Annale BIA 1996 corrigée

Toutes les questions de l’annale 1996 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 1996 en conditions réelles (2 h 30)
120 questions

Le déplacement latéral du manche d'un avion a des effets sur un axe :

  1. A.l'axe de roulis
  2. B.l'axe de lacet
  3. C.l'axe de tangage
  4. D.l'axe de l'aile

Bonne réponse : A — l'axe de roulis

Le déplacement latéral du manche braque les ailerons en sens opposés, ce qui crée un moment autour de l'axe longitudinal : c'est l'axe de roulis. Le tangage est commandé par le déplacement avant-arrière du manche et le lacet par le palonnier.

Le lacet inverse est dû à :

  1. A.une dissymétrie du fuselage
  2. B.la différence de vitesse entre les deux demi-ailes de l'avion
  3. C.la diminution de traînée du côté aileron levé et l'augmentation de celle-ci du côté aileron baissé
  4. D.un défaut de construction de l'avion

Bonne réponse : C — la diminution de traînée du côté aileron levé et l'augmentation de celle-ci du côté aileron baissé

L'aileron baissé augmente la portance de son aile mais aussi sa traînée (traînée induite), tandis que l'aileron levé la diminue. Cette dissymétrie de traînée fait tourner le nez vers l'aile qui monte, c'est-à-dire à l'opposé du virage souhaité : c'est le lacet inverse.

L'angle d'incidence d'un profil d'aile est :

  1. A.compris entre la corde de l'aile et le vent relatif
  2. B.l'angle que forme l'aile et l'axe longitudinal du fuselage
  3. C.l'assiette de l'avion
  4. D.aucune de ces trois affirmations

Bonne réponse : A — compris entre la corde de l'aile et le vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde de profil et la direction du vent relatif. Il ne faut pas la confondre avec le calage (angle entre l'aile et l'axe du fuselage) ni avec l'assiette (angle entre l'axe longitudinal et l'horizontale).

La gouverne de profondeur d'un avion est une surface :

  1. A.fixe et horizontale, située à l'arrière de l'avion
  2. B.mobile, située à l'arrière de l'avion
  3. C.mobile, fixée au bord de fuite de l'aile
  4. D.fixe, verticale avec une partie mobile, située à l'arrière de l'avion

Bonne réponse : B — mobile, située à l'arrière de l'avion

La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal, à l'arrière de l'avion ; elle commande le tangage. La partie fixe est le plan fixe horizontal (stabilisateur), et les surfaces mobiles au bord de fuite de l'aile sont les ailerons ou les volets.

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.sans signe pouvant le prévenir
  2. B.quand l'angle d'incidence diminue
  3. C.à une vitesse fixe indiquée par l'anémomètre
  4. D.quand l'angle d'incidence devient très important

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient très important

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute brutalement. Il est précédé de signes (alarme, vibrations, mollesse des commandes) et la vitesse de décrochage n'est pas fixe : elle varie avec la masse et le facteur de charge.

Un avion vole à une vitesse de 200 km/h. Il augmente sa vitesse jusqu'à 400 km/h. Sa résistance aérodynamique va :

  1. A.ne pas changer
  2. B.être multipliée par 2
  3. C.diminuer
  4. D.être multipliée par 4

Bonne réponse : D — être multipliée par 4

La traînée est proportionnelle au carré de la vitesse : Fx = 1/2 ρ S Cx V². Si la vitesse double (200 à 400 km/h), la traînée est multipliée par 2² = 4, à coefficient Cx constant.

Quelle est l'influence sur l'avion du dispositif schématisé ci-contre quand il est sorti ?

  1. A.il augmente la portance
  2. B.il diminue la finesse
  3. C.il augmente la vitesse de montée
  4. D.il réduit la portance et augmente la finesse

Bonne réponse : B — il diminue la finesse

Le schéma représente un aérofrein (plaque qui se dresse sur l'extrados de l'aile). Une fois sorti, il augmente fortement la traînée et réduit la portance : le rapport portance/traînée, c'est-à-dire la finesse, diminue. C'est ce qui permet de descendre plus raide ou de ralentir.

Un avion qui est en virage stabilisé à 60° d'inclinaison (inclinaison et vitesse constantes) subit un facteur de charge :

  1. A.n = 1
  2. B.n = 0
  3. C.n = 2
  4. D.n = -2

Bonne réponse : C — n = 2

En virage en palier stabilisé, le facteur de charge vaut n = 1 / cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5 donc n = 2 : l'aile doit porter deux fois le poids de l'avion.

Pour un avion en vol (vitesse et altitude constantes), la force aérodynamique est la somme de deux composantes :

  1. A.traînée + poids
  2. B.traction moteur + portance de l'aile
  3. C.traînée + portance de l'aile
  4. D.poids + portance de l'aile

Bonne réponse : C — traînée + portance de l'aile

La résultante aérodynamique se décompose en portance (perpendiculaire au vent relatif) et traînée (parallèle au vent relatif). Le poids et la traction du moteur ne sont pas des forces aérodynamiques.

Lorsqu'un avion est centré « arrière », il est :

  1. A.plutôt instable
  2. B.plutôt stable
  3. C.très stable car bien « assis » sur sa queue
  4. D.peu maniable

Bonne réponse : A — plutôt instable

Plus le centre de gravité recule, plus la marge de stabilité longitudinale diminue : l'avion devient plus maniable mais plutôt instable, voire dangereux au-delà de la limite arrière. Un centrage avant, au contraire, rend l'avion stable mais moins maniable.

La portance augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.la vitesse et l'incidence
  3. C.l'humidité de l'air
  4. D.la puissance du moteur

Bonne réponse : B — la vitesse et l'incidence

La portance vaut Fz = 1/2 ρ S Cz V² : elle croît avec le carré de la vitesse et avec le Cz, lui-même croissant avec l'incidence jusqu'au décrochage. L'altitude et l'humidité diminuent au contraire la masse volumique de l'air, donc la portance.

La corde de profil est :

  1. A.une ligne reliant le bord d'attaque et le bord de fuite en restant à égale distance de l'intrados et de l'extrados
  2. B.un segment de droite reliant le bord d'attaque et le bord de fuite
  3. C.la silhouette de l'avion
  4. D.l'axe des ailes

Bonne réponse : B — un segment de droite reliant le bord d'attaque et le bord de fuite

La corde est le segment de droite qui joint le bord d'attaque au bord de fuite du profil. La ligne courbe située à égale distance de l'intrados et de l'extrados est la ligne moyenne (squelette), piège classique.

La stabilité latérale d'un avion dépend :

  1. A.de l'effilement de ses ailes
  2. B.de l'épaisseur du profil
  3. C.surtout de son dièdre
  4. D.surtout de la forme du fuselage

Bonne réponse : C — surtout de son dièdre

Le dièdre (ailes relevées en V) est le principal facteur de stabilité latérale : lors d'une glissade consécutive à une inclinaison, l'aile basse reçoit le vent sous une incidence plus forte et l'avion tend à revenir à plat. La flèche et la position haute de l'aile y contribuent aussi.

Quand l'angle d'incidence augmente :

  1. A.la portance augmente
  2. B.la traînée augmente
  3. C.la portance diminue
  4. D.les réponses « la portance augmente » et « la traînée augmente » sont correctes

Bonne réponse : D — les réponses « la portance augmente » et « la traînée augmente » sont correctes

Jusqu'à l'incidence de décrochage, augmenter l'incidence augmente à la fois le Cz (donc la portance) et le Cx (donc la traînée), comme le montre la polaire. Les deux premières propositions sont donc justes ensemble.

Un avion décroche :

  1. A.toujours à la même vitesse
  2. B.toujours à la même incidence
  3. C.à une incidence variable en fonction de la charge
  4. D.seulement s'il est en montée

Bonne réponse : B — toujours à la même incidence

Le décrochage se produit toujours à la même incidence, l'incidence critique, qui ne dépend que de l'aile et de sa configuration. La vitesse de décrochage, elle, varie avec la masse, le facteur de charge et l'inclinaison.

Lorsqu'une aile est dite « aux grands angles », l'écoulement de l'air sur cette aile est :

  1. A.partout laminaire
  2. B.partout tourbillonnaire
  3. C.tourbillonnaire dans la partie avant et laminaire dans la partie arrière
  4. D.laminaire dans la partie avant et tourbillonnaire dans la partie arrière

Bonne réponse : D — laminaire dans la partie avant et tourbillonnaire dans la partie arrière

Aux grands angles, à l'approche du décrochage, les filets d'air restent collés à l'avant de l'extrados puis décollent vers l'arrière : l'écoulement est sain à l'avant et tourbillonnaire à l'arrière. Quand le décollement gagne tout l'extrados, l'aile décroche.

La distance de décollage augmente :

  1. A.quand la pression et la température diminuent
  2. B.quand la pression diminue et la température augmente
  3. C.quand la pression augmente et la température diminue
  4. D.quand la pression et la température augmentent

Bonne réponse : B — quand la pression diminue et la température augmente

Une pression faible et une température élevée diminuent la masse volumique de l'air : l'aile porte moins et le moteur fournit moins de puissance. Il faut donc une vitesse vraie plus élevée et plus de distance pour décoller (terrain en altitude par temps chaud).

On étudie le Cessna F150 : sa surface alaire est de 15 m². Pour ce vol, il pèse 7 000 N et ce jour la masse volumique de l'air est de 1,2 kg/m³. Rappel : Fz = 1/2 ρ S Cz V². Sa vitesse de croisière est de 50 m/s. Quel est son Cz ?

  1. A.0,09
  2. B.0,18
  3. C.0,31
  4. D.0,55

Bonne réponse : C — 0,31

En palier, la portance égale le poids : Cz = 2 Fz / (ρ S V²) = 2 × 7 000 / (1,2 × 15 × 50²) = 14 000 / 45 000 ≈ 0,31.

On étudie le Cessna F150 : sa surface alaire est de 15 m². Pour ce vol, il pèse 7 000 N et ce jour la masse volumique de l'air est de 1,2 kg/m³. Rappel : Fz = 1/2 ρ S Cz V². En croisière à 50 m/s, quelle est sa finesse si l'on mesure une traînée de 800 N ?

  1. A.49,6
  2. B.60,1
  3. C.10,2
  4. D.8,7

Bonne réponse : D — 8,7

La finesse est le rapport portance / traînée. En palier la portance égale le poids, soit 7 000 N : f = 7 000 / 800 ≈ 8,7.

On étudie le Cessna F150 : sa surface alaire est de 15 m². Pour ce vol, il pèse 7 000 N et ce jour la masse volumique de l'air est de 1,2 kg/m³. Rappel : Fz = 1/2 ρ S Cz V². Quelle est sa charge alaire pendant ce vol ?

  1. A.467 N/m²
  2. B.842 N/m²
  3. C.1 254 N/m²
  4. D.2 250 N/m²

Bonne réponse : A — 467 N/m²

La charge alaire est le poids divisé par la surface alaire : 7 000 N / 15 m² ≈ 467 N/m².

La gouverne de direction est une surface :

  1. A.fixe et horizontale placée à l'arrière de l'avion
  2. B.mobile et située au bord de fuite de part et d'autre du fuselage
  3. C.mobile et verticale, placée à l'arrière de l'avion
  4. D.fixe et verticale placée à l'arrière de l'avion

Bonne réponse : C — mobile et verticale, placée à l'arrière de l'avion

La gouverne de direction est la partie mobile de l'empennage vertical, commandée par le palonnier ; elle agit sur le lacet. La partie fixe verticale est la dérive.

Un déplacement du manche vers la gauche :

  1. A.lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche
  2. B.baisse l'aileron droit et lève l'aileron gauche
  3. C.abaisse simultanément les ailerons
  4. D.relève simultanément les ailerons

Bonne réponse : B — baisse l'aileron droit et lève l'aileron gauche

Pour incliner à gauche, l'aile gauche doit descendre : son aileron se lève (moins de portance) tandis que l'aileron droit s'abaisse (plus de portance). Les ailerons se braquent toujours en sens opposés.

Les ailes d'avion :

  1. A.assurent l'équilibre longitudinal de l'avion
  2. B.assurent la sustentation aérodynamique
  3. C.commandent la rotation de l'avion autour de l'axe de roulis
  4. D.les réponses « assurent l'équilibre longitudinal » et « commandent la rotation autour de l'axe de roulis » sont exactes

Bonne réponse : B — assurent la sustentation aérodynamique

Le rôle essentiel de l'aile est de produire la portance qui soutient l'avion : c'est la sustentation. L'équilibre longitudinal est assuré par l'empennage horizontal, et la rotation en roulis par les ailerons, qui ne sont qu'une partie mobile de l'aile.

Le train d'atterrissage tricycle comprend :

  1. A.des atterrisseurs principaux et une roulette de queue
  2. B.une roulette de nez et des atterrisseurs principaux
  3. C.un atterrisseur principal et deux balancines
  4. D.deux roues directrices et une roulette de nez

Bonne réponse : B — une roulette de nez et des atterrisseurs principaux

Le train tricycle associe deux atterrisseurs principaux, placés un peu en arrière du centre de gravité, et une roulette de nez, souvent orientable. Le train classique a une roulette de queue ; l'atterrisseur principal unique avec balancines équipe les planeurs ou certains avions particuliers.

Le variomètre est un instrument de bord qui mesure :

  1. A.la vitesse propre de l'avion
  2. B.l'altitude
  3. C.la consommation de carburant
  4. D.la vitesse verticale de l'avion

Bonne réponse : D — la vitesse verticale de l'avion

Le variomètre mesure la vitesse verticale (en m/s ou ft/min) en détectant la variation de pression statique dans le temps. La vitesse propre est indiquée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

L'horizon artificiel est un instrument de bord qui fournit des indications sur :

  1. A.la visibilité horizontale
  2. B.la symétrie du vol
  3. C.l'assiette longitudinale de l'avion et son inclinaison
  4. D.les variations d'altitude en atmosphère standard

Bonne réponse : C — l'assiette longitudinale de l'avion et son inclinaison

L'horizon artificiel est un instrument gyroscopique qui donne l'attitude de l'avion : son assiette (tangage) et son inclinaison (roulis) par rapport à une maquette d'horizon. La symétrie du vol est donnée par la bille.

Aux erreurs près, l'anémomètre indique :

  1. A.la symétrie du vol
  2. B.la pression atmosphérique au sol
  3. C.la vitesse sur trajectoire de l'avion
  4. D.le régime de rotation du moteur

Bonne réponse : C — la vitesse sur trajectoire de l'avion

L'anémomètre mesure la pression dynamique (différence entre pression totale et pression statique) et l'affiche sous forme de vitesse : c'est la vitesse de l'avion par rapport à l'air, sur sa trajectoire, aux erreurs d'instrument et de densité près. Le régime moteur est donné par le compte-tours.

Le carburateur d'un moteur à pistons :

  1. A.injecte directement du carburant dans les cylindres
  2. B.assure la mise en pression du circuit d'alimentation en carburant
  3. C.assure le mélange air/essence admis dans les cylindres
  4. D.refroidit les cylindres

Bonne réponse : C — assure le mélange air/essence admis dans les cylindres

Le carburateur pulvérise l'essence dans le flux d'air aspiré (effet venturi) pour former le mélange air/essence admis dans les cylindres. L'injection directe est un autre système, et la mise en pression du circuit est le rôle de la pompe.

Quelle technologie n'est plus employée dans la construction des avions légers ?

  1. A.construction bois et toile
  2. B.construction en matériaux composites
  3. C.structure géodésique
  4. D.structure métallique

Bonne réponse : C — structure géodésique

La structure géodésique (treillis croisé, célèbre sur le bombardier Wellington) n'est plus utilisée. Le bois et toile reste employé sur certains avions légers et ULM, et le métal et les composites dominent la construction actuelle.

La « VFE » correspond à :

  1. A.la vitesse maximale avec volets sortis
  2. B.la vitesse minimale de sustentation
  3. C.la vitesse à ne jamais dépasser
  4. D.la vitesse à utiliser en phase finale d'atterrissage

Bonne réponse : A — la vitesse maximale avec volets sortis

VFE (Velocity Flaps Extended) est la vitesse maximale volets sortis ; elle correspond au haut de l'arc blanc de l'anémomètre. La vitesse à ne jamais dépasser est la VNE (trait rouge).

Avant tout vol, le pilote effectue :

  1. A.une « grande visite » de l'appareil
  2. B.une « petite visite » de l'appareil
  3. C.un « point fixe » avant de quitter le parking
  4. D.une « visite prévol »

Bonne réponse : D — une « visite prévol »

Avant chaque vol, le pilote réalise la visite prévol, tour de l'appareil selon une check-list (carburant, huile, gouvernes, pneus, etc.). Les grandes et petites visites sont des opérations d'entretien périodiques faites par les mécaniciens, et le point fixe se fait au point d'attente.

Dans une aile d'avion, les efforts de flexion sont encaissés par :

  1. A.la poutre longitudinale
  2. B.le longeron d'aile
  3. C.les nervures
  4. D.les traverses

Bonne réponse : B — le longeron d'aile

Le longeron est la poutre principale de l'aile, dans le sens de l'envergure : il reprend l'essentiel des efforts de flexion dus à la portance. Les nervures donnent la forme du profil et transmettent les efforts au longeron.

En virage glissé à droite, l'indicateur de virage représenté ci-dessous indique (quatre indicateurs A, B, C, D) :

  1. A.l'indicateur A
  2. B.l'indicateur B
  3. C.l'indicateur C
  4. D.l'indicateur D

Bonne réponse : D — l'indicateur D

En virage à droite, l'aiguille (ou la maquette) penche à droite. En glissade, l'avion est trop incliné pour son taux de virage et la bille tombe vers l'intérieur du virage, donc aussi à droite. L'indicateur D montre l'aiguille et la bille toutes deux décalées à droite ; une bille à l'extérieur traduirait au contraire un dérapage.

L'altimètre :

  1. A.enregistre la valeur de la pression totale
  2. B.reçoit la pression statique
  3. C.indique l'altitude du terrain s'il est calé au QFE
  4. D.reçoit la pression totale

Bonne réponse : B — reçoit la pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde relié à la prise de pression statique. Calé au QFE, il indique la hauteur au-dessus du terrain, soit zéro au sol, et non l'altitude du terrain (piège) ; seul l'anémomètre reçoit la pression totale.

Lorsque l'aiguille du variomètre est durablement positionnée sur le demi-cadran inférieur, l'avion est :

  1. A.en virage à droite
  2. B.en descente
  3. C.en palier
  4. D.en montée

Bonne réponse : B — en descente

Le demi-cadran inférieur du variomètre correspond aux vitesses verticales négatives : l'avion descend. L'aiguille est horizontale sur zéro en palier et dans le demi-cadran supérieur en montée.

Parmi les systèmes suivants, lequel n'est pas un système hypersustentateur ?

  1. A.les volets Fowler
  2. B.les aérofreins
  3. C.les becs de bord d'attaque
  4. D.les volets à fente

Bonne réponse : B — les aérofreins

Les aérofreins augmentent la traînée et diminuent la portance : ce sont des dispositifs hyposustentateurs. Volets Fowler, volets à fente et becs de bord d'attaque augmentent le Cz maximal et permettent de voler plus lentement.

Un saumon d'aile est :

  1. A.la pièce maîtresse de l'aile
  2. B.l'extrémité de l'aile, appelée aussi bord marginal
  3. C.une pièce en forme de poisson qui sert à équilibrer l'aileron
  4. D.une pièce renforcée de l'aile qui sert de marchepied

Bonne réponse : B — l'extrémité de l'aile, appelée aussi bord marginal

Le saumon est la pièce qui termine l'aile à son extrémité, appelée aussi bord marginal. La pièce maîtresse de l'aile est le longeron.

La dérive est :

  1. A.une surface empêchant l'avion de dériver par vent de travers
  2. B.une commande dans la cabine
  3. C.le plan fixe vertical
  4. D.l'orientation des roues lors de l'atterrissage

Bonne réponse : C — le plan fixe vertical

La dérive est le plan fixe vertical de l'empennage ; elle assure la stabilité en lacet (effet girouette). Elle n'empêche pas l'avion de dériver sous l'effet du vent de travers, piège lié au mot « dérive » en navigation.

La gouverne de profondeur :

  1. A.fait partie des systèmes hypersustentateurs
  2. B.est la partie fixe de l'empennage horizontal
  3. C.est la partie mobile de l'empennage horizontal
  4. D.est une partie mobile de l'empennage horizontal commandée par le palonnier

Bonne réponse : C — est la partie mobile de l'empennage horizontal

La gouverne de profondeur est la partie mobile de l'empennage horizontal, commandée par le déplacement avant-arrière du manche. Le palonnier commande la gouverne de direction, et la partie fixe de l'empennage horizontal est le stabilisateur.

Une hélice à pas variable est utilisée de la façon suivante :

  1. A.grand pas au décollage, petit pas en croisière
  2. B.petit pas au décollage, grand pas en croisière
  3. C.en moulinet au décollage
  4. D.en drapeau en croisière

Bonne réponse : B — petit pas au décollage, grand pas en croisière

Au décollage, à faible vitesse, le petit pas permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance avec une bonne traction. En croisière, le grand pas garde un bon rendement à vitesse élevée et un régime raisonnable, comme un rapport de boîte long en voiture. Le drapeau sert en cas de panne moteur.

La fréquence internationale de détresse est :

  1. A.121,50 MHz
  2. B.122,10 MHz
  3. C.122,60 MHz
  4. D.123,50 MHz

Bonne réponse : A — 121,50 MHz

La fréquence aéronautique internationale de détresse en VHF est 121,5 MHz. Elle est veillée en permanence par les organismes de contrôle et de secours et utilisée par les balises de détresse.

Sur quelle catégorie d'aéronefs un ballon a-t-il priorité ?

  1. A.les avions
  2. B.les hélicoptères
  3. C.les planeurs
  4. D.tous les types d'aéronefs

Bonne réponse : D — tous les types d'aéronefs

Le ballon est l'aéronef le moins manœuvrant : il a priorité sur tous les autres (aérodynes motorisés, dirigeables, planeurs). L'ordre de priorité va du moins manœuvrant au plus manœuvrant.

En vol, un aéronef arrive sur votre droite pour croiser votre route :

  1. A.vous avez la priorité
  2. B.vous devez céder la priorité
  3. C.la priorité est fonction de la taille respective des aéronefs
  4. D.la priorité est fonction de la vitesse des aéronefs

Bonne réponse : B — vous devez céder la priorité

Lorsque deux aéronefs de même catégorie ont des routes convergentes, celui qui voit l'autre à sa droite doit céder le passage. La taille et la vitesse n'interviennent pas.

Le choix d'un niveau de vol (FL) est fonction :

  1. A.de la route magnétique
  2. B.du cap magnétique
  3. C.du cap vrai
  4. D.du cap compas

Bonne réponse : A — de la route magnétique

La règle semi-circulaire attribue les niveaux de croisière selon la route magnétique : niveaux impairs (plus 500 ft en VFR) pour une route de 000 à 179°, niveaux pairs (plus 500 ft) pour une route de 180 à 359°. Le cap, qui dépend du vent, n'entre pas en compte.

Une piste dont l'orientation magnétique est 298° sera notée :

  1. A.290
  2. B.300
  3. C.30
  4. D.29

Bonne réponse : C — 30

Le numéro de piste est l'orientation magnétique arrondie à la dizaine la plus proche, exprimée en dizaines de degrés : 298° arrondi donne 300°, soit la piste 30.

Définition de la surface « S » :

  1. A.1 000 ft / sol
  2. B.3 000 ft / sol
  3. C.la plus élevée des deux surfaces : 900 m au-dessus du niveau moyen de la mer, 300 m au-dessus du sol
  4. D.la tropopause

Bonne réponse : C — la plus élevée des deux surfaces : 900 m au-dessus du niveau moyen de la mer, 300 m au-dessus du sol

La surface S est la plus élevée des deux surfaces suivantes : 900 m (3 000 ft) au-dessus du niveau moyen de la mer ou 300 m (1 000 ft) au-dessus du sol. Au-dessous d'elle s'appliquent des minimums VMC allégés.

En espace aérien non contrôlé et au-dessus de la surface « S », quelles sont les conditions VMC ?

  1. A.8 km et hors nuage
  2. B.1,5 km et hors nuage
  3. C.1,5 km et passage dans les nuages
  4. D.8 km et à 1 500 m horizontalement d'un nuage

Bonne réponse : D — 8 km et à 1 500 m horizontalement d'un nuage

Au-dessus de la surface S, les minimums VMC exigent une visibilité de 8 km (au-dessous du FL100) et une distance aux nuages de 1 500 m horizontalement et 300 m verticalement. La condition « hors nuage avec 1,5 km » ne vaut qu'au-dessous de la surface S.

Au-dessus de la surface « S », tout aéronef doit voler en niveau. Votre route magnétique est au 040. Quel est le niveau le plus bas que vous pouvez choisir ?

  1. A.35
  2. B.30
  3. C.40
  4. D.45

Bonne réponse : A — 35

Pour une route magnétique comprise entre 000 et 179°, un vol VFR utilise les niveaux impairs plus 500 ft : FL35, 55, 75... Le plus bas proposé est donc le FL35 ; FL30 et FL40 sont des niveaux IFR et FL45 est réservé aux routes ouest.

En France métropolitaine, la nuit aéronautique en un lieu déterminé commence :

  1. A.30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes après le lever du soleil
  2. B.30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  3. C.30 minutes avant le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil
  4. D.2 heures après le coucher du soleil

Bonne réponse : B — 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant le lever du soleil

En métropole, la nuit aéronautique commence 30 minutes après le coucher du soleil et se termine 30 minutes avant son lever. Elle est donc plus courte que la nuit astronomique d'une heure au total.

Hauteur minimale de survol pour un monomoteur d'une usine isolée :

  1. A.500 ft
  2. B.1 000 ft
  3. C.1 700 ft
  4. D.50 ft

Bonne réponse : A — 500 ft

Selon la réglementation française de l'époque, une installation isolée telle qu'une usine se survole à 500 ft au minimum. Les agglomérations et rassemblements imposent des hauteurs plus importantes selon leur taille.

Hauteur minimale pour un monomoteur dans le cas d'un vol de direction parallèle à l'autoroute et à proximité de celle-ci :

  1. A.500 ft
  2. B.1 000 ft
  3. C.1 500 ft
  4. D.1 000 mètres

Bonne réponse : B — 1 000 ft

La réglementation française impose 1 000 ft au minimum pour un vol suivant une autoroute à proximité, afin de garder une marge de sécurité au-dessus d'une zone fréquentée en cas de panne. Les 500 ft valent seulement pour un simple survol de terrain peu peuplé.

Sur l'aire à signaux, vous voyez qu'il est interdit d'atterrir. Quel est le signal utilisé ?

  1. A.une croix blanche sur fond noir
  2. B.une croix jaune sur fond rouge
  3. C.un « H » blanc sur fond noir
  4. D.un panneau « sens interdit »

Bonne réponse : B — une croix jaune sur fond rouge

Un panneau carré rouge barré de deux diagonales jaunes (croix jaune sur fond rouge) signifie que l'atterrissage est interdit et que l'interdiction peut se prolonger. La croix blanche s'emploie plutôt pour signaler une zone inutilisable.

La manche à air vous renseigne sur :

  1. A.la direction du vent
  2. B.la vitesse du vent
  3. C.la direction et la vitesse du vent
  4. D.le point de rosée

Bonne réponse : C — la direction et la vitesse du vent

La manche à air s'oriente dans le lit du vent, ce qui donne sa direction, et elle se gonfle plus ou moins selon sa force : une manche totalement tendue correspond à un vent d'environ 25 kt ou plus. Elle renseigne donc sur la direction et, approximativement, la vitesse du vent.

Sur l'aire à signaux, vous voyez un « T ». Il vous indique :

  1. A.qu'il y a des vols de planeurs en cours
  2. B.la direction d'atterrissage et de décollage
  3. C.l'atterrissage et le décollage sur les pistes seulement
  4. D.que l'aérodrome est contrôlé

Bonne réponse : B — la direction d'atterrissage et de décollage

Le T d'atterrissage indique la direction à utiliser pour le décollage et l'atterrissage : on atterrit et on décolle dans le sens de la hampe du T vers la barre transversale. Les vols de planeurs sont signalés par une double croix blanche.

Un niveau de vol (FL) fait référence :

  1. A.au calage 1013 hPa
  2. B.au cap magnétique
  3. C.au QFE
  4. D.au QNH

Bonne réponse : A — au calage 1013 hPa

Un niveau de vol est une altitude pression lue avec l'altimètre calé sur la pression standard de 1013,25 hPa, exprimée en centaines de pieds. Le QNH donne une altitude et le QFE une hauteur.

Calculer la vitesse sol en fonction des données suivantes : route vraie 030°, vent 080° / 20 kt, vitesse propre 170 kt. Vitesse sol =

  1. A.156 km/h
  2. B.150 kt
  3. C.156 kt
  4. D.184 kt

Bonne réponse : C — 156 kt

Le vent fait un angle de 50° avec la route. Composante de face : 20 × cos 50° ≈ 13 kt ; composante traversière : 20 × sin 50° ≈ 15 kt, d'où une dérive d'environ 15/170 × 57 ≈ 5°. Vitesse sol ≈ 170 × cos 5° − 13 ≈ 156 kt (attention à l'unité : les km/h sont un piège).

Calculer le cap vrai avec les données suivantes : route vraie 030°, vent 080° / 20 kt, vitesse propre 170 kt. Cap vrai =

  1. A.40°
  2. B.35°
  3. C.45°
  4. D.25°

Bonne réponse : B — 35°

Le vent vient de la droite de la route (080° est à droite de 030°) : il faut donc corriger la dérive en mettant le nez à droite, côté vent. La dérive vaut environ 20 × sin 50° / 170 × 57 ≈ 5°, d'où un cap vrai de 030 + 5 = 035°.

La déclinaison magnétique varie :

  1. A.avec le lieu
  2. B.avec le temps
  3. C.avec le lieu et le temps
  4. D.ne varie pas

Bonne réponse : C — avec le lieu et le temps

La déclinaison est l'angle entre le nord vrai et le nord magnétique. Elle dépend du lieu (elle est portée sur les cartes par des lignes isogones) et du temps, car le pôle magnétique se déplace lentement ; les cartes indiquent sa variation annuelle.

La navigation à l'estime consiste :

  1. A.à suivre les lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.à estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.à estimer sa position à l'aide d'un gonio

Bonne réponse : B — à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

Naviguer à l'estime, c'est calculer à l'avance le cap à tenir (en tenant compte du vent) et le temps de vol jusqu'au point suivant, puis tenir ce cap et ce chronométrage. Suivre des lignes au sol est le cheminement, et l'usage du VOR ou du gonio relève de la radionavigation.

Chaque degré de latitude ou de longitude est divisé en :

  1. A.100 secondes
  2. B.60 minutes
  3. C.100 minutes
  4. D.60 secondes

Bonne réponse : B — 60 minutes

Les angles sont exprimés en système sexagésimal : un degré vaut 60 minutes d'angle, et une minute vaut 60 secondes. Une minute de latitude correspond à un mille nautique (1 852 m).

Une distance au sol de 200 km est représentée sur une carte au 1/1 000 000 par :

  1. A.2 cm
  2. B.5 cm
  3. C.20 cm
  4. D.50 cm

Bonne réponse : C — 20 cm

À l'échelle 1/1 000 000, 1 cm sur la carte représente 1 000 000 cm, soit 10 km. 200 km correspondent donc à 200 / 10 = 20 cm.

Le symbole ci-contre rencontré sur une carte au 1/500 000 représente :

  1. A.une autoroute à double voie
  2. B.un chemin de fer à 2 voies
  3. C.une ligne à haute tension supérieure à 225 kV
  4. D.le contour d'une zone interdite

Bonne réponse : B — un chemin de fer à 2 voies

Sur la carte OACI au 1/500 000, une voie ferrée est figurée par un trait noir continu ; les petits traits transversaux indiquent ici une voie ferrée à plusieurs voies. Les lignes à haute tension sont représentées par des pylônes reliés, et les zones interdites par un contour hachuré.

Vous mesurez sur votre carte une route vraie (Rv) de 050°. La déclinaison magnétique est de 6° (Est), la route magnétique est de :

  1. A.044
  2. B.056
  3. C.050
  4. D.034

Bonne réponse : A — 044

La route magnétique se déduit de la route vraie en retranchant la déclinaison Est : Rm = Rv − Dm = 050 − 6 = 044°. Avec une déclinaison Ouest, il faudrait au contraire l'ajouter (056°).

Quel temps mettez-vous pour parcourir une distance de 30 NM, sans vent, avec un avion dont la vitesse de croisière est égale à 100 kt ?

  1. A.1,8 heure
  2. B.18 minutes
  3. C.1 800 secondes
  4. D.30 minutes

Bonne réponse : B — 18 minutes

À 100 kt, l'avion parcourt 100 NM par heure, soit 100/60 ≈ 1,67 NM par minute. Temps = 30 / 100 h = 0,3 h = 18 minutes. Attention : 1 800 secondes valent 30 minutes.

Lorsque vous passez à la verticale d'un VOR :

  1. A.l'aiguille se verrouille en position neutre
  2. B.l'indicateur TO/FROM passe sur OFF et change d'indication
  3. C.l'OBS bascule de 180°
  4. D.l'aiguille se verrouille sur l'un des côtés du cadran

Bonne réponse : B — l'indicateur TO/FROM passe sur OFF et change d'indication

À la verticale de la balise, on traverse le « cône de silence » : le drapeau TO/FROM passe brièvement sur OFF puis bascule de TO à FROM. L'OBS, lui, ne bouge que si le pilote le tourne.

L'atmosphère est composée de plusieurs couches atmosphériques. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.troposphère
  2. B.stratosphère
  3. C.tropopause
  4. D.mésosphère

Bonne réponse : A — troposphère

La troposphère, couche la plus basse (environ 11 km d'épaisseur en moyenne aux latitudes tempérées), contient l'essentiel de la masse d'air et de la vapeur d'eau : c'est là que se forment nuages, précipitations et perturbations. La tropopause n'est que sa limite supérieure.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette
  2. B.un machmètre
  3. C.un tachymètre
  4. D.un anémomètre

Bonne réponse : D — un anémomètre

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (souvent à coupelles), placé à 10 m de hauteur. La girouette donne la direction du vent, le machmètre le nombre de Mach d'un avion et le tachymètre un régime de rotation.

Sur une carte TEMSI, quelle est la signification de ce symbole ?

  1. A.turbulence en ciel clair
  2. B.averse de neige
  3. C.montagne russe
  4. D.givrage fort

Bonne réponse : D — givrage fort

Sur les cartes TEMSI, le givrage est représenté par un arc de cercle traversé de traits verticaux : deux traits pour le givrage modéré, trois traits pour le givrage fort. La turbulence est figurée par un symbole en forme de chapeau pointu.

Le symbole ci-contre indique un vent du :

  1. A.90°, force 25 km/h
  2. B.270°, force 25 km/h
  3. C.270°, force 25 kt
  4. D.90°, force 25 kt

Bonne réponse : D — 90°, force 25 kt

Sur ce symbole, une flèche pointe vers la gauche (vers l'ouest) et les barbules sont placées à l'extrémité droite (côté est). Les barbules se trouvent toujours du côté d'où vient le vent : le vent vient donc de l'est, du 090°. Deux grandes barbules (10 kt chacune) et une petite (5 kt) donnent 25 kt.

Le risque de brouillard par saturation de l'air est d'autant plus grand que les deux températures du psychromètre sont :

  1. A.voisines
  2. B.éloignées
  3. C.l'une positive et l'autre négative
  4. D.toutes deux négatives

Bonne réponse : A — voisines

Le psychromètre compare un thermomètre sec et un thermomètre mouillé. Plus leurs indications sont proches, plus l'air est humide et proche de la saturation, donc plus le risque de brouillard est grand ; quand elles sont égales, l'humidité relative vaut 100 %.

La cause principale de la formation d'un nuage est :

  1. A.l'augmentation de la pression atmosphérique
  2. B.le refroidissement d'une masse d'air humide
  3. C.le réchauffement d'une masse d'air humide
  4. D.la proximité d'une zone de basses pressions

Bonne réponse : B — le refroidissement d'une masse d'air humide

Un nuage se forme quand une masse d'air humide se refroidit jusqu'à sa température de point de rosée : la vapeur d'eau se condense alors en gouttelettes. Ce refroidissement résulte le plus souvent d'une ascendance (détente adiabatique).

Un arbre situé à 1 km est visible alors qu'un immeuble situé à 1,5 km ne l'est pas :

  1. A.il y a de la bruine
  2. B.il y a du brouillard
  3. C.la visibilité est insuffisante pour effectuer un vol VFR
  4. D.les réponses « il y a de la bruine » et « la visibilité est insuffisante pour effectuer un vol VFR » sont exactes

Bonne réponse : D — les réponses « il y a de la bruine » et « la visibilité est insuffisante pour effectuer un vol VFR » sont exactes

La visibilité est comprise entre 1 et 1,5 km. On ne parle de brouillard que lorsque la visibilité est inférieure à 1 km : ce n'est donc pas du brouillard, mais une réduction de visibilité compatible avec de la bruine. Avec moins de 1,5 km, la visibilité est insuffisante pour le vol VFR.

À 5 000 ft d'altitude selon l'atmosphère standard :

  1. A.la température est de +15 °C et la pression atmosphérique de 1 013,25 hPa
  2. B.la température est de −17,5 °C et la pression atmosphérique de 700 hPa
  3. C.la température est de +5 °C et la pression de 850 hPa
  4. D.la température est de +25 °C et la pression atmosphérique de 750 hPa

Bonne réponse : C — la température est de +5 °C et la pression de 850 hPa

En atmosphère standard, la température décroît d'environ 2 °C par 1 000 ft : 15 − 2 × 5 = +5 °C à 5 000 ft. La pression y est voisine de 843 hPa, soit environ 850 hPa (la surface 850 hPa se situe vers 1 500 m).

Qu'est-ce qu'un front ?

  1. A.une étroite zone de transition entre une dépression et un anticyclone
  2. B.une ligne d'orages
  3. C.une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes
  4. D.une large zone de pression atmosphérique uniforme et infranchissable

Bonne réponse : C — une étroite zone de transition entre deux masses d'air de températures différentes

Un front est la surface de séparation, étroite à l'échelle de la carte, entre deux masses d'air de températures et d'humidités différentes. Selon que l'air chaud ou l'air froid avance, on parle de front chaud ou de front froid.

Les stratus sont des nuages :

  1. A.dangereux à cause des turbulences et précipitations qui leur sont associées
  2. B.dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.qui permettent le vol à voile grâce aux ascendances qui leur donnent naissance
  4. D.de grande étendue verticale

Bonne réponse : B — dangereux par la faible hauteur de leur base

Les stratus sont des nuages bas, en couche uniforme, dont la base peut être très proche du sol : ils masquent le relief et peuvent piéger le pilote VFR. Les turbulences, ascendances et grande extension verticale caractérisent au contraire les nuages convectifs (cumulus, cumulonimbus).

À une altitude voisine du niveau de la mer, une pression atmosphérique de 1 035 hPa signifie :

  1. A.une zone anticyclonique
  2. B.une dépression
  3. C.une pression normalement moyenne
  4. D.qu'il existe un risque important de givrage

Bonne réponse : A — une zone anticyclonique

La pression moyenne au niveau de la mer est de 1 013,25 hPa. Une valeur de 1 035 hPa est nettement supérieure : on se trouve dans une zone de hautes pressions, c'est-à-dire un anticyclone.

Le symbole ci-contre sur une carte de météorologie signifie :

  1. A.un front froid
  2. B.un front chaud
  3. C.l'absence de vent
  4. D.une courbe isobare

Bonne réponse : B — un front chaud

Sur les cartes météorologiques, un front chaud est représenté par une ligne portant des demi-cercles (en rouge en couleur), tournés vers la direction de déplacement. Le front froid porte des triangles (en bleu).

Les nuages d'orage sont :

  1. A.les stratus
  2. B.les cirrus
  3. C.les cumulonimbus
  4. D.les cumulus

Bonne réponse : C — les cumulonimbus

L'orage est lié au cumulonimbus, nuage convectif de très grande extension verticale (jusqu'à la tropopause), souvent surmonté d'une enclume. Il produit foudre, grêle, fortes averses et turbulence sévère.

La turbulence d'origine thermique résulte de :

  1. A.la stabilité de l'atmosphère
  2. B.l'humidité de l'air
  3. C.l'échauffement du sol
  4. D.l'échauffement des couches supérieures de l'atmosphère

Bonne réponse : C — l'échauffement du sol

Le soleil chauffe le sol, qui réchauffe l'air à son contact ; cet air plus léger s'élève en bulles ou colonnes (thermiques). Ces mouvements verticaux créent la turbulence thermique, surtout en journée et par atmosphère instable.

La pression atmosphérique provient :

  1. A.du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air
  2. B.du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation
  3. C.du vent
  4. D.de l'échauffement de l'air par le soleil

Bonne réponse : B — du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation

La pression atmosphérique en un point est le poids de la colonne d'air située au-dessus de ce point, rapporté à l'unité de surface. C'est pourquoi elle diminue quand l'altitude augmente.

L'aérostat des frères Montgolfier était :

  1. A.un ballon à hydrogène
  2. B.un ballon à air chaud
  3. C.un ballon à hélium
  4. D.un dirigeable

Bonne réponse : B — un ballon à air chaud

En 1783, les frères Montgolfier font voler un ballon gonflé à l'air chaud : l'air réchauffé, moins dense, assure la sustentation. Le ballon à hydrogène est celui du physicien Charles, la même année.

Associez le nom des pilotes avec leur traversée. Pilotes : A - Blériot, B - Mermoz, C - Roland Garros, D - Lindbergh. Traversées : 1 - la Méditerranée, 2 - la Manche, 3 - New York-Paris, 4 - l'Atlantique Sud.

  1. A.A2 B4 C1 D3
  2. B.A1 B3 C2 D4
  3. C.A2 B1 C4 D3
  4. D.A2 B3 C1 D4

Bonne réponse : A — A2 B4 C1 D3

Blériot traverse la Manche en 1909, Roland Garros la Méditerranée en 1913, Mermoz l'Atlantique Sud en hydravion en 1930 pour l'Aéropostale, et Lindbergh relie New York à Paris en solitaire en 1927.

Rangez les découvertes de la plus ancienne à la plus récente : A - le « manche à balai », B - le parachute, C - le turboréacteur, D - la première soufflerie.

  1. A.A B D C
  2. B.D B A C
  3. C.D A C B
  4. D.B D A C

Bonne réponse : D — B D A C

Le parachute est expérimenté par Garnerin en 1797, la première soufflerie est construite par Wenham en 1871, le manche à balai est inventé par Robert Esnault-Pelterie en 1907, et le turboréacteur apparaît à la fin des années 1930 (Whittle, von Ohain).

L'ingénieur Leduc expérimenta un certain type de moteur d'avion. Lequel ?

  1. A.turboréacteur
  2. B.tuyère thermopropulsive
  3. C.pulsoréacteur
  4. D.turbopropulseur

Bonne réponse : B — tuyère thermopropulsive

René Leduc a développé la tuyère thermopropulsive, c'est-à-dire le statoréacteur, testé en vol sur le Leduc 010 à partir de 1949. Ce moteur sans pièce tournante ne fonctionne qu'à grande vitesse, d'où le largage de l'avion depuis un avion porteur.

Qui a réalisé : A - le premier hydravion, B - le premier hélicoptère, C - le premier passage du mur du son, D - le premier saut en parachute ? Réponses : 1 - Fabre, 2 - Yeager, 3 - Garnerin, 4 - Cornu.

  1. A.A3 B1 C4 D2
  2. B.A1 B4 C2 D3
  3. C.A4 B1 C2 D3
  4. D.A4 B2 C1 D3

Bonne réponse : B — A1 B4 C2 D3

Henri Fabre fait voler le premier hydravion en 1910, Paul Cornu réalise le premier vol libre d'un hélicoptère en 1907, Chuck Yeager franchit le mur du son en 1947 sur le Bell X-1, et André-Jacques Garnerin effectue le premier saut en parachute en 1797.

Grand inspirateur des frères Wright, précurseur du deltaplane, il a été le premier à étudier les profils d'aile et a fait de nombreuses expériences en vol lui-même. Il s'agit de :

  1. A.Otto Lilienthal
  2. B.Clément Ader
  3. C.Gabriel Voisin
  4. D.le capitaine Ferber

Bonne réponse : A — Otto Lilienthal

L'Allemand Otto Lilienthal réalise près de 2 000 vols planés sur des planeurs pilotés par déplacement du corps, ancêtres du deltaplane, entre 1891 et 1896. Ses travaux sur les profils cambrés ont inspiré les frères Wright.

La fusée Ariane a été tirée pour la première fois en :

  1. A.1970
  2. B.1979
  3. C.1982
  4. D.1985

Bonne réponse : B — 1979

Le premier lancement d'Ariane 1 a eu lieu le 24 décembre 1979 depuis Kourou, en Guyane. Il marque le début de l'autonomie européenne d'accès à l'espace.

Associez avion et pays d'origine. Avions : A - Messerschmitt, B - Spitfire, C - Mustang P-51, D - Dewoitine 520. Pays : 1 - Angleterre, 2 - États-Unis, 3 - Allemagne, 4 - France.

  1. A.A1 B2 C4 D3
  2. B.A3 B2 C4 D1
  3. C.A3 B2 C1 D4
  4. D.A3 B1 C2 D4

Bonne réponse : D — A3 B1 C2 D4

Le Messerschmitt est allemand, le Spitfire britannique, le Mustang P-51 américain et le Dewoitine D.520 français : tous sont des chasseurs de la Seconde Guerre mondiale.

Lequel de ces avions n'est pas à réaction ?

  1. A.Me 262
  2. B.SO 6000 Triton
  3. C.DC-3
  4. D.B-52

Bonne réponse : C — DC-3

Le Douglas DC-3 (1935) est un bimoteur à hélices propulsé par des moteurs à pistons. Le Me 262 est le premier chasseur à réaction opérationnel, le SO 6000 Triton le premier avion à réaction français et le B-52 un bombardier à réaction.

Parmi les « as » de la Première Guerre mondiale, ne figure pas :

  1. A.Guynemer
  2. B.Fonck
  3. C.Clostermann
  4. D.Nungesser

Bonne réponse : C — Clostermann

Pierre Clostermann est un as de la Seconde Guerre mondiale, pilote des Forces aériennes françaises libres dans la RAF. Guynemer, Fonck et Nungesser sont des as français de 1914-1918.

Air France est créée en 1934 par la fusion de cinq compagnies. Laquelle des compagnies suivantes n'y figurait pas ?

  1. A.Air Union
  2. B.Lufthansa
  3. C.Aéropostale
  4. D.Air Orient

Bonne réponse : B — Lufthansa

Air France naît de la fusion d'Air Union, d'Air Orient, de la Société générale de transport aérien (lignes Farman), de la CIDNA et de l'Aéropostale. La Lufthansa est la compagnie allemande, créée en 1926.

Paris-New York est effectué en avion pour la première fois en 1930 par :

  1. A.Dieudonné Costes et Maurice Bellonte
  2. B.Dieudonné Costes et Joseph Le Brix
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry et Maurice Bellonte
  4. D.Geoffrey de Havilland et Glenn Curtiss

Bonne réponse : A — Dieudonné Costes et Maurice Bellonte

Les 1er et 2 septembre 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte relient Paris à New York sans escale sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation », réussissant la traversée de l'Atlantique Nord dans le sens est-ouest, contre les vents dominants.

Le premier constructeur français à lancer une ligne aéropostale entre la France et l'Amérique du Sud est :

  1. A.Henry Farman
  2. B.Georges Latécoère
  3. C.Louis Blériot
  4. D.Louis Breguet

Bonne réponse : B — Georges Latécoère

Pierre-Georges Latécoère crée en 1918 les Lignes aériennes Latécoère, qui deviendront l'Aéropostale, pour relier Toulouse au Maroc, au Sénégal puis à l'Amérique du Sud.

La première traversée sans escale de l'Atlantique Nord est réalisée par :

  1. A.Charles Lindbergh
  2. B.Costes et Bellonte
  3. C.Alcock et Brown
  4. D.Nungesser et Coli

Bonne réponse : C — Alcock et Brown

En juin 1919, les Britanniques John Alcock et Arthur Whitten Brown relient Terre-Neuve à l'Irlande sans escale sur un bombardier Vickers Vimy. Lindbergh réalise en 1927 la première traversée en solitaire, et Nungesser et Coli disparaissent en tentant la traversée.

Qui a le premier marché sur la Lune ?

  1. A.John Glenn
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Neil Armstrong
  4. D.Youri Gagarine

Bonne réponse : C — Neil Armstrong

Neil Armstrong pose le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 (mission Apollo 11). Gagarine est le premier homme dans l'espace (1961), Shepard le premier Américain dans l'espace et Glenn le premier Américain en orbite.

Qui a inventé l'autogire ?

  1. A.Breguet
  2. B.Pescara
  3. C.Juan de la Cierva
  4. D.Pompéien Piraud

Bonne réponse : C — Juan de la Cierva

L'ingénieur espagnol Juan de la Cierva invente l'autogire, dont le rotor tourne librement sous l'effet du vent relatif ; son C.4 vole en 1923.

Largué en altitude par un B-29, le premier avion à franchir le mur du son a été :

  1. A.le Comet
  2. B.le Mystère II
  3. C.le Leduc 010
  4. D.l'avion-fusée X-1

Bonne réponse : D — l'avion-fusée X-1

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit le mur du son à bord du Bell X-1, avion-fusée largué en altitude par un bombardier B-29 pour économiser son carburant.

Le premier avion à réaction au monde à avoir été mis en service dans les compagnies aériennes est :

  1. A.le De Havilland Comet
  2. B.le Boeing 707
  3. C.le Sud Aviation Caravelle
  4. D.le Tupolev 104

Bonne réponse : A — le De Havilland Comet

Le De Havilland Comet britannique entre en service commercial en 1952 avec la BOAC. Le Tupolev 104 (1956), le Boeing 707 (1958) et la Caravelle (1959) le suivent.

Le programme qui a permis l'envoi d'un homme sur la Lune est le programme :

  1. A.Hermès
  2. B.Apollo
  3. C.Soyouz
  4. D.Diamant

Bonne réponse : B — Apollo

C'est le programme américain Apollo qui a permis aux astronautes d'Apollo 11 de se poser sur la Lune en 1969. Hermès était un projet de navette européenne, Soyouz est un vaisseau soviétique et Diamant un lanceur français.

Associez les avions à leurs pilotes. Avions : A - Éole, B - le Point d'Interrogation, C - Flyer, D - l'Arc-en-Ciel. Pilotes : 1 - Mermoz, 2 - Ader, 3 - Costes et Bellonte, 4 - les frères Wright.

  1. A.A4 B1 C3 D2
  2. B.A2 B1 C4 D3
  3. C.A1 B3 C2 D4
  4. D.A2 B3 C4 D1

Bonne réponse : D — A2 B3 C4 D1

Clément Ader vole sur l'Éole en 1890, Costes et Bellonte relient Paris à New York sur le Point d'Interrogation en 1930, les frères Wright volent sur le Flyer en 1903, et Mermoz traverse l'Atlantique Sud sur le Couzinet « Arc-en-Ciel » en 1933.

On appelle bord de fuite :

  1. A.la partie arrière du fuselage
  2. B.le tuyau de trop-plein du réservoir
  3. C.la partie mobile à l'arrière de votre dérive
  4. D.la partie arrière de l'aile

Bonne réponse : D — la partie arrière de l'aile

Le bord de fuite est l'arête arrière du profil de l'aile (ou d'un empennage), là où les filets d'air d'extrados et d'intrados se rejoignent. La partie avant est le bord d'attaque.

L'envergure est :

  1. A.la distance maximale entre l'avant et l'arrière du planeur
  2. B.la distance maximale entre les deux extrémités d'ailes
  3. C.la distance maximale entre le bord d'attaque et le bord de fuite
  4. D.le dessous de l'aile

Bonne réponse : B — la distance maximale entre les deux extrémités d'ailes

L'envergure est la distance entre les deux extrémités d'aile. La distance entre bord d'attaque et bord de fuite est la corde, et le dessous de l'aile est l'intrados.

On appelle emplanture :

  1. A.la partie du fuselage sur laquelle est fixé le train d'atterrissage
  2. B.la zone de jonction de la dérive avec le plan fixe
  3. C.la partie avant du fuselage
  4. D.la partie de l'aile qui fait jonction avec le fuselage

Bonne réponse : D — la partie de l'aile qui fait jonction avec le fuselage

L'emplanture est la racine de l'aile, à sa jonction avec le fuselage ; c'est là que la corde et les efforts de flexion sont les plus importants. L'extrémité opposée est le saumon.

Vous voulez faire décoller votre modèle :

  1. A.vous le mettez vent de dos pour qu'il prenne plus rapidement de l'altitude
  2. B.vous le mettez face au vent
  3. C.vous le mettez vent de travers
  4. D.vous ne regardez pas le vent car il n'a pas d'influence sur le décollage

Bonne réponse : B — vous le mettez face au vent

Comme un avion grandeur, un modèle décolle face au vent : sa vitesse par rapport au sol est plus faible pour une même vitesse air, ce qui raccourcit le décollage et améliore la pente de montée. Vent arrière, il lui faudrait beaucoup plus de distance.

Quelle gouverne permet d'incliner le modèle sur un planeur 3 axes ?

  1. A.les volets de courbure
  2. B.les ailerons
  3. C.le volet de direction
  4. D.le volet de profondeur

Bonne réponse : B — les ailerons

Sur un modèle 3 axes, les ailerons commandent le roulis, donc l'inclinaison ; la profondeur commande le tangage et la direction le lacet. Les volets de courbure modifient la cambrure de toute l'aile.

Sur un modèle 2 axes, la gouverne qui permet de créer une inclinaison est :

  1. A.la gouverne de direction par effet de roulis induit
  2. B.la gouverne de direction par effet de lacet inverse
  3. C.la gouverne de profondeur par effet de lacet inverse
  4. D.la gouverne de profondeur par effet de roulis induit

Bonne réponse : A — la gouverne de direction par effet de roulis induit

Un modèle 2 axes n'a que la profondeur et la direction. Braquer la direction fait tourner le modèle en lacet : l'aile extérieure va plus vite et porte davantage, et le dièdre accentue l'effet, d'où une inclinaison. C'est le roulis induit.

L'assiette est :

  1. A.l'angle que fait l'axe du fuselage avec l'horizontale
  2. B.l'angle que fait la corde de référence avec le vent relatif
  3. C.l'angle que fait l'axe du fuselage avec la corde de référence
  4. D.l'angle que fait l'horizontale avec le vent relatif

Bonne réponse : A — l'angle que fait l'axe du fuselage avec l'horizontale

L'assiette est l'angle entre l'axe longitudinal du fuselage et l'horizontale. L'angle corde/vent relatif est l'incidence, l'angle fuselage/corde est le calage et l'angle horizontale/vent relatif correspond à la pente.

Sur un planeur en vol, si le pilote augmente l'incidence, la vitesse :

  1. A.augmente
  2. B.diminue
  3. C.reste constante
  4. D.on ne peut pas savoir, cela dépend des conditions météorologiques

Bonne réponse : B — diminue

En vol stabilisé, la portance doit équilibrer le poids : Fz = 1/2 ρ S Cz V². Si l'incidence augmente, le Cz augmente, donc la vitesse d'équilibre diminue, jusqu'au décrochage.

Lors d'une mise en virage :

  1. A.le modèle a tendance à cabrer
  2. B.le modèle a tendance à piquer
  3. C.l'assiette ne varie pas
  4. D.l'inclinaison ne varie pas

Bonne réponse : B — le modèle a tendance à piquer

En s'inclinant, la portance s'incline elle aussi et sa composante verticale diminue : elle n'équilibre plus tout le poids et le modèle tend à piquer et à perdre de l'altitude. Il faut cabrer légèrement pour maintenir le palier.

Sur un planeur en vol, le vent relatif :

  1. A.est de valeur égale et de direction opposée à la vitesse par rapport à l'air
  2. B.est de valeur égale et de même sens que la vitesse par rapport à l'air
  3. C.est de valeur égale et de sens opposé à la vitesse par rapport au sol
  4. D.ne dépend que des conditions météorologiques

Bonne réponse : A — est de valeur égale et de direction opposée à la vitesse par rapport à l'air

Le vent relatif est l'écoulement d'air que « voit » l'aéronef du fait de son déplacement dans la masse d'air : il a la même valeur que la vitesse air et la même direction, mais en sens opposé. Il est indépendant du vent météo, qui n'agit que sur la vitesse sol.

L'extrados de l'aile est :

  1. A.la partie avant de l'aile
  2. B.l'extrémité de l'aile
  3. C.la partie supérieure de l'aile
  4. D.la partie inférieure de l'aile

Bonne réponse : C — la partie supérieure de l'aile

L'extrados est la face supérieure de l'aile, où la dépression contribue à l'essentiel de la portance. La face inférieure est l'intrados, l'avant le bord d'attaque et l'extrémité le saumon.

La forme du profil de l'aile :

  1. A.est pratiquement la même pour tous les planeurs
  2. B.dépend de la forme du fuselage
  3. C.est étudiée pour chaque planeur en fonction des performances recherchées
  4. D.n'a que très peu d'influence sur les performances car seule la forme du fuselage peut améliorer celles-ci

Bonne réponse : C — est étudiée pour chaque planeur en fonction des performances recherchées

Le profil (épaisseur, cambrure) conditionne le Cz maximal, la traînée et donc la finesse et la vitesse de vol. On le choisit pour chaque modèle selon l'usage : vol lent et thermique, vitesse, voltige.

Un planeur pesant 1,5 kg a une aile rectangulaire de 2 m d'envergure et 15 cm de corde. Sa charge alaire est de :

  1. A.30 g/dm²
  2. B.50 g/dm²
  3. C.60 g/dm²
  4. D.750 g/m²

Bonne réponse : B — 50 g/dm²

Surface alaire : 20 dm × 1,5 dm = 30 dm². Charge alaire = masse / surface = 1 500 g / 30 dm² = 50 g/dm² (soit 5 000 g/m², ce qui élimine 750 g/m²).

Un avion vole en croisière rectiligne stabilisée. Il est centré à 30 % de la corde moyenne de l'aile. Le calage aile-stabilisateur est de 2°. Dans cette configuration le stabilisateur est neutre. Quand on avance le centrage de 20 % de la corde moyenne, le vol restant rectiligne stabilisé, le stabilisateur :

  1. A.reste neutre
  2. B.devient porteur
  3. C.devient déporteur
  4. D.n'a qu'un rôle secondaire dans le vol

Bonne réponse : C — devient déporteur

Si le centre de gravité avance, le poids crée un moment piqueur autour du foyer de l'aile. Pour rétablir l'équilibre en tangage, le stabilisateur doit produire une force vers le bas, il devient déporteur. Un centrage arrière le rendrait au contraire porteur.

Un renforcement efficace des longerons peut être obtenu grâce à une âme :

  1. A.à fibres horizontales
  2. B.à fibres verticales
  3. C.à fibres obliques vers l'avant
  4. D.à fibres obliques vers l'arrière

Bonne réponse : B — à fibres verticales

L'âme qui relie les semelles supérieure et inférieure du longeron travaille au cisaillement : en balsa, on oriente ses fibres verticalement, perpendiculairement aux semelles, pour qu'elle les maintienne écartées efficacement et empêche leur glissement relatif.

Quelle est la fonction du fil sortant du récepteur de l'ensemble de radiocommande ?

  1. A.cordon nécessaire pour attacher le récepteur dans votre modèle
  2. B.protection du récepteur contre les risques de foudre
  3. C.assurer une bonne réception de l'émission transmise par l'émetteur
  4. D.permettre de visualiser la direction du vent quand le modèle est en vol

Bonne réponse : C — assurer une bonne réception de l'émission transmise par l'émetteur

Ce fil est l'antenne du récepteur : il capte les ondes radio émises par l'émetteur. Il ne faut ni le couper ni l'enrouler, sous peine de réduire la portée et de perdre le contrôle du modèle.

Vous arrivez sur un terrain de modèles réduits. Plusieurs avions sont en vol :

  1. A.vous montez votre appareil et vous pouvez voler immédiatement
  2. B.vous vous renseignez sur les fréquences utilisées avant de mettre votre émetteur en marche
  3. C.vous mettez votre émetteur en marche car plusieurs appareils peuvent voler sur la même fréquence
  4. D.vous venez de charger votre batterie donc vous pouvez voler sans être brouillé

Bonne réponse : B — vous vous renseignez sur les fréquences utilisées avant de mettre votre émetteur en marche

Avec les radiocommandes à fréquence fixe de l'époque, allumer un émetteur sur une fréquence déjà utilisée brouille le modèle d'un autre pilote et peut provoquer son crash. Il faut donc vérifier le tableau des fréquences avant toute mise en marche.

Les micromoteurs à explosion les plus courants, type OS 25 FSR par exemple, utilisent comme carburant :

  1. A.de l'essence
  2. B.du gazole
  3. C.du méthanol
  4. D.du GPL

Bonne réponse : C — du méthanol

Les moteurs glow de modélisme fonctionnent avec un mélange à base de méthanol, additionné d'huile (ricin ou synthèse) et parfois de nitrométhane ; l'allumage se fait par une bougie à incandescence.

Vous avez un avion de voltige. Vous êtes en palier et en vol dos. Vous voulez prendre de l'altitude. Que faites-vous ?

  1. A.vous agissez sur la gouverne de profondeur à cabrer
  2. B.vous agissez sur la gouverne de profondeur à piquer
  3. C.vous agissez sur les ailerons
  4. D.vous agissez sur la gouverne de direction

Bonne réponse : B — vous agissez sur la gouverne de profondeur à piquer

Sur le dos, la commande de profondeur est inversée par rapport au sol : « piquer » au manche fait monter le nez du modèle vers le ciel, donc fait prendre de l'altitude. Cabrer ferait au contraire partir le modèle vers le sol.

Le revêtement qui renforce le mieux une structure est :

  1. A.l'entoilage plastique (Solar)
  2. B.le papier kraft
  3. C.la soie
  4. D.le Modelspan

Bonne réponse : C — la soie

La soie, tendue et enduite, forme un revêtement très résistant qui rigidifie fortement la structure. Le papier (kraft, Modelspan) est moins solide et les films plastiques thermorétractables apportent peu de rigidité en torsion.