Annale BIA 1995 corrigée

Toutes les questions de l’annale 1995 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant. Gratuit, sans carte bancaire.

Passer l’annale 1995 en conditions réelles (2 h 30)
80 questions

Sur ce schéma de soufflerie, les lettres A à F correspondent chacune à une partie bien définie : 1 - ventilateur ; 2 - collecteur ; 3 - filtre ; 4 - veine ; 5 - chambre d'expérience ; 6 - diffuseur. Posez la bonne combinaison.

  1. A.A1-B3-C4-D6-E5-F2
  2. B.C3-B2-F4-A5-D6-E1
  3. C.D3-A1-F6-E4-C2-B5
  4. D.F1-C4-A6-B3-E5-D2

Bonne réponse : B — C3-B2-F4-A5-D6-E1

L'air entre par le filtre (nid d'abeilles, C) qui régularise l'écoulement, puis est accéléré dans le collecteur convergent (B) vers la veine (F) où se trouve la maquette, dans la chambre d'expérience (A). Il est ensuite ralenti dans le diffuseur divergent (D) avant d'atteindre le ventilateur (E) qui aspire l'ensemble.

Lequel de ces croquis (a, b, c ou d) est-il exact ?

  1. A.Le croquis a
  2. B.Le croquis b
  3. C.Le croquis c
  4. D.Le croquis d

Bonne réponse : B — Le croquis b

La résultante aérodynamique s'applique au centre de poussée ; elle se décompose en portance, perpendiculaire au vent relatif, et en traînée, parallèle au vent relatif et dans son sens. Seul le croquis b respecte ces trois points ; les autres placent la résultante au centre de gravité, orientent mal le vent relatif ou la traînée.

Sur cette polaire d'aile, le point A définit :

  1. A.la finesse maximale, égale à 1,8
  2. B.un rapport portance/traînée égal à 1,2/0,2
  3. C.le Cz maximal, de valeur 1,8
  4. D.la traînée minimale de l'aile

Bonne réponse : C — le Cz maximal, de valeur 1,8

Le point A est le sommet de la polaire : c'est le point d'ordonnée la plus élevée, donc le Cz maximal, lu ici à environ 1,8. La finesse maximale correspond au point de tangence avec une droite issue de l'origine, et la traînée minimale au point le plus à gauche de la courbe.

À partir de la polaire ci-dessus (Cz max = 1,8), calculez la portance maximale d'un avion qui présente les caractéristiques suivantes : surface alaire = 12 m², masse volumique de l'air = 1,2 kg/m³, vitesse = 360 km/h.

  1. A.4 665,6 W
  2. B.259 200 kg
  3. C.466 560 N
  4. D.129 600 N

Bonne réponse : D — 129 600 N

Portance = 1/2 × ρ × V² × S × Cz. Avec V = 360 km/h = 100 m/s : 0,5 × 1,2 × 100² × 12 × 1,8 = 129 600 N. Une force s'exprime en newtons : les réponses en watts ou en kilogrammes sont fausses par leur unité même ; 466 560 N résulte de l'oubli de la conversion correcte de la vitesse.

Ce profil d'aile est :

  1. A.biconvexe creux
  2. B.en sourcil concave-convexe creux
  3. C.creux à simple courbure
  4. D.biconvexe symétrique

Bonne réponse : C — creux à simple courbure

L'extrados de ce profil est bombé tandis que l'intrados est concave : c'est un profil creux. Selon le corrigé officiel, il s'agit d'un profil creux à simple courbure. Un profil biconvexe symétrique aurait au contraire un extrados et un intrados bombés de façon identique.

Le profil d'aile creux représenté ci-dessus convient particulièrement pour :

  1. A.obtenir une traînée réduite
  2. B.des vitesses élevées et une grande portance
  3. C.l'empennage horizontal
  4. D.un avion lent

Bonne réponse : D — un avion lent

Un profil creux, très cambré, donne une forte portance aux faibles vitesses mais génère une traînée importante : il convient donc aux avions lents (et aux planeurs anciens ou ULM). Il est inadapté aux vitesses élevées, où l'on recherche des profils minces peu cambrés, et à l'empennage, qui utilise des profils symétriques.

Le centre de poussée :

  1. A.occupe toujours la même position sur le profil
  2. B.est le point d'application de la résultante aérodynamique sur la corde de profil
  3. C.se déplace vers l'arrière quand l'assiette de l'avion augmente
  4. D.correspond au centre de gravité à une incidence élevée

Bonne réponse : B — est le point d'application de la résultante aérodynamique sur la corde de profil

Le centre de poussée est par définition le point de la corde où s'applique la résultante aérodynamique. Sa position n'est pas fixe : sur un profil classique, il avance quand l'incidence augmente (dans le domaine de vol normal) et recule quand elle diminue. Il n'a pas de lien direct avec le centre de gravité.

Le braquage des volets de courbure :

  1. A.permet de réduire la vitesse sans augmenter la traînée induite
  2. B.provoque un déplacement du point de transition vers le bord d'attaque
  3. C.n'est efficace que si les volets comportent plusieurs fentes
  4. D.renforce l'effet Venturi en accentuant la courbure du profil

Bonne réponse : D — renforce l'effet Venturi en accentuant la courbure du profil

Braquer les volets augmente la courbure (cambrure) du profil : l'accélération de l'air sur l'extrados est renforcée, ce qui augmente la portance et permet de voler moins vite. En contrepartie, la traînée augmente aussi. Des volets simples, sans fente, sont déjà efficaces.

Le décrochage d'un profil se produit :

  1. A.quand l'angle d'incidence dépasse une certaine valeur
  2. B.uniquement à basse vitesse, ce qui justifie l'expression « perte de vitesse »
  3. C.à la même vitesse quelle que soit la manœuvre effectuée par l'avion
  4. D.sans aucun signe avant-coureur et toujours de façon symétrique

Bonne réponse : A — quand l'angle d'incidence dépasse une certaine valeur

Le décrochage survient lorsque l'incidence dépasse l'incidence critique : les filets d'air décollent de l'extrados et la portance chute. Il peut se produire à n'importe quelle vitesse, notamment en virage serré ou en ressource où le facteur de charge augmente la vitesse de décrochage. Il est souvent précédé de signes (vibrations, avertisseur) et peut être dissymétrique.

L'incidence se définit par :

  1. A.la différence entre la trajectoire de l'avion et le vent relatif
  2. B.l'angle compris entre la corde de profil et la direction du vent relatif
  3. C.l'angle que forment entre elles l'assiette et la pente
  4. D.l'angle que forme l'axe longitudinal de l'avion avec l'horizontale

Bonne réponse : B — l'angle compris entre la corde de profil et la direction du vent relatif

L'incidence est l'angle entre la corde du profil et la direction du vent relatif. Il ne faut pas la confondre avec l'assiette, angle entre l'axe longitudinal et l'horizontale, ni avec la pente, angle entre la trajectoire et l'horizontale.

La commande « réchauffage carburateur » doit s'utiliser comme suit :

  1. A.Ouvrir à fond en cas de givrage moteur, puis fermer complètement dès que le moteur reprend ses tours
  2. B.Ne pas utiliser quand la température ambiante dépasse 20 °C
  3. C.L'ouvrir à moitié en cas de givrage faible
  4. D.Maintenir le réchauffage carburateur ouvert à fond en permanence en cas de vol en conditions givrantes

Bonne réponse : A — Ouvrir à fond en cas de givrage moteur, puis fermer complètement dès que le moteur reprend ses tours

En cas de givrage du carburateur, on utilise le réchauffage à fond (jamais à moitié, ce qui peut aggraver le givrage) jusqu'à la disparition de la glace, puis on le referme car l'air chaud diminue la puissance. Le givrage carburateur peut survenir même au-dessus de 20 °C par air humide.

Sur un avion, l'indicateur de virage présente la configuration ci-contre. L'avion se trouve :

  1. A.en virage à droite asymétrique
  2. B.en virage à gauche symétrique au taux standard
  3. C.en virage à gauche glissé
  4. D.en virage à gauche dérapé

Bonne réponse : C — en virage à gauche glissé

L'aiguille penchée à gauche indique un virage à gauche. La bille est décalée vers l'intérieur du virage (à gauche) : l'avion glisse vers l'intérieur, le virage est glissé. Pour le corriger, on met du pied du côté de la bille (pied à gauche).

Quelle est la description correcte pour l'avion représenté ?

  1. A.Aile basse à dièdre positif et empennage papillon
  2. B.Aile médiane à dièdre négatif et dérive surélevée
  3. C.Aile basse à flèche positive et empennage cruciforme
  4. D.Aile médiane à dièdre positif et empennage en T

Bonne réponse : D — Aile médiane à dièdre positif et empennage en T

Vu de face, l'aile part du milieu du fuselage (aile médiane) et ses extrémités sont relevées : dièdre positif. Le plan horizontal est placé au sommet de la dérive, ce qui forme un empennage en T.

L'hélice à pas variable :

  1. A.s'utilise avec grand pas au décollage et petit pas en croisière
  2. B.permet de raccourcir la distance de décollage
  3. C.diminue la vitesse de décrochage moteur réduit
  4. D.ne peut s'utiliser que sur des avions multimoteurs

Bonne réponse : B — permet de raccourcir la distance de décollage

Au décollage, on utilise le petit pas : le moteur peut tourner à son régime maximal et l'hélice fournit une traction maximale à basse vitesse, ce qui raccourcit la distance de décollage. Le grand pas est réservé à la croisière. Le pas de l'hélice n'agit pas sur la vitesse de décrochage.

L'horizon artificiel indique la configuration ci-contre. Pour remettre l'avion en vol horizontal, il faudra :

  1. A.réduire la puissance et augmenter l'incidence
  2. B.actionner le manche vers l'avant et vers la droite
  3. C.prendre une assiette à cabrer et provoquer un roulis vers la gauche
  4. D.tirer le manche vers l'arrière et agir sur le palonnier de droite

Bonne réponse : C — prendre une assiette à cabrer et provoquer un roulis vers la gauche

L'horizon artificiel montre ici l'avion à piquer et incliné à droite par rapport à la ligne d'horizon. Pour revenir en vol horizontal, il faut remettre les ailes à plat par un roulis à gauche (manche à gauche) et reprendre une assiette à cabrer. Les gauchissements se font aux ailerons, pas au palonnier.

On utilise aujourd'hui comme carburant pour les avions légers :

  1. A.l'essence 80/87
  2. B.l'essence 100/130
  3. C.l'essence 100 LL
  4. D.le kérosène

Bonne réponse : C — l'essence 100 LL

L'essence aviation standard des avions légers à moteur à pistons est l'AVGAS 100 LL (Low Lead, à faible teneur en plomb), colorée en bleu. Les essences 80/87 et 100/130 ont pratiquement disparu ; le kérosène alimente les turbomachines.

La structure : identifier les éléments 1 à 3 de l'aile représentée.

  1. A.1 = nervure ; 2 = couple ; 3 = lisse
  2. B.1 = longeron ; 2 = nervure ; 3 = entretoise
  3. C.1 = poutre ; 2 = traverse ; 3 = semelle
  4. D.1 = lisse ; 2 = longeron ; 3 = couple

Bonne réponse : B — 1 = longeron ; 2 = nervure ; 3 = entretoise

Dans une aile, le longeron est la poutre principale qui reprend la flexion ; les nervures donnent la forme du profil ; les entretoises relient les longerons entre eux pour rigidifier l'ensemble. Couples et lisses sont des éléments du fuselage.

Un moteur à réaction entraînant une hélice est un :

  1. A.turbopropulseur
  2. B.turboréacteur
  3. C.statoréacteur
  4. D.moteur rotatif

Bonne réponse : A — turbopropulseur

Le turbopropulseur est une turbine à gaz dont l'essentiel de l'énergie est récupéré par la turbine pour entraîner une hélice via un réducteur. Le turboréacteur propulse par l'éjection des gaz ; le statoréacteur n'a pas de pièces tournantes ; le moteur rotatif est un ancien moteur à pistons.

Sur un planeur, les dispositifs courants permettant de contrôler la descente pour atterrir au point choisi sont :

  1. A.aérofreins, volets de courbure, déporteurs
  2. B.becs de bord d'attaque, déporteurs, winglets
  3. C.ballast, volets de courbure, compensateur
  4. D.hélice, train rentrant, ballast

Bonne réponse : A — aérofreins, volets de courbure, déporteurs

Pour dégrader sa finesse et contrôler le plan de descente, le pilote de planeur dispose des aérofreins, des déporteurs et, sur certains planeurs, des volets de courbure braqués en positif. Les becs, les winglets, le ballast et le compensateur ne servent pas à cet usage.

La VSO désigne :

  1. A.la vitesse de sustentation optimale
  2. B.la vitesse de finesse maximale
  3. C.la vitesse de décrochage « tout sorti »
  4. D.la vitesse maximale de manœuvre des commandes à fond

Bonne réponse : C — la vitesse de décrochage « tout sorti »

VSO est la vitesse de décrochage en configuration d'atterrissage (volets et train sortis). Elle correspond au début de l'arc blanc de l'anémomètre. La vitesse de manœuvre est notée VA.

Dans la situation décrite par la carte isobarique jointe, un avion se rendant de B à C rencontrera :

  1. A.des vents forts de sud-ouest
  2. B.des vents modérés de sud-est
  3. C.des vents forts de nord-ouest
  4. D.des vents faibles d'ouest

Bonne réponse : A — des vents forts de sud-ouest

Les isobares très resserrées le long du trajet B-C indiquent un fort gradient de pression, donc un vent fort. Selon le corrigé officiel, ce vent souffle de sud-ouest, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour de la dépression située vers B (hémisphère nord), le long des isobares.

Un des groupes ne comporte que des nuages stables, lequel ?

  1. A.St, Cb, Ac, Ci
  2. B.As, Cs, St, Ci
  3. C.Cu, Cc, Sc, Ac
  4. D.Ns, Cb, Ci, Ac

Bonne réponse : B — As, Cs, St, Ci

Les nuages stratiformes (en couches) caractérisent une atmosphère stable : altostratus, cirrostratus, stratus et cirrus. Les cumulonimbus et cumulus sont des nuages convectifs d'air instable ; les cirrocumulus et altocumulus traduisent une instabilité en altitude.

Un aérodrome se trouve à 850 m d'altitude. Le QFE y sera inférieur au QNH d'environ :

  1. A.20 hPa
  2. B.50 hPa
  3. C.100 hPa
  4. D.10 hPa

Bonne réponse : C — 100 hPa

Près du sol, la pression diminue d'environ 1 hPa tous les 8,5 m (28 ft). 850 m / 8,5 m ≈ 100 hPa : le QFE (pression au niveau du terrain) est donc inférieur d'environ 100 hPa au QNH (pression ramenée au niveau de la mer).

D'après le schéma ci-dessous, indiquez la nature des différents fronts constituant la perturbation A-B-C :

  1. A.A : front froid ; B : front chaud ; C : front occlus
  2. B.A : front occlus ; B : front chaud ; C : front froid
  3. C.A : front chaud ; B : front froid ; C : front occlus
  4. D.A : front chaud ; B : front occlus ; C : front froid

Bonne réponse : A — A : front froid ; B : front chaud ; C : front occlus

Sur les cartes, le front froid est symbolisé par des triangles, le front chaud par des demi-cercles et le front occlus par une alternance de triangles et de demi-cercles. Sur le croquis, A porte des triangles, B des demi-cercles et C les deux symboles alternés.

Dans la zone de convergence des trois fronts (point D sur le croquis de la perturbation A-B-C), on observera :

  1. A.un ciel de front
  2. B.un ciel de corps
  3. C.un ciel de marge
  4. D.un ciel de traîne

Bonne réponse : B — un ciel de corps

Le point D, où se rejoignent front chaud, front froid et front occlus, est le point triple, au cœur de la perturbation : on y observe un ciel de corps, couvert et pluvieux. Le ciel de traîne se trouve derrière le front froid et le ciel de marge en bordure du système nuageux.

En plaine, les conditions favorables à la pratique du vol à voile sont réunies dans le cas suivant :

  1. A.couverture végétale variée, bon ensoleillement, instabilité modérée de l'atmosphère
  2. B.beau temps sec et froid, vent du nord-est modéré
  3. C.temps chaud, atmosphère instable, formation de gros cumulus dès le matin
  4. D.atmosphère stable, couverture végétale variée, voile de stratus

Bonne réponse : A — couverture végétale variée, bon ensoleillement, instabilité modérée de l'atmosphère

Les ascendances thermiques naissent d'un échauffement inégal du sol (sols variés, bon ensoleillement) dans une atmosphère modérément instable. Une forte instabilité avec de gros cumulus dès le matin annonce des orages ; une atmosphère stable sous un voile de stratus ne produit pas de thermiques.

Quelle est la bonne description du vent représenté ainsi sur une carte TEMSI ?

  1. A.vent du 315° de 31 nœuds
  2. B.vent du 135° de 61 km/h
  3. C.vent du nord-est de 35 m/s
  4. D.vent du 135° de 65 nœuds

Bonne réponse : D — vent du 135° de 65 nœuds

Les barbules sont placées du côté d'où vient le vent : ici au sud-est, le vent vient donc du 135°. Le fanion (triangle) vaut 50 kt, la grande barbule 10 kt et la petite 5 kt : 50 + 10 + 5 = 65 nœuds.

Le refroidissement d'une masse d'air provoque :

  1. A.une baisse de la pression atmosphérique
  2. B.une condensation de la vapeur d'eau
  3. C.une hausse de l'humidité relative de l'air
  4. D.une diminution de la tension de vapeur d'eau

Bonne réponse : C — une hausse de l'humidité relative de l'air

En se refroidissant, l'air peut contenir moins de vapeur d'eau : la tension de vapeur saturante baisse, donc l'humidité relative augmente, sans changement de la quantité de vapeur. La condensation n'intervient que si l'air atteint son point de rosée.

Dans l'hémisphère nord, quand le pilote vole avec le vent de face, les hautes pressions sont :

  1. A.devant lui
  2. B.derrière lui
  3. C.à sa droite
  4. D.à sa gauche

Bonne réponse : D — à sa gauche

Règle de Buys-Ballot : dans l'hémisphère nord, un observateur qui a le vent dans le dos a les basses pressions à sa gauche. Face au vent, la situation est inversée : basses pressions à droite, hautes pressions à gauche.

La brise de mer :

  1. A.se lève le soir et se dirige vers la terre
  2. B.ne peut apparaître par temps gris
  3. C.résulte d'une dépression diurne sur la mer
  4. D.s'accompagne presque toujours d'entrées maritimes dangereuses pour la circulation aérienne

Bonne réponse : B — ne peut apparaître par temps gris

La brise de mer naît le jour, lorsque le sol s'échauffe plus vite que la mer : une dépression thermique se forme sur la terre et l'air marin, plus frais, s'y dirige. Il faut donc un bon ensoleillement : par temps gris, le contraste thermique est insuffisant.

Un bulletin TAF se présente ainsi : LFNMT 190500Z 0615 02010KT 1500 RA OVC002 BECMG 1821 30012KT 8000 SCT015 BKN020. Le passage « 1500 RA OVC002 BECMG 1821 30012KT 8000 SCT015 BKN020 » doit se lire :

  1. A.Pluie très forte avec nuages 8/8 à 200 m, devenant de 18 à 21 heures : vent du 30° soufflant à 12 nœuds à 8000 pieds, avec une couche nuageuse soudée à 1500 m et une autre dispersée à 2000 mètres
  2. B.À partir de 15 heures TU, régime d'averses sur toute la région, qui recevra entre 18 et 21 mm de pluie, avec un vent du 300° pour 12 nœuds, visibilité 8000 pieds, avec des stratocumulus à 1500 pieds se morcelant à 2000 pieds
  3. C.Visibilité 1500 m avec pluie, ciel couvert à 200 pieds, devenant de 18 à 21 heures TU : vent du 300° pour 12 nœuds, visibilité 8 km, nuages 1 à 4 octas à 1500 pieds, 5 à 7 octas à 2000 pieds
  4. D.Visibilité 1500 pieds avec pluie, ciel couvert à 2000 pieds, devenant de 18 à 21 heures TU : vent du 030° pour 12 nœuds, visibilité 800 m, nuages fragmentés à 1500 m

Bonne réponse : C — Visibilité 1500 m avec pluie, ciel couvert à 200 pieds, devenant de 18 à 21 heures TU : vent du 300° pour 12 nœuds, visibilité 8 km, nuages 1 à 4 octas à 1500 pieds, 5 à 7 octas à 2000 pieds

Dans un TAF, la visibilité est en mètres (1500 = 1500 m), RA signifie pluie et OVC002 un ciel couvert (8/8) à 200 ft. BECMG 1821 annonce une évolution entre 18 et 21 h TU : vent du 300° pour 12 kt, visibilité 8000 m, SCT (épars) à 1500 ft et BKN (fragmenté, 5 à 7 octas) à 2000 ft. Les hauteurs de nuages sont en centaines de pieds.

Sur une carte TEMSI, la lecture des symboles ci-contre signifie :

  1. A.forte pluie se congelant
  2. B.averses de neige
  3. C.brume sèche avec turbulence faible
  4. D.brouillard avec givrage faible

Bonne réponse : D — brouillard avec givrage faible

Les trois traits horizontaux superposés (≡) représentent le brouillard. Le symbole en forme de U traversé d'un trait vertical est celui du givrage, ici faible (un seul trait). Ces deux phénomènes associés réduisent la visibilité et chargent la cellule de glace.

Un planeur se dirige vers une montagne, vent de face, et s'approche d'un nuage isolé ressemblant à un cumulus. Son variomètre indique soudain −7 m/s. Cela s'explique par :

  1. A.l'effet de foehn
  2. B.l'instabilité de l'atmosphère
  3. C.l'entrée dans un courant de rotor
  4. D.une forte convection thermique

Bonne réponse : C — l'entrée dans un courant de rotor

Sous le vent d'un relief, l'écoulement ondulatoire crée des rotors, zones tourbillonnaires très turbulentes, souvent signalées par des nuages isolés d'aspect cumuliforme (nuages de rotor). On y rencontre de violentes descendances, comme ce −7 m/s.

On peut parcourir de très longues distances en planeur en exploitant le phénomène suivant :

  1. A.brise de pente
  2. B.couche d'inversion
  3. C.rue de nuages
  4. D.ligne de grains

Bonne réponse : C — rue de nuages

Une rue de nuages est un alignement de cumulus dans le sens du vent, sous lequel les ascendances se succèdent : le planeur peut la suivre longtemps sans spiraler, et ainsi couvrir de grandes distances. La ligne de grains est dangereuse et l'inversion bloque la convection.

Quel instrument permet de mesurer l'humidité de l'air ?

  1. A.le barographe
  2. B.l'hygromètre
  3. C.le thermomètre sec
  4. D.le pluviomètre

Bonne réponse : B — l'hygromètre

L'hygromètre mesure l'humidité relative de l'air. Le barographe enregistre la pression, le thermomètre sec seul donne la température de l'air et le pluviomètre mesure la hauteur des précipitations.

Une ville A se trouve par 40° N / 10° W et une ville B par 42° N / 10° W. Quelle distance les sépare ?

  1. A.200 km
  2. B.120 km
  3. C.120 NM
  4. D.On ne peut pas la déterminer

Bonne réponse : C — 120 NM

Les deux villes sont sur le même méridien : leur écart est de 2° de latitude. Une minute d'arc sur un méridien vaut 1 NM, donc 1° = 60 NM et 2° = 120 NM (soit environ 222 km).

Un avion affiche une Vi de 150 nœuds, cela correspond à environ :

  1. A.278 km/h
  2. B.100 m/s
  3. C.322 km/h
  4. D.143 mph

Bonne réponse : A — 278 km/h

1 nœud = 1,852 km/h : 150 × 1,852 ≈ 278 km/h, soit environ 77 m/s (278 / 3,6). En miles terrestres, 150 kt valent environ 173 mph.

Sur une carte OACI au 1/500 000, on mesure 28 cm entre deux aérodromes. La distance qui les sépare sur le terrain est :

  1. A.56 km
  2. B.28 NM
  3. C.140 km
  4. D.280 km

Bonne réponse : C — 140 km

Au 1/500 000, 1 cm sur la carte représente 500 000 cm, soit 5 km. 28 cm × 5 km = 140 km.

Un avion vole au 305° à 80 kt, le vent est du 265° pour 80 kt. La dérive est :

  1. A.droite et négative
  2. B.gauche et négative
  3. C.droite et positive
  4. D.négligeable, compte tenu de la faible vitesse propre

Bonne réponse : C — droite et positive

Le vent vient du 265°, c'est-à-dire de la gauche de l'avion qui vole au 305° (40° à gauche de l'axe). Il pousse donc l'avion vers la droite : la dérive est droite et, par convention, une dérive droite est comptée positive. Avec un vent égal à la vitesse propre, elle est loin d'être négligeable.

Un avion vole à la Vp de 180 km/h, cap au nord-est, avec un vent du 045° pour 10 nœuds. Sa vitesse sol est :

  1. A.162 km/h
  2. B.190 km/h
  3. C.198 km/h
  4. D.180 km/h

Bonne réponse : A — 162 km/h

Cap au nord-est = 045°, vent du 045° : c'est un vent de face pur. 10 kt ≈ 18,5 km/h, donc Vs = 180 − 18,5 ≈ 162 km/h.

La déclinaison est :

  1. A.l'angle entre route vraie et route magnétique
  2. B.le décalage entre le compas et le conservateur de cap
  3. C.la différence entre le cap compas et le cap magnétique
  4. D.plus forte aux latitudes basses

Bonne réponse : A — l'angle entre route vraie et route magnétique

La déclinaison magnétique est l'angle entre le nord vrai (géographique) et le nord magnétique ; elle fait donc passer de la route vraie à la route magnétique. La différence entre cap compas et cap magnétique est la déviation, propre à l'avion. La déclinaison est plus forte près des pôles.

Un avion vole vers un aérodrome situé au 040° vrai. La déclinaison est de 4° ouest, l'avion subit une dérive gauche de 6° et le compas accuse une déviation positive de 2°. Quel est le cap compas ?

  1. A.52°
  2. B.48°
  3. C.40°
  4. D.32°

Bonne réponse : B — 48°

Route magnétique = route vraie + déclinaison ouest = 040 + 4 = 044°. Dérive gauche de 6° : il faut corriger à droite, cap magnétique = 044 + 6 = 050°. Cap compas = cap magnétique − déviation = 050 − 2 = 048°.

Victime d'une aggravation subite et imprévue du temps, le pilote VFR peut recourir au procédé suivant si la visibilité devient réduite et le plafond bas :

  1. A.appeler sur la fréquence 123,5 pour bénéficier d'une aide
  2. B.passer en IMC pour gagner de l'altitude et se fier aux instruments de radionavigation pour atteindre sa destination
  3. C.se diriger vers un repère sûr et le suivre en cheminement
  4. D.passer à la navigation à l'estime

Bonne réponse : C — se diriger vers un repère sûr et le suivre en cheminement

Par visibilité réduite, le pilote VFR doit garder le contact visuel avec le sol : il rejoint un repère linéaire sûr (route, voie ferrée, rivière) et le suit en cheminement, en envisageant un demi-tour ou un déroutement. Entrer en IMC sans qualification est l'une des premières causes d'accident ; 123,5 est une fréquence air-air, pas une fréquence d'assistance.

La piste en service est la 12. Quels caps successifs (vent arrière, étape de base, finale) devra prendre le pilote pour un tour de piste à gauche ?

  1. A.120° - 210° - 300°
  2. B.120° - 030° - 300°
  3. C.300° - 210° - 120°
  4. D.300° - 030° - 120°

Bonne réponse : C — 300° - 210° - 120°

Piste 12 : la finale se fait au 120°, la vent arrière au cap opposé, 300°. En tour de piste à gauche, on tourne à gauche de 90° en quittant la vent arrière : 300 − 90 = 210° pour l'étape de base, puis encore à gauche vers 120° pour la finale.

Un avion de Vp 150 kt doit relier deux points distants de 92 km, en suivant une route au 190°, avec un vent du 100° pour 6 kt. Quel sera le temps nécessaire ?

  1. A.17 min
  2. B.20 min
  3. C.23 min
  4. D.40 min

Bonne réponse : B — 20 min

Le vent du 100° est perpendiculaire à la route 190° : il ne fait que dériver l'avion et la vitesse sol reste pratiquement égale à 150 kt. 92 km ≈ 50 NM ; à 150 kt (2,5 NM/min), il faut 50 / 2,5 = 20 min.

En 1995, l'obtention du brevet de base (avion) nécessitait les conditions suivantes :

  1. A.Avoir 18 ans révolus, avoir reçu une instruction au sol, effectué 10 h de vol en double commande et présenter un certificat d'aptitude de moins de 18 mois
  2. B.Uniquement avoir effectué, comme pilote seul à bord, au moins 20 atterrissages et 4 heures de vol
  3. C.Uniquement être déclaré apte physiquement et mentalement à piloter par décision médicale
  4. D.Avoir suivi une instruction au sol et en double commande (au moins 6 h de vol), avoir 15 ans révolus, avoir effectué seul à bord au moins 20 atterrissages et 4 h de vol, avoir satisfait à une épreuve théorique et une épreuve en vol, et être déclaré apte médicalement

Bonne réponse : D — Avoir suivi une instruction au sol et en double commande (au moins 6 h de vol), avoir 15 ans révolus, avoir effectué seul à bord au moins 20 atterrissages et 4 h de vol, avoir satisfait à une épreuve théorique et une épreuve en vol, et être déclaré apte médicalement

Le brevet de base, titre aujourd'hui disparu, exigeait l'ensemble de ces conditions : 15 ans révolus, une formation au sol et en double commande, une expérience minimale en solo, la réussite aux épreuves théorique et pratique, et l'aptitude médicale. Aucune de ces conditions prise seule ne suffisait.

Un pilote d'avion qualifié VFR ou un pilote de planeur peut voler :

  1. A.24 h sur 24
  2. B.du lever du soleil − 30 min au coucher du soleil + 30 min
  3. C.pendant la journée, à condition que la visibilité horizontale dépasse 1500 m
  4. D.uniquement entre le lever et le coucher du soleil

Bonne réponse : B — du lever du soleil − 30 min au coucher du soleil + 30 min

Sans qualification de vol de nuit, le vol VFR est limité à la période de jour aéronautique, qui commence 30 minutes avant le lever du soleil et se termine 30 minutes après son coucher (en France métropolitaine).

Un aéronef peut se définir en fonction d'une classe. Le titulaire du brevet de pilote privé d'avion peut piloter sans qualification particulière :

  1. A.un avion de classe D turboréacteur dont la masse maximale au décollage est inférieure ou égale à 5700 kg
  2. B.un avion de classe A, avion monomoteur dont la masse maximale au décollage est inférieure ou égale à 2700 kg
  3. C.tout avion subsonique
  4. D.un avion léger monomoteur muni d'une hélice à pas variable

Bonne réponse : B — un avion de classe A, avion monomoteur dont la masse maximale au décollage est inférieure ou égale à 2700 kg

Selon la réglementation de l'époque, le brevet de pilote privé permettait de piloter les avions de classe A (monomoteurs à pistons de masse maximale au décollage inférieure ou égale à 2700 kg, à hélice à pas fixe). Les autres classes, dont les avions à hélice à pas variable ou à réaction, exigeaient une qualification supplémentaire.

La visite prévol :

  1. A.est obligatoire pour le 1er vol de la journée seulement
  2. B.peut être raccourcie si le précédent pilote de l'appareil signale que tout est RAS
  3. C.est obligatoire et nécessaire avant tout vol, et exécutée par le commandant de bord
  4. D.se limite à une inspection extérieure de l'avion

Bonne réponse : C — est obligatoire et nécessaire avant tout vol, et exécutée par le commandant de bord

La visite prévol est obligatoire avant chaque vol, sous la responsabilité du commandant de bord, qui doit s'assurer lui-même de l'état de l'appareil. Elle comprend une inspection extérieure et intérieure (documents, carburant, commandes, instruments).

Dans le cadre du vol VFR, un pilote doit voler :

  1. A.au minimum à 500 pieds au-dessus d'un obstacle isolé
  2. B.au minimum à 500 m au-dessus d'une agglomération
  3. C.au-dessus de la surface S
  4. D.toujours au-dessous des nuages

Bonne réponse : A — au minimum à 500 pieds au-dessus d'un obstacle isolé

Les règles de hauteur minimale de survol imposent, hors agglomérations, de voler au moins à 500 ft (150 m) au-dessus du sol ou de tout obstacle. Les hauteurs au-dessus des agglomérations dépendent de leur taille ; le VFR peut aussi s'effectuer au-dessus des nuages sous conditions.

Carte d'aérodrome : vous effectuez un vol ULM et décidez de vous poser sur le terrain de Libourne représenté ci-contre ; le vent est calme. Quelle piste choisissez-vous ?

  1. A.piste 04 en dur si aucun avion n'est dans le circuit
  2. B.piste en herbe 04 ou 22 indifféremment
  3. C.piste 04 de 800 m
  4. D.piste 22 en herbe

Bonne réponse : C — piste 04 de 800 m

Selon le corrigé officiel, l'ULM utilise la piste 04 de 800 m, distincte de la piste revêtue réservée aux avions. Par vent calme, on suit le sens d'atterrissage préférentiel indiqué sur la carte VAC.

En planeur, pour sortir d'une autorotation (vrille), les manœuvres classiques sont :

  1. A.manche arrière et palonnier opposé à la rotation
  2. B.manche arrière et palonnier dans le sens de la rotation
  3. C.ailerons et palonnier opposés à la rotation
  4. D.manche avant, palonnier opposé à la rotation, ailerons au neutre

Bonne réponse : D — manche avant, palonnier opposé à la rotation, ailerons au neutre

La vrille est un décrochage dissymétrique entretenu. Pour en sortir, on arrête la rotation avec le palonnier opposé et on rend la main (manche vers l'avant) pour réduire l'incidence, ailerons au neutre car ils peuvent aggraver la vrille. On ressource ensuite sans brutalité.

Vous arrivez au-dessus d'un aérodrome et vous voyez sur l'aire à signaux le panneau ci-contre. Que signifie-t-il ?

  1. A.hôpital à proximité de l'aérodrome
  2. B.attention, croisement de pistes
  3. C.vols de planeurs en cours
  4. D.vols d'hélicoptères

Bonne réponse : C — vols de planeurs en cours

Une double croix blanche disposée horizontalement dans l'aire à signaux indique que des vols de planeurs sont en cours sur l'aérodrome : il faut redoubler de vigilance (treuillages, remorquages).

Lors de la mise en route, vous constatez que l'alternateur ne charge pas ; vous décidez en tant que commandant de bord :

  1. A.d'effectuer le vol, cet appareil n'étant pas indispensable pour votre navigation
  2. B.d'alerter le chef mécanicien pour avoir son avis et décoller ensuite
  3. C.d'interrompre le vol : votre sécurité ne serait pas assurée
  4. D.d'effectuer le vol en coupant la radio pour économiser la batterie

Bonne réponse : C — d'interrompre le vol : votre sécurité ne serait pas assurée

Sans alternateur, la batterie se décharge et l'on perd progressivement radio, transpondeur et instruments électriques. Une panne constatée au sol doit conduire à annuler le vol : le commandant de bord est seul responsable de la décision.

L'hypoxie et l'absorption d'alcool favorisent-elles les bonnes conditions de pilotage ?

  1. A.Vrai
  2. B.Faux
  3. C.Vrai pour l'alcool à faible dose seulement
  4. D.Vrai pour une hypoxie légère seulement

Bonne réponse : B — Faux

L'hypoxie (manque d'oxygène en altitude) et l'alcool altèrent le jugement, les réflexes et la vision, souvent sans que le pilote s'en rende compte, même à faible dose. Ils sont incompatibles avec le pilotage.

Sur la carte de l'aérodrome de Libourne, quelle est l'altitude du terrain en mètres ?

  1. A.157 m
  2. B.47,1 m
  3. C.520 m
  4. D.52 m

Bonne réponse : B — 47,1 m

La carte VAC donne l'altitude de l'aérodrome en pieds : ALT AD 157 ft. En arrondissant 1 ft à 0,3 m : 157 × 0,3 ≈ 47,1 m (47,9 m avec 0,3048).

Sur la carte VAC de l'aérodrome de Libourne, on lit « ouvert à la CAP ». Ces trois lettres indiquent :

  1. A.capacité aéroprofessionnelle
  2. B.circulation aérienne publique
  3. C.circulations automobile et aérienne privées
  4. D.contrôle d'approche permanent

Bonne réponse : B — circulation aérienne publique

CAP signifie circulation aérienne publique : l'aérodrome est ouvert à tous les aéronefs, sous réserve des conditions publiées. Les aérodromes à usage restreint ou privé sont au contraire limités à certains utilisateurs.

Un avion en vol VFR au cap 150° désire voler au-dessus de 2000 m d'altitude. Quel est le premier niveau de vol utilisable ?

  1. A.niveau 60
  2. B.niveau 75
  3. C.niveau 80
  4. D.niveau 95

Bonne réponse : B — niveau 75

2000 m ≈ 6560 ft. En VFR au-dessus de la surface de référence, on utilise les niveaux « impairs + 5 » pour les routes magnétiques de 000° à 179° (FL 35, 55, 75...) et « pairs + 5 » de 180° à 359°. Au cap 150°, le premier niveau au-dessus de 6560 ft est donc le FL 75.

La fréquence radio de Libourne est :

  1. A.218
  2. B.pas de radio
  3. C.120,65
  4. D.328

Bonne réponse : C — 120,65

La carte VAC indique la fréquence auto-information « A/A Libourne 120,65 » MHz. Les nombres 218 et 328 sont respectivement un QFU de piste et une altitude d'obstacle lus sur la carte.

Quel est l'espace aérien exclusivement réservé aux vols IFR ?

  1. A.G
  2. B.A, B, C
  3. C.E, F, G
  4. D.A

Bonne réponse : D — A

L'espace de classe A est réservé aux vols IFR : les vols VFR y sont interdits. Les classes B à G admettent les vols VFR, avec des services et des conditions différents.

Le premier vol horizontal avec décollage du sol par un engin plus lourd que l'air fut réalisé par :

  1. A.Clément Ader avec son « Avion n° III » en 1897
  2. B.Orville Wright avec son biplan canard en 1903
  3. C.Félix du Temple avec un modèle réduit en 1857
  4. D.Otto Lilienthal avec un planeur en 1890

Bonne réponse : C — Félix du Temple avec un modèle réduit en 1857

Selon le corrigé officiel, c'est le modèle réduit motorisé de Félix du Temple (1857) qui réalisa le premier décollage autonome suivi d'un vol en palier d'un plus lourd que l'air. Les Wright (1903) réalisèrent le premier vol motorisé, piloté et contrôlé ; Lilienthal ne faisait que des vols planés.

Laquelle de ces nouveautés techniques est apparue sur les avions dès avant 1914 ?

  1. A.Train rentrant
  2. B.Manche conjuguant ailerons et profondeur
  3. C.Hélice à pas variable
  4. D.Cabine fermée

Bonne réponse : B — Manche conjuguant ailerons et profondeur

Le manche à balai, qui commande à la fois le gauchissement (puis les ailerons) et la profondeur, a été introduit vers 1907 par Robert Esnault-Pelterie. Le train rentrant et l'hélice à pas variable se sont généralisés dans les années 1930.

Roland Garros fut le premier aviateur à réaliser :

  1. A.la liaison Paris-Madrid en 1911
  2. B.la boucle et le vol dos en 1913
  3. C.la traversée de la Méditerranée en 1913
  4. D.un dispositif de tir synchronisé à l'hélice en 1915

Bonne réponse : C — la traversée de la Méditerranée en 1913

Le 23 septembre 1913, Roland Garros traversa la Méditerranée de Saint-Raphaël à Bizerte sur un Morane-Saulnier. Paris-Madrid fut remporté par Védrines, la boucle et le vol dos sont dus à Pégoud ; en 1915 Garros utilisa des déflecteurs blindés sur l'hélice, non un vrai synchronisateur.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'avion fut utilisé :

  1. A.uniquement pour la reconnaissance
  2. B.uniquement pour le bombardement
  3. C.uniquement pour le réglage d'artillerie
  4. D.pour le bombardement, la reconnaissance, le réglage d'artillerie et la lutte contre les « saucisses » (ballons captifs)

Bonne réponse : D — pour le bombardement, la reconnaissance, le réglage d'artillerie et la lutte contre les « saucisses » (ballons captifs)

D'abord employé pour la reconnaissance, l'avion a très vite servi au réglage des tirs d'artillerie, au bombardement, puis à la chasse, notamment contre les ballons d'observation surnommés « saucisses ». La guerre a ainsi fait naître la spécialisation des avions militaires.

L'époque des « grands raids » correspond aux années :

  1. A.1910-1925
  2. B.1919-1927
  3. C.1925-1935
  4. D.1930-1939

Bonne réponse : B — 1919-1927

Selon le corrigé officiel, l'époque des grands raids s'ouvre après la Première Guerre mondiale (traversée de l'Atlantique par Alcock et Brown en 1919) et culmine avec la traversée de Lindbergh en 1927. Les grands raids se sont toutefois poursuivis jusque dans les années 1930.

L'Aéropostale a été créée à partir de l'entreprise fondée par :

  1. A.Louis Blériot
  2. B.Didier Daurat
  3. C.Jean Mermoz
  4. D.Pierre-Georges Latécoère

Bonne réponse : D — Pierre-Georges Latécoère

L'industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère fonda en 1918 les Lignes aériennes Latécoère, qui devinrent l'Aéropostale en 1927 après leur rachat par Marcel Bouilloux-Lafont. Didier Daurat en fut le chef d'exploitation, Mermoz et Saint-Exupéry des pilotes.

L'appareil qui réalisa la première liaison Paris-New York sans escale s'appelait :

  1. A.L'Oiseau Blanc
  2. B.Le Spirit of Saint-Louis
  3. C.L'Oiseau-Canari
  4. D.Le Point d'Interrogation

Bonne réponse : D — Le Point d'Interrogation

Les 1er et 2 septembre 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte relièrent Paris à New York sans escale sur le Breguet 19 « Point d'Interrogation », dans le sens est-ouest, le plus difficile. L'Oiseau Blanc disparut en 1927 et le Spirit of Saint-Louis vola de New York à Paris.

Les premières lignes aériennes régulières sur l'Atlantique Nord apparurent :

  1. A.dès 1930, avec une ligne Air France
  2. B.juste avant la Seconde Guerre mondiale, avec des hydravions
  3. C.seulement après 1945, avec le Super Constellation
  4. D.dès 1920, avec des avions terrestres des Lignes Latécoère

Bonne réponse : B — juste avant la Seconde Guerre mondiale, avec des hydravions

En 1939, la Pan American ouvrit les premiers services réguliers transatlantiques avec les hydravions Boeing 314 « Clipper ». Air France n'existait pas en 1930 (créée en 1933) et le Super Constellation n'apparut qu'au début des années 1950.

La bataille d'Angleterre fut perdue par les Allemands pour la raison suivante :

  1. A.ils ignoraient l'existence du radar
  2. B.le Spitfire surclassait nettement leurs chasseurs
  3. C.leurs avions n'avaient pas un rayon d'action suffisant
  4. D.les USA intervinrent dans la bataille avec leurs B-17

Bonne réponse : C — leurs avions n'avaient pas un rayon d'action suffisant

Basés en France, les chasseurs Messerschmitt Bf 109 ne disposaient que de quelques minutes de combat au-dessus de l'Angleterre et ne pouvaient escorter efficacement les bombardiers. Les Allemands connaissaient le radar, le Spitfire était de valeur comparable au Bf 109, et les États-Unis n'étaient pas en guerre en 1940.

Laquelle de ces nouveautés techniques n'apparut qu'après 1945 ?

  1. A.Combinaison anti-G
  2. B.Cabine pressurisée
  3. C.Turboréacteur
  4. D.Siège éjectable

Bonne réponse : A — Combinaison anti-G

Selon le corrigé officiel, la combinaison anti-G ne s'est répandue qu'après la guerre, avec les chasseurs à réaction. La cabine pressurisée (Boeing 307, 1938), le turboréacteur (Heinkel He 178, 1939) et le siège éjectable (Heinkel He 219, 1942) existaient avant 1945.

La ville qui fut la première victime d'un bombardement aérien massif à but terroriste est :

  1. A.Hambourg
  2. B.Pearl Harbor
  3. C.Guernica
  4. D.Londres

Bonne réponse : C — Guernica

Le 26 avril 1937, pendant la guerre d'Espagne, la Légion Condor allemande bombarda la ville basque de Guernica, visant délibérément la population civile. Londres (1940) et Hambourg (1943) furent bombardées plus tard ; Pearl Harbor (1941) était une base militaire.

Le premier avion supersonique fut :

  1. A.le Vampire
  2. B.le Messerschmitt 262
  3. C.le F-86 « Sabre »
  4. D.le Bell X-1

Bonne réponse : D — le Bell X-1

Le 14 octobre 1947, Chuck Yeager franchit pour la première fois le mur du son en vol horizontal à bord de l'avion-fusée Bell X-1, largué d'un B-29. Le Vampire et le Me 262 étaient subsoniques ; le F-86 ne dépassait Mach 1 qu'en piqué.

Le succès de la Caravelle après 1955 s'explique principalement par :

  1. A.le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière
  2. B.l'élégance de ses lignes
  3. C.la présence de commandes de vol électriques
  4. D.le prestige des productions de Marcel Dassault

Bonne réponse : A — le silence en cabine obtenu en plaçant les réacteurs à l'arrière

La Caravelle de Sud-Aviation innova en plaçant ses deux réacteurs à l'arrière du fuselage, ce qui libérait l'aile et offrait une cabine bien plus silencieuse. Elle n'avait pas de commandes électriques et n'était pas une production Dassault.

Identifiez l'avion militaire représenté :

  1. A.B-29 « Superfortress »
  2. B.Boeing 747 AWACS
  3. C.bombardier stratégique nucléaire B-52
  4. D.transporteur C-5 « Galaxy »

Bonne réponse : C — bombardier stratégique nucléaire B-52

On reconnaît le Boeing B-52 Stratofortress à ses huit réacteurs groupés par paires sous des ailes en flèche, à son train d'atterrissage en tandem avec balancines sous les ailes et à sa haute dérive. Le B-29 est un quadrimoteur à hélices ; le C-5 n'a que quatre réacteurs.

Le commandant Leonov a réalisé en 1965 :

  1. A.le premier vol de plus de 24 heures en orbite
  2. B.le premier vol en formation avec Titov
  3. C.le premier vol piloté d'une cabine spatiale
  4. D.la première sortie d'un homme dans l'espace

Bonne réponse : D — la première sortie d'un homme dans l'espace

Le 18 mars 1965, lors de la mission Voskhod 2, Alexeï Leonov réalisa la première sortie extravéhiculaire de l'histoire, durant une douzaine de minutes. Le premier vol habité est celui de Gagarine (1961) et le vol de plus de 24 h celui de Titov (1961).

Restituer l'ordre chronologique correct des programmes spatiaux américains :

  1. A.Mercury, Skylab, Apollo, navette
  2. B.Apollo, Gemini, Mercury, navette
  3. C.Mercury, Gemini, Apollo, Skylab
  4. D.Skylab, Mercury, Apollo, Gemini

Bonne réponse : C — Mercury, Gemini, Apollo, Skylab

Mercury (1961-1963) envoie les premiers Américains dans l'espace, Gemini (1965-1966) met au point rendez-vous et sorties extravéhiculaires, Apollo (1968-1972) conduit à la Lune et Skylab (1973-1974) est la première station américaine, avant la navette (1981).

L'année 1986 est marquée par :

  1. A.l'accident de la navette Challenger
  2. B.le premier vol d'Ariane 3
  3. C.la présentation du Rafale
  4. D.le vol de Patrick Baudry sur Discovery

Bonne réponse : A — l'accident de la navette Challenger

Le 28 janvier 1986, la navette Challenger explosa 73 secondes après son décollage, tuant ses sept astronautes. Ariane 3 vola pour la première fois en 1984, le démonstrateur Rafale A fut présenté fin 1985 et Patrick Baudry vola sur Discovery en juin 1985.

La première station spatiale soviétique s'appelait :

  1. A.Soyouz
  2. B.Mir
  3. C.Saliout
  4. D.Vostok

Bonne réponse : C — Saliout

Saliout 1, lancée en 1971, fut la première station spatiale de l'histoire. Mir lui succéda en 1986 ; Soyouz et Vostok sont des vaisseaux habités.

L'échec commercial du Concorde est dû, selon le corrigé officiel, principalement :

  1. A.à l'insuffisance de clientèle, compte tenu des tarifs élevés
  2. B.au bruit excessif de l'appareil, au décollage et en vol
  3. C.à son manque de fiabilité
  4. D.à l'opposition acharnée de divers groupes de pression américains

Bonne réponse : D — à l'opposition acharnée de divers groupes de pression américains

Selon le corrigé de l'époque, l'opposition des groupes de pression américains (restrictions d'atterrissage, campagnes contre le bang supersonique) fit annuler la plupart des commandes. En réalité, plusieurs facteurs se sont combinés : choc pétrolier de 1973, coût d'exploitation élevé et bruit.

Le bombardier « invisible » que les USA ont utilisé pendant la guerre du Golfe est le :

  1. A.B-2
  2. B.SR-71
  3. C.F-104
  4. D.F-117

Bonne réponse : D — F-117

Le Lockheed F-117 Nighthawk, avion furtif d'attaque, fut largement employé en 1991 contre l'Irak. Le B-2, lui aussi furtif, ne fut engagé au combat qu'en 1999 ; le SR-71 est un avion de reconnaissance et le F-104 un intercepteur des années 1950.