellite français (A-1 Astérix) est lancé en 1965 :

  1. A.du Centre d'essais des Landes
  2. B.d'Hammaguir au Sahara
  3. C.du cap Canaveral en Floride
  4. D.de Kourou en Guyane

Bonne réponse : B — d'Hammaguir au Sahara

Le 26 novembre 1965, une fusée Diamant A lance Astérix depuis la base d'Hammaguir, en Algérie. La France devient la troisième puissance spatiale. Le Centre spatial guyanais de Kourou n'est utilisé qu'à partir de 1968 pour les lancements orbitaux.

Le programme qui a permis la conquête de la Lune par les Américains s'appelait :

  1. A.Apollo
  2. B.Gemini
  3. C.Soyouz
  4. D.Mercury

Bonne réponse : A — Apollo

Le programme Apollo permet à Neil Armstrong et Buzz Aldrin (Apollo 11) de marcher sur la Lune le 21 juillet 1969. Mercury et Gemini l'avaient préparé ; Soyouz est un vaisseau soviétique.

En quelle année Concorde a-t-il effectué son premier vol ?

  1. A.1965
  2. B.1967
  3. C.1969
  4. D.1971

Bonne réponse : C — 1969

Le prototype 001 de Concorde décolle de Toulouse le 2 mars 1969 aux mains d'André Turcat. Il entre en service commercial en 1976.

Les premiers avions d'affaires de la société Dassault sont appelés d'un nom suivi d'un numéro. Quel est ce nom ?

  1. A.Mystère-Falcon
  2. B.Airbus
  3. C.Challenger
  4. D.Cougar

Bonne réponse : A — Mystère-Falcon

Le premier biréacteur d'affaires de Dassault, le Mystère 20, vole en 1963 et est commercialisé sous le nom de Falcon 20 : la famille Mystère-Falcon est née. Challenger est un avion de Canadair/Bombardier.

La Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation (SNECMA) s'est rendue célèbre avec des réacteurs militaires de la famille :

  1. A.GE90
  2. B.F100
  3. C.Atar
  4. D.Trent

Bonne réponse : C — Atar

La famille Atar équipe notamment les Super Mystère, Mirage III, Mirage IV, Mirage 5, Mirage F1 et Super Étendard. Le GE90 est de General Electric, le F100 de Pratt & Whitney, le Trent de Rolls-Royce.

De combien de réacteurs est équipé l'Airbus A340 ?

  1. A.c'est un avion à hélice
  2. B.deux
  3. C.trois
  4. D.quatre

Bonne réponse : D — quatre

L'Airbus A340, long-courrier mis en service en 1993, est un quadriréacteur ; son cousin l'A330, qui partage la même aile, est un biréacteur.

Quel est l'avion de transport civil à réaction le plus utilisé dans le monde ?

  1. A.l'Airbus A320
  2. B.le Boeing 707
  3. C.le Boeing 737
  4. D.le Concorde

Bonne réponse : C — le Boeing 737

Le Boeing 737, en service depuis 1968 et décliné en de nombreuses versions, était en 1994 l'avion de ligne à réaction le plus produit et le plus utilisé au monde. L'Airbus A320 est son principal concurrent.

Le satellite SPOT du Centre national d'études spatiales est un satellite :

  1. A.de télécommunications
  2. B.de météorologie
  3. C.d'astronomie
  4. D.d'observation de la Terre

Bonne réponse : D — d'observation de la Terre

SPOT (Satellite Pour l'Observation de la Terre), dont le premier exemplaire a été lancé en 1986, fournit des images de la surface terrestre utilisées en cartographie, agriculture, urbanisme ou défense.