Annale BIA 2011 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2011 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 2011 en conditions réelles (2 h 30)
120 questions

La polaire d'une aile est :

  1. A.un graphique des formes de l'aile vue en plan.
  2. B.une soufflerie dotée d'un système reproduisant le froid d'altitude.
  3. C.la courbe représentative de la portance en fonction de la traînée d'un profil d'aile.
  4. D.un revêtement en fibres synthétiques permettant de garder les ailes au chaud dans les hangars.

Bonne réponse : C — la courbe représentative de la portance en fonction de la traînée d'un profil d'aile.

La polaire est la courbe Cz = f(Cx) obtenue en soufflerie pour différentes incidences : elle représente la portance en fonction de la traînée. On y lit notamment la finesse maximale (tangente issue de l'origine) et l'incidence de décrochage.

L'allongement d'une aile est :

  1. A.le rapport entre sa longueur (envergure) et sa corde moyenne.
  2. B.le produit de sa longueur par sa surface.
  3. C.l'augmentation d'envergure due à l'échauffement aérodynamique.
  4. D.toutes les réponses sont exactes.

Bonne réponse : A — le rapport entre sa longueur (envergure) et sa corde moyenne.

L'allongement λ est le rapport entre l'envergure et la corde moyenne, soit aussi envergure² / surface. Une aile de grand allongement (planeur) produit moins de traînée induite.

Le calage de l'aile est :

  1. A.l'angle compris entre l'axe longitudinal de l'avion et la corde de l'aile.
  2. B.la pièce métallique sur laquelle on boulonne les ailes sur le fuselage.
  3. C.l'angle compris entre l'assiette de l'avion et le vent relatif.
  4. D.un arrêt du moteur en vol à cause de la perte de portance.

Bonne réponse : A — l'angle compris entre l'axe longitudinal de l'avion et la corde de l'aile.

Le calage est un angle fixe, choisi à la construction, entre la corde de l'aile et l'axe longitudinal du fuselage. Il ne faut pas le confondre avec l'incidence, angle entre la corde et le vent relatif, qui varie en vol.

La finesse d'un aéronef est :

  1. A.l'angle du cône avant du fuselage.
  2. B.le rapport entre la puissance et la vitesse.
  3. C.le rapport entre la portance et la traînée.
  4. D.toutes les réponses sont fausses.

Bonne réponse : C — le rapport entre la portance et la traînée.

La finesse f = Rz / Rx = Cz / Cx. Elle indique combien de mètres un planeur parcourt horizontalement pour un mètre de hauteur perdue en air calme.

L'équation de sustentation Fz = ½ ρ V² S Cz permet :

  1. A.de calculer le coefficient de traînée.
  2. B.de prévoir le poids des repas pouvant être servis à bord durant le vol.
  3. C.de déterminer la portance d'un avion en fonction de sa vitesse.
  4. D.les réponses a et b sont exactes.

Bonne réponse : C — de déterminer la portance d'un avion en fonction de sa vitesse.

Cette formule donne la portance Fz à partir de la masse volumique de l'air ρ, de la vitesse V, de la surface alaire S et du coefficient de portance Cz. La portance varie comme le carré de la vitesse ; le coefficient de traînée relève de la formule analogue en Cx.

Il existe différents types de volets hypersustentateurs. Un seul de ces systèmes ne produit pas de portance, lequel ?

  1. A.volet à fente.
  2. B.aile à incidence variable.
  3. C.aérofrein.
  4. D.bec de bord d'attaque.

Bonne réponse : C — aérofrein.

L'aérofrein est un dispositif hyposustentateur : il augmente la traînée et détruit une partie de la portance pour freiner l'avion ou augmenter la pente de descente. Volets, becs et incidence variable servent au contraire à augmenter la portance à basse vitesse.

L'angle de portance nulle d'un profil est :

  1. A.l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle.
  2. B.l'angle d'incidence qui correspond à une traînée nulle.
  3. C.l'angle d'incidence qui correspond à un moment nul.
  4. D.égal à 0° pour les profils creux.

Bonne réponse : A — l'angle d'incidence qui correspond à une portance nulle.

C'est l'incidence pour laquelle Cz = 0. Pour un profil cambré (creux ou plan-convexe), cet angle est légèrement négatif, de l'ordre de -2° à -4° ; la traînée, elle, n'est jamais nulle.

L'extrados d'une aile ou d'un profil désigne :

  1. A.sa partie supérieure.
  2. B.sa partie inférieure.
  3. C.les extrémités.
  4. D.les aérofreins.

Bonne réponse : A — sa partie supérieure.

L'extrados est la face supérieure du profil, où règne une dépression qui fournit l'essentiel de la portance. La face inférieure s'appelle l'intrados.

L'allongement de l'aile trapézoïdale dont les dimensions sont données par le plan ci-dessous est :

  1. A.5
  2. B.7,5
  3. C.8
  4. D.6

Bonne réponse : D — 6

Envergure b = 7,5 + 7,5 = 15 m. Chaque demi-aile est un trapèze de cordes 3 m et 2 m : S = 2 × (3 + 2)/2 × 7,5 = 37,5 m². Allongement λ = b²/S = 225/37,5 = 6 (ou b / corde moyenne = 15/2,5 = 6).

La turbulence de sillage est un phénomène dangereux. Elle est produite par :

  1. A.le souffle de l'hélice ou des réacteurs.
  2. B.la rotation des roues quand le train est sorti.
  3. C.les tourbillons qui naissent aux extrémités des ailes.
  4. D.les réponses a) et c) sont exactes.

Bonne réponse : D — les réponses a) et c) sont exactes.

Le corrigé officiel retient le souffle des hélices et réacteurs et surtout les tourbillons marginaux. Ces tourbillons, issus de la différence de pression entre intrados et extrados, sont la cause principale et la plus durable de la turbulence de sillage, particulièrement derrière un avion lourd et lent.

Le décrochage d'une aile se produit toujours :

  1. A.à la même vitesse.
  2. B.à la même inclinaison.
  3. C.à la même incidence.
  4. D.à la même altitude.

Bonne réponse : C — à la même incidence.

Le décrochage survient quand l'incidence dépasse l'incidence critique (environ 15° à 18°) : l'écoulement décolle de l'extrados. La vitesse de décrochage, elle, varie avec la masse, le facteur de charge et la configuration.

Les éléments ayant une influence sur la stabilité d'un avion sont :

  1. A.le dièdre et la flèche des ailes.
  2. B.le poids et le centrage de l'avion.
  3. C.la surface des gouvernes et empennages.
  4. D.toutes les propositions sont exactes.

Bonne réponse : D — toutes les propositions sont exactes.

Le dièdre et la flèche contribuent à la stabilité latérale, le centrage et la masse conditionnent la stabilité longitudinale, et les surfaces d'empennage assurent l'effet « girouette ». Tous ces éléments jouent sur la stabilité.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse.
  2. B.lacet inverse.
  3. C.courant induit.
  4. D.lacet induit.

Bonne réponse : B — lacet inverse.

L'aileron abaissé augmente la portance mais aussi la traînée de son aile, qui recule : l'avion part en lacet du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, corrigé au palonnier ou par des ailerons différentiels. Le roulis induit, lui, est l'effet secondaire de la direction.

Le foyer de l'aile est un point important, c'est :

  1. A.le point d'application des variations de portance.
  2. B.le point d'application de la portance qui se déplace suivant le centrage.
  3. C.le point de convergence des ondes de choc en vol transonique.
  4. D.un abri destiné aux mécaniciens de piste lors d'un point fixe d'essai moteur.

Bonne réponse : A — le point d'application des variations de portance.

Le foyer est le point où s'appliquent les variations de portance dues aux variations d'incidence ; il reste fixe (vers 25 % de la corde). Pour qu'un avion soit stable, le centre de gravité doit se trouver en avant du foyer.

La longueur de roulage nécessaire au décollage d'un avion augmente avec :

  1. A.l'altitude.
  2. B.la température.
  3. C.la composante de vent arrière.
  4. D.dans les trois cas précédents.

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents.

L'altitude et la température diminuent la masse volumique de l'air : moins de portance et de puissance à vitesse donnée, donc roulage plus long. Le vent arrière augmente la vitesse sol à atteindre pour obtenir la vitesse de décollage.

Les facteurs suivants, sauf un, améliorent les performances aérodynamiques d'un planeur. Lequel ?

  1. A.une faible surface alaire.
  2. B.un grand allongement.
  3. C.une aile propre sans poussière ni insectes collés.
  4. D.un train rentrant (escamotable).

Bonne réponse : A — une faible surface alaire.

Grand allongement (moins de traînée induite), aile propre (écoulement laminaire préservé) et train escamotable (moins de traînée de forme) améliorent la finesse. Une faible surface alaire ne l'améliore pas : elle augmente la charge alaire et les vitesses de vol.

Lors d'un virage à 60° d'inclinaison à altitude constante, le poids apparent est :

  1. A.égal au poids réel.
  2. B.égal à 2 fois le poids réel.
  3. C.égal à 1,15 du poids réel.
  4. D.inférieur au poids réel.

Bonne réponse : B — égal à 2 fois le poids réel.

En virage en palier, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5 donc n = 2 : le poids apparent est le double du poids réel. La valeur 1,15 correspond à une inclinaison de 30°.

On définit le facteur de charge « n » d'un avion comme étant :

  1. A.Poids / Portance.
  2. B.Portance / Poids.
  3. C.Portance / Traînée.
  4. D.Inverse à la charge alaire.

Bonne réponse : B — Portance / Poids.

Le facteur de charge est n = Portance / Poids. Il vaut 1 en palier rectiligne et augmente en virage ou en ressource. Portance / Traînée est la finesse.

Un planeur a une finesse de 40. En air calme, il se trouve à 1500 m de hauteur. Quelle est approximativement la distance maximale qu'il peut parcourir en ligne droite ?

  1. A.40 km.
  2. B.40 NM.
  3. C.50 NM.
  4. D.60 km.

Bonne réponse : D — 60 km.

Distance = finesse × hauteur = 40 × 1500 m = 60 000 m, soit 60 km (environ 32 NM).

Pour un avion, lors d'un vol en montée rectiligne à vitesse constante :

  1. A.la puissance à afficher est la même que celle nécessaire au vol rectiligne à la même vitesse.
  2. B.la portance est forcément supérieure au poids puisque l'avion monte.
  3. C.la portance est inférieure au poids.
  4. D.le moteur de l'appareil est mieux refroidi par en dessous.

Bonne réponse : C — la portance est inférieure au poids.

En montée stabilisée, le poids se décompose : une composante perpendiculaire à la trajectoire, équilibrée par la portance (Rz = P cos γ), et une composante le long de la trajectoire, compensée par un surcroît de traction. La portance est donc légèrement inférieure au poids ; c'est la puissance supplémentaire qui fait monter l'avion.

Le pilote incline le manche à droite :

  1. A.la gouverne de direction se braque à droite.
  2. B.la gouverne de profondeur se braque vers le haut.
  3. C.l'aileron droit s'abaisse.
  4. D.l'aileron droit se lève.

Bonne réponse : D — l'aileron droit se lève.

Manche à droite : l'aileron droit se lève (moins de portance à droite) et l'aileron gauche s'abaisse ; l'avion s'incline à droite. La direction est commandée par le palonnier et la profondeur par le mouvement avant-arrière du manche.

Lequel de ces 4 schémas correspond à un avion dit à « ailes de mouette » ?

  1. A.le schéma a
  2. B.le schéma b
  3. C.le schéma c
  4. D.le schéma d

Bonne réponse : B — le schéma b

L'aile de mouette présente une partie centrale fortement relevée près du fuselage, puis une partie extérieure moins inclinée ou légèrement redescendante, comme les ailes d'une mouette. Le schéma d montre l'inverse (aile en mouette inversée, type Corsair).

Un Karman est :

  1. A.un célèbre avion des courses de vitesse aux USA (courses de pylônes).
  2. B.un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air.
  3. C.un chariot de déplacement d'aéronef lourd sur les aires de parking des aéroports.
  4. D.un dirigeable gonflé au sulfure d'hydrogène.

Bonne réponse : B — un carénage d'emplanture optimisant l'écoulement de l'air.

Le karman (du nom de l'aérodynamicien Theodore von Kármán) est un carénage placé à la jonction aile-fuselage. Il adoucit le raccord et réduit la traînée d'interférence.

Quels sont les bois utilisés en construction aéronautique ?

  1. A.le sapin, le pin d'Orégon et le pin d'épicéa.
  2. B.le sapin, le fût néant, l'épicéa.
  3. C.le bouleau, le hêtre et le sapin.
  4. D.le balsa, le haut Koumé et le frêne.

Bonne réponse : C — le bouleau, le hêtre et le sapin.

Le bouleau et le hêtre sont utilisés notamment sous forme de contreplaqué aviation, le sapin et l'épicéa pour les longerons et nervures. Ces bois combinent bonne résistance et faible masse.

On appelle cellule d'un avion :

  1. A.tout l'avion sauf les équipements et propulseurs.
  2. B.le fuselage.
  3. C.la cabine des pilotes et passagers.
  4. D.les mécanismes de l'avion.

Bonne réponse : A — tout l'avion sauf les équipements et propulseurs.

La cellule regroupe la structure de l'avion : fuselage, voilure, empennages et atterrisseurs. Le groupe motopropulseur et les équipements de bord n'en font pas partie.

Un compensateur est une petite surface placée à l'arrière d'une gouverne et qui sert :

  1. A.à compenser les erreurs de pilotage.
  2. B.à diminuer les efforts du pilote sur les commandes.
  3. C.à compenser les variations de pression dues aux changements d'altitude de l'avion.
  4. D.les réponses a, b, c sont exactes.

Bonne réponse : B — à diminuer les efforts du pilote sur les commandes.

Le compensateur (tab) est braqué en sens inverse de la gouverne : sa force aérodynamique aide à maintenir la gouverne braquée, ce qui annule ou réduit l'effort que le pilote doit exercer sur le manche.

Les winglets servent à :

  1. A.augmenter la stabilité d'un avion.
  2. B.diminuer la traînée induite (et donc les tourbillons marginaux).
  3. C.diminuer la portance d'une aile en virage.
  4. D.diminuer la portance d'une aile en approche avant l'atterrissage.

Bonne réponse : B — diminuer la traînée induite (et donc les tourbillons marginaux).

Les winglets, ailettes en bout d'aile, gênent le contournement de l'air de l'intrados vers l'extrados. Ils affaiblissent les tourbillons marginaux et réduisent la traînée induite, donc la consommation.

Le rotor anticouple d'un hélicoptère :

  1. A.est une hélice verticale qui permet de contrôler les rotations en lacet de l'hélicoptère.
  2. B.sert de soutien au rotor principal.
  3. C.permet d'éviter que la structure de l'hélicoptère ne tourne sur elle-même.
  4. D.les propositions a et c sont exactes.

Bonne réponse : D — les propositions a et c sont exactes.

Le rotor principal, entraîné par le moteur, crée un couple qui ferait tourner le fuselage en sens inverse. Le rotor de queue s'y oppose et, en faisant varier son pas avec les palonniers, le pilote contrôle le lacet.

En phase d'atterrissage, le pilote sort les volets hypersustentateurs qui sont situés :

  1. A.sur l'aile près de l'emplanture.
  2. B.au bord de fuite de l'aile.
  3. C.vers l'extrémité de l'aile.
  4. D.les réponses a et b sont exactes.

Bonne réponse : D — les réponses a et b sont exactes.

Les volets sont placés au bord de fuite, sur la partie intérieure de l'aile, près de l'emplanture. L'extrémité du bord de fuite est réservée aux ailerons.

Le rotor d'un autogire :

  1. A.n'est pas entraîné par le moteur principal.
  2. B.peut être lancé en rotation avant le décollage par un moteur auxiliaire sur certains modèles.
  3. C.est entraîné en rotation par le vent relatif.
  4. D.toutes les réponses ci-dessus sont exactes.

Bonne réponse : D — toutes les réponses ci-dessus sont exactes.

Le rotor de l'autogire tourne librement en autorotation grâce au vent relatif ; le moteur n'entraîne que l'hélice propulsive. Sur certains modèles, un lanceur (prérotateur) met le rotor en rotation avant le décollage pour raccourcir la course.

En atmosphère humide, le réchauffage carburateur doit être utilisé :

  1. A.aux forts régimes du moteur si la température de l'air se situe entre -5 °C et +5 °C.
  2. B.aux faibles régimes du moteur jusqu'à une température de l'air pouvant atteindre +25 °C.
  3. C.lorsque la température de l'air est négative.
  4. D.aucune des réponses ci-dessus n'est exacte.

Bonne réponse : B — aux faibles régimes du moteur jusqu'à une température de l'air pouvant atteindre +25 °C.

La détente et la vaporisation de l'essence refroidissent fortement l'air dans le venturi, surtout papillon peu ouvert (faible régime). Du givre peut donc se former même par +25 °C en air humide.

Si l'on coupe la batterie d'un moteur d'avion qui est en fonctionnement :

  1. A.le moteur s'arrête.
  2. B.on constate une baisse de régime du moteur.
  3. C.le moteur continue de tourner.
  4. D.tous les instruments cessent de fonctionner.

Bonne réponse : C — le moteur continue de tourner.

L'allumage d'un moteur à pistons d'avion est assuré par des magnétos autonomes, indépendantes de la batterie. Le moteur continue donc de tourner ; seuls les équipements électriques sont affectés.

La casserole d'hélice :

  1. A.permet un meilleur refroidissement du moteur.
  2. B.améliore l'écoulement de l'air.
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage.
  4. D.les affirmations « a » et « b » sont exactes.

Bonne réponse : D — les affirmations « a » et « b » sont exactes.

La casserole est le carénage du moyeu de l'hélice. Elle profile l'avant de l'avion, améliorant l'écoulement, et guide l'air vers les entrées de refroidissement du capot.

Le rendement d'une hélice est défini par le rapport :

  1. A.Puissance utile / Puissance absorbée
  2. B.Puissance absorbée / Puissance utile
  3. C.Traction / Vitesse
  4. D.Puissance / Traction

Bonne réponse : A — Puissance utile / Puissance absorbée

Le rendement d'une hélice est le rapport entre la puissance utile (traction × vitesse) et la puissance absorbée fournie par le moteur sur l'arbre. Il est toujours inférieur à 1 (environ 0,8 au mieux).

Dans un turboréacteur, l'air suit le trajet suivant :

  1. A.tuyère, turbine, chambre de combustion, compresseur.
  2. B.compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère.
  3. C.turbine, compresseur, chambre de combustion, tuyère.
  4. D.compresseur, tuyère, chambre de combustion, turbine.

Bonne réponse : B — compresseur, chambre de combustion, turbine, tuyère.

L'air est comprimé par le compresseur, chauffé par la combustion du kérosène, détendu dans la turbine (qui entraîne le compresseur), puis accéléré dans la tuyère pour produire la poussée.

La recherche pour améliorer notre environnement touche aussi l'aéronautique. On a pu voir évoluer des aéronefs pilotés (pilote à bord) dont l'hélice tourne grâce à :

  1. A.un moteur électrique alimenté par des batteries embarquées.
  2. B.un moteur électrique alimenté grâce à l'énergie solaire récupérée par des panneaux photovoltaïques.
  3. C.l'énergie musculaire d'un cycliste agissant sur un pédalier.
  4. D.les trois réponses ci-dessus sont exactes.

Bonne réponse : D — les trois réponses ci-dessus sont exactes.

Des avions électriques à batteries ont volé, Solar Impulse a démontré le vol solaire, et des avions à propulsion humaine comme le Gossamer Albatross ont traversé la Manche à la force des jambes.

Un seul de ces instruments n'est pas relié à une prise de pression de l'avion :

  1. A.variomètre.
  2. B.altimètre.
  3. C.anémomètre.
  4. D.indicateur de virage.

Bonne réponse : D — indicateur de virage.

Variomètre, altimètre et anémomètre sont des instruments anémobarométriques reliés aux prises statique et/ou Pitot. L'indicateur de virage est un instrument gyroscopique.

Le compas magnétique :

  1. A.est un instrument gyroscopique.
  2. B.est relié à une source de pression.
  3. C.se lit en observant la position de la ligne de foi en regard de la rose des caps.
  4. D.nécessite d'être recalé après une série d'évolutions serrées ou après un certain temps de vol.

Bonne réponse : C — se lit en observant la position de la ligne de foi en regard de la rose des caps.

Le compas est un instrument magnétique autonome : on lit le cap sur la rose en face de la ligne de foi. C'est le conservateur de cap (directionnel) qui doit être recalé périodiquement sur le compas.

Sur un anémomètre, l'extrémité supérieure de l'arc blanc correspond à la vitesse :

  1. A.à ne jamais dépasser (VNE).
  2. B.nominale opérationnelle (VNO).
  3. C.maximum avec les hypersustentateurs sortis (VFE).
  4. D.de décrochage (VSO).

Bonne réponse : C — maximum avec les hypersustentateurs sortis (VFE).

L'arc blanc est la plage d'utilisation des volets : il va de VSO (décrochage en configuration atterrissage) à VFE (vitesse maximale volets sortis). La VNE est marquée par le trait rouge.

Le conservateur de cap, appelé aussi directionnel, est un instrument qui :

  1. A.est très fiable et permet de contrôler les indications du compas.
  2. B.permet de contrôler l'assiette et l'inclinaison de l'avion.
  3. C.est sujet à une dérive, obligeant le pilote à des recalages fréquents.
  4. D.est un instrument magnétique.

Bonne réponse : C — est sujet à une dérive, obligeant le pilote à des recalages fréquents.

Le directionnel est un gyroscope, stable et lisible en virage, mais sa précession et la rotation de la Terre le font dériver. Il doit être recalé sur le compas environ toutes les 15 minutes.

Dans le dossier météorologique du pilote on trouve un certain nombre de messages ; parmi eux, le METAR est un message :

  1. A.de prévision du temps à un endroit donné.
  2. B.d'observation du temps en un lieu donné.
  3. C.de prévision du temps sous forme d'une carte.
  4. D.d'observation du temps sous forme d'une carte.

Bonne réponse : B — d'observation du temps en un lieu donné.

Le METAR est un message d'observation régulière (en général toutes les 30 minutes ou chaque heure) du temps sur un aérodrome. Le TAF, lui, est la prévision d'aérodrome.

L'appareil qui permet de mesurer l'humidité est un :

  1. A.pluviomètre.
  2. B.micromètre.
  3. C.hygromètre.
  4. D.baromètre.

Bonne réponse : C — hygromètre.

L'hygromètre mesure l'humidité de l'air. Le pluviomètre mesure les précipitations et le baromètre la pression.

Le symbole ci-contre, sur une carte de météorologie, signifie :

  1. A.un front froid.
  2. B.un front chaud.
  3. C.l'absence de vent.
  4. D.une courbe isobare.

Bonne réponse : B — un front chaud.

Sur les cartes, le front chaud est représenté par une ligne portant des demi-cercles (rouges en couleur) tournés dans le sens du déplacement. Le front froid porte des triangles.

Sur une carte météorologique, la ligne qui relie tous les points d'égale pression est une ligne :

  1. A.uniforme.
  2. B.isotherme.
  3. C.isocèle.
  4. D.isobare.

Bonne réponse : D — isobare.

Les isobares relient les points de même pression (ramenée au niveau de la mer). Les isothermes relient les points de même température.

Au voisinage du niveau de la mer, la pression atmosphérique :

  1. A.augmente d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft.
  2. B.diminue de 28 hPa quand on s'élève de 1 ft.
  3. C.diminue d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft.
  4. D.diminue de 28 hPa quand on s'élève de 1 ft.

Bonne réponse : C — diminue d'environ 1 hPa quand on s'élève de 28 ft.

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 28 ft (soit environ 8,5 m). Cette décroissance ralentit avec l'altitude.

L'ensemble des mouvements verticaux de l'air, ascendants et descendants, dus au réchauffement diurne du sol est appelé :

  1. A.conduction.
  2. B.coalescence.
  3. C.subsidence.
  4. D.convection.

Bonne réponse : D — convection.

Le sol chauffé par le soleil réchauffe l'air à son contact, qui devient plus léger et s'élève : c'est la convection, à l'origine des thermiques et des cumulus. La subsidence est un affaissement d'air à grande échelle dans les anticyclones.

L'expression « inversion de température » signifie, dans une couche d'air donnée, que la température :

  1. A.diminue quand l'altitude augmente.
  2. B.augmente quand l'altitude augmente.
  3. C.devient négative à la tombée de la nuit.
  4. D.diminue plus vite que le gradient standard.

Bonne réponse : B — augmente quand l'altitude augmente.

Normalement la température baisse avec l'altitude. Dans une couche d'inversion, elle augmente avec l'altitude : cette couche est très stable et bloque les mouvements verticaux (brumes, fumées piégées).

L'atmosphère est composée de plusieurs couches. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.troposphère.
  2. B.stratosphère.
  3. C.tropopause.
  4. D.mésosphère.

Bonne réponse : A — troposphère.

La troposphère, du sol jusqu'à environ 11 km aux latitudes moyennes, contient l'essentiel de la vapeur d'eau et est le siège des nuages et des phénomènes météorologiques.

Pour amener une masse d'air à saturation en humidité, il faut :

  1. A.augmenter sa température.
  2. B.diminuer sa température.
  3. C.augmenter la pression.
  4. D.augmenter la température et augmenter sa pression.

Bonne réponse : B — diminuer sa température.

La quantité maximale de vapeur d'eau que l'air peut contenir diminue avec la température. En refroidissant l'air jusqu'au point de rosée, on atteint la saturation et la condensation.

Une des conditions favorables à la formation du brouillard est :

  1. A.l'augmentation de pression.
  2. B.l'augmentation de température.
  3. C.l'augmentation du taux d'humidité.
  4. D.une baisse du taux d'humidité.

Bonne réponse : C — l'augmentation du taux d'humidité.

Le brouillard se forme quand l'air proche du sol atteint la saturation, par refroidissement ou par apport d'humidité. Une humidité croissante rapproche l'air de la saturation.

Dans l'hémisphère nord, on constate que les vents dominants associés à une dépression :

  1. A.se déplacent de l'ouest vers l'est.
  2. B.se déplacent de l'est vers l'ouest.
  3. C.tournent dans le sens horaire autour du centre de cette dépression.
  4. D.tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression.

Bonne réponse : D — tournent dans le sens anti-horaire autour du centre de cette dépression.

Sous l'effet de la force de Coriolis, l'air tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression dans l'hémisphère nord, et dans le sens horaire autour d'un anticyclone.

On appelle « stratus » un nuage :

  1. A.stable à extension horizontale.
  2. B.instable à extension verticale.
  3. C.en forme de chou-fleur.
  4. D.situé à environ 6 000 m d'altitude.

Bonne réponse : A — stable à extension horizontale.

Le stratus est un nuage bas, en couche uniforme et grise, formé dans une masse d'air stable ; il s'étend horizontalement. Le chou-fleur caractérise les cumulus, nuages instables.

L'un des groupes de nuages ci-après ne contient que des nuages stables. Lequel ?

  1. A.Stratus, cumulonimbus, altocumulus, cirrus.
  2. B.Altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus.
  3. C.Cumulus, cirrocumulus, stratocumulus, altocumulus.
  4. D.Nimbostratus, cumulonimbus, cirrus, altocumulus.

Bonne réponse : B — Altostratus, cirrostratus, stratus, cirrus.

Altostratus, cirrostratus, stratus et cirrus sont des nuages en couches ou en filaments liés à de l'air stable. Les autres groupes contiennent des nuages cumuliformes (cumulus, cumulonimbus, altocumulus) révélant de l'instabilité.

Les vents dominants en France sont :

  1. A.le Mistral qui est un vent du Sud et le vent d'Autan qui est un vent d'Ouest.
  2. B.la Tramontane qui est un vent du Nord-Ouest et le vent d'Autan qui est un vent du Nord.
  3. C.le Mistral qui est un vent du Sud, la Tramontane qui est un vent du Nord-Ouest et le vent d'Autan qui est un vent du Sud-Est.
  4. D.le Mistral qui est un vent du Nord, la Tramontane qui est un vent du Nord-Ouest et le vent d'Autan qui est un vent du Sud-Est.

Bonne réponse : D — le Mistral qui est un vent du Nord, la Tramontane qui est un vent du Nord-Ouest et le vent d'Autan qui est un vent du Sud-Est.

Le Mistral souffle du nord dans la vallée du Rhône, la Tramontane du nord-ouest en Languedoc-Roussillon et le vent d'Autan du sud-est dans la région toulousaine. Ce sont des vents locaux renforcés par le relief.

Les nuages associés au front chaud sont principalement :

  1. A.des nuages à développement vertical.
  2. B.des nuages instables.
  3. C.des nuages cumuliformes.
  4. D.les trois propositions sont exactes.

Bonne réponse : D — les trois propositions sont exactes.

Le front chaud est associé à de l'air chaud qui glisse lentement sur l'air froid : il donne surtout des nuages stratiformes stables (cirrus, cirrostratus, altostratus, nimbostratus). Aucune proposition n'est donc exacte ; le corrigé officiel retient « les trois propositions sont exactes » en signalant un problème de question.

La brise de terre :

  1. A.se lève le soir et se dirige vers la mer.
  2. B.se lève le soir et se dirige vers la terre.
  3. C.résulte d'une dépression diurne sur la mer.
  4. D.s'accompagne presque toujours d'entrées maritimes dangereuses pour la circulation aérienne.

Bonne réponse : A — se lève le soir et se dirige vers la mer.

La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer : l'air au-dessus de la terre devient plus froid et plus dense et s'écoule vers la mer. La brise de terre se lève le soir et souffle de la terre vers la mer.

À une altitude voisine du niveau de la mer, une pression atmosphérique de 1035 hPa signifie :

  1. A.une zone anticyclonique.
  2. B.une dépression.
  3. C.une pression normalement moyenne.
  4. D.qu'il existe un risque important de givrage.

Bonne réponse : A — une zone anticyclonique.

La pression moyenne au niveau de la mer est de 1013,25 hPa. Une valeur de 1035 hPa, nettement supérieure, caractérise une zone anticyclonique (haute pression).

Au voisinage d'un front chaud :

  1. A.l'air froid s'élève au-dessus de l'air chaud.
  2. B.l'air chaud s'élève au-dessus de l'air froid.
  3. C.l'air froid pousse l'air chaud.
  4. D.l'air chaud s'affaisse sous l'air froid.

Bonne réponse : B — l'air chaud s'élève au-dessus de l'air froid.

Au front chaud, l'air chaud, plus léger, rattrape l'air froid et monte lentement en pente douce au-dessus de lui, d'où les nuages en couches étendues. Au front froid, c'est l'air froid qui pousse et soulève l'air chaud.

Dans une perturbation, le secteur nuageux appelé « traîne » est situé :

  1. A.à l'avant d'un front chaud.
  2. B.à l'arrière d'un front chaud.
  3. C.à l'avant d'un front froid.
  4. D.à l'arrière d'un front froid.

Bonne réponse : D — à l'arrière d'un front froid.

La traîne est la partie de la perturbation qui suit le passage du front froid : air froid instable, ciel de cumulus et cumulonimbus, averses et bonne visibilité entre les grains. L'arrière du front chaud correspond au secteur chaud.

L'apparition dans le ciel de nuages du type cirrus annonce :

  1. A.l'arrivée d'une masse d'air froide.
  2. B.un réchauffement par rayonnement des basses couches de l'atmosphère.
  3. C.un changement de temps dans les heures qui suivent.
  4. D.la mise en place d'un air stable pour plusieurs jours.

Bonne réponse : C — un changement de temps dans les heures qui suivent.

Les cirrus, nuages élevés, sont souvent les premiers signes d'une perturbation qui approche (tête du système nuageux du front chaud). Ils annoncent une dégradation du temps dans les heures qui suivent.

La visite prévol est effectuée :

  1. A.obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol.
  2. B.le matin par le mécanicien.
  3. C.une seule fois par jour avant le premier vol.
  4. D.uniquement après une réparation.

Bonne réponse : A — obligatoirement par le commandant de bord avant chaque vol.

La visite prévol est de la responsabilité du commandant de bord, qui doit s'assurer avant chaque vol que l'aéronef est en état de voler.

Pour la délivrance du brevet et de la licence de pilote privé, il faut avoir :

  1. A.15 ans révolus.
  2. B.16 ans révolus.
  3. C.17 ans révolus.
  4. D.18 ans révolus.

Bonne réponse : C — 17 ans révolus.

La licence de pilote privé avion (PPL) est délivrée à partir de 17 ans révolus. Le vol solo est possible plus tôt (16 ans).

Aucun vol VFR de jour ne doit être entrepris sans une quantité de carburant nécessaire à :

  1. A.30 min de vol.
  2. B.45 min de vol.
  3. C.1 h de vol.
  4. D.1 h 30 de vol.

Bonne réponse : A — 30 min de vol.

Pour un vol VFR de jour en avion, la réserve réglementaire est de 30 minutes de vol à la vitesse de croisière, en plus du carburant nécessaire pour rejoindre la destination (45 minutes de nuit).

La visibilité minimale pour entreprendre un vol VFR est de :

  1. A.1 km.
  2. B.1,5 NM.
  3. C.1 500 ft.
  4. D.1 500 m.

Bonne réponse : D — 1 500 m.

Le corrigé officiel retient 1 500 m, valeur minimale de visibilité en vol pour le VFR en espace non contrôlé à basse hauteur, dans les conditions particulières prévues par la réglementation de l'époque.

Un pilote effectue un vol VFR sur une route magnétique 150°. Il peut adopter les niveaux de vol suivants :

  1. A.FL 35, FL 40 et FL 45.
  2. B.FL 45, FL 55 et FL 65.
  3. C.FL 45, FL 65 et FL 85.
  4. D.FL 55, FL 75 et FL 95.

Bonne réponse : D — FL 55, FL 75 et FL 95.

Règle semi-circulaire VFR : pour une route magnétique entre 000° et 179°, on vole à un nombre impair de milliers de pieds plus 500 ft, soit FL 35, 55, 75, 95…

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée :

  1. A.20.
  2. B.21.
  3. C.03.
  4. D.Aucune réponse n'est exacte.

Bonne réponse : A — 20.

Le numéro de piste est l'orientation magnétique arrondie à la dizaine de degrés la plus proche, divisée par 10 : 203° donne 200°, donc piste 20.

Le dépassement en vol d'un aéronef s'effectue toujours :

  1. A.par la gauche de celui-ci.
  2. B.par la droite de celui-ci.
  3. C.par-dessus celui-ci.
  4. D.par-dessous celui-ci.

Bonne réponse : B — par la droite de celui-ci.

Selon les règles de l'air, l'aéronef qui dépasse doit le faire en obliquant vers la droite et laisser l'aéronef dépassé sur sa gauche.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH.
  2. B.la pression au niveau de la mer.
  3. C.la pression standard.
  4. D.la pression au sol (QFE).

Bonne réponse : C — la pression standard.

Un niveau de vol est une surface isobare repérée avec l'altimètre calé sur la pression standard 1013,25 hPa. FL 55 correspond à 5 500 ft au-dessus de cette surface.

Le passage de l'altitude de transition en montée implique le changement du calage altimétrique :

  1. A.de passer du QNH à 1013,25 hPa.
  2. B.de passer de 1013,25 hPa au QNH.
  3. C.de passer du QFE au QNH.
  4. D.de passer du QFE au QFU.

Bonne réponse : A — de passer du QNH à 1013,25 hPa.

Sous l'altitude de transition, on vole en altitude au calage QNH. En montée, en franchissant l'altitude de transition, on affiche 1013,25 hPa pour voler en niveaux de vol.

Les lignes d'égale déclinaison s'appellent des :

  1. A.isothermes.
  2. B.isogones.
  3. C.isobares.
  4. D.isocèles.

Bonne réponse : B — isogones.

Les isogones relient les points où la déclinaison magnétique a la même valeur. Les isothermes et isobares sont des lignes météorologiques.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 minute correspond à une distance de :

  1. A.1 mille terrestre.
  2. B.1 NM.
  3. C.60 NM.
  4. D.60 kilomètres.

Bonne réponse : B — 1 NM.

Le mille nautique est défini comme la longueur d'un arc de 1 minute de latitude le long d'un méridien, soit 1 852 m. Un degré vaut donc 60 NM.

Combien de temps faut-il à la Terre pour tourner sur elle-même de 15° ?

  1. A.6 heures.
  2. B.3 heures.
  3. C.2 heures.
  4. D.1 heure.

Bonne réponse : D — 1 heure.

La Terre fait un tour de 360° en 24 heures, soit 360 / 24 = 15° par heure.

Le canevas d'une carte au 1/500 000e est de type :

  1. A.stéréographique.
  2. B.Lambert.
  3. C.Mercator.
  4. D.Expansor.

Bonne réponse : B — Lambert.

Les cartes aéronautiques OACI au 1/500 000 utilisent la projection conique conforme de Lambert, sur laquelle une ligne droite est proche d'une orthodromie et les angles sont conservés.

Sur votre route, le vent vient de la gauche :

  1. A.votre route est indépendante de votre cap.
  2. B.votre route est inférieure à votre cap.
  3. C.votre route est supérieure à votre cap.
  4. D.votre route est égale à votre cap.

Bonne réponse : C — votre route est supérieure à votre cap.

Un vent venant de la gauche pousse l'avion vers la droite : la dérive est droite et la route suivie est supérieure au cap. Pour suivre la route voulue, il faut donc afficher un cap inférieur (corriger à gauche, face au vent).

Par vent de face, la vitesse sol (Vs) est :

  1. A.inférieure à la vitesse propre (Vp).
  2. B.égale à la vitesse propre (Vp).
  3. C.supérieure à la vitesse propre (Vp).
  4. D.le vent n'a pas d'incidence sur la vitesse propre (Vp).

Bonne réponse : A — inférieure à la vitesse propre (Vp).

Avec un vent de face, la vitesse sol vaut la vitesse propre moins la vitesse du vent : Vs < Vp.

La distance qui sépare une ville A par 40° N - 10° W et une ville B par 42° N - 10° W est de :

  1. A.120 NM.
  2. B.200 km.
  3. C.120 km.
  4. D.42 NM.

Bonne réponse : A — 120 NM.

Les deux villes sont sur le même méridien (10° W) et diffèrent de 2° de latitude. Un degré de latitude vaut 60 NM, donc 2 × 60 = 120 NM (environ 222 km).

Les indications d'un VOR ont pour référence le nord :

  1. A.magnétique.
  2. B.géographique.
  3. C.vrai.
  4. D.compas.

Bonne réponse : A — magnétique.

Les radiales d'un VOR sont repérées par rapport au nord magnétique de la station. Ce sont des QDR, relèvements magnétiques depuis la balise.

Un DME est un équipement qui mesure :

  1. A.une distance horizontale.
  2. B.une distance oblique entre la station et l'avion.
  3. C.un angle formé entre le nord et la balise.
  4. D.un relèvement magnétique de l'avion par la station.

Bonne réponse : B — une distance oblique entre la station et l'avion.

Le DME mesure le temps aller-retour d'une impulsion radio entre l'avion et la station au sol : il donne la distance oblique (en ligne droite) et non la distance horizontale, l'écart étant notable à la verticale de la station.

Les émanations de monoxyde de carbone sont particulièrement dangereuses car elles :

  1. A.peuvent exploser.
  2. B.ont la particularité de n'agir qu'après plusieurs heures.
  3. C.peuvent brûler les yeux.
  4. D.sont inodores et incolores.

Bonne réponse : D — sont inodores et incolores.

Le monoxyde de carbone, issu d'une fuite des gaz d'échappement (chauffage cabine), est indétectable par les sens. Il se fixe sur l'hémoglobine et provoque maux de tête, somnolence puis perte de conscience.

Après une plongée sous-marine avec paliers à la remontée, on peut entreprendre un vol :

  1. A.après un délai de 48 h.
  2. B.immédiatement.
  3. C.après un délai de 12 h.
  4. D.après un délai de 24 h.

Bonne réponse : D — après un délai de 24 h.

Après une plongée, l'organisme contient encore de l'azote dissous ; la baisse de pression en altitude peut provoquer un accident de décompression. Après une plongée avec paliers, il faut attendre au moins 24 heures avant de voler.

André Garnerin (1769-1823) s'est illustré par :

  1. A.ses ascensions en montgolfière.
  2. B.la traversée de la Manche en ballon.
  3. C.le premier saut en parachute.
  4. D.l'invention de l'hélice.

Bonne réponse : C — le premier saut en parachute.

Le 22 octobre 1797, André-Jacques Garnerin réalise au-dessus du parc Monceau à Paris le premier saut en parachute depuis un ballon. La traversée de la Manche en ballon revient à Blanchard et Jeffries (1785).

Clément Ader a :

  1. A.inventé le cerf-volant en 1573.
  2. B.effectué le premier vol plané en 1786.
  3. C.réussi le premier décollage d'un plus lourd que l'air motorisé en 1890 (l'Éole).
  4. D.effectué le premier vol soutenu d'un plus lourd que l'air motorisé en 1903 (le Flyer).

Bonne réponse : C — réussi le premier décollage d'un plus lourd que l'air motorisé en 1890 (l'Éole).

Le 9 octobre 1890, à Armainvilliers, l'Éole de Clément Ader, propulsé par une machine à vapeur, s'élève d'une vingtaine de centimètres sur une cinquantaine de mètres. Le Flyer de 1903 est l'œuvre des frères Wright.

Le premier hélicoptère qui s'est élevé avec un homme à bord est une invention de :

  1. A.Paul Cornu.
  2. B.Igor Sikorsky.
  3. C.Marcel Dassault.
  4. D.Roland Garros.

Bonne réponse : A — Paul Cornu.

Le 13 novembre 1907, près de Lisieux, Paul Cornu s'élève de quelques dizaines de centimètres pendant une vingtaine de secondes à bord de son hélicoptère à deux rotors : premier vol libre d'un hélicoptère avec pilote.

L'aéronef qui a traversé la Manche pour la première fois était :

  1. A.un ballon, en 1785.
  2. B.un dirigeable, en 1852.
  3. C.un avion, en 1909.
  4. D.un hydravion, en 1911.

Bonne réponse : A — un ballon, en 1785.

Le 7 janvier 1785, Jean-Pierre Blanchard et John Jeffries traversent la Manche en ballon à gaz, de Douvres à Guînes. Blériot fera la première traversée en avion en 1909.

Le premier tir à travers l'hélice blindée a été effectué par :

  1. A.Édouard de Nieuport.
  2. B.Avro Lancaster.
  3. C.Roland Garros.
  4. D.Pierre Fiterman.

Bonne réponse : C — Roland Garros.

En 1915, Roland Garros équipe les pales de son Morane-Saulnier de déflecteurs blindés et tire à la mitrailleuse à travers l'hélice, obtenant plusieurs victoires. Le synchronisateur de Fokker perfectionnera ensuite ce principe.

Les « as » sont des pilotes :

  1. A.de chasse ayant obtenu 5 victoires ou plus.
  2. B.de bombardier ayant réussi 15 bombardements derrière les lignes ennemies.
  3. C.de reconnaissance ayant effectué 25 missions ou plus.
  4. D.tous chefs d'escadrille.

Bonne réponse : A — de chasse ayant obtenu 5 victoires ou plus.

Le titre d'as, apparu pendant la Première Guerre mondiale, désigne un pilote de chasse ayant remporté au moins cinq victoires aériennes homologuées (Guynemer, Fonck, Richthofen…).

Charles Lindbergh a traversé l'Atlantique Nord en :

  1. A.1919.
  2. B.1920.
  3. C.1927.
  4. D.1930.

Bonne réponse : C — 1927.

Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh relie New York à Paris en solitaire et sans escale à bord du Spirit of Saint Louis, en 33 h 30.

Ces femmes furent toutes des aviatrices célèbres de l'entre-deux-guerres, sauf une : laquelle ?

  1. A.Amelia Earhart.
  2. B.Adrienne Bolland.
  3. C.Maryse Bastié.
  4. D.Valentina Terechkova.

Bonne réponse : D — Valentina Terechkova.

Valentina Terechkova est une cosmonaute soviétique, première femme dans l'espace en 1963. Amelia Earhart, Adrienne Bolland (traversée des Andes, 1921) et Maryse Bastié sont des aviatrices de l'entre-deux-guerres.

L'armée de l'air française a été créée en :

  1. A.1901.
  2. B.1914.
  3. C.1933.
  4. D.1947.

Bonne réponse : C — 1933.

L'aviation militaire devient une armée autonome par le décret du 1er avril 1933 ; son organisation est fixée par la loi du 2 juillet 1934.

L'Aéropostale a été créée par :

  1. A.Louis Blériot.
  2. B.Pierre-Georges Latécoère.
  3. C.Henri Guillaumet.
  4. D.Antoine de Saint-Exupéry.

Bonne réponse : B — Pierre-Georges Latécoère.

L'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère fonde en 1918 les Lignes aériennes Latécoère, qui deviendront l'Aéropostale en 1927. Guillaumet et Saint-Exupéry en furent des pilotes célèbres.

En 1937, le dirigeable Hindenburg brûle en faisant 36 victimes. Il était gonflé au :

  1. A.dihydrogène.
  2. B.dioxygène.
  3. C.diazote.
  4. D.butane.

Bonne réponse : A — dihydrogène.

Faute de pouvoir obtenir de l'hélium américain, le Hindenburg était gonflé à l'hydrogène, gaz très inflammable. Il s'embrase à Lakehurst le 6 mai 1937, ce qui marque la fin des grands dirigeables de transport.

Antoine de Saint-Exupéry disparaît en 1944 à bord d'un :

  1. A.Dewoitine D.520.
  2. B.Supermarine Spitfire.
  3. C.Messerschmitt Bf 109.
  4. D.Lockheed P-38 Lightning.

Bonne réponse : D — Lockheed P-38 Lightning.

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry décolle de Corse aux commandes d'un Lockheed P-38 Lightning en version de reconnaissance photographique (F-5B) et disparaît au large de Marseille.

Durant la bataille d'Angleterre de juillet à septembre 1940, lequel de ces avions n'a pas été engagé ?

  1. A.Hawker Hurricane.
  2. B.Messerschmitt Bf 109.
  3. C.Supermarine Spitfire.
  4. D.Spad XIII.

Bonne réponse : D — Spad XIII.

Le Spad XIII est un chasseur français de la Première Guerre mondiale. Hurricane et Spitfire côté britannique, Bf 109 côté allemand furent les chasseurs de la bataille d'Angleterre.

André Turcat est connu pour :

  1. A.être le premier pilote de ligne à effectuer les vols commerciaux transatlantiques avec passagers.
  2. B.avoir été un des pilotes d'essais du Concorde.
  3. C.être le premier pilote français à avoir franchi le mur du son.
  4. D.être le premier parachutiste d'essai à avoir effectué une chute libre sans parachute.

Bonne réponse : B — avoir été un des pilotes d'essais du Concorde.

André Turcat, pilote d'essais de Sud-Aviation, a effectué le premier vol du Concorde 001 le 2 mars 1969 à Toulouse.

L'avion de combat français Mirage III était équipé d'un réacteur produit par la firme :

  1. A.Rolls-Royce.
  2. B.S.N.E.C.M.A.
  3. C.General Electric.
  4. D.Pratt et Whitney.

Bonne réponse : B — S.N.E.C.M.A.

Le Mirage III de Dassault était propulsé par un turboréacteur Atar de la SNECMA (aujourd'hui Safran Aircraft Engines).

Le premier avion du monde à avoir atteint le mur du son est :

  1. A.le Bell X-1.
  2. B.le Dassault Mystère IV.
  3. C.le De Havilland Vampire.
  4. D.le MiG-15.

Bonne réponse : A — le Bell X-1.

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit pour la première fois le mur du son en vol en palier à bord de l'avion-fusée Bell X-1, largué d'un B-29.

Le succès de la Caravelle, à la fin des années 1950, s'explique principalement par :

  1. A.le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage.
  2. B.la grande élégance de ses lignes.
  3. C.son équipement en commandes de vol électriques.
  4. D.ses exceptionnelles capacités de long-courrier trans-océanique.

Bonne réponse : A — le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière du fuselage.

La Caravelle de Sud-Aviation innove en plaçant ses deux réacteurs à l'arrière du fuselage, ce qui libère l'aile et offre une cabine particulièrement silencieuse. C'est un moyen-courrier, sans commandes électriques.

Le premier homme à avoir marché sur la Lune (21 juillet 1969) est :

  1. A.John Glenn.
  2. B.Alan Shepard.
  3. C.Neil Armstrong.
  4. D.Youri Gagarine.

Bonne réponse : C — Neil Armstrong.

Lors de la mission Apollo 11, Neil Armstrong pose le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 (heure européenne), suivi de Buzz Aldrin. Gagarine fut le premier homme dans l'espace en 1961.

Le concepteur de la fusée Saturn V, qui conduisit l'homme sur la Lune, était :

  1. A.Wernher von Braun.
  2. B.Sergueï Korolev.
  3. C.Constantin Tsiolkovski.
  4. D.Robert Goddard.

Bonne réponse : A — Wernher von Braun.

Wernher von Braun, ingénieur allemand passé aux États-Unis après la guerre, dirigea au centre Marshall de la NASA la conception de Saturn V. Korolev était son homologue soviétique.

L'auteur du livre « Vol de nuit » est :

  1. A.Joseph Kessel.
  2. B.Romain Gary.
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry.
  4. D.Pierre Clostermann.

Bonne réponse : C — Antoine de Saint-Exupéry.

Vol de nuit (1931), prix Femina, est un roman d'Antoine de Saint-Exupéry inspiré de son expérience de l'Aéropostale en Amérique du Sud.

La masse volumique du balsa est de l'ordre de :

  1. A.1,5 kg/m³
  2. B.15 kg/m³
  3. C.150 kg/m³
  4. D.1500 kg/m³

Bonne réponse : C — 150 kg/m³

Le balsa est un bois très léger, d'environ 100 à 200 kg/m³ (en moyenne 150 kg/m³), soit près de sept fois moins dense que l'eau.

Sur un modèle pour modéliste débutant, l'angle de calage du moteur :

  1. A.est positif pour faciliter la montée du modèle.
  2. B.est positif pour dégager les empennages du souffle de l'hélice.
  3. C.varie selon que l'on utilise un moteur 2 ou 4 temps.
  4. D.est négatif pour éviter que le modèle ne cabre plein gaz.

Bonne réponse : D — est négatif pour éviter que le modèle ne cabre plein gaz.

On donne au moteur un léger piqueur (calage négatif) : quand la vitesse augmente plein gaz, l'aile porte davantage et le modèle tend à cabrer ; le piqueur moteur compense cette tendance.

Un renforcement efficace des longerons peut être obtenu grâce à une âme dont les fibres sont :

  1. A.horizontales.
  2. B.verticales.
  3. C.inclinées à 45° vers le bord marginal.
  4. D.inclinées à 45° vers l'emplanture.

Bonne réponse : B — verticales.

L'âme relie les semelles supérieure et inférieure du longeron et travaille au cisaillement. Le corrigé officiel retient des fibres verticales, qui empêchent le glissement des semelles l'une par rapport à l'autre lors de la flexion.

En présence de public, un pilote doit faire évoluer son modèle en se tenant :

  1. A.dos au public.
  2. B.dans le public.
  3. C.indifféremment dos ou face au public.
  4. D.face au public.

Bonne réponse : A — dos au public.

Le pilote se place devant le public, dos à lui, et fait évoluer son modèle devant lui, du côté opposé aux spectateurs. Il ne survole ainsi jamais le public.

Pour diminuer le débattement de la gouverne, il suffit :

  1. A.d'augmenter le bras de levier du disque de servomoteur.
  2. B.de diminuer le bras de levier du disque de servomoteur.
  3. C.de diminuer le bras de levier du palonnier sur la gouverne.
  4. D.de raccourcir la tige de commande.

Bonne réponse : B — de diminuer le bras de levier du disque de servomoteur.

Le déplacement de la tige est proportionnel au rayon du point d'attache sur le palonnier du servo. En rapprochant ce point de l'axe du servo, on réduit la course de la tige et donc le débattement ; on peut aussi éloigner le point d'attache sur le guignol de gouverne.

La résistance mécanique des bois utilisés pour la construction est plus importante, dans le sens axial des fibres, en :

  1. A.flexion.
  2. B.compression.
  3. C.traction.
  4. D.torsion.

Bonne réponse : C — traction.

Le bois résiste le mieux en traction dans le sens des fibres ; sa résistance en compression axiale est environ deux fois plus faible, car les fibres flambent.

La résistance d'un collage est :

  1. A.meilleure avec un film de colle fin.
  2. B.meilleure avec un film de colle épais.
  3. C.l'épaisseur du film de colle importe peu.
  4. D.meilleure si la pièce est tiède.

Bonne réponse : A — meilleure avec un film de colle fin.

Un joint de colle mince et régulier, entre pièces bien ajustées et pressées, est plus résistant qu'un joint épais, qui ajoute de la masse et peut se fissurer.

Le balsa est :

  1. A.le cœur d'un arbre exotique.
  2. B.le cœur de n'importe quel arbre tropical avant son pourrissement.
  3. C.l'écorce d'un arbre exotique.
  4. D.un arbre exotique.

Bonne réponse : D — un arbre exotique.

Le balsa (Ochroma pyramidale) est un arbre à croissance rapide d'Amérique centrale et du Sud, en particulier d'Équateur ; son bois très léger est utilisé en aéromodélisme.

Un élément Li-Po se décharge en 10 minutes lorsqu'il débite dans une résistance d'une valeur donnée. En montant un deuxième élément identique en parallèle, le temps de décharge sera de :

  1. A.20 minutes.
  2. B.10 minutes.
  3. C.5 minutes.
  4. D.2 minutes 30 secondes.

Bonne réponse : A — 20 minutes.

En parallèle, la tension reste la même, donc le courant dans la résistance est inchangé, mais la capacité est doublée. Le temps de décharge double : 2 × 10 = 20 minutes.

Le fait qu'un modèle, réglé pour le vol horizontal, ait tendance à cabrer lorsqu'on le rétablit après un piqué sous un angle d'environ 45° est dû :

  1. A.à un piqueur moteur insuffisant.
  2. B.à un centrage trop arrière.
  3. C.à un centrage trop avant.
  4. D.au V longitudinal nul.

Bonne réponse : C — à un centrage trop avant.

C'est le test du piqué : un modèle centré trop avant, très stable, reprend fortement de l'assiette et cabre tout seul en sortie de piqué. Un modèle centré trop arrière, au contraire, a tendance à accentuer le piqué.

Le dièdre d'un modèle sans aileron est généralement voisin de :

  1. A.+6° à +8°
  2. B.0°
  3. C.-2° à -4°
  4. D.+16° à +20°

Bonne réponse : A — +6° à +8°

Sans ailerons, c'est le dièdre qui permet de virer avec la seule dérive (effet du dérapage) et d'assurer la stabilité latérale : on adopte un dièdre positif marqué, de l'ordre de +6° à +8°.

Quand on avance le centre de gravité d'un modèle par rapport à sa position habituelle :

  1. A.cela ne modifie pas le comportement du modèle.
  2. B.le modèle devient plus agréable à piloter, il « répond » plus rapidement aux commandes.
  3. C.le modèle a tendance à prendre une assiette supérieure, à se cabrer.
  4. D.le modèle devient moins maniable mais plus stable.

Bonne réponse : D — le modèle devient moins maniable mais plus stable.

Avancer le centre de gravité éloigne celui-ci du foyer : la stabilité longitudinale augmente, mais le modèle devient moins maniable et demande plus de profondeur.

Pour inverser le sens de rotation d'un moteur « brushless » (moteur sans balais), il faut :

  1. A.inverser le fil + et le fil - qui viennent de la batterie.
  2. B.inverser deux fils qui relient le moteur au contrôleur.
  3. C.changer le « timing ».
  4. D.l'arrêter puis le redémarrer.

Bonne réponse : B — inverser deux fils qui relient le moteur au contrôleur.

Un moteur brushless est alimenté en triphasé par le contrôleur. Permuter deux des trois fils inverse l'ordre des phases et donc le sens de rotation. Inverser la polarité de la batterie détruirait le contrôleur.

Chaque élément des batteries Li-Po (lithium-polymère) possède une tension nominale de :

  1. A.1,2 V
  2. B.2,4 V
  3. C.3,6 V
  4. D.3,7 V

Bonne réponse : D — 3,7 V

Un élément Li-Po a une tension nominale de 3,7 V (4,2 V chargé, à ne pas décharger sous environ 3 V). La valeur 1,2 V est celle des éléments NiCd ou NiMH.

Le positionnement du guignol de commande d'une gouverne risque de provoquer un débattement différentiel :

  1. A.si la fixation de la commande sur le palonnier est à la verticale de l'articulation de la gouverne.
  2. B.si la fixation de la commande sur le palonnier est à une distance double de celle du disque de servomoteur.
  3. C.si la fixation de la commande sur le palonnier est en arrière ou en avant de l'articulation de la gouverne.
  4. D.lorsqu'il s'agit d'un empennage papillon.

Bonne réponse : C — si la fixation de la commande sur le palonnier est en arrière ou en avant de l'articulation de la gouverne.

Pour obtenir des débattements symétriques, le point d'attache de la tige sur le guignol doit être à l'aplomb de l'axe d'articulation. S'il est décalé vers l'avant ou l'arrière, la gouverne débat plus d'un côté que de l'autre.

Le principal avantage des modèles en EPP (polypropylène expansé) est la :

  1. A.souplesse qui diminue le risque de casse.
  2. B.solidité qui permet de se passer de longeron d'aile.
  3. C.légèreté par rapport à une construction en balsa.
  4. D.découpe au moyen d'un fil chauffant qui ne nécessite pas de matériel sophistiqué.

Bonne réponse : A — souplesse qui diminue le risque de casse.

L'EPP est une mousse élastique qui se déforme puis reprend sa forme lors d'un choc. Les modèles en EPP sont quasi incassables, idéaux pour l'apprentissage et le vol de combat.

Lorsque vous tenez votre modèle pour vérifier le centrage, son attitude doit être :

  1. A.franchement « cabreur » pour faciliter le décollage.
  2. B.franchement « piqueur » pour permettre les prises de vitesse au décollage.
  3. C.peu importe son attitude, le réglage des trims permettra un vol stable.
  4. D.légèrement « piqueur » pour éviter qu'il ne soit instable.

Bonne réponse : D — légèrement « piqueur » pour éviter qu'il ne soit instable.

Soutenu au point de centrage indiqué, le modèle doit être en équilibre ou légèrement piqueur : un centrage légèrement avant garantit la stabilité, alors qu'un modèle cabreur révèle un centrage arrière dangereux.

Avant de connecter la batterie de propulsion, vous vérifiez :

  1. A.que le manche de gaz est en position médiane.
  2. B.que le manche de gaz est en position « ralenti ».
  3. C.que le manche de gaz est en position « plein gaz » pour bénéficier de la protection du variateur.
  4. D.la position du manche des gaz importe peu car il y a une protection de démarrage du variateur.

Bonne réponse : B — que le manche de gaz est en position « ralenti ».

Par sécurité, l'émetteur est allumé et le manche des gaz mis au ralenti (moteur coupé) avant de brancher la batterie de propulsion, pour éviter tout démarrage intempestif de l'hélice.

En vol, votre modèle effectue des manœuvres incohérentes :

  1. A.vous passez plein gaz et vous prenez de la hauteur pour le cas où cela se reproduirait.
  2. B.vous vous posez immédiatement.
  3. C.sur un modèle à propulsion électrique, le variateur est en cause, vous continuez donc à voler à puissance réduite.
  4. D.vous ne vous inquiétez pas car cela est certainement dû à une turbulence.

Bonne réponse : B — vous vous posez immédiatement.

Des mouvements incohérents signalent souvent un problème de liaison radio (brouillage, batterie de réception faible) : il faut se poser immédiatement et rechercher la cause avant de revoler.

Après le vol, lorsque vous arrêtez votre ensemble de radiocommande :

  1. A.vous arrêtez d'abord l'émetteur.
  2. B.vous arrêtez l'émetteur et le récepteur simultanément.
  3. C.vous arrêtez d'abord le récepteur.
  4. D.il n'y a pas d'ordre particulier pour arrêter l'ensemble de radiocommande.

Bonne réponse : C — vous arrêtez d'abord le récepteur.

On coupe d'abord le récepteur (ou on débranche la batterie de propulsion), puis l'émetteur : le modèle n'est ainsi jamais alimenté sans signal de commande, ce qui évite un démarrage intempestif du moteur. À l'allumage, l'ordre est inverse.