Annale BIA 2000 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2000 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

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120 questions

Un corps se déplace à la vitesse de 100 km/h ; en passant à la vitesse de 300 km/h, sa résistance aérodynamique :

  1. A.ne change pas
  2. B.est multipliée par 9
  3. C.est multipliée par 3
  4. D.diminue légèrement

Bonne réponse : B — est multipliée par 9

La résistance aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse (R = 1/2 ρ V² S Cx). Si la vitesse est multipliée par 3, la résistance est multipliée par 3² = 9. Le piège est de croire à une proportionnalité simple (×3).

En vol normal :

  1. A.l'extrados de l'aile est le siège d'une dépression
  2. B.l'intrados de l'aile est le siège d'une surpression
  3. C.l'aile est « décrochée »
  4. D.les propositions « a et b » sont exactes

Bonne réponse : D — les propositions « a et b » sont exactes

En vol normal, l'air accéléré sur l'extrados y crée une dépression, tandis que l'intrados est en légère surpression. Les deux effets contribuent à la portance, la dépression d'extrados en fournissant la plus grande part.

Sur la polaire d'aile dessinée ci-dessous, on appelle point de traînée minimum :

  1. A.le point A
  2. B.le point B
  3. C.le point C
  4. D.le point D

Bonne réponse : A — le point A

Sur la polaire Cz = f(Cx), le point de traînée minimum est celui d'abscisse Cx la plus faible, c'est-à-dire le point le plus à gauche de la courbe : le point A. Le point C, tangent à la droite issue de l'origine, est le point de finesse maximale, et le point D celui du Cz maximal.

Un planeur a une finesse de 40 (en air calme) à la vitesse de 108 km/h. Sa vitesse verticale de chute est de :

  1. A.40 km/h
  2. B.40 m/s
  3. C.1,08 m/s
  4. D.0,75 m/s

Bonne réponse : D — 0,75 m/s

108 km/h = 30 m/s. La finesse est le rapport vitesse horizontale / vitesse verticale, donc Vz = 30 / 40 = 0,75 m/s.

Un avion en virage stabilisé à 60° d'inclinaison subit un facteur de charge n de :

  1. A.n = 0
  2. B.n = 1
  3. C.n = 2
  4. D.n = -1

Bonne réponse : C — n = 2

En virage stabilisé en palier, n = 1 / cos φ. Pour φ = 60°, cos 60° = 0,5 donc n = 2 : la portance doit valoir deux fois le poids.

On considère un avion pesant 24 000 N dont la surface alaire est de 20 m², et on prend une masse volumique d'air ρ = 1,2 kg/m³. On rappelle la formule : Portance = 1/2 ρ V² S Cz. Si l'avion vole à 100 m/s, son Cz vaut :

  1. A.0,1
  2. B.0,2
  3. C.0,4
  4. D.0,8

Bonne réponse : B — 0,2

En palier, portance = poids = 24 000 N. Cz = 2 × 24 000 / (1,2 × 100² × 20) = 48 000 / 240 000 = 0,2.

À quel croquis est associée la légende correcte ? (chaque légende est placée en face d'un croquis de profil)

  1. A.profil avec volet braqué
  2. B.profil en lisse
  3. C.profil avec bec sorti
  4. D.profil avec volet Fowler sorti

Bonne réponse : B — profil en lisse

Le deuxième croquis représente un profil sans aucun dispositif sorti : c'est bien un profil en lisse. Les autres légendes ne correspondent pas au croquis placé en face (le premier montre par exemple un bec de bord d'attaque sorti, pas seulement un volet braqué).

La longueur de roulage nécessaire au décollage augmente avec :

  1. A.l'altitude
  2. B.la température
  3. C.la composante de vent arrière
  4. D.dans les trois cas précédents

Bonne réponse : D — dans les trois cas précédents

L'altitude et la température diminuent la masse volumique de l'air, donc la portance et la puissance disponibles : il faut rouler plus longtemps pour atteindre la vitesse de décollage. Le vent arrière augmente la vitesse sol à atteindre. Les trois facteurs allongent le roulage.

Les facteurs suivants, sauf un, améliorent les performances aérodynamiques d'un planeur. Lequel ?

  1. A.une aile propre, sans moucherons
  2. B.un grand allongement
  3. C.un train rentrant
  4. D.un train fixe

Bonne réponse : D — un train fixe

Une aile propre, un grand allongement (moins de traînée induite) et un train rentrant (moins de traînée parasite) améliorent la finesse. Un train fixe ajoute de la traînée et dégrade les performances.

La sortie des volets hypersustentateurs :

  1. A.diminue la finesse
  2. B.augmente la distance d'atterrissage
  3. C.augmente la pente maximale de montée
  4. D.les affirmations « a et b » sont exactes

Bonne réponse : A — diminue la finesse

Les volets augmentent le Cz mais augmentent encore davantage le Cx : la finesse diminue. Ils permettent de voler plus lentement, donc raccourcissent la distance d'atterrissage, ce qui rend fausse la proposition « a et b ».

Le décrochage d'une aile se produit :

  1. A.sans signe pouvant le prévenir
  2. B.quand l'angle d'incidence diminue
  3. C.à une vitesse fixe indiquée par l'anémomètre
  4. D.quand l'angle d'incidence devient très important

Bonne réponse : D — quand l'angle d'incidence devient très important

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute. Il est précédé de signes (vibrations, avertisseur) et la vitesse de décrochage varie avec la masse et le facteur de charge.

La traînée est toujours parallèle à :

  1. A.l'axe longitudinal de l'appareil
  2. B.l'horizontale
  3. C.la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air
  4. D.la corde de profil des ailes

Bonne réponse : C — la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air

Par définition, la traînée est la composante de la résultante aérodynamique parallèle au vent relatif, donc à la trajectoire de l'appareil par rapport à l'air, et de sens opposé au déplacement. La portance lui est perpendiculaire.

La charge alaire est définie par le rapport :

  1. A.surface portante / poids total de l'aéronef
  2. B.poids total de l'aéronef / surface portante
  3. C.poids de l'équipage / surface des ailes
  4. D.poids total de l'aéronef / poids des ailes

Bonne réponse : B — poids total de l'aéronef / surface portante

La charge alaire est le poids (ou la masse) total de l'aéronef divisé par la surface portante, exprimée par exemple en daN/m² ou kg/m². Plus elle est élevée, plus la vitesse de vol (et de décrochage) est grande.

Parmi les paramètres suivants, quel est celui qui augmentera la stabilité de l'avion :

  1. A.une voilure en flèche inversée
  2. B.une voilure à dièdre inverse
  3. C.une voilure avec un dièdre positif
  4. D.une voilure de forme elliptique

Bonne réponse : C — une voilure avec un dièdre positif

Le dièdre positif est stabilisateur en roulis : lors d'une glissade, l'aile basse voit une incidence plus forte, porte davantage et ramène l'avion à plat. Le dièdre inverse et la flèche inversée sont au contraire déstabilisants.

Avec un bec de bord d'attaque sorti, un profil voit son Cz max :

  1. A.diminuer alors que Cx augmente
  2. B.augmenter alors que son incidence max diminue
  3. C.augmenter alors que son incidence max augmente
  4. D.diminuer alors que son incidence max diminue

Bonne réponse : C — augmenter alors que son incidence max augmente

Le bec crée une fente qui réénergise la couche limite de l'extrados et retarde le décollement des filets d'air. L'aile peut donc voler à une incidence plus grande avant de décrocher, et son Cz max augmente.

Quelles sont les conditions d'équilibre d'un avion en vol horizontal ?

  1. A.La portance équilibre le poids
  2. B.La traction équilibre la traînée
  3. C.La traction est supérieure à la traînée
  4. D.Les réponses a et b sont exactes

Bonne réponse : D — Les réponses a et b sont exactes

En palier rectiligne uniforme, la somme des forces est nulle : la portance équilibre le poids sur la verticale et la traction équilibre la traînée sur l'horizontale. Une traction supérieure à la traînée ferait accélérer l'avion.

Par la manœuvre de quelle commande est gérée la symétrie du vol de l'avion ?

  1. A.Le déplacement latéral du manche
  2. B.Le réglage de la puissance du moteur
  3. C.Les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction
  4. D.Le déplacement d'avant en arrière du manche

Bonne réponse : C — Les palonniers qui agissent sur la gouverne de direction

La symétrie du vol (bille au centre, absence de dérapage ou de glissade) se contrôle avec les palonniers, qui agissent sur la gouverne de direction autour de l'axe de lacet. Le manche latéral commande le roulis, le manche avant-arrière le tangage.

La finesse d'un planeur peut s'exprimer par tous les rapports suivants, sauf un ; lequel :

  1. A.portance / traînée
  2. B.vitesse horizontale / vitesse verticale
  3. C.distance horizontale parcourue / perte de hauteur (en air calme)
  4. D.envergure / corde de l'aile

Bonne réponse : D — envergure / corde de l'aile

La finesse vaut Cz/Cx = portance/traînée = Vh/Vz = distance parcourue/hauteur perdue en air calme. Le rapport envergure/corde définit l'allongement, une caractéristique géométrique de l'aile, et non la finesse.

Les winglets servent à :

  1. A.Augmenter la traînée de l'aile.
  2. B.Diminuer la stabilité en lacet.
  3. C.Rendre tourbillonnaire l'écoulement de l'air sur les ailes.
  4. D.Diminuer la traînée induite due aux tourbillons marginaux.

Bonne réponse : D — Diminuer la traînée induite due aux tourbillons marginaux.

Les winglets, ailettes placées en bout d'aile, limitent le contournement de l'air de l'intrados vers l'extrados et réduisent les tourbillons marginaux, donc la traînée induite. Ils améliorent ainsi la finesse et la consommation.

Quand on avance le centre de gravité par rapport à sa position habituelle :

  1. A.Cela ne modifie pas le comportement de l'avion.
  2. B.L'avion devient plus agréable à piloter, il « répond » plus rapidement aux commandes.
  3. C.L'avion a tendance à prendre une assiette supérieure, à se cabrer.
  4. D.L'avion devient moins maniable mais plus stable.

Bonne réponse : D — L'avion devient moins maniable mais plus stable.

Un centrage avant éloigne le centre de gravité du foyer : l'avion est plus stable mais demande plus d'effort à la profondeur, il est moins maniable. C'est un centrage arrière qui rendrait l'avion plus vif mais moins stable.

Un déplacement du manche vers la droite :

  1. A.lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche
  2. B.baisse l'aileron droit et lève l'aileron gauche
  3. C.abaisse simultanément les ailerons
  4. D.relève simultanément les ailerons

Bonne réponse : A — lève l'aileron droit et baisse l'aileron gauche

Manche à droite : l'aileron droit se lève (l'aile droite porte moins et s'abaisse) et l'aileron gauche se baisse (l'aile gauche porte plus et monte). L'avion s'incline ainsi à droite ; les ailerons se braquent toujours en sens opposé.

Un variomètre mesure :

  1. A.la vitesse propre
  2. B.la variation de vitesse propre
  3. C.l'altitude
  4. D.la vitesse verticale

Bonne réponse : D — la vitesse verticale

Le variomètre mesure la vitesse verticale (taux de montée ou de descente) en exploitant la variation de la pression statique dans le temps. La vitesse propre est donnée par l'anémomètre et l'altitude par l'altimètre.

Un altimètre fonctionne par mesure de la :

  1. A.pression dynamique
  2. B.pression statique
  3. C.pression totale
  4. D.température

Bonne réponse : B — pression statique

L'altimètre est un baromètre anéroïde : il mesure la pression statique, qui diminue avec l'altitude, et l'affiche en altitude selon l'atmosphère standard. La pression dynamique est exploitée par l'anémomètre.

Pour augmenter la sécurité de fonctionnement des moteurs d'avion, on adopte généralement :

  1. A.quatre soupapes par cylindre
  2. B.un double système d'allumage
  3. C.le refroidissement par eau
  4. D.des fréquences de rotation très élevées

Bonne réponse : B — un double système d'allumage

Les moteurs d'avion à pistons ont deux magnétos indépendantes et deux bougies par cylindre : si un circuit tombe en panne, l'autre assure la combustion. Cette redondance améliore aussi la qualité de la combustion.

Le rendement d'une hélice est défini par le rapport :

  1. A.Puissance utile / puissance absorbée
  2. B.Puissance absorbée / puissance utile
  3. C.Traction / puissance
  4. D.Puissance / traction

Bonne réponse : A — Puissance utile / puissance absorbée

Comme tout rendement, celui de l'hélice est le rapport de la puissance utile (traction × vitesse) à la puissance absorbée (fournie par le moteur sur l'arbre). Il est toujours inférieur à 1.

Une hélice à calage variable est utilisée de la façon suivante :

  1. A.grand pas au décollage, petit pas en croisière
  2. B.petit pas au décollage, grand pas en croisière
  3. C.grand pas au décollage, drapeau en croisière
  4. D.petit pas au décollage, drapeau en croisière

Bonne réponse : B — petit pas au décollage, grand pas en croisière

Au décollage, à faible vitesse, le petit pas permet au moteur de tourner vite et de délivrer toute sa puissance. En croisière, le grand pas donne un meilleur rendement à grande vitesse. La position drapeau ne sert qu'en cas de panne moteur.

Avant d'entreprendre un vol sur avion ou planeur, le pilote effectue :

  1. A.un « point fixe »
  2. B.un « tour de chauffe »
  3. C.une « grande visite »
  4. D.une « visite prévol »

Bonne réponse : D — une « visite prévol »

La visite prévol est l'inspection extérieure et intérieure faite par le pilote avant chaque vol, que ce soit sur avion ou sur planeur. Le point fixe ne concerne que les avions à moteur et la grande visite est une opération de maintenance.

En virage glissé à droite, l'indicateur de virage indique :

  1. A.aiguille à droite, bille à gauche
  2. B.aiguille à gauche, bille à droite
  3. C.aiguille à droite, bille au centre
  4. D.aiguille à droite, bille à droite

Bonne réponse : D — aiguille à droite, bille à droite

En virage à droite, l'aiguille (gyroscopique) indique le sens du virage, donc à droite. En glissade, l'avion est trop incliné pour son taux de virage et la bille tombe vers l'intérieur du virage, donc à droite aussi.

L'horizon artificiel représenté ci-dessous indique que l'avion est :

  1. A.en virage à gauche avec une assiette à cabrer de 5°
  2. B.en virage à gauche avec une assiette à piquer de 5°
  3. C.en virage à droite avec une assiette à cabrer de 5°
  4. D.en virage à droite avec une assiette à piquer de 5°

Bonne réponse : A — en virage à gauche avec une assiette à cabrer de 5°

Sur l'horizon artificiel, la maquette reste fixe et c'est la ligne d'horizon qui s'incline : un horizon qui « monte » vers la droite traduit une inclinaison à gauche. La maquette se situe au-dessus de la ligne d'horizon, d'une graduation de 5° : l'assiette est à cabrer.

Quelle est la description correcte pour l'avion représenté ?

  1. A.aile basse à dièdre positif et empennage papillon
  2. B.aile médiane à dièdre positif et dérive surélevée
  3. C.aile basse à flèche positive et empennage cruciforme
  4. D.aile médiane à dièdre positif et empennage en « T »

Bonne réponse : D — aile médiane à dièdre positif et empennage en « T »

Vu de face, l'aile est fixée à mi-hauteur du fuselage et remonte vers les extrémités : aile médiane à dièdre positif. Le stabilisateur horizontal est placé au sommet de la dérive, ce qui forme un empennage en T.

Le carburateur d'un moteur à pistons :

  1. A.injecte directement du carburant dans les cylindres
  2. B.assure la mise en pression du circuit d'alimentation en carburant
  3. C.assure le mélange air/essence admis dans les cylindres
  4. D.refroidit les cylindres

Bonne réponse : C — assure le mélange air/essence admis dans les cylindres

Le carburateur pulvérise l'essence dans l'air aspiré (effet venturi) et dose ainsi le mélange air/essence admis dans les cylindres. L'injection directe est un autre système, et la mise en pression du circuit est le rôle de la pompe.

La « VFE » correspond à :

  1. A.vitesse maximale avec volets sortis
  2. B.vitesse minimale de sustentation
  3. C.vitesse à ne jamais dépasser
  4. D.vitesse à utiliser en phase finale d'atterrissage

Bonne réponse : A — vitesse maximale avec volets sortis

VFE (Velocity Flaps Extended) est la vitesse maximale autorisée volets sortis ; elle correspond au haut de l'arc blanc de l'anémomètre. La vitesse à ne jamais dépasser est la VNE.

Dans une aile d'avion, les efforts de flexion sont encaissés par :

  1. A.la poutre longitudinale
  2. B.le longeron d'aile
  3. C.les nervures
  4. D.les traverses

Bonne réponse : B — le longeron d'aile

Le longeron est la poutre principale de l'aile, dans le sens de l'envergure : il reprend les efforts de flexion dus à la portance. Les nervures donnent la forme du profil et transmettent les efforts au longeron.

L'anémomètre est un instrument qui sert à :

  1. A.donner le taux de montée de l'avion
  2. B.mesurer la vitesse d'un aéronef par rapport au sol
  3. C.indiquer l'assiette de l'avion
  4. D.mesurer la vitesse d'un aéronef par rapport à l'air

Bonne réponse : D — mesurer la vitesse d'un aéronef par rapport à l'air

L'anémomètre mesure la pression dynamique (différence entre pression totale et pression statique) et en déduit la vitesse de l'avion par rapport à l'air. La vitesse sol, elle, dépend du vent et ne peut être donnée par l'anémomètre.

La casserole d'hélice :

  1. A.favorise la mise en température du moteur
  2. B.améliore l'écoulement de l'air
  3. C.évite le souffle hélicoïdal autour du fuselage
  4. D.les affirmations « a » et « c » sont exactes

Bonne réponse : B — améliore l'écoulement de l'air

La casserole est le carénage profilé qui recouvre le moyeu de l'hélice : elle améliore l'écoulement de l'air vers le capot et le moteur. Elle ne supprime pas le souffle hélicoïdal et ne sert pas à réchauffer le moteur.

Un compas placé à bord d'un avion est soumis à des influences magnétiques parasites qui provoquent :

  1. A.la déclinaison
  2. B.la déviation
  3. C.la dérive
  4. D.l'inclinaison déviatrice

Bonne réponse : B — la déviation

Les masses métalliques et les circuits électriques de l'avion créent des champs magnétiques parasites qui provoquent la déviation du compas, corrigée à l'aide d'une courbe de déviation. La déclinaison est l'écart entre nord vrai et nord magnétique, propre au lieu.

Le braquage des ailerons provoque un effet secondaire appelé :

  1. A.roulis inverse
  2. B.lacet inverse
  3. C.roulis induit
  4. D.lacet induit

Bonne réponse : B — lacet inverse

L'aileron baissé augmente la portance mais aussi la traînée de l'aile qui monte : le nez part du côté opposé au virage. C'est le lacet inverse, que le pilote contre au palonnier. Le roulis induit est, lui, l'effet secondaire de la gouverne de direction.

L'avertisseur de décrochage est :

  1. A.une alarme sonore et/ou lumineuse
  2. B.un repère rouge sur l'anémomètre
  3. C.un repère placé sur l'horizon artificiel
  4. D.un système électromagnétique qui, couplé avec l'indicateur de vitesse, provoque des vibrations dans le manche, prévenant ainsi le pilote de l'imminence du décrochage

Bonne réponse : A — une alarme sonore et/ou lumineuse

Sur les avions légers, l'avertisseur de décrochage est une alarme sonore et/ou lumineuse, déclenchée par une palette ou une prise d'air au bord d'attaque qui détecte l'approche de l'incidence critique. Le vibreur de manche (stick shaker) existe sur les avions de ligne, mais il est piloté par l'incidence et non par l'indicateur de vitesse.

Quel appareil du tableau de bord n'utilise pas un gyroscope ?

  1. A.Indicateur de virage
  2. B.Horizon artificiel
  3. C.Conservateur de cap
  4. D.Compas magnétique

Bonne réponse : D — Compas magnétique

L'indicateur de virage, l'horizon artificiel et le conservateur de cap sont des instruments gyroscopiques. Le compas magnétique est une simple aiguille aimantée qui s'oriente dans le champ magnétique terrestre.

L'action du réchauffage carburateur se traduit par :

  1. A.une augmentation de la puissance
  2. B.une diminution de la puissance
  3. C.une réduction du débit carburant
  4. D.une réduction de la pression essence

Bonne réponse : B — une diminution de la puissance

Le réchauffage carburateur fait aspirer de l'air chaud, moins dense : le remplissage des cylindres diminue et la puissance baisse (chute de régime). Il est néanmoins indispensable pour éliminer ou prévenir le givrage du carburateur.

Les météorologistes mesurent la vitesse du vent avec :

  1. A.une girouette
  2. B.un machmètre
  3. C.un tachymètre
  4. D.un anémomètre

Bonne réponse : D — un anémomètre

La vitesse du vent se mesure avec un anémomètre (à coupelles par exemple). La girouette indique la direction d'où vient le vent, le machmètre est un instrument de bord et le tachymètre mesure un régime de rotation.

Le symbole ci-contre indique un vent du :

  1. A.90° force 25 km/h
  2. B.270° force 25 km/h
  3. C.27° force 25 kt
  4. D.90° force 25 kt

Bonne réponse : D — 90° force 25 kt

La flèche de vent part du côté d'où vient le vent : les barbules sont à l'est, le vent vient donc du 090°. Chaque grande barbule vaut 10 kt et chaque demi-barbule 5 kt : 2 × 10 + 5 = 25 kt. Les symboles de vent s'expriment en nœuds, pas en km/h.

Le risque de brouillard par saturation de l'air est d'autant plus grand que les deux températures du psychromètre sont :

  1. A.voisines
  2. B.éloignées
  3. C.l'une positive et l'autre négative
  4. D.toutes deux négatives

Bonne réponse : A — voisines

Le psychromètre comporte un thermomètre sec et un thermomètre mouillé. Plus l'air est humide, moins l'eau s'évapore du thermomètre mouillé et plus les deux températures sont proches. Des températures voisines signalent un air proche de la saturation, donc un risque de brouillard.

À 5 000 ft d'altitude selon l'atmosphère standard :

  1. A.la température est de +15 °C et la pression de 1013,25 hPa
  2. B.la température est de -17,5 °C et la pression de 700 hPa
  3. C.la température est de +5 °C et la pression de 850 hPa
  4. D.la température est de +25 °C et la pression de 750 hPa

Bonne réponse : C — la température est de +5 °C et la pression de 850 hPa

En atmosphère standard, la température baisse de 2 °C par 1 000 ft : 15 - 2 × 5 = +5 °C à 5 000 ft. La pression y vaut environ 843 hPa, soit à peu près 850 hPa (surface isobare 850 hPa vers 1 500 m).

Les stratus sont des nuages :

  1. A.dangereux à cause des turbulences et précipitations qui leur sont associées
  2. B.dangereux par la faible hauteur de leur base
  3. C.permettent le vol à voile grâce aux ascendances qui leur donnent naissance
  4. D.de grande étendue verticale

Bonne réponse : B — dangereux par la faible hauteur de leur base

Les stratus sont des nuages bas, en couche, de faible épaisseur, formés en air stable. Leur danger tient à la faible hauteur de leur base (plafond bas), qui peut piéger un pilote VFR. Ils ne sont pas turbulents et ne fournissent pas d'ascendances.

Dans une couche d'air, l'expression « inversion de température » signifie que la température :

  1. A.diminue quand l'altitude augmente
  2. B.est fluctuante
  3. C.est stable
  4. D.augmente quand l'altitude augmente

Bonne réponse : D — augmente quand l'altitude augmente

Normalement la température diminue avec l'altitude. On parle d'inversion lorsque, dans une couche, elle augmente avec l'altitude. Une telle couche est très stable et bloque les mouvements verticaux. Une température constante est une isothermie.

Les nuages d'orage sont :

  1. A.les stratus
  2. B.les cirrus
  3. C.les cumulonimbus
  4. D.les cumulus

Bonne réponse : C — les cumulonimbus

Le cumulonimbus est le nuage d'orage : très grande extension verticale, sommet en enclume, accompagné d'éclairs, de grêle, de fortes turbulences et de rafales. Les cumulus peuvent évoluer en cumulonimbus, mais ne sont pas eux-mêmes orageux.

La turbulence d'origine thermique résulte de :

  1. A.la stabilité de l'atmosphère
  2. B.l'humidité de l'air
  3. C.l'échauffement du sol
  4. D.l'échauffement des couches supérieures de l'atmosphère

Bonne réponse : C — l'échauffement du sol

Le soleil chauffe le sol, qui chauffe à son tour les basses couches d'air : des bulles d'air chaud s'élèvent (thermiques), créant ascendances et turbulence. Un échauffement des couches supérieures stabiliserait au contraire l'atmosphère.

Dans la situation décrite par la carte isobarique jointe, un avion se rendant de B à C rencontrera :

  1. A.des vents forts de sud-ouest
  2. B.des vents modérés du sud-est
  3. C.des vents forts de nord-ouest
  4. D.des vents faibles d'ouest

Bonne réponse : A — des vents forts de sud-ouest

Les isobares sont très resserrées le long du trajet B-C : le gradient de pression est fort, donc le vent aussi. Elles dessinent un talweg issu d'une dépression située au nord-est (975 hPa) ; dans l'hémisphère Nord le vent longe les isobares en laissant les basses pressions à sa gauche, et sur la partie du trajet située à l'est de l'axe du talweg, vers C, il souffle de secteur sud-ouest.

Un aérodrome se trouve à 850 m d'altitude. Le QFE y sera inférieur au QNH de :

  1. A.20 hPa
  2. B.50 hPa
  3. C.100 hPa
  4. D.200 hPa

Bonne réponse : C — 100 hPa

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 8,5 m (28 ft). 850 m / 8,5 m ≈ 100 hPa : le QFE (pression au niveau de l'aérodrome) est inférieur d'environ 100 hPa au QNH (pression ramenée au niveau de la mer).

La pression atmosphérique provient :

  1. A.du poids de la vapeur d'eau contenue dans l'air
  2. B.du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation
  3. C.du vent
  4. D.de l'échauffement de l'air par le soleil

Bonne réponse : B — du poids de la masse d'air située au-dessus du lieu d'observation

La pression atmosphérique en un lieu est le poids de la colonne d'air située au-dessus, rapporté à l'unité de surface. C'est pourquoi elle diminue lorsqu'on s'élève : il reste moins d'air au-dessus.

Comment appelle-t-on une zone où la pression atmosphérique varie peu au sein d'une surface géographique importante ?

  1. A.anticyclone
  2. B.marée barométrique
  3. C.col barométrique
  4. D.marais barométrique

Bonne réponse : D — marais barométrique

Un marais barométrique est une vaste zone où les isobares sont très espacées : la pression y varie peu et les vents sont faibles. Le col est une zone située entre deux anticyclones et deux dépressions, et la marée barométrique est une oscillation journalière de la pression.

Dans l'hémisphère nord, comment souffle le vent par rapport aux centres de hautes et basses pressions ?

  1. A.le vent souffle des basses pressions vers les hautes pressions
  2. B.le vent tourne autour d'une dépression dans le sens des aiguilles d'une montre
  3. C.le vent tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre
  4. D.il n'y a pas de vent

Bonne réponse : C — le vent tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre

Sous l'effet de la force de Coriolis, dans l'hémisphère Nord, le vent tourne autour d'une dépression dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et autour d'un anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre. Près du sol, il converge légèrement vers les basses pressions, et non l'inverse.

La cause la plus fréquente de formation des nuages dans l'atmosphère est :

  1. A.un soulèvement d'un ensemble de particules d'air humide
  2. B.un affaissement d'un ensemble de particules d'air humide
  3. C.un réchauffement de l'air en altitude, au niveau des nuages
  4. D.le changement de saison

Bonne réponse : A — un soulèvement d'un ensemble de particules d'air humide

En s'élevant, l'air se détend et se refroidit ; lorsqu'il atteint sa température de saturation, la vapeur d'eau se condense et le nuage se forme. Le soulèvement (convection, relief, front) est donc la cause principale. L'affaissement réchauffe l'air et dissipe les nuages.

Sous quels nuages peut-on observer des averses ?

  1. A.gros cumulus, cumulonimbus
  2. B.nimbus, nimbostratus
  3. C.stratus, stratocumulus
  4. D.cirrus, cirrocumulus

Bonne réponse : A — gros cumulus, cumulonimbus

Les averses, précipitations brèves et intenses, tombent des nuages convectifs : cumulus congestus et cumulonimbus. Le nimbostratus donne des pluies continues, le stratus de la bruine, et les cirrus ne donnent pas de précipitations au sol.

L'Autan est un vent souvent fort :

  1. A.de secteur nord soufflant dans la vallée du Rhône
  2. B.de secteur ouest soufflant au sud de la Corse
  3. C.de secteur sud-est soufflant entre Carcassonne et Toulouse
  4. D.ce n'est pas un vent

Bonne réponse : C — de secteur sud-est soufflant entre Carcassonne et Toulouse

L'autan est un vent de sud-est, souvent fort et turbulent, qui souffle dans le Lauragais entre Carcassonne et Toulouse. Le vent de nord de la vallée du Rhône est le mistral.

En ce qui concerne la circulation atmosphérique générale, la France est le plus souvent assujettie à :

  1. A.un anticyclone dont la position moyenne est sur l'Islande et une dépression aux Açores
  2. B.une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores
  3. C.une dépression dont la position moyenne est sur la mer du Nord et un anticyclone sur l'Espagne
  4. D.une dépression sur la Bretagne et un anticyclone sur la Côte d'Azur

Bonne réponse : B — une dépression dont la position moyenne est sur l'Islande et un anticyclone aux Açores

Le temps en France est gouverné par la dépression d'Islande et l'anticyclone des Açores. Entre les deux circule un flux d'ouest qui amène les perturbations atlantiques. La proposition inverse est le piège classique.

À une altitude voisine du niveau de la mer, une pression atmosphérique de 1035 hPa signifie :

  1. A.une zone anticyclonique
  2. B.une dépression
  3. C.une pression normalement moyenne
  4. D.qu'il existe un risque important de givrage

Bonne réponse : A — une zone anticyclonique

La pression moyenne au niveau de la mer est de 1013,25 hPa. Une valeur de 1035 hPa, nettement supérieure, caractérise une zone de hautes pressions, c'est-à-dire un anticyclone.

L'atmosphère est composée de plusieurs couches. Celle qui intéresse plus particulièrement les phénomènes météorologiques s'appelle :

  1. A.troposphère
  2. B.stratosphère
  3. C.tropopause
  4. D.mésosphère

Bonne réponse : A — troposphère

La troposphère, couche la plus basse (environ 8 km aux pôles à 16 km à l'équateur), contient la quasi-totalité de la vapeur d'eau : c'est là que se forment nuages, précipitations et perturbations. La tropopause n'est que sa limite supérieure.

La température indiquée par un thermomètre est de 18 °C. Cette même température exprimée en kelvins est :

  1. A.298 K
  2. B.291 K
  3. C.288 K
  4. D.285 K

Bonne réponse : B — 291 K

T(K) = T(°C) + 273 (exactement 273,15). 18 + 273 = 291 K. La valeur 288 K correspond à 15 °C, la température standard au niveau de la mer.

La navigation à l'estime consiste :

  1. A.à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome
  3. C.à estimer sa position à l'aide d'un VOR
  4. D.à estimer sa position à l'aide d'un GONIO

Bonne réponse : B — à déterminer le cap à prendre et l'heure estimée d'arrivée sur un point caractéristique ou un aérodrome

La navigation à l'estime consiste à calculer, à partir de la route, de la vitesse propre et du vent, le cap à tenir et le temps de vol, donc l'heure estimée d'arrivée. Suivre des repères au sol est le cheminement ; VOR et gonio relèvent de la radionavigation.

Le cheminement consiste :

  1. A.à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol
  2. B.à suivre les indications du compas
  3. C.à suivre les indications de l'aiguille du récepteur VOR
  4. D.à demander son chemin par radio VHF

Bonne réponse : A — à suivre des lignes naturelles caractéristiques du sol

Le cheminement est une navigation à vue qui consiste à suivre des repères linéaires caractéristiques au sol : routes, voies ferrées, rivières, côtes. Il complète souvent l'estime.

Sur un méridien terrestre, un arc de 1 degré correspond à une distance de :

  1. A.1 mille terrestre
  2. B.1 mille marin
  3. C.60 milles marins
  4. D.60 kilomètres

Bonne réponse : C — 60 milles marins

Le mille marin est défini comme la longueur d'une minute d'arc de méridien. Un degré valant 60 minutes, il correspond à 60 NM, soit environ 111 km.

Un avion dont la vitesse propre est de 200 km/h subit un vent d'est de 70 km/h environ. Pour suivre une route au nord, l'avion devra prendre un cap :

  1. A.360
  2. B.020
  3. C.340
  4. D.090

Bonne réponse : B — 020

Le vent d'est pousse l'avion vers l'ouest : il faut corriger en mettant le nez vers l'est, donc un cap supérieur à 360. La correction vaut arcsin(70/200) ≈ 20°, d'où un cap 020.

Une piste d'orientation magnétique 203° est numérotée :

  1. A.20
  2. B.21
  3. C.03
  4. D.aucune réponse n'est exacte

Bonne réponse : A — 20

Le numéro de piste est l'orientation magnétique divisée par 10 et arrondie à la dizaine la plus proche : 203° donne 20. Le QFU opposé, 023°, serait numéroté 02.

Le dépassement en vol d'un aéronef s'effectue toujours :

  1. A.par la gauche de celui-ci
  2. B.par la droite de celui-ci
  3. C.par-dessus celui-ci
  4. D.par-dessous celui-ci

Bonne réponse : B — par la droite de celui-ci

Selon les règles de l'air, l'aéronef qui en dépasse un autre doit s'en écarter en modifiant son cap vers la droite : le dépassement se fait par la droite. L'aéronef dépassé garde la priorité.

Un niveau de vol (Flight Level) a pour référence :

  1. A.le QNH
  2. B.la pression 1013,25 hPa
  3. C.la pression au niveau de la mer
  4. D.la pression au sol (QFE)

Bonne réponse : B — la pression 1013,25 hPa

Les niveaux de vol sont des surfaces isobares repérées par rapport au calage standard 1013,25 hPa. Tous les avions utilisant ce calage ont la même référence, ce qui garantit leur séparation verticale.

Une distance de 57 km mesurée sur une carte au 1/500 000 a pour valeur :

  1. A.28,5 cm
  2. B.11,4 cm
  3. C.114 cm
  4. D.5,7 cm

Bonne réponse : B — 11,4 cm

Au 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 5 km. 57 km / 5 km = 11,4 cm. Autre méthode : 57 km = 5 700 000 cm, divisés par 500 000 = 11,4 cm.

Quel temps met la Terre pour tourner sur elle-même de 45° :

  1. A.6 h
  2. B.2 h
  3. C.3 h
  4. D.24 h

Bonne réponse : C — 3 h

La Terre fait un tour (360°) en 24 h, soit 15° par heure. 45° / 15° = 3 h.

En vol, lorsque deux avions arrivent face à face :

  1. A.chacun doit dégager sur sa droite
  2. B.ils doivent faire demi-tour
  3. C.le plus manœuvrant dégage
  4. D.le moins rapide passe en dessous

Bonne réponse : A — chacun doit dégager sur sa droite

Lorsque deux aéronefs se rapprochent de face ou presque, chacun doit obliquer vers sa droite. Cette règle simple évite toute ambiguïté sur la manœuvre de l'autre.

En ULM, un pilote peut se poser sur une plate-forme occasionnelle :

  1. A.à condition d'avoir des pneus « basse pression »
  2. B.sans condition
  3. C.c'est strictement interdit
  4. D.c'est vrai, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Bonne réponse : D — c'est vrai, à condition d'avoir l'autorisation du propriétaire et de respecter les interdictions de zone réglementaires

Un ULM peut utiliser une plate-forme occasionnelle hors aérodrome, sous réserve de l'accord du propriétaire ou de l'exploitant du terrain et du respect des zones réglementées ou interdites et des éventuels arrêtés locaux.

Un pilote effectue un vol VFR sur une route magnétique 057°. Son premier niveau de vol utilisable est :

  1. A.30
  2. B.35
  3. C.40
  4. D.45

Bonne réponse : B — 35

La règle semi-circulaire impose en VFR, pour une route magnétique comprise entre 000° et 179°, des niveaux impairs + 5 : FL 35, 55, 75… Le premier niveau utilisable est donc le FL 35.

Un vol IFR est :

  1. A.effectué sous le régime d'un vol aux instruments
  2. B.intérieur aux frontières réglementaires
  3. C.effectué sous le régime d'un vol inhabituel
  4. D.effectué toujours de nuit

Bonne réponse : A — effectué sous le régime d'un vol aux instruments

IFR signifie Instrument Flight Rules : c'est un vol effectué selon les règles de vol aux instruments. Il peut avoir lieu de jour comme de nuit, par opposition au vol VFR (à vue).

La piste en service est la 12. Quels caps successifs (vent arrière, étape de base, finale) devra prendre le pilote pour un tour de piste à gauche ?

  1. A.120° - 210° - 300°
  2. B.120° - 30° - 300°
  3. C.300° - 210° - 120°
  4. D.300° - 30° - 120°

Bonne réponse : C — 300° - 210° - 120°

Piste 12 : la finale se fait au cap 120°, la branche vent arrière dans le sens opposé, au cap 300°. Dans un tour de piste à gauche, tous les virages se font à gauche : depuis le cap 300°, un virage de 90° à gauche donne l'étape de base au cap 210°, puis un nouveau virage à gauche ramène au cap 120° en finale.

Un avion dispose des feux de navigation suivants, depuis la place pilote :

  1. A.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière
  2. B.feu blanc vers l'avant, rouge vers l'arrière
  3. C.feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière, tous clignotants
  4. D.feu rouge à droite, vert à gauche, blanc derrière

Bonne réponse : A — feu rouge à gauche, vert à droite, blanc derrière

Les feux de navigation sont fixes : rouge en bout d'aile gauche, vert en bout d'aile droite et blanc à l'arrière. Ce sont les feux anticollision qui clignotent.

Une double croix blanche disposée horizontalement sur l'aire à signaux d'un aérodrome indique :

  1. A.l'aérodrome est utilisé par des hélicoptères
  2. B.des vols de planeurs sont en cours
  3. C.des précautions sont à prendre à l'atterrissage
  4. D.l'aire de manœuvre est temporairement inutilisable

Bonne réponse : B — des vols de planeurs sont en cours

Sur l'aire à signaux, une double croix blanche horizontale signale que des planeurs sont en activité sur l'aérodrome. Un grand H blanc indique les hélicoptères et une croix jaune en diagonale sur carré rouge une interdiction d'atterrir.

Un avion vole au 305° à 80 kt, le vent est du 265° pour 80 kt. La dérive est :

  1. A.droite et négative
  2. B.gauche et négative
  3. C.droite et positive
  4. D.négligeable, compte tenu de la faible vitesse propre

Bonne réponse : C — droite et positive

Le vent vient du 265°, c'est-à-dire de la gauche-avant d'un avion au cap 305° (40° à gauche). Il pousse l'avion vers la droite : la dérive est droite, comptée positivement par convention (route > cap). Avec un vent égal à la vitesse propre, elle est loin d'être négligeable.

Vous mesurez sur votre carte une route vraie (Rv) 050. La déclinaison magnétique est de 6° W, la route magnétique est :

  1. A.056
  2. B.044
  3. C.050
  4. D.la déclinaison n'est pas prise en considération

Bonne réponse : A — 056

Rm = Rv - Dm, avec une déclinaison ouest comptée négativement : Rm = 050 - (-6) = 056. Moyen mnémotechnique : déclinaison ouest, magnétique plus grand (« west is best »).

La différence d'heure de coucher du soleil sur deux aérodromes séparés de 7° 30' en longitude est :

  1. A.1 heure
  2. B.15 mn
  3. C.il n'y a pas de différence
  4. D.30 mn

Bonne réponse : D — 30 mn

La Terre tourne de 15° par heure, soit 1° en 4 minutes. 7,5° × 4 min = 30 min d'écart entre les heures de coucher du soleil (à latitude voisine).

Un document sert à notifier les recommandations et/ou les interdictions, ou simplement à informer ; il s'agit de :

  1. A.la note du service aéronautique
  2. B.la consigne opérationnelle
  3. C.le NOTAM
  4. D.le MOTAM

Bonne réponse : C — le NOTAM

Le NOTAM (Notice to Airmen) est l'avis diffusé aux navigants pour signaler une information, une recommandation ou une restriction (zone active, piste fermée, panne de balise…). Il doit être consulté lors de la préparation du vol.

Le premier ballon gonflé à l'hydrogène s'élève :

  1. A.en 1783
  2. B.en 1795
  3. C.en 1888
  4. D.en 1890

Bonne réponse : A — en 1783

Le 27 août 1783, le physicien Jacques Charles lance depuis le Champ-de-Mars le premier ballon à hydrogène, quelques semaines après la montgolfière des frères Montgolfier. Le 1er décembre 1783, Charles et Robert font le premier vol habité en ballon à gaz.

Le premier dirigeable à contourner la tour Eiffel en 1901 est piloté par :

  1. A.Ferdinand von Zeppelin
  2. B.Alberto Santos-Dumont
  3. C.Henri Farman
  4. D.Octave Chanute

Bonne réponse : B — Alberto Santos-Dumont

Le 19 octobre 1901, le Brésilien Alberto Santos-Dumont, à bord de son dirigeable n° 6, part de Saint-Cloud, contourne la tour Eiffel et revient en moins de 30 minutes, remportant le prix Deutsch de la Meurthe.

L'aile de l'Éole de Clément Ader a une forme d'aile :

  1. A.de chauve-souris
  2. B.d'aigle
  3. C.de pigeon
  4. D.de vautour

Bonne réponse : A — de chauve-souris

Clément Ader s'inspira de la chauve-souris pour dessiner les ailes membraneuses et articulées de l'Éole, avec lequel il décolla brièvement le 9 octobre 1890.

Les frères Orville et Wilbur Wright effectuent leurs premiers vols en :

  1. A.1901
  2. B.1902
  3. C.1903
  4. D.1904

Bonne réponse : C — 1903

Le 17 décembre 1903, à Kitty Hawk (Caroline du Nord), Orville Wright réalise le premier vol motorisé contrôlé du Flyer, sur environ 37 m en 12 secondes. Les deux frères effectuent quatre vols ce jour-là.

Le pilote français ayant remporté le plus de victoires durant la Seconde Guerre mondiale est :

  1. A.René Mouchotte
  2. B.Antoine de Saint-Exupéry
  3. C.Kostia Rozanoff
  4. D.Pierre Clostermann

Bonne réponse : D — Pierre Clostermann

Pierre Clostermann, pilote des Forces aériennes françaises libres engagé dans la RAF, est crédité de 33 victoires homologuées : il est le premier as français de la Seconde Guerre mondiale. Il a raconté sa guerre dans « Le Grand Cirque ».

Le premier avion du monde à avoir atteint le mur du son est :

  1. A.le Bell X-1
  2. B.le Dassault Mystère IV
  3. C.le De Havilland Vampire
  4. D.le MiG-15

Bonne réponse : A — le Bell X-1

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit pour la première fois officiellement le mur du son en vol en palier à bord du Bell X-1, avion-fusée largué d'un B-29.

Paris-New York est effectué en avion pour la première fois en 1930 par :

  1. A.Dieudonné Costes et Maurice Bellonte
  2. B.Dieudonné Costes et Joseph Le Brix
  3. C.Antoine de Saint-Exupéry et Maurice Bellonte
  4. D.Geoffrey de Havilland et Glenn Curtiss

Bonne réponse : A — Dieudonné Costes et Maurice Bellonte

Les 1er et 2 septembre 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte relient Paris à New York sans escale, d'est en ouest (contre les vents dominants), sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation ». Costes avait volé avec Le Brix lors d'autres raids, d'où le piège.

Le premier avion à réaction au monde à avoir été mis en service dans les compagnies aériennes est :

  1. A.le De Havilland Comet
  2. B.le Boeing 707
  3. C.le Sud Aviation Caravelle
  4. D.le Tupolev 104

Bonne réponse : A — le De Havilland Comet

Le De Havilland Comet britannique entre en service commercial avec la BOAC le 2 mai 1952. Le Tu-104 (1956), le Boeing 707 (1958) et la Caravelle (1959) sont venus plus tard.

Le premier avion à réaction au monde à avoir été engagé en combat aérien a été le :

  1. A.Gloster Meteor
  2. B.Messerschmitt Me 262
  3. C.Lockheed P-80 Shooting Star
  4. D.MiG-15

Bonne réponse : B — Messerschmitt Me 262

Le Messerschmitt Me 262 allemand est le premier chasseur à réaction engagé en combat, à partir de l'été 1944. Le Gloster Meteor fut mis en service à la même époque mais employé surtout contre les V1.

Jean Mermoz effectue en 1930 la première traversée postale de l'Atlantique Sud, de Saint-Louis du Sénégal à Natal (Brésil), sur :

  1. A.Breguet 14
  2. B.Breguet
  3. C.Caudron Simoun
  4. D.Latécoère 28

Bonne réponse : D — Latécoère 28

Le 12 mai 1930, Mermoz, Dabry et Gimié traversent l'Atlantique Sud en 21 heures à bord du Latécoère 28 hydravion « Comte-de-la-Vaulx », assurant la première liaison postale aérienne directe entre l'Afrique et l'Amérique du Sud.

Le Russe Constantin Tsiolkovski est un précurseur :

  1. A.des ballons
  2. B.de l'astronautique
  3. C.des hélicoptères
  4. D.des planeurs

Bonne réponse : B — de l'astronautique

Constantin Tsiolkovski (1857-1935) est l'un des pères de l'astronautique : il établit l'équation de la fusée et imagine les fusées à étages et à ergols liquides.

Charles Lindbergh a traversé l'Atlantique Nord en :

  1. A.1919
  2. B.1920
  3. C.1927
  4. D.1930

Bonne réponse : C — 1927

Les 20 et 21 mai 1927, Charles Lindbergh relie New York à Paris seul et sans escale en 33 h 30 à bord du Spirit of St. Louis. En 1919, Alcock et Brown avaient déjà traversé l'Atlantique Nord, mais à deux et de Terre-Neuve à l'Irlande.

Antoine de Saint-Exupéry disparaît en 1944, à bord d'un :

  1. A.Dewoitine 520
  2. B.Spitfire
  3. C.Messerschmitt 109
  4. D.Lightning

Bonne réponse : D — Lightning

Le 31 juillet 1944, Saint-Exupéry disparaît en Méditerranée au large de Marseille lors d'une mission de reconnaissance aux commandes d'un Lockheed P-38 Lightning (version F-5B). Des débris de l'appareil ont été retrouvés en 2000.

Qui a le premier marché sur la Lune (21 juillet 1969) ?

  1. A.John Glenn
  2. B.Alan Shepard
  3. C.Neil Armstrong
  4. D.Youri Gagarine

Bonne réponse : C — Neil Armstrong

Neil Armstrong, commandant d'Apollo 11, pose le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 (heure de Paris), suivi de Buzz Aldrin. Gagarine fut le premier homme dans l'espace (1961), Shepard le premier Américain et Glenn le premier Américain en orbite.

Par qui a été effectuée la première traversée de la Méditerranée entre Saint-Raphaël et Bizerte en 1913 ?

  1. A.Adrienne Bolland
  2. B.Jean Mermoz
  3. C.Roland Garros
  4. D.Paul Cornu

Bonne réponse : C — Roland Garros

Le 23 septembre 1913, Roland Garros relie Saint-Raphaël à Bizerte (Tunisie) en 7 h 53 sur un Morane-Saulnier, première traversée aérienne de la Méditerranée. Adrienne Bolland est célèbre pour avoir franchi la cordillère des Andes en 1921.

Quel auteur a écrit « Courrier Sud » ?

  1. A.Henri Guillaumet
  2. B.Antoine de Saint-Exupéry
  3. C.Louis Blériot
  4. D.Didier Daurat

Bonne réponse : B — Antoine de Saint-Exupéry

« Courrier Sud », premier roman d'Antoine de Saint-Exupéry (1929), s'inspire de son expérience de pilote de l'Aéropostale et de chef d'escale à Cap Juby. Guillaumet et Daurat furent ses compagnons de l'Aéropostale, mais pas les auteurs de ce livre.

L'Aéropostale a été créée par :

  1. A.Louis Blériot
  2. B.Pierre-Georges Latécoère
  3. C.Henri Guillaumet
  4. D.Antoine de Saint-Exupéry

Bonne réponse : B — Pierre-Georges Latécoère

L'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère fonde en 1918 les Lignes aériennes Latécoère, qui deviendront la Compagnie générale aéropostale en 1927 après leur rachat par Marcel Bouilloux-Lafont.

Le 2 mars 1969, le supersonique Concorde effectuait son premier vol. Le commandant de bord de ce vol était :

  1. A.André Turcat
  2. B.Constantin Rozanoff
  3. C.Bernard Linch
  4. D.Charles Yeager

Bonne réponse : A — André Turcat

Le 2 mars 1969, à Toulouse, André Turcat, chef pilote d'essais de Sud-Aviation, fait décoller le prototype Concorde 001 pour son premier vol. Rozanoff était pilote d'essais chez Dassault et Yeager le premier à franchir le mur du son.

Le tour du monde sans escale en ballon s'est déroulé en :

  1. A.1799
  2. B.1899
  3. C.1999
  4. D.n'a jamais été fait

Bonne réponse : C — 1999

En mars 1999, Bertrand Piccard et Brian Jones réalisent le premier tour du monde en ballon sans escale à bord du Breitling Orbiter 3, en un peu moins de 20 jours.

La première astronaute française est :

  1. A.Jacqueline Auriol
  2. B.Maryse Bastié
  3. C.Claudie André-Deshays
  4. D.Jeanne Hearth

Bonne réponse : C — Claudie André-Deshays

Claudie André-Deshays (devenue Claudie Haigneré), médecin, vole vers la station Mir en août 1996 lors de la mission Cassiopée : elle est la première Française dans l'espace. Jacqueline Auriol et Maryse Bastié furent de grandes aviatrices.

Un planeur de 2 mètres d'envergure pour une corde d'aile moyenne de 18 cm a une masse de 1,5 kg. Sa charge alaire est d'environ :

  1. A.42 g/dm²
  2. B.150 g/dm²
  3. C.5,3 g/cm²
  4. D.15 g/dm²

Bonne réponse : A — 42 g/dm²

Surface alaire = envergure × corde moyenne = 20 dm × 1,8 dm = 36 dm². Charge alaire = 1 500 g / 36 dm² ≈ 42 g/dm².

L'aéromodélisme comporte de nombreuses catégories. Laquelle n'existe pas ?

  1. A.racer club 20
  2. B.sport FM 40
  3. C.G speed space
  4. D.F5D racer électrique

Bonne réponse : C — G speed space

Les catégories racer club 20, sport FM 40 et F5D (course de pylône électrique) existent bien en compétition. « G speed space » est une appellation inventée qui ne correspond à aucune catégorie.

Pour qu'un planeur vole mieux par grand vent, on a intérêt à l'alourdir en plaçant du lest :

  1. A.à chaque extrémité des ailes, le modèle devenant plus maniable en roulis
  2. B.au bout du nez et de la queue, il devient plus maniable en tangage
  3. C.aux extrémités de chaque aile, au nez et à la queue
  4. D.au centre de gravité

Bonne réponse : D — au centre de gravité

Le lest augmente la charge alaire et donc la vitesse de vol, utile pour pénétrer dans le vent. Placé au centre de gravité, il ne modifie pas le centrage et n'augmente pas l'inertie autour des axes ; placé aux extrémités, il rendrait au contraire le modèle moins maniable.

Un empennage en T a l'avantage sur un empennage classique :

  1. A.d'être plus robuste
  2. B.d'être plus porteur
  3. C.de ne pas être perturbé par le flux d'air de l'aile
  4. D.d'alourdir la queue (stabilité)

Bonne réponse : C — de ne pas être perturbé par le flux d'air de l'aile

Placé en haut de la dérive, le stabilisateur d'un empennage en T se trouve hors du sillage de l'aile (et du souffle de l'hélice) : il travaille dans un air moins perturbé et est plus efficace. En contrepartie, la dérive doit être renforcée, ce qui l'alourdit.

La finesse d'un modèle réduit est de 15. Celui-ci est lâché à 10 mètres de hauteur par vent nul. Quelle distance pourra-t-il parcourir en vol plané ?

  1. A.1,5 km
  2. B.150 m
  3. C.100 m
  4. D.15 m

Bonne réponse : B — 150 m

En air calme, la finesse est le rapport distance parcourue / hauteur perdue. Distance = 15 × 10 m = 150 m.

On appelle maître-couple :

  1. A.la surface idéale de résistance à l'avancement
  2. B.la surface maximale d'un corps obtenue par projection sur un plan perpendiculaire au vent relatif
  3. C.la partie latérale du fuselage
  4. D.le couple maximum de la résultante aérodynamique

Bonne réponse : B — la surface maximale d'un corps obtenue par projection sur un plan perpendiculaire au vent relatif

Le maître-couple est la plus grande section d'un corps perpendiculairement à l'écoulement, c'est-à-dire sa surface frontale projetée. C'est la surface de référence S utilisée dans le calcul de la traînée d'un fuselage.

Vous désirez que votre planeur tienne l'air le plus longtemps possible en gagnant de l'altitude et en parcourant une longue distance. Qu'allez-vous utiliser ?

  1. A.un secteur à fortes turbulences dans un endroit peu dégagé
  2. B.l'abri d'une pente et un vent faible
  3. C.les ascendances dynamiques du vol de pente
  4. D.les vibrations thermiques après une pluie

Bonne réponse : C — les ascendances dynamiques du vol de pente

Le vent qui rencontre une pente est dévié vers le haut et crée une ascendance dynamique durable le long du relief : le planeur peut y gagner de l'altitude et la longer sur une grande distance. L'abri d'une pente par vent faible donne au contraire des rabattants.

Trois facteurs favorisent la stabilité d'un avion. Lequel ne convient pas ?

  1. A.dièdre nul
  2. B.flèche positive
  3. C.dièdre positif
  4. D.dérive dorsale

Bonne réponse : A — dièdre nul

Le dièdre positif et la flèche positive stabilisent en roulis, la dérive dorsale renforce la stabilité de route en lacet. Un dièdre nul n'apporte aucun effet stabilisateur en roulis.

Un aéromodèle doté d'une stabilité longitudinale trop marquée :

  1. A.aura tendance à amplifier les oscillations longitudinales (montagnes russes)
  2. B.gagnera une altitude sécurisante
  3. C.ne pourra voler que par air turbulent pour l'équilibrer
  4. D.présente un intérêt pour le vol d'onde

Bonne réponse : A — aura tendance à amplifier les oscillations longitudinales (montagnes russes)

Un modèle trop stable en tangage (centrage trop avant, calage excessif) réagit fortement à chaque perturbation et revient trop vite à l'équilibre en le dépassant : il « marsouine » et décrit des montagnes russes.

Un modèle doit être centré à 25 %. Ce centrage s'effectue par rapport :

  1. A.au bord d'attaque de la corde moyenne
  2. B.au bord d'attaque d'emplanture
  3. C.au moteur et à 25 % de la longueur du fuselage
  4. D.au bord d'attaque de l'aile et à 25 % de la distance entre le foyer de l'aile et celui du stabilisateur

Bonne réponse : A — au bord d'attaque de la corde moyenne

Le centrage s'exprime en pourcentage de la corde moyenne aérodynamique, mesuré depuis son bord d'attaque : un centrage à 25 % place le centre de gravité au quart de cette corde. Sur une aile trapézoïdale, la corde d'emplanture ne convient pas.

Des ailerons « full span » sont des ailerons :

  1. A.à fentes
  2. B.qui servent également de volets
  3. C.différentiels
  4. D.qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

Bonne réponse : D — qui occupent tout le bord de fuite de l'aile

« Full span » signifie « sur toute l'envergure » : les ailerons occupent tout le bord de fuite de l'aile. Des ailerons servant aussi de volets sont appelés flaperons.

Un modèle réduit a un moteur de 8 cm³ qui tourne à 13 000 tours/minute. Son hélice de diamètre 24 cm a un pas de 22 cm. Il vole à :

  1. A.172 km/h
  2. B.82 m/s
  3. C.103 km/h
  4. D.52 km/h

Bonne réponse : A — 172 km/h

Le pas est la distance théorique parcourue en un tour d'hélice. V = 0,22 m × 13 000 tr/min = 2 860 m/min = 47,7 m/s ≈ 172 km/h. C'est une vitesse théorique maximale : le glissement de l'hélice la réduit en réalité. Le diamètre et la cylindrée ne servent pas au calcul.

Pour un avion classique, le centrage se situe entre :

  1. A.0 et 15 % de la corde
  2. B.20 et 40 % de la corde
  3. C.50 et 60 % de la corde
  4. D.60 et 80 % de la corde

Bonne réponse : B — 20 et 40 % de la corde

Pour un avion classique, le centre de gravité se situe en avant du foyer, en général entre 20 et 40 % de la corde moyenne, ce qui assure à la fois stabilité et maniabilité. Plus en arrière, l'avion devient instable.

Pour faire atterrir en douceur un modèle réduit à train tricycle, il faut :

  1. A.toucher le sol en premier avec la roulette de nez
  2. B.augmenter le piqué en approchant du sol
  3. C.donner une assiette positive pour toucher d'abord le sol avec le train principal
  4. D.couper le moteur avant de toucher le sol pour diminuer la vitesse

Bonne réponse : C — donner une assiette positive pour toucher d'abord le sol avec le train principal

Avec un train tricycle, on arrondit pour prendre une légère assiette à cabrer et poser d'abord le train principal, puis on laisse retomber la roulette de nez. Toucher d'abord de la roulette de nez provoque rebonds (marsouinage) et risque de casse.

En vol radiocommandé, pour contrôler un hélicoptère autour de l'axe de lacet on se sert :

  1. A.de la commande anti-couple
  2. B.du manche cyclique longitudinal
  3. C.du manche cyclique latéral
  4. D.de b et c conjugués

Bonne réponse : A — de la commande anti-couple

Le lacet d'un hélicoptère est contrôlé par la commande anti-couple, qui fait varier le pas du rotor de queue. Le cyclique longitudinal et latéral commande le tangage et le roulis.

Une hélice porte la mention 13x6, cela signifie :

  1. A.diamètre 13 pouces, pas 6 pouces
  2. B.diamètre 6 pouces, pas 13 pouces
  3. C.épaisseur 13 mm au moyeu et 6 en bout de pale
  4. D.elle peut se monter avec un moteur de 13 cm³ ou de 6 cm³

Bonne réponse : A — diamètre 13 pouces, pas 6 pouces

Les hélices de modèles réduits sont désignées par diamètre × pas, en pouces : une 13x6 a un diamètre de 13 pouces (environ 33 cm) et un pas de 6 pouces (environ 15 cm).

Vous récupérez un modèle qui vient d'atterrir, il faut :

  1. A.couper tout de suite l'émetteur pour ne pas perturber les modèles en vol
  2. B.couper le récepteur puis l'émetteur
  3. C.couper l'émetteur puis le récepteur
  4. D.enlever le quartz du récepteur pour ne pas recevoir de parasites

Bonne réponse : B — couper le récepteur puis l'émetteur

On coupe toujours le récepteur avant l'émetteur : si l'émetteur était coupé en premier, le récepteur encore alimenté pourrait capter des parasites et actionner les servos ou le moteur de façon incontrôlée. À la mise en route, l'ordre est inverse : émetteur puis récepteur.

Lancé correctement à la main, un planeur vole en roulant d'un côté sur l'autre. Quelle est la cause possible de ce comportement ?

  1. A.l'aile a un dièdre trop important
  2. B.le centre de gravité est trop en avant
  3. C.une aile est plus lourde que l'autre
  4. D.une aile est plus longue que l'autre

Bonne réponse : A — l'aile a un dièdre trop important

Un dièdre excessif rend le modèle trop stable en roulis : à chaque perturbation, l'effet de rappel est si fort que le planeur dépasse sa position d'équilibre et oscille d'un côté sur l'autre (roulis hollandais). Une aile plus lourde ou plus longue provoquerait plutôt un virage permanent d'un seul côté.

La propulsion thermique des aéromodèles conserve des avantages par rapport à la propulsion électrique. Une des propositions ci-dessous est fausse. Laquelle ?

  1. A.prix d'investissement inférieur
  2. B.durée de vol supérieure
  3. C.durée de vie de l'équipement supérieure
  4. D.très utilisée en France

Bonne réponse : C — durée de vie de l'équipement supérieure

À l'époque, le moteur thermique restait moins cher, offrait une plus grande autonomie et était très répandu. En revanche, la durée de vie de l'équipement n'était pas un avantage : le moteur thermique s'use et vibre, alors qu'un moteur électrique demande peu d'entretien et dure longtemps.

Allen et Redlich ont réussi à faire traverser la Manche par leur maquette Radio-Queen, ouvrant une nouvelle ère pour la radiocommande, en quelle année ?

  1. A.1953
  2. B.1954
  3. C.1955
  4. D.1956

Bonne réponse : B — 1954

Selon le corrigé officiel, c'est en 1954 que la traversée de la Manche par le modèle radiocommandé Radio-Queen d'Allen et Redlich a marqué les esprits et popularisé la radiocommande auprès des modélistes.